Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
Mahomet n’aurait jamais existé et le Coran serait une imposture historique ?
mercredi 19 novembre 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis
Muhammad Kalisch, professeur de théologie en Allemagne et titulaire d’une chaire sur l’islam, a mis en doute l’existence historique de Mahomet et l’authenticité du Coran, provoquant une secousse sismique. Vu l’indignation d’un Conseil de musulmans, l’université lui a demandé d’abandonner ses fonctions d’enseignement. Dénoncé comme apostat, Kalisch craint pour sa sécurité. Courageux, il prévoit écrire un livre : « Je suis convaincu que ce que je fais est nécessaire. Il doit y avoir une discussion libre autour de l’islam ».
Le Professeur Kalisch voulait développer l’esprit critique chez ses étudiants. Les universitaires allemands sont célèbres pour avoir mis en doute l’authenticité historique des religions occidentales. Ils ont été les premiers à déclarer que Moïse est un composite fictif de plusieurs leaders hébreux, que la Torah a été écrite par plusieurs auteurs sur une longue période de temps, et que Jésus est un personnage complètement fictif. Ces religions ne se sont pas effondrées pour autant, bénéficiant, contrairement à l’islam, d’une longue tradition de bras-le-corps avec leurs textes fondateurs.
**********
Traduction de : Professor Hired for Outreach to Muslims Delivers a Jolt, par Andrew Higgins, Wall Street Journal, le 15 novembre 2008 (traduction par Alphonse X.)
La théorie du théologien musulman : Il est vraisemblable que le Prophète Mahomet n’ait jamais existé.
MUNSTER, Allemagne — Mohammed Sven Kalisch, musulman converti et premier professeur de théologie musulmane en Allemagne, jeûne pendant le mois sacré musulman, n’aime pas serrer la main aux femmes musulmanes, et a passé des années à étudier les écritures islamiques. L’islam, dit-il, guide ma vie. L’annonce du fruit de ses recherches théologiques a provoqué la surprise. Sa conclusion : Le Prophète Mahomet n’a probablement jamais existé.
Sans surprise les musulmans sont outragés. Même les caricaturistes danois qui ont déclenché des manifestations globales il y a quelques années n’avaient pas présenté le Prophète comme fictionnel. La police allemande, préoccupée par l’éventualité de violentes représailles, a demandé au professeur de déménager son centre d’études religieuses dans des locaux plus sécurisés.
« Nous n’aurions jamais soupçonné qu’il avait de telles idées » déclare Thomas Bauer, un de ses collègues de l’Université de Münster qui a siégé au comité qui a nommé le Pr. Kalisch. « Je suis un musulman plus orthodoxe que lui, mais je ne suis pas musulman ».
Lorsque le Pr. Kalisch a pris sa chaire de théologie il y a quatre ans, il était perçu comme une preuve que l’Occident moderne et les voies islamiques peuvent se mélanger et contrer l’influence des prêcheurs radicaux en Allemagne. Il fût chargé d’un nouveau programme à Münster, l’une des universités les plus anciennes et les plus respectées, consistant à former les professeurs des écoles publiques à l’enseignement de leur Foi aux élèves musulmans.
Les leaders musulmans encouragèrent la création d’un comité consultatif et le rejoignirent dans son Centre pour les études religieuses. Les politiciens glorifièrent la rencontre comme le signe d’une Allemagne prête à absorber ses trois millions de musulmans dans la société traditionnelle. Mais, dixit Andreas Pinkwart, ministre en charge de l’éducation supérieure dans une région du nord de l’Allemagne, « Les résultats sont troublants ».
Le Pr. Kalisch, qui insiste sur le fait qu’il est toujours musulman, dit qu’il savait qu’il s’attirerait des ennuis mais qu’il voulait soumettre l’islam au même examen minutieux que le christianisme et le judaïsme. Les savants allemands du 19ème siècle, note-t’il, furent les premiers à soulever la question de la pertinence historique de la Bible.
Beaucoup de savants musulmans questionnent la pertinence des sources anciennes de la vie de Mahomet. La plus ancienne biographie, de laquelle aucune copie n’a survécu, date approximativement d’un siècle après sa mort en 632, et est connue uniquement pas des références citées dans des textes bien plus tardifs. Mais seul un nombre restreint de savants ont douté de l’existence de Mahomet. La plupart prétendent que sa vie est mieux documentée que celle de Jésus.
Muhammad Sven Kalish
« Bien sûr que Mahomet a existé », dixit Tilman Nagel, professeur à Göttigen et auteur d’un nouvel ouvrage, « Mahomet : Vie et Légende ». Le Prophète se distinguait de la figure lisse héritée de la tradition islamique, dit-il, mais « Il est très étonnant de prétendre que les centaines et les centaines de pages écrites sur son compte ont toutes été inventées » et qu’un tel personnage n’a jamais existé.
Néanmoins, le Pr. Nagel a signé une pétition de soutien au Pr. Kalisch, qui a affronté des critiques virulentes de la part de groupes musulmans et de quelques académiciens séculaires allemands. « Nous sommes en Europe », dit le Pr.Nagel. « L’éducation consiste à penser, pas juste à apprendre par cœur ».
Le Centre d’études religieuses du Pr. Kalisch a récemment retiré son enseigne et effacé son adresse de son site internet. Le Professeur, un homme robuste de 42 ans, dit n’avoir reçu aucune menace spécifique, mais il a été dénoncé comme apostat, une offense passible de la peine capitale dans certaines interprétations de l’islam.
« Peut-être que les gens spéculent sur l’éventuelle irruption d’un idiot prêt à me décapiter », confiait-il durant une interview dans son étude.
Quelques minutes plus tard, un assistant arrivait paniqué disant qu’une montre digitale d’apparence suspecte avait été découverte jonchant le vestibule. La Police, appelée sur les lieux, déclara la montre inoffensive.
Converti à l’Islam à l’âge de 15 ans, le Pr. Kalisch affirme avoir été attiré vers la foi musulmane car elle lui apparaissait comme plus rationnelle que d’autres. Il adhéra à une branche de l’islam chiite connue pour son scepticisme. Après avoir brièvement travaillé comme juriste, il commença à travailler à une thèse postdoctorale en Droit islamique à Hambourg, afin d’accomplir le cursus élaboré exigé pour devenir un professeur en Allemagne.
Les attaques du 11 septembre aux USA cette année-là l’interpelèrent sans mettre à mal sa dévotion. Bien sûr, après son arrivée à l’Université de Münster en 2004, il frappa quelques esprits par son conservatisme. Sami Alrabaa, professeur dans un collège proche, se souvient avoir assisté à une conférence du Pr. Kamisch et avoir été agacé par sa défense doctrinaire de la Loi islamique, connue sous le nom de « Charia ».
En privé, il prenait une autre direction. Il dévorait des ouvrages questionnant l’existence d’Abraham, Moïse et Jésus. Puis, dit-il, « Je me suis dit à moi-même : Tu t’es occupé du christianisme et du judaïsme mais qu’en est-il de ta religion ? Peux-tu prendre pour acquis que Mahomet ait existé ? » Tout d’abord il n’eut aucun doute, puis ils émergèrent lentement. Il fût frappé, dit-il, par le fait que les premières pièces de monnaie portant le nom de Mahomet n’étaient pas apparues avant la fin du 7ème siècle --- six décades après la naissance de la religion musulmane.
Il échangea des idées à Saarbrücken avec quelques chercheurs qui, durant les années précédentes, avaient avancé l’idée de la non existence de Mahomet. Ils prétendaient que « Mahomet » n’était pas le nom d’une personne mais un titre, et que l’islam avait débuté comme une hérésie chrétienne.
Le Pr. Kalisch ne prit pas toutes ces critiques pour argent comptant. Contributeur l’année passée d’un livre sur l’islam, il pesa les probabilités et conclu que l’existence de Mahomet était plus probable que non probable. Tôt cette année néanmoins sa pensée changea. « Plus je lisais, plus la personne historique à la base de tout me paraissait improbable », dit-il.
Il a des doutes également sur la Coran. « Dieu n’écrit pas de livres », dit-il. Quelques uns parmi ses étudiants alarmèrent la direction au sujet de son enseignement. Je me suis demandé si il dirait un jour que lui-même n’existait pas », dit l’un d’eux. Quelques uns boycottèrent ses conférences. D’autres chantèrent ses louanges.
Le Pr. Kalisch affirme ne jamais avoir dit aux étudiants « Crois juste ce que Kalisch pense », mais avoir cherché à leur enseigner à penser de façon indépendante. Les religions, dit-il, sont des « béquilles » qui aident les croyants à atteindre « La vérité spirituelle au-delà d’elles mêmes ». Pour lui, ce qui importe n’est pas de savoir si Mahomet a vraiment existé, mais plutôt la philosophie présentée au travers de son nom.
Cet été, la dispute a atteint les grands titres. Un journal allemand de langue turque en a parlé avec enthousiasme. Les médias dans le monde musulman l’ont repris.
Le Conseil de coordination musulman démissionna du conseil consultatif du centre du Pr. Kalisch. Quelques membres du conseil refusèrent de s’adresser à lui avec son nom musulman d’adoption, « Mahomet », disant qu’il devrait dès lors être connu sous le nom de « Sven ».
Les académiciens allemands se divisèrent. Michael Marx, un spécialiste du Coran à l’Académie des sciences de Berlin-Brandenburg, avança que les vues du Pr. Kalisch allaient discréditer les chercheurs allemands et rendre difficile le travail des savants allemands en terre musulmane. Mais Ursula Spuler-Stegemann, professeur d’études islamiques à l’université de Marburg, créa un site internet appelé « solidaritymuhammadkalisch.com » et initia une pétition de soutien online.
Alarmé par le fait qu’un effort pionnier hors de portée des musulmans allait seulement attiser les antagonismes, l’Université de Münster décida d’éteindre les flammes. Le Pr. Kalisch fût informé du fait qu’il pouvait garder sa chaire mais devait arrêter d’enseigner l’islam à de futurs enseignants.
Le professeur dit qu’il est plus déterminé que jamais à continuer à sonder sa Foi. Il termine un ouvrage explicitant sa pensée. Il est rédigé en Anglais au lieu de l’Allemand car il veut créer un impact plus important. « Je suis convaincu que ce que je fais est nécessaire. Il doit y avoir une discussion libre autour de l’islam », dit-il.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
Le Prophète comme un modèle à suivre dans la vie musulmane
Anne-Marie Delcambre
Docteur d'Etat en droit, docteur en civilisation islamique, Islamologue et professeur d'arabe
Posant comme postulat que les actes et pensées du prophète Mohammed sont d'inspiration divine, le pieux musulman cherche à les imiter dans sa vie quotidienne. Anne-Marie Delcambre nous explique comment en islam les actes, intrinsèquement liés à la foi, correspondent à une norme issue de la sunna ou tradition, qui, dans une série de courts textes ou hadiths, décrit en détail le comportement du Prophète. De cette attention extrême et souvent angoissée apportée à la conformité à la norme est née au fil des siècles une vénération pour la personne et les objets du Prophète que la doctrine musulmane cherche à combattre, mais qu'elle ne peut supprimer puisque la sunna est un des piliers de la foi au même titre que le Coran.
L'imitation du Prophète…
Pour comprendre la manière de se comporter des pieux musulmans, il faut savoir que dans tous les domaines ils entendent copier le comportement de leur prophète. Derrière la façon de traiter la femme, derrière l'horreur du célibat, derrière le port de la barbe pour les hommes, derrière la répugnance à laisser entrer un chien dans la maison, bref derrière toute attitude du musulman, il y a le souci d'imiter l'envoyé d'Allah. Dans la croyance musulmane courante, chacune des pensées du Prophète et chacun de ses actes ont été ordonnés et inspirés par Dieu. L'importance de cette imitation de Mahomet dans la vie musulmane est due au fait que l'islam est à la fois normatif et ritualiste. Le ritualisme traduit le souci de coller à la norme.
…est due à la nécessité de se conformer à la norme
La foi est perçue avant tout comme obéissance et soumission à des prescriptions de Dieu ou du Prophète et elle exige l'accomplissement d'un ensemble de paroles et de gestes qui font intervenir le corps. L'application pratique et les actes sont essentiels. La foi ne se conçoit pas sans les actes et ceux-ci doivent être conformes à la norme, véritable « orthopraxie ». Mais le respect et l'application des normes supposent la connaissance des qualifications juridico-morales : ce qui est permis – licite –, recommandé, toléré, haï ou au contraire interdit. De là le rôle fondamental du droit musulman ou fiqh. Les deux termes fiqh et charia sont malheureusement souvent confondus et utilisés l'un pour l'autre. La charia représente la norme virtuelle, idéale, théorique, abstraite.
Les sources jurisprudentielles de la norme
Le fiqh est la jurisprudence appliquée, tirée de la charia par le raisonnement de grands jurisconsultes de Bagdad, entre le VIIIe et le IXe siècle, à travers quatre écoles juridiques : l'école hanéfite, l'école malékite, l'école chaféite, l'école hanbalite. Or, cette construction jurisprudentielle qu'est le fiqh repose sur cinq sources : le Coran, la sunna, l'ijmâ ou consensus des savants, qiyâs ou le raisonnement par analogie, et ra'y ou l'opinion personnelle du juge. Deux d'entre elles sont fondamentales et acceptées par tous, partisans ou non de la raison : d'abord le Coran et ensuite la sunna, ou tradition. La sunna qui relate le comportement du Prophète n'est pas, contrairement au Coran, contemporaine de Mahomet. Elle a été rédigée comme les traités de fiqh à l'époque des califes abbassides, plus d'un siècle et demi après la mort du Prophète, par des convertis, souvent persans. Elle se propose, à travers les hadîths, courts récits censés remonter à l'époque du Prophète, de rapporter la vie réputée exemplaire de ce dernier. Des versets coraniques révélés tardivement à Médine recommandent aux croyants l'imitation de Mahomet « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés » (sourate 3, v. 31), « Vous avez, dans le Prophète de Dieu, un bel exemple » (sourate 33, v. 21), et à propos du butin « Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en » (sourate 59, v 7).
Comment cette norme s'est constituée autour du Prophète
Mais la doctrine musulmane de l'époque abbasside a dénaturé le sens de ces versets en attribuant au prophète des qualités particulières de perfection, une incapacité de commettre le mal et même des pouvoirs magiques. Une sorte d'hyperdulie concernant la personne de Mahomet en a résulté, véhiculée dans les récits oraux mis par écrit que sont les hadîths. Les compagnons du Prophète avaient transmis ces récits à la seconde génération des croyants, celle des « Suivants », qui les avaient fait passer aux « Suivants des Suivants ». Au IXe siècle, des « traditionnistes » récoltèrent ces traditions. Des différences, des contradictions, des inventions, apparaissaient dans cette masse de hadîths. Finalement seuls certains traités furent considérés comme fiables. C'est le cas du Sahîh de Bukhârî (ms. 870) et du Sahîh de Muslim (ms. 875), des livres de Tirmidhî (ms. 892), d'Abû Dawud (ms. 888), d'Ibn Hanbal (ms. 855), d'Ibn Madjâ (ms. 886) et de Nasâ'î (ms. 915). Tous ces auteurs ont classé les hadîths par matières, lesquelles forment des chapitres. Ibn Hanbal seul a pris pour ordre celui des noms des rapporteurs de traditions. Son ouvrage intitulé le Musnad rassemble plus de quatre-vingt mille hadîths. Le fondateur de l'école hanbalite n'a cessé d'insister sur l'importance de la Sunna et des hadîths qui la constituent. On rapporte qu'il ne mangea jamais de pastèque parce qu'il n'avait eu connaissance d'aucun précédent du Prophète à ce sujet. Pour lui, la foi ne consiste pas seulement en actes du cœur ou de la langue mais en actes des membres. Tout le corps doit faire preuve d'obéissance et se plier à la règle, à la « loi ». Mohammed Benkheira parle « d'amour de la loi » pour expliquer l'islam : « En portant le voile ou la barbe, le sujet musulman « « enlace le corps imaginaire de la loi ».
La conformité permet de ne pas être marginal
Mais pourquoi cet empressement à épouser la norme ? C'est que le non-respect de la norme fait du musulman un « déviant, un égaré » sur le chemin de la perdition. Benkheira emploie l'expression « amour de la loi », mais Boudhiba, dans son livre La Sexualité en islam qualifie carrément d'obsession ce désir de se conformer à la règle. Pour comprendre l'empressement du croyant à suivre l'exemple du Prophète, il faut avoir à l'esprit le poids que revêt le rite dans la vie musulmane. On ne prie pas n'importe quand et n'importe comment. Il y a des temps de prière. Il faut faire des ablutions. Le jeûne du Ramadan ne se pratique pas comme on veut et quand on veut. On ne mange pas n'importe quoi. Il faut se plier aux interdits alimentaires : pas de porc, pas de vin, pas de viande non saignée rituellement. Du berceau jusqu'à la tombe, le musulman est enserré dans un réseau de prescriptions qu'il ne peut éviter. La voie du salut, c'est donc de s'accrocher à la corde tendue que représente le modèle prophétique, le meilleur exemple, commentaire vivant de la révélation.
Le recours aux juristes
La question qui préoccupe le musulman, pour chaque usage, est en effet : « Est-ce conforme à la loi islamique ? » Les juristes que sont les muftis confrontent alors l'usage à la norme écrite dans les traités de fiqh et délivrent des fatwas, consultations juridiques. Le mufti a la charge officielle, auprès des mosquées, d'interpréter les traités de fiqh. Mais sa fonction consiste aussi à rassurer les croyants. Interrogeant Ibn Taymiyya, juriste hanbalite du XIIIe siècle, au sujet des rites de purification, un groupe de fidèles termina sa question par la formule : « Délivrez-nous la solution afin d'apaiser notre inquiétude. » En effet le pieux musulman est perpétuellement angoissé. Sa préoccupation constante est la suivante : « Suis-je vraiment un musulman conforme à l'image idéale ? » On imagine aisément le pouvoir exorbitant du mufti qui dit la loi et qui peut apaiser ou au contraire bouleverser le croyant. Quant aux fidèles, ils n'hésitent pas à poser les questions les plus diverses. Est-il licite de vendre des appareils de télévision ? Est-il licite de consommer de la viande importée d'Europe ? Est-il licite de boire du Coca-Cola ? Le juriste Ibn Taymiyya avait dû répondre à cette interrogation : « Est-il licite de se raser les cheveux ? » Or selon certaines traditions, le Prophète avait les cheveux longs, lui arrivant même jusqu'aux épaules. Aussi Ibn Taymiyya déclara dans sa consultation juridique que « se couper les cheveux sans raison est blâmable ».
Le comportement dans tous ses détails
La police des attitudes, dans le culte et la vie sociale, joue un rôle que le non-musulman est loin de soupçonner. Ce dernier ignore l'importance cruciale du ritualisme pour le musulman. Refuser de se plier à la norme, c'est devenir anormal, marginal. Pour être dans la norme il faut imiter, copier, répéter. Toute innovation est blâmable. L'école juridique chaféite, qui représente un compromis entre la tradition et l'usage du raisonnement, met en garde contre le danger d'une imitation servile ou taqlîd. La tendance la plus progressiste est représentée par l'école hanéfite qui prône l'usage de la raison individuelle. Mais l'école hanbalite, fondamentalement religieuse comme l'école malékite, donne à la Sunna un rôle essentiel, d'où le qualificatif de « sunnites » qui sera appliqué aux musulmans.
Aussi le musulman, aujourd'hui comme hier, pour répondre et correspondre à la norme, règle sa conduite sur le comportement du prophète, à partir des hadîths, ces récits fragmentés dont l'ensemble constitue la Sunna. Il consulte des traités de traditions, faciles d'accès, comme « le jardin des pieux croyants » de Nawâwî, juriste du XIIIe siècle. C'est une compilation de traditions prophétiques, classées par ordre thématique. C'est ainsi qu'il sait que le Prophète s'habillait de préférence en blanc, qu'il sortait le jeudi de bonne heure, qu'il s'arrangeait pour toujours jeûner le lundi et le jeudi, qu'il interdisait à la femme de se raser la tête ; il lit l'interdiction de posséder un chien sauf pour garder le troupeau, l'interdiction de passer devant quelqu'un qui prie, de manger de la main gauche, car c'est avec elle qu'on se lave les parties intimes, on entre au cabinet de toilettes du pied gauche… tandis que la main droite est réservée aux choses nobles. Il connaît par le biais des traditions l'obligation faite aux hommes de s'épiler le pubis et les aisselles, de tailler au maximum les moustaches et de laisser pousser la barbe, de se couper les ongles. Bref, il y a ainsi des chapitres et des chapitres sur ce qu'il convient de faire, comment il faut le faire, véritable manuel de savoir se comporter en société et envers Dieu, car tout comportement obéit à une règle et toute règle est une règle de comportement.
L'observance de la norme dans l'intimité
Le musulman à travers l'imitation du prophète continue à vivre à l'heure de Médine, entre 622 et 632, Médine où Mahomet et sa communauté de femmes ne distinguaient pas le privé du public, le politique du religieux. La musulmane Fatima Mernissi dans Le Prophète et les femmes : le harem politique écrit : « Le Dieu musulman est le seul Dieu monothéiste dont le lieu sacré, la mosquée, ouvre sur la chambre à coucher, le seul à avoir choisi un prophète qui ne tait pas ses préoccupations d'homme, mais au contraire réfléchit tout haut sur la sexualité et le désir. » Le juriste occidental est surpris de voir dans les traités de fiqh tant de lignes consacrées à la façon de se laver les parties sexuelles pour les grandes ablutions. Il croit feuilleter une revue médicale ! Mais non, il s'agit de la recherche du licite. Al-Ghazzâlî au XIe siècle dira : « Il y a du clairement licite, du clairement illicite et entre les deux des cas équivoques dont beaucoup de gens n'ont pas connaissance ; mais ceux qui se préservent des cas ambigus se mettent à l'abri dans leur honneur et leur religion […] de même que celui qui fait paître son troupeau autour de l'enclos réservé est bien près d'y entrer. Seul l'enclos réservé est défini. La zone qui entoure est dangereuse. Il faut s'en éloigner. » Et, toujours pour Al-Ghazzâlî, c'est important car « le monde d'ici-bas est en effet la terre dans laquelle est ensemencée la vie de l'au-delà ».
Amour de la norme ou amour du modèle ?
Le Mahomet de l'islam des origines, au VIIe siècle, avait de la difficulté à se faire obéir, à se faire respecter et n'avait jamais réussi à obtenir l'estime des gens importants de sa tribu. Dans le Coran, la personne de Mahomet n'est d'ailleurs en rien dépeinte comme un modèle à suivre. Mais au VIIIe siècle, on assiste, sous les califes abbassides, à la construction d'une figure mythique qui n'a plus rien d'arabe et qui se veut un prophète musulman parfait, l'exact portrait d'Abraham avec en outre quelques traits de Jésus. Le simple porte-parole arabe est devenu, sous la plume des convertis persans du VIIIe siècle, le Beau Modèle que tout musulman doit imiter, un intermédiaire béni, entre Allah et son verbe.
L'importance de l'imitation du prophète dans la vie musulmane s'explique par l'importance de la normativité en islam. Faut-il, comme Mohammed H. Benkheira parler de « 1'amour de la loi » chez les musulmans ? Cet amour de la norme, n'est-ce pas en fait l'amour du modèle ? Cette loi comme un miroir reflète l'exemple du Prophète. Ce dernier dans la vie musulmane est devenu l'incarnation du verbe de Dieu dans son aspect normatif et pratique. Cela place la Sunna au niveau du Coran. La croyance populaire situe Mahomet tout en haut de l'échelle des saints thaumaturges. D'ailleurs à l'époque des croisades, l'Europe croyait fermement que les musulmans adoraient l'idole Mahom. Le culte qui s'est développé parmi les musulmans pour la personne du Prophète s'est étendu à ses objets familiers. La Tradition énumère et décrit les vases dont il se servait pour ses ablutions. On parle souvent de son bâton 'asâ, de son vêtement habituel, d'un tissu grossier et comme feutré. Ses saornement des maisons. Le tombeau du prophète enfin, dans la mosquée de Médine, est le but d'un pèlerinage et l'objet d'un véritable culte. Les croyants donnent à leur fils aîné le nom de Mohammed pour faire passer sans doute quelque chose du prophète. Un auteur musulman du VIIIe siècle, Al-Djâhiz, aurait dit « Si vous avez cent fils, appelez-les tous Mohammed ».
La doctrine musulmane a tenté en vain d'imposer à cette croyance populaire un hadîth par lequel Mahomet condamnait lui-même cette idolâtrie. Mais du fait que la sunna du Prophète est censée éclairer le Coran, elle a été amenée à prendre une importance capitale. Le Coran ne peut l'abroger. Les musulmans – véritablement « mahométans » par leur pratique – en vénérant à ce point le prophète donnent un rival à Dieu et rompent, de ce fait, avec le strict monothéisme qu'ils croient toujours, avec beaucoup de naïveté, pratiquer.
Anne-Marie Delcambre
Juin 2002
Copyright Clio 2008 - Tous droits réservés
Bibliographie
Le harem politique, le Prophète et les femmes
Fatima Mernissi
Albin Michel, Paris, 1987
L'amour de la loi : Essai sur la normativité en Islam
Mohammed H. Benkheira
P.U.F. (politique d'aujourd'hui), 1997
La Sexualité en Islam
Abdelwahab Bouhdiba
P.U.F. (Quadrige), 2001
Histoire du droit islamique
Noël J. Coulson
P.U.F., Paris, 1995
Le Licite et l'illicite en Islam
Youssef Qaradhawi
Al Qalam, 2000 (5ème édition)
I LE BEAU MODÈLE.
“L’apôtre d’Allâh a dit: celui qui m’obéit obéit à Allâh, et celui qui me désobéit, désobéit à Allâh et celui qui obéit au chef que j’ai nommé, m’obéit, et celui qui lui désobéit, me désobéit.”1
“Personne d’entre vous n’aura la foi s’il ne m’aime pas plus que son père, ses enfants et toute l’humanité.”2
“Je n’ai jamais touché une soie plus douce que la paume du prophète, et je n’ai jamais senti un parfum aussi bon que la sueur du prophète.”3
II LE PROPHÈTE N’AIME PAS LES MOQUERIES
1- Les moqueries des Quraysh à la Mecque.
“Ne prêtons pas l’oreille, se disaient-ils, à ce Coran et traitons ce galimatias par la moquerie.”4
“L’apôtre d’Allâh a dit: ne vous étonnez-pas si Allâh me protège des insultes et des malédictions des Quraysh. Ils insultent Mudhamman et maudissent Mudhammam alors que je suis Muhammad.”5
2- Muhammad punit ses adversaires à la Mecque, qui s’étaient moqués de lui (619-620):
“Muhammad lui jeta une feuille verte: al Aswad devint aveugle.”6]
“Muhammad fit un signe en direction de son ventre: ibn Yaghûth fut frappé d’hydropisie et il en mourrut, le ventre gonflé.”7
“Muhammad désigna du doigt la cicatrice d’une blessure qu’il avait eue quelques années plus tôt: la blessure s’infecta et il en mourut.”8
“Muhammad désigna son pied: ibn Wâ’il partit un jour à dos d’âne pour Tâ’if. Une épine entra dans la plante de son pied et il en mourut.”9
“Muhammad désigna sa tête. Son cerveau fut rempli de pus et il en mourut.”10
2-A Médine Muhammad approuve le meurtre de deux femmes qui l’insultaient (622-630).
“Un aveugle avait pour femme une esclave, enceinte, qui insultait le prophète. Il lui avait interdit, mais elle ne cessait pas. Il lui reprochait, mais elle n’abandonnait pas cette habitude Une nuit, elle commença à insulter le prophète. Alors il prit un couteau, le pointa sur son ventre , appuya et la tua. Un enfant qui sortit d’entre ses jambes fut englué dans le sang qui était là.
Quand vint le matin, le prophète apprit cela.... Le prophète dit:
-J’atteste par Allâh que cet homme qui a commis cette action doit se lever.... Sois mon témoin, il n’y aura pas de réparation pour le sang versé de cette femme. ”11
“Une juive avait l’habitude d’insulter le prophète et de le calomnier. Un homme l’étrangla jusqu’à ce qu’elle meure. L’envoyé d’Allah déclara qu’il n’y avait pas de prix à payer pour son sang.”12
3-L’assassinat du poête satirique Ka’b.
A- Les critiques de Ka’b.
“Ce n’est pas juste! Est-ce possible que Muhammad ait tué tous ces hommes13 ! Ce sont les chefs des Quraysh, les rois du monde! Si cela est vrai, je le jure, être sous terre vaudra mieux que de vivre dans la honte.”14
“L’ennemi de Dieu partit de Médine pour La Mekke et s’y mit à exhorter les gens contre Muhammad et à composer des poèmes panégyriques pour se lamenter sur le sort des hommes jetés dans la fosse commune à Badr. Il revint ensuite à Médine et composa des poèmes d’amour compromettants pour les femmes musulmanes.”15
“Il se rendit à La Mekke, consola les habitants, composa des élégies sur les morts et des satires contre le prophète et contre ses compagnons. Ensuite, il revint à Médine, et le même jour, le prophète apprit qu’il avait fait des satires sur lui.
Puis, chaque fois que Ka’b venait dans la ville, il disait:
-Pleurez, pour que l’on pense que Muhammad est mort et que sa religion cesse d’exister.
Ces paroles furent rapportées au prophète.”16
B-La réaction de Muhammad.
“Qui me débarassera d’Ibn al Achraf?
-Je m’en charge pour toi, envoyé d’Allah, je le tuerai, lui répondit Muhammad ibn Maslama.”17
“L’apôtre d’Allah a dit: qui veut tuer Kab ibn Al Ashraf, qui a blessé Allah et son apôtre? Alors Muhammad ibn Maslama dit: Ô apôtre d’Allâh, veux tu que je le tue? Le prophète dit: oui... alors ils le tuèrent et allèrent en informer le prophète. ”18
”...le prophète se plaignit de lui et dit: qui donnera sa vie à Allah, et tuera cet homme? L’un des Ansâr, nommé Muhammed ibn Maslama, dit:
-Moi, j’irai,et je le tuerai, apôtre d’Allah!
Le prophète le remercia vivement.”19
C-Le meurtre de Ka’b et de sa femme.
“Brusquement, Silkân saisit les mèches de Ka’b et dit à ses compagnons:
-Frappez maintenant cet ennemi de Dieu.
Leurs sabres s’abattirent tous ensemble sur la tête de Ka’b, mais les sabres se heurtèrent sans atteindre leur but...
Ibn Maslama poursuivait:... je me souvins que j’avais à la taille un poignard effilé. Je lui plongeai dans le ventre et l’y enfonçai de tout mon poids: le stylet ressortit de son bas-ventre et l’ennemi de Dieu s’écroula.”20
“...Silkân saisit fortement Ka’b par les cheveux et dit:
-Chargez! Muhammad, fils de Maslama le serra également, et Harîth,fils de Aws, vint à leur aide, et tous les trois le maintinrent ainsi. Les autres prirent leurs sabres et le frappèrent.”21
“...et la femme de Ka’b jetait des cris du haut de la terrasse. Elle fut tuée par les Arabes, qui se retirèrent ensuite.”22
D-Muhammad remercie les assassins.
“Ils trouvèrent le prophète occupé à prier, et lui rendirent compte de ce qu’ils venaient d’accomplir. Le prophète fut très heureux, rendit grâce à Dieu et les remercia.23
L’un de nos sabres avait heurté à la tête un de nos compagnons: son sang coulait... Nous le portâmes et le ramenâmes chez le prophète, vers la fin de la nuit. Il était en train de prier et il sortit à notre arrivée. Nous lui annonçâmes la mort de l’ennemi de Dieu. Le prophète cracha sur la plaie de notre compagnon, qui put repartir tout seul chez lui.”24
“Ensuite, il souffla sur la tête de Harîth, dont la blessure fut guérie immédiatement.”25
E- La réaction des juifs après le meurtre de Ka’b.
“Le lendemain, en apprenant la mort de Ka’b ibn al Achraf, les juifs furent pris de peur et chacun se mit à craindre pour sa vie.”26
“Puisque vous vous glorifiez - c’est un titre de gloire pour vous!-
d’avoir assassiné Ka’b ibn al Ashraf
Au petit matin où vous êtes venus le tuer,
Lui qui était sans traîtrise ni mauvaise foi;
Peut-être bien que les nuits et les vicissitudes du destin
prendront la revanche sur le “Juste”, l’ “Equitable”,
pour avoir combattu et expulsé les Nadir
et coupé les palmiers avant la récolte.
Si je suis en vie, nous irons à votre rencontre armés de nos lances et de nos sabres effilés...”27
4- L’assassinat du poète satirique Abu Afak.
“Abu Afak faisait partie des Banu Amr banu Auf du clan des banu Ubayda. Il montra son opposition quand l’apôtre d’Allah tua al Harith ibn Suwayd ibn Samit et il dit:
“J’ai vécu longtemps, mais je n’ai jamais vu une assemblée de gens plus confiants dans leur entreprise, ainsi que leurs alliés appelés à ce sujet, que les fils de Qayla quand ils se sont regroupés, des hommes qui soulevaient des montagnes et ne se soumettaient jamais; un cavalier est venu à eux et les a divisé en leur disant: “permis!”, “interdit!” à tout propos. Si vous aviez eu foi dans la gloire et les liens familiaux, vous auriez suivi Tubba28.”
“L’apôtre dit: “qui pourrait me débarasser de cette crapule pour moi?” Alors Salim ibn Umayr, frère de Ibn Amr ibn Auf, l’un des “pleureurs”, s’avança et le tua. Umama ibn Muzayriya dit à ce sujet:
“Tu as menti à propos de la religion d’Allah et à l’homme Ahmad29 !
Par lui qui est ton père, quel mal que le fils qu’il a produit!
Un Hanif 30 te donna un coup dans la nuit en disant:
Prends ça, Abu Afak, en dépit de ton âge!
Que ce soit un homme ou un djinn qui t’a tué
au coeur de la nuit, (je ne le dirai pas).”31
“Alors eut lieu l’attaque contre Salim ibn Umayr al Amri contre Abu Afak, le juif, au mois de Shawwal dans le début du douzième mois depuis l’Hégire de l’apôtre d’Allah. Abu Afak qui faisait partie des Banu Amr ibn Awf, et il était un vieil homme qui avait atteint d’âge de 120 ans. Il était juif et il poussait les gens contre l’apôtre d’Allah, et composait des vers satiriques.
Salim ibn Umayr (...) dit:
Je fais le voeu de tuer Abu Afak ou de mourir face à lui.”
Il attendit le moment propice jusqu’à une nuit chaude, alors que Abu Afak dormait dehors. Salim ibn Umayr le sut, et il le transperça au niveau du foi et appuya si fort qu’il atteint le lit. L’ennemi d’Allah hurla et les gens qui étaient ses familiers se ruèrent vers lui, m’emmenèrent chez lui et l’inhumèrent.”32
5 Les exécutions de poètes au moment de la conquête de la Mecque (630).
“ Un homme du clan des Khuzâ’ah avait entendu un homme du clan de Kinânah chanter un poème satirique sur le prophète; il l’attaque et lui trancha la tête.”33
“... enfin, Anas ibn Zunaim a été frappé jusqu’au sang par Hozaid parce qu’il avait fait des chansons moqueuses contre Muhammad...”34
“(...) il dénonçait aussi Anas ibn Zunaim à Muhammad à cause de ses chansons moqueuses qu’il avait fait contre lui. Et celui-ci proclama son bannissement. Ensuite, il lui pardonna pourtant (...) après qu’il lui eut composé une chanson à sa louange.”35
“Bujayr ibn Zuhayr écrivit à son frère le poète Ka’b ibn Zuhayr pour l’informer que Muhammad avait liquidé à La Mekke quelques poètes qui composaient des satires contre lui et que les autres poètes des Quraysh s’étaient enfuis un peu partout.”36
6-Les exécutions de chanteuses à la Mecque.
“Le prophète a dit: le jour de la conquête de La Mekke: il y a quatre personnes à qui je ne donne pas de protection sur le territoire sacré et profane.
Il les nomma ensuite. Il y avait deux chanteuses d’al Maqis; l’une fut tuée, l’autre s’échappa et se soumit à l’islam.37
“... les deux esclaves d’Abdallah ibn Khatal, qui chantaient devant les hommes des satires contre le prophète.”38
“Et maintenant, il faisait des chansons moqueuses contre Muhammad et les faisait chanter par deux chanteuses frivoles, Qariba et Fartana, qui lui appartenaient et elles les présentaient aux gens de la Mecque qui le fréquentaient et qui buvaient du vin (...) Les deux chanteuses avaient été bannies. Une a été exécutée. L’autre a été épargnée 39 .”40
“La pleureuse Sara (...) chantait des chansons satiriques contre Muhammad, qu’on lui avait donnée. Elle avait déjà fait cela à Médine. Au moment de la conquête, elle est tombée entre les mains de Muhammas et a été exécutée.”41
7-L’exécution du poète ibn Khatal.
“C’était un poète, qui était venu à Médine et avait embrassé l’islam...Il avait tué un musulman, avait apostasié et était retourné à La Mekke, où il faisait des satires contre Muhammad.”42
“Il a aussi dit: mettez aussi Ibn Khatal à mort, même si vous le voyez tenir un rideau de la Ka’ba.”43
“(à l’entrée dans La Mekke), un homme vint et dit: Ibn Khatal est en train de s’agripper au rideau de la Ka’ba!. Le prophète dit alors: tuez-le” 44]
“le jour de la conquête, le prophète entra dans La Mekke, portant un casque sur la tête. Quand il l’enleva, un homme est venu lui dire:
-Ibn Khatal s’est accroché au rideau de la Ka’ba.
Le prophète a dit:
-Tuez-le.”45
“Ma’n et Musa ibn Dawud disent dans leur version: un homme est venu à lui pour dire:
-Ô apôtre de Dieu! Ibn Khatal s’accroche au rideau de la Ka’ba.
Le prophète de Dieu dit alors:
-Tuez-le”46
“Tuez-le partout où vous le trouverez.”47
“Abû Barzah vint et le vit s’accrocher au voile de la Ka’ba. Il l’éventra.”48
Les avis de Muhammad sur la poésie.
“Nous allions avec le messager d’Allâh. Alors nous étions à l’endroit appelé Arj, nous avons rencontré un poète qui récitait de la poésie. Alors l’envoyé d’Allâh dit: attrape Satan ou retiens Satan, parce que mieux vaut pour le ventre d’être rempli de pus que d’avoir l’esprit rempli par de la poésie”49
“Le prophète a dit: il est mieux pour un homme de se remplir le corps de pus plutôt que de poésie.”50
“Le prophète a dit: le vers poétique le plus véridique est ‘En vérité! Tout est périssable, sinon Allâh’ “51
III MUHAMMAD ENCOURAGE LES MOQUERIES.
1-Insultes et critiques contre les incroyants et les polythéistes.
" Le Prophète a dit à Hassan :
- Moque-toi d'eux et Gabriel sera avec toi."52
“Un jour, Hassan ibn Thabit demanda la permission au prophète de se moquer des infidèles. L’apôtre d’Allâh a dit:
-Et que fais-tu du fait que j’ai une origine commune avec eux?
Hassan répondit:
-Je distinguerai ta personne comme un cheveu dans de la pâte.”53
" Le messager d'Allah a dit :
- Le jour du Jugement, il y aura un drapeau accroché derrière les fesses de chaque personne coupable d'un manque de foi."54
“Nous avons su que l’apôtre de Dieu a dit une fois: “Ce monde ne disparaîtra pas jusqu’à ce que les fesses des femmes des Daw ne remuent à nouveau autour de Dhu-al Khalasah et qu’ils l’honorent comme ils le faisaient avant l’islam.”55
2-Insultes contre les Quraysh56.
“Abû Talib, ton neveu a insulté nos divinités, condamné notre religion et accusé d’erreurs nos ancêtres. Qu’il cesse cette provocation...”57
“Notre patience est à bout; ton neveu insulte nos divinités; il a introduit une religion nouvelle et nous l’avons supporté. Il nous a insulté en nous disant que nous sommes des sots et nous l’avons accepté. Il a dit que nous et nos pères nous irons en enfer et nous l’avons supporté. Maintenant, il se met à insulter nos dieux. Dis-lui qu’il fasse ce qu’il voudra, mais qu’il n’attaque pas nos dieux; qu’il s’occupe de son dieu et de sa religion.”58
“Nous t’avons demandé de retenir ton neveu et tu ne l’as pas fait. Nous ne pouvons plus supporter les insultes contre nos divinités et le mépris de nos ancêtres. Retiens-le...”59 “
“Ces gens agissent avec équité avec toi, mais tu n’es pas juste avec eux. Ils te disent d’enseigner et de faire ce que tu voudras, seulement de ne pas insulter leurs dieux.”60
- Faites des satires contre les Quraysh parce que c'est plus douloureux que la blessure d'une flèche. "61
“”Otba a la colique”, expression proverbiale chez les Arabes, pour dire que quelqu’un a peur... Abû Djahl avait le sobriquet “aux fesses jaunes”.. à cause d’une infirmité qu’il avait, il teignit la partie postérieure de son corps avec du safran. Quand on voulait l’injurier, on lui donnait ce nom.”62
“Va sucer le clitoris d ‘Allât!”63
2-Menaces et insultes contre la tribu juive des Banû Quraydha (627).
“Frères de singes, vous n’avez pas encore connu, je vois, l’humiliation et la vengeance de Dieu. Vous allez les connaître! ”64
“Le prophète leur dit:
-O vous singes et cochons, comment avez-vous observé la volonté de Dieu?
Les juifs répliquèrent:
-Ô Muhammad, tu ne bous as jamais ainsi insultés, pourquoi le fais-tu maintenant?
-C’est Allah qui le fait, répondit le prophète.”65
IV IMAGES
“J’ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand l’apôtre d’Allâh l’a vu, il est resté à la porte et n’est pas entré. J’ai remarqué un signe de dégoût sur son visage...
L’apôtre d’Allâh dit:
-Les fabriquants de ces images seront punis le jour de la résurrection. On leur dira: mettez la vie dans ce que vous avez peint!
Le prophète ajouta:
-Les anges ne rentrent pas dans une maison où il y a des images.”66
" Umm Habiba et Umm Salama ont parlé d'une église vue en Éthiopie qui contenait des images. Après l'avoir dit au Prophète, celui-ci dit :
- Si un homme religieux meurt chez ces gens-là, ils construiront un lieu de culte sur sa tombe et y placeront ces images. Ils seront les pires créatures aux yeux d'Allah le jour de la résurrection."67
" Aisha raconte qu'elle avait suspendu un rideau avec des images sur un meuble. Le Prophète a déchiré le tissu et elle en a fait deux coussins qui sont restés dans la maison pour que le Prophète puisse s'asseoir dessus. "68
" J'ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand l'apôtre d'Allah l'a vu, il est resté à la porte et n'est pas entré. J'ai remarqué un signe de dégoût sur son visage. [...] L'apôtre d'Allah dit :
- Les fabricants de ces images seront punis le jour de la résurrection. On leur dira : "mettez la vie dans ce que vous avez peint".
Le Prophète ajouta :
- Les anges n'entrent pas dans une maison où il y a des images. "69
" Le Prophète entra chez moi alors qu'il y avait un rideau avec des images d'animaux. Son visage devint rouge de colère et il s'empara du rideau et le déchira. Le Prophète dit :
- Ceux qui peignent ces images recevront le pire des châtiments le jour de la résurrection. "70
" Aisha avait un rideau épais (avec des images) et elle a caché une partie de la maison avec. Le Prophète lui a dit :
- Écarte-le de ma vue, parce que ses images viennent à mon esprit pendant mes prières. "71
V LA TERREUR.
1-Paroles.
“Dieu lui disait: (Les prophètes) ont patienté jusqu’à ce je leur eusse donné la force. Patiente aussi jusqu’à ce que je te fortifie aussi plus que ceux-là... Lorsque plus tard, Muhammad accomplit sa fuite à Médine, que les habitants de cette ville se rallièrent à lui et que le nombre des musulmans fut considérable, alors dieu lui ordonna de faire la guerre aux incrédules, de les attaquer par le sabre et de les tuer partout où il les rencontrerait. Il lui ordonna alors l’action violente, comme il lui avait ordonné à La Mekke la patience.”72
“Mais le prophète ne les laissa pas en repos. Dieu lui donna la liberté des entreprises guerrières et lui ordonna de prendre l’offensive. Quand il arriva à Médine, il reçut le verset suivant: “Tuez les infidèles partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les, mettez vous en embuscade contre eux, etc...73. Il reçut aussi le verset suivant: “Ô prophète, combats les infidèles et les hypocrites, traite-les sévèrement 74]. En révélant ces versets qui ordonnaient la lutte, Dieu abrogea ceux qui avaient recommandé aux croyants la patience.”75
“Il vint alors que le prophète exhortait les musulmans à combattre les païens... j’ai vu le visage du prophète briller de joie...”76
“ L’envoyé de Dieu a dit: sache que le paradis est à l’ombre des épées.”77
“Quand le prophète voulait partir en expédition, il disait toujours partir dans un autre endroit, et il disait: la guerre est tromperie.”78
“Le prophète a dit en nous envoyant en mission: si vous trouvez ça ou ça, brûlez-le. Quand nous étions sur le départ, le prophète a dit: je vous ai dit de brûlez ça ou ça. Mais seul Allâh peut punir par le feu. Alors si vous les trouvez, tuez-les.”79
B-Les combats.
“le jour de la bataille de Badr, le prophète ordonna que les corps de vingt-quatre chefs des Quraish soient jetés dans des puits secs de Badr... il s’adressa aux corps des chefs en les appelant par leurs noms: et toi fils d’untel, toi fils d’untel etc... cela ne vous aurait-il pas plu d’obéir plutôt à Allâh et son apôtre?”80
“... le jour de la bataille d’Ohod... quand un polythéiste attaquait les musulmans. Alors l’apôtre d’Allâh lui dit:
-Tire une flèche.
... j’ai tiré une flèche sans plume et je l’ai atteint à tel point qu’il est tombé et que ces parties intimes étaient visibles. Le messager d’Allâh riait et j’ai même vu ses dents de devant.”81
“Le prophète le frappa de la lance au cou et le blessa. Obayy poussa quelques cris de douleur, tout en demeurant sur son cheval, et se retirant en gémissant.... Il continua à se lamenter ainsi, et lorsque l’armée des infidèles reprit le chemin de La Mekke, il mourut en route.”82
4-Les massacres.
“Etant en présence du prophète, Sa’d dit:
-Il faut les égorger tous, partager leurs biens et réduire en esclavage leurs femmes et leurs enfants.
Le prophète, satisfait de cette sentence, dit à Sa’d:
-Tu as prononcé selon la volonté de Dieu.”83
-“Le prophète ordonna de faire descendre de leurs fortins les Banû Quraydha et de les enfermer dans la maison de Bint al Hârith. Il alla ensuite sur la place du marché à Médine... et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés... Ils étaient six cents à sept cents hommes. On dit huit cents et même neuf cents.
Pendant qu’ils étaient amenés sur la place par petits groupes, certainns juifs demandèrent à Ka’b, leur chef de clan:
-Que va t-on faire de nous?
-Est ce que cette fois vous n’allez pas comprendre?... c’est évidemment la tête tranchée.
Le prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale.”84
“Il (le chef Ibn Akhtab) avait les mains ligotées autour du cou...Puis il s’assit et le prophète lui trancha la tête.”85
“Aucune femme des Banû Qurayzah ne fut tuée, sauf une. Elle était avec moi, parlant et riant sous cape, alors que l’envoyé d’Allâh tuait son peuple avec son épée. Soudain, un homme l’appela par son nom...L’homme l’emporta et lui trancha la tête; je n’oublierai pas qu’elle riait beaucoup parce qu’elle savait qu’elle serait tuée.86”
“Le prophète lui demanda de révéler où était le trésor. Kinâna 87 affirma n’en rien savoir....
-Vois-tu, Kinâna, lui dit le prophète, si nous trouvons le trésor chez toi, je te tuerai.
... Puis le prophète ordonna de creuser la terre dans la maison en ruine. On y trouva une partie du trésor.
-Où est le reste du trésor? demanda le prophète.
-Je n’en sais rien, répondu Kinâna.
Le prophète ordonna alors à Zubayr ibn al Awwan de le torturer jusqu’à ce qu’il livre son secret. Zubayr lui brûlait sans cesse la poitrine avec la mèche d’un briquet, mais en vain. Voyant qu’il était à bout de souffle, le prophète livra Kinâna à Muhammad ibn Maslama, qui lui trancha la tête.”88
“dans un fort de Khaybar, il y avait une famille fortement opposée au prophète... Le prophète leur trancha la tête.”89
3-Les destructions.
“Il ordonna de couper les dattiers, et lorsque, après avoir toute une journée abattu les arbres, on se disposa à continuer pendant plusieurs jours, les juifs crièrent du haut de la forteresse:
-Ô Muhammad,s’il nous est permis de donner un avis, nous te dirons que ces arbres nous appartiennent, et, s’ils doivent t’appartenir, ils te seront utiles; pourquoi donc les couper?
Le prophète répondit:
-C’est Dieu qui l’ordonne.
Ils lui répliquèrent:
-Dieu n’ordonne pas les crimes, et couper des arbres est un crime.
Dieu révèla le verset suivant: c’est avec la permission de Dieu que vous avez coupé un certain nombre de palmiers et que vous en avez laissé debout un certain nombre...90
Ensuite, le prophète défendit de couper d’autres palmiers.”91
“Plus tard, il ordonna la construction d’une mosquée... Il y avait des tombes de païens sur cette terre...et des palmiers. L’apôtre d’Allâh ordonna que les tombes des païens soient vidées, que le sol soit nivelé et que les palmiers soient coupés.”92
“le prophète est entré dans La Mekke. Il y avait 360 idoles autour de la Kaaba. Il commença à les frapper avec un bâton en disant: “la vérité est venue et l’erreur a disparu... L’erreur était destinée à disparaître93 . La vérité est apparue et l’erreur ne peut plus créer depuis le début ni faire revenir à la vie.”94
F- “Le prophète ordonna d’ouvrir la porte du temple et d’en enlever toutes les idoles, qu’il fit briser; la plus grande, celle d’Hobal, qui était de pierre, fut renversée et jetée à la porte du temple pour servir de seuil, afin que ceux qui entraient et sortaient la foulassent du pied.”95
G-”Quand, le jour où il conquit La Mekke, l’apôtre de Dieu apparut devant la Ka’bah, il trouva les idoles disposées autour. Alors il commença à percer leurs yeux avec la pointe d’une flèche en disant:
-La vérité est venue et l’erreur a disparu. Vraiment, l’erreur est une chose qui a disparu.
Il ordonna ensuite qu’elles soient abattues et ensuite sorties et brûlées.”96
“Le prophète apprit que certains hypocrites se réunissaient dans la maison du juif Suwaylin et tentaient de détourner les gens de l’expédition guerrière de Tabûk. Il envoya Tahla ibn Ubayd avec quelques hommes pour mettre le feu à la maison de Suwaylin pendant que les hypocrites y étaient réunis. Tahla y mit le feu.”97
1- Hadîth: récit d’Abu Huraira (Buk LXXXIX 251).
2- Hadîth: récit de Anas (Bukhari II 14).
3- Hadîth: récit d’Anas (Bukhari LVI 762).
4- Ibn Hishâm, p. 105.
5- Hadîth: récit d’Abû Huraira (Bukhari LVI 733); le mot signifie “le fou”.
6- Ibn Hishâm, p. 151.
7- Ibn Hishâm,p. 151.
8- Ibn Hishâm, p. 151.
9- Ibn Hishâm, p. 151.
10- Ibn Hishâm, p. 151.
11- Hadîth: récit d’Ibn Abbas (Dawûd XXXXVIII 4348).
12- Hadîth: récit d’Ali ibn Abû Talib (Dawûd XXXVIII 4339).
13- A la bataille de Badr.
14- Ibn Hishâm, p. 229.
15- Ibn Hishâm, p. 229.
16- at Tabarî, p. 182.
17- Ibn Hishâm, p. 230.
18- Hadîth: récit de Jabir ibn Abdullah (Muslim XIX 436 et Bukhari LII 270, plus détaillé).
19- at Tabarî I, p. 182.
20- Ibn Hishâm, p. 232.
21- at Tabarî I, p. 184.
22- at Tabarî I, p. 184.
23- at Tabarî I, p. 185.
24- Ibn Hishâm, p. 232.
25- at Tabarî I, p.185
26- Ibn Hishâm, p. 232.
27- Poème de Sammâk.
28- Tubba était un chef yéménite qui avait envahi leur territoire auparavant.
29- Mohammed
30- Une catégorie particulière de croyant.
31- Sira (ed. Guillaume p. 675)
32- Ibn Sa’d, Tabaqat II, p. 32 (ed. Haq).
33- Baladhuri VII 36; c’est l’occasion de la rupture de la trêve.
34- Waqidi 64, p. 320.
35- Waqidi 64, p. 322.
36- Ibn Hishâm, p. 366. Il se convertit ensuite par peur et compose des oeuvres flatteuses pour Muhammad
37- Hadîth: récit de Sa’id ibn Yarbu al Makhzumi (Dawûd XIV 2678).
38- at Tabarî I, p.282.
39- Par la conversion.
40- Waqidi 64, p. 346.
41- Waqidi 64, p. 346.
42- at Tabarî I, p.281.
43- Baladhuri VII 40.
44- Hadîth: récit d’Anas ibn Malik (Boukhari V,582)
45- Hadîth: récit d’Anas ibn Malik (Bukhari LIX 582).
46- Tabaqat II,p. 173.
47- Tabaqat II, p. 174.
48- Tabaqat II, p. 174.
49- Hadîth: récit de Sa’id Khudri (Muslim XXVIII 5611).
50- Hadîth: récit d’Ibn Umar (Bukhari LXXIII 175) et Abû Huraira (Bukhari LXXIII 176).
51- Hadîth: récit d’Abû Huraira (Bukhari LXXVI 496).
52- Hadith: récit d'al Bara, Bukhari LIV 435)
53- Hadîth: récit d’Aïsha (Bukhari LVI 731).
54- Hadith: récit d'Abu Saïd, Muslim XIX 4309
55- al Kalbi 32; il s’agit d’une tribu qui pratique le culte d’une divinité ancienne.
56- La tribu d’origine de Muhammad, à la Mecque.
57- Ibn Hishâm . p. 85
58- at Tabarî I, p. 77.
59- Ibn Hishâm p. 90.
60- at Tabarî I, p. 78: le propos est d’Abu Talib, oncle et protecteur de Muhammad.
61- Hadith: récit de d'Aisha, Muslim XXXI 6081
62- al Tabari I, p. 146; l’insulte est proférée par Abu Bakr en 628.
63- Ibn Hishâm, p. 302.
64- Ibn Hishâm, p. 272-273.
65- at Tabarî I, p.230.
66- Hadîth: récit d’Aïsha (Bukhari XXXIV 318).
67- Hadith: récit d'Aisha, Bukhari VIII 419.
68- Hadith: récit d'al Qasim, Bukhari XLIII 659.
69- Hadith: récit d'Aisha, Bukhari XXXIV 318.
70- Hadith:récit d'Aisha, Bukhari LXXIII 13
71- Hadith: récit d'Anas, Bukhari LXXII 842
72- at Tabarî I, p. 79; la seconde partie est un commentaire du chroniqueur.
73- Coran 9,5.
74- Coran 9,74.
75- at Tabarî I, p. 125.
76- Hadîth:récit d’Ibn Masoud
77- Hadîth: récit d’Abdullah ibn Abi Aufa (Bukhari LII 73).
78- Hadîth:récit deKab ibn Malik (Dawûd XIV 2631).
79- Hadîth: récit d’Abû Huraira (Bukhari LII 259).
80- Hadîth:Récit d’Abû Talha
81- Hadîth: récit de Amir ibn Sa’d (Muslim XXXI 5932).
82- at Tabarî I, p. 201.
83- at Tabarî I, p.231; il s’agit de la tribu juive des Qoraydha.
84- Ibn Hishâm, p.277.
85- Ibn Hishâm,p. 277.
86- Hadîth:récit d’Aïsha (Dawûd XIV 2665).
87- Le chef d’une tribu juive à Khaybar.
88- Ibn Hishâm, p. 317
89- Baladhuri IV 27; ils avaient caché leurs biens sous terre.
90- Coran, 59,5
91- at Tabarî I, p.218.
92- al Tabari I, p. 112, qui conteste: tradition rapportée par Muhammad ibn Djarîr (“Quoique ces morts fussent des infidèles”) et Anas (Bukhari VIII 420).
93- Coran 17,8.
94- Hadîth: récit de Ibn Abdullah (Muslim XIX 4397).
95- at Tabarî I, p.282.
96- al Kalbi 27.
97- Ibn Hishâm, p. 368.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
L’Islam est basé sur le message d’un homme, Mahomet, le dernier des prophètes.
Tout vient de lui – le coran, censément la parole de Dieu, et même son dernier mot; l’exemple de vie que chaque Musulman se doit de suivre et de louer; et l’interprétation de la chose religieuse en tant que loi guidant les puissants.
Or cet homme est un criminel épouvantable.
Chacun a vu ou entrevu Zarqaoui ou quelque autre terroriste musulman en train de réciter un texte en arabe avant de décapiter au couteau un homme attaché à ses pieds.
Ce que nos médias oublient de nous dire est que cette opération est calquée le plus exactement possible sur les actes mêmes du prophète, en personne, tels qu’ils sont relatés par ce que tous les Musulmans doivent apprendre pour être de bons Musulmans – la biographie de Mahomet.
Être musulman, c’est trouver de tels actes justifiés et même louables dans certaines circonstances et envers certaines personnes.
Et, aujourd’hui comme autrefois, la large majorité des habitants de la planète sont «islamiquement dignes» de devenir les victimes de tels comportements
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
Lorsqu'il détestait quelque chose, nous le voyions à son visage, son visage reflétait la tendresse et la gentillesse, son apparence, la douceur, jamais il ne disait à quelqu'un en sa présence ce qu'il n'aurait pas aimé entendre, par pudeur et par générosité. Il était parmi les hommes celui dont le coeur était le plus ouvert, celui dont le langage était le plus véridique, celui dont le caractère était le plus doux, celui qui dans ses relations se montrait le plus généreux, celui qui lui demandait quelquechose, il ne lui donnait jamais congé sans le lui procurer ou bien, il lui adressait des paroles rassurantes, il était ainsi à la grandeur de son caractère, ouvert à tous de sorte qu'il devint pour tous un père et que tous bénéficiaient auprès de lui des mêmes droits.
Il était constamment souriant, accommodant et sociable, il ne refusait jamais de recevoir et gardait toujours le sourire, il lui arrivait de plaisanter avec les Compagnons, il se mêlait à eux et s'entretenait avec eux, il jouait avec leurs enfants et il les faisait s'assoir sur son giron, il répondait à l'invitation et rendait visite aux malades dans la partie la plus éloignée de Médine, il adressait le premier le salut à celui qu'il rencontrait, il serrait la main en premier à ses compagnons et ne la retirait pas avant que l'autre ne retire la sienne, il honorait son hôte et il arrivait même qu'il étendit pour lui son habit, lui offrant son propre coussin et le persuadant de s'y assoir s'il refusait.
Il ne coupait la parole à personne, et il interpellait ses Compagnons par les surnoms qu'ils préféraient ceci pour les honorer, tel était le Prophète (saw) décrit par ses Compagnons, ce père de famille, un grand homme, un chef spirituel et si modeste à la fois, un homme choisi, l'élu d' Allah, envoyé au monde comme miséricorde.
"J'ai cinq noms : je suis Mohamed (le louangé), je suis Ahmed (le plus glorieux), je suis Al Mahi par qui Allah efface l'infidélité, je suis Al Hachir autour de qui les gens sont rassemblés (au jour du jugement) et je suis Al Aqib (le dernier des Prophètes)."
Il était Al Amine, le digne de confiance à qui les gens confiait leur bien sans douter de son honnêteté. Il avait en lui les qualités que d'autres n'avaient pas ; certains étaient réformateurs au niveau social, politique, intellectuel, mais lui le Très Saint Envoyé (saw) fut un réformateur dans tous les domaines, réformateur n'étant pas son statut mais Prophète d' Allah (saw), le plus beau des attributs qu'on puisse lui donner.
Vous ne devez pas le considérer comme supérieur à l'homme, un jour, alors qu'il ramassait des brindilles pour faire un feu, un de ses compagnons nous raconte "Laisse moi faire lui dis-je !" "Pourquoi ? répondit-il" "Tu es le Prophète d' Allah, tu n'as pas à t'échiner de la sorte pour faire un feu !" alors, il m'a regardé et a murmuré " Allah n'aime pas celui qui se considère supérieur à son prochain", alors je me suis allongé et je l'ai observé, il s'est arrêté brusquement et s'est redressé de toute sa taille, s'est approché de moi " Oui, je suis le Prophète d' Allah, mais pourtant je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi".
Le Prophète (saw) marchait avec une lenteur grave et majestueuse, il avait l'esprit présent en toutes circonstances, lorsqu'il se retournait, c'était de tout le corps, s'il montrait quelquechose, il le aisait avec la main toute entière et non avec un ou deux doigts, il parlait avec peu de mots, mais chaque mot comportait des sens nombreux, les uns évidents, les autres cachés. Quant au charme de son élocution, il était de nature surhumaine, il allait droit au coeur et nul ne put jamais y résister.
Lorsqu'il prenait place parmi ses Compagnons, le silence planait de telle sorte que chaque mot qui émanait de sa personne était perçu comme un trésor. Il ne riait jamais au-delà du sourire et se couvrait la bouche avec la main en cas d'excés de gaieté. Il était d'un caractère égal, sans morgue ni raideur. Il s'interessait aux affaires de tous, des esclaves aussi bien des nobles. Il assistait au funérailles des plus humbles Croyants. Jamais de sa main bénie, il ne frappa une femme, ni un de ses domestiques, il aimait rechercher les avis et les conseils avec autant de soin, il aimait la plaisanterie non blâmable lorsqu'elle contenait la vérité.
Il aimait les parfums, parce qu'ils sont le complément de la purification, il prenait soin de sa chevelure, il taillait sa barbe et sa moustache, il noircissait ses paupières, il soignait ses dents, il prenait donc un soin extrême de sa personne, poussé jusqu'à une élégance très simple mais très raffinée, il se regardait souvent dans un miroir. En revanche, il condamnait sévèrement le luxe exagéré dans les vêtements. Anas (raa) a dit :" Les mains du Prophète (saw) sont plus douces que la soie, sa peau dégage le plus agréable des parfums. je l'ai servi pendant dix ans, jamais, il ne m'a dit :"Fi" ou m'a reproché de faire une chose ou la façon dont je la faisais".
Son souci de Justice et de charité s'étendait jusqu'aux animaux. Le Prophète (saw) travaillait de ses mains, on le voyait traire ses brebis, rapiécer ses sandales, raccomoder ses vêtements, nourrir ses chameaux, dresser sa tente... sans accepter l'aide de quiconque. Il rapportait lui même ses emplettes du marché, "C'est à l'acheteur qu'il incombe de porter ses achats disait-il". Il condamnait ainsi, par son exemple, l'habitude de ces riches qui achètent nombre d'objets dont ils chargent leurs domestiques sans s'inquiéter du poids. Il poussait aux dernières limites le mépris des biens de ce monde, il disait qu'ai-je à faire avec les biens de ce monde, je suis comme le voyageur qui s'étend à l'ombre d'un arbre, et il quitte cet arbre pour ne plus y revenir.
Un jour, même Allah le très Haut lui proposa de changer en or pur tous les cailloux des environs de Mekka et voici quelle fut sa réponse "Oh Allah ! accorde moi seulement d'avoir faim un jour et d'être rassasié le lendemain et le jour où j'aurais faim, je t'implorerai et le jour où je serais rassasié, je te remercierai ! Oh Allah , fais moi mourir pauvre et ressuscite moi dans les rangs des pauvres !"
La sobriété du Prophète (saw) était extrême, jamais il ne prenait deux sortes de nourriture au même repas, s'il mangeait des dattes, il se privait de viande et vice versa, lorsque la faim le tenaillait, il appliquait sur son ventre une pierre qu'il sanglait avec sa ceinture. Il sortit de ce monde sans s'être rassasié d'aucun mets raffiné.
Il entretenait son corps dans un état de pureté parfaite par d'incessantes ablutions, il dormait souvent sur une natte rugueuse dont les traces s'imprimaient profondément dans sa chair, son oreiller était fait de fibres de palmiers, et son lit d'un manteau plié en deux.
Avant de mourir, il avait affranchi tous ses domestiques et distribué le peu de bien qu'il lui restait. Il jugeait inconvenant de se présenter devant son Seigneur avec de l'or en sa possession.
Lorsque les prémices de la Mort se firent sentir voici quel fut son discours qu'il tint alors qu'il était soutenu pas deux Compagnons :
"O Croyants, s'il est quelqu'un parmi vous dont j'ai fait bâtonner le dos, voici mon dos pour qu'il se fasse justice ! s'il est quelqu'un dont j'ai blessé l'honneur, voici mon honneur pour qu'il se venge ! s'il est quelqu'un dont j'ai pris un bien, voici mes biens pour qu'il se paie et que nul n'hésite dans la crainte de mon ressentiment car le ressentiment n'est point dans mon caractère, la honte est plus facile à supporter dans ce monde que dans l'autre". Il ajouta ensuite " Allah a offert à un de ses serviteurs le choix entre les biens de ce monde et ceux qui sont auprès de Lui et le serviteur a choisi ceux qui sont auprès de Lui".
Ayant remarqué que les Compagnons savaient qu'il parlait de lui et que le Prophète (saw) allait mourir, il leur répliqua " Oh Croyants ! il m'est parvenu que vous redoutez la mort de votre Prophète, mais est ce que jamais un Prophète fut immortel avant moi ? Comment demeurerais je éternellement auprès de vous ? Toute âme doit gouter à la Mort. Je dois retourner à mon Créateur et de même vous retournerez auprès de Lui".
Lorsque le Prophète (saw) fut immobilisé par sa maladie, il demanda à séjourner chez sa femme Aicha (raa), ses épouses lui permirent ce choix, Aicha (raa) rapporte ce qui suit :
"Une des faveurs que Allah m'a accordée c'est d'avoir fait que l'Envoyé d' Allah (saw) soit mort dans mon appartement, au jour qu'il me consacrait, et la tête entre mon épaule et mon menton. Désirant se brosser les dents, il mâchonna un bout de miswak, il y avait devant lui une outre d'eau, il se mit à tremper les mains et les passer ensuite sur le visage en disant "Il n'y a pas de Dieu sauf Allah, la mort a ses affres". Il se mit à lever les mains puis, il rendit le dernier soupir en laissant tomber la main.
Mohamed (saw) n'est qu'un Envoyé, d'autres Envoyés sont morts avant lui, s'il mourrait ou s'il était tué retourneriez vous en arrière ! Certes, tu mourras (O Mohamed) et eux aussi, ils mourront" (Verset 30 sourate 39 ; Verset 144 sourate 3).
"O Croyants, si vous adoriez Mohamed (saw), apprenez que Mohamed est mort, mais si vous adoriez Allah, alors sachez qu' Allah est Le Vivant" C'est sur la récitation de ces deux versets du Coran et sur cette parole qu'Abou Bakr (raa) s'adressa aux Croyants.
Mohamed (saw), Sceau des Prophète, mourut à Médine le 8 Juin 632, laissant un trésor culturel, spirituel basé sur l'Unicité d' Allah et l'amour de l'Homme envers ses semblables" Qu' Allah accepte ce témoignage de notre part "O Allah , nous attestons que Mohamed (saw) a bien transmis le Message et qu'il nous est parvenu".
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
Mahomet a réagi avec colère quand les Juifs refusèrent de le reconnaître comme le dernier des prophète
par le Rabin Ken SPIRO
Mahomet a réagi avec colère quand les Juifs refusèrent de le reconnaître comme le dernier des prophètes.
Dans notre précédent chapitre, nous avons longuement évoqué l'impact exercé par la judaïsme sur les intellectuels romains antérieurement à l'avènement du christianisme. De même, les Juifs qui vivaient dans la péninsule arabique ont exercé une influence considérable sur leurs voisins arabes.
Lorsque les Juifs se sont révoltés contre l'Empire Romain, certains ont fui dans des régions non soumises à Rome et ont fondé en Arabie beaucoup de villes et de villages. Une ville très célèbre, Yathrib, a presque certainement été fondée par des Juifs. Yathrib est aujourd'hui mieux connue sous le nom de Médine, considérée comme la deuxième ville sainte de l'islam, après La Mecque.
Tout comme à Rome, les Juifs locaux attiraient à leur mode de vie beaucoup de convertis et encore bien plus d'admirateurs.
M. Hirsch Goldberg, dans Jewish Connection (p. 33), résume l'histoire du monde arabe avant le début du septième siècle :
En Arabie, des tribus entières se sont converties au judaïsme, y compris deux sortes de Himyarites (peuple du sud de l'Arabie). Ernest Renan, le critique français de la Bible, remarquait qu'il s'en est fallu de très peu que toute l'Arabie soit devenue juive.
Un de ceux que l'attachement intransigeant des Juifs au monothéisme a le plus impressionné a été un jeune négociant nommé Mohammed ibn Abdallah.
Dans les premières étapes de son réveil spirituel, Mahomet a été grandement impressionné par les Juifs.
Bien que ses voyages l'aient mis au contact du christianisme et qu'il en ait fortement subi l'influence, il lui trouvait des aspects inacceptables. C'est ainsi que la doctrine de la Trinité ne lui semblait pas strictement monothéiste. Voici ce qu'il aurait dit à son sujet :
Les incroyants sont ceux qui disent : " Allah est le Messie, le fils de Marie ! "... Les incroyants sont ceux qui disent : " Allah est un de trois ! " Il n'y a qu'un seul Dieu. S'ils ne renoncent pas à de telles affirmations, ceux d'entre eux qui ne croient pas seront sévèrement punis. (Coran, Sourate 5, 71 à 73)
Il ne fait aucun doute que, dans les premières étapes de son réveil spirituel, Mahomet a été grandement impressionné par les Juifs. Voici ce qu'écrit S. D. Goiten dans Jews and Arabs (p. 58 et 59) :
Les valeurs intrinsèques de la croyance en un Dieu unique, créateur du monde, Dieu de justice et de pitié, devant Lequel chacun, qu'il soit de rang élevé ou modeste, assume une responsabilité personnelle, sont venues à Mahomet ce qu'il n'a jamais cessé de proclamer d'Israël.
Il possédait certainement une certaine connaissance de la Tora, puisqu'il a cité Moïse parfois inexactement il est vrai plus de cent fois dans le Coran, le livre sacré de la religion qu'il a fondée. Des 25 prophètes énumérés dans le Coran, 19 sont de souche juive, et beaucoup de lois rituelles de l'islam, comme la circoncision et l'interdiction de manger du porc, reproduisent celles du judaïsme.
Les enfants d'Ismaël
Par son étude, Mahomet est parvenu à la conclusion que les Arabes étaient les autres enfants d'Abraham issus de la souche de son fils Ismaël, né de la servante égyptienne Hagar et qu'ils avaient oublié les enseignements du monothéisme dont ils avaient hérité jadis. Il a considéré que sa mission consistait à les y ramener. Paul Johnson, dans son History of the Jews (p. 167), explique :
Ce que Mahomet semble avoir voulu faire, c'est détruire le paganisme polythéiste de la culture d'oasis en inculquant aux Arabes le monothéisme éthique juif dans un langage qu'ils pourraient comprendre et dans des termes adaptés à leur mode de vie. Il acceptait le Dieu des Juifs et leurs prophètes, l'idée d'une loi fixe énoncée dans l'écriture le Coran étant un substitut arabe de la Bible et l'ajout d'une Loi Orale mise en œuvre par des tribunaux religieux.
Il ne fait aucun doute que le monde arabe dans lequel était né Mahomet manquait gravement de valeurs morales et de réforme sociale. La Mecque était alors le siège d'un culte païen. Les tribus de la région y adoraient un panthéon de dieux, incluant Al Lat, la déesse du soleil, et Al Uzza, une déesse associée à la planète Vénus, toutes deux étant les filles d'une divinité principale, connue sous le nom de Al Ilah, (Allah) ou " le Dieu ".
A La Mecque se trouve la Kaaba, sanctuaire qui entoure la célèbre météorite noire, jadis objet d'une adoration païenne.
La Kaaba, sanctuaire qui entoure la célèbre météorite noire jadis adorée à La Mecque avant l'époque de Mahomet, était jadis un autel où des sacrifices de sang étaient offerts à ces dieux et à d'autres.
La moralité des tribus voisines peut être décrite comme ayant été, à tout le moins, chaotique. Huston Smith, dans son ouvrage classique The Religions of Man, (p. 219) va jusqu'à qualifier la société arabe d'avant la venue de Mahomet de " barbare ". Seules comptaient les loyautés tribales ; rien ne servait, en dehors d'elles, à adoucir les querelles de sang, les bagarres d'ivrognes et les orgies qui scandaient la dure existence dans le désert.
La vision de Mahomet
Mahomet était indigné par la réalité cruelle qui l'entourait. En l'an 610, à l'âge de quarante ans, il se réfugia dans une grotte du désert où, selon la tradition musulmane, il perçut une série de visions mystiques, et notamment des révélations de l'ange Gabriel. Il revint du désert imprégné du sentiment d'avoir été investi de la mission spirituelle de transformer la société païenne qui l'entourait.
Prêchant qu'il soit mis fin à la débauche, que l'on fasse régner la paix, la justice et la responsabilité sociale, Mahomet recommanda une amélioration du sort des esclaves, des orphelins, des femmes et des pauvres, et il remplaça les loyautés tribales par la fraternité d'un nouvelle foi monothéiste, qu'il appela l'islam, ce qui signifie " se rendre à Dieu ", dans le sens de : " répondre à la volonté ou à la loi de Dieu ".
L'islam, selon Mahomet, repose sur cinq piliers :
La foi en un seul Dieu (" Il n'est pas d'autre Dieu qu'Allah ").
La prière (cinq fois par jour).
La charité (2,5 % du revenu).
Le pèlerinage à La Mecque, appelé Hadj (une fois dans sa vie).
Le jeûne (un jeûne depuis l'aube jusqu'au crépuscule pendant les trente jours du mois de Ramadan).
Un sixième pilier a été ajouté plus tard : La guerre sainte, appelée le djihad. A signaler que le mot djihad, à l'origine, signifiait : " la lutte intérieure entre le bien et le mal ". C'est plus tard qu'il s'est transformé en une " guerre extérieure contre le monde non musulman ".
Au début, Mahomet n'attira que très peu de fidèles. Après trois ans, il avait à peine quarante adeptes. Mais, imprégné comme il l'était par la passion qui a toujours caractérisé les véritables grands visionnaires, il ne renonça pas. Et peu à peu, il s'entoura d'un groupe important de fidèles.
Plus il recrutait de fidèles, plus il attirait l'attention, et avec elle l'hostilité. Les marchands de La Mecque, dont le gagne pain dépendait des sites et des rites païens de la ville, n'étaient pas enclins à le suivre. Une conjuration fut ourdie contre Mahomet, mais celui ci prit la fuite au dernier moment.
Tandis que la persécution des Musulmans battait son plein à La Mecque, la ville de Yathrib était en butte à des dissensions internes, et une délégation confia au prédicateur ardent de La Mecque la mission d'y rétablir l'ordre. Après avoir obtenu des représentants de la ville la promesse qu'ils n'adoreraient plus qu'Allah, Mahomet consentit à faire le déplacement. Son voyage à Yathrib en 622, l'an 1 (" AH 1 " anno hegirae) du calendrier musulman, a été immortalisé sous le nom de l'hégire.
Sa vie était sauve et de nouveaux horizons s'ouvraient à ses enseignements. C'est à Yathrib avant qu'elle prenne le nom de Médine : " la ville du prophète " que l'islam commença de se développer pour de bon.
Après avoir fait de Médine son bastion, Mahomet mobilisa une armée de 10 000 hommes et, en 630, se lança à l'attaque de La Mecque, dans le dessein de purifier la Kaaba et d'en faire un lieu de culte du Dieu unique, Allah.
Son succès est resté inscrit dans la légende. A sa mort, deux ans plus tard, toute l'Arabie était islamisée.
Mahomet et les Juifs
Le seul obstacle que Mahomet avait rencontré à Médine comme ailleurs était les Juifs, ceux ci étant peu disposés à accepter sa version arabe du judaïsme. Tout comme ils avaient jadis rejeté le christianisme, de même ont ils repoussé l'islam.
A noter cependant que les Juifs ont eu beaucoup moins de conflits avec l'islam qu'avec le christianisme. L'islam est une religion purement monothéiste, tandis que le christianisme incorpore beaucoup de données issues de la mythologie païenne. L'islam ne prétend pas que Mahomet a été un " dieu " ou un " fils de Dieu ", ou que Dieu est composé de trois parties. L'islam respecte beaucoup de lois et de coutumes d'origine juive, contrairement au christianisme qui a désavoué la loi de la Tora pour la remplacer par la foi en Jésus.
Le point d'accord le plus important a été qu'Abraham était le père tant des Juifs que des Arabes.
Le point d'accord le plus important a été qu'Abraham était le père tant des Juifs (par son fils Isaac) que des Arabes (par son fils Ismaël). Cela en a fait des peuples demi frères. Mais le principal désaccord est venu sur le point de savoir si Mahomet était effectivement le dernier des prophètes que Dieu avait envoyés, et si sa parole était la révélation finale. Les Juifs ne pouvaient admettre pareille allégation.
Mahomet a ressenti douloureusement ce rejet, et il a réagi avec hostilité envers les Juifs. C'est ainsi qu'il s'attacha à séparer l'islam de ses racines juives. Le Chabbath passa au vendredi ; la direction vers laquelle devaient être prononcées les prières fut réorientée de Jérusalem vers La Mecque ; la plupart des lois diététiques juives ont été écartées de l'islam à l'exception des rituels d'abattage, de l'interdiction du porc et de la consommation du sang.
De plus, Mahomet proclama que les Juifs avaient déformé leur propre Bible : Abraham n'avait pas essayé de sacrifier Isaac à Dieu sur le Mont Moria, une des collines de Jérusalem, mais il avait emmené Ismaël à La Mecque, où il avait offert de le sacrifier à Allah sur la Pierre Noire de la Kaaba.
Si les Juifs avaient jusque là repoussé les prétentions de Mahomet à la prophétie, ils contestaient maintenant ouvertement ce qu'ils considéraient comme une fabrication de toutes pièces. Cela n'a fait qu'aggraver les choses. La colère et les malédictions de Mahomet contre les Juifs sont enregistrées dans le Coran :
Et l'humiliation et la misère ont été imprimées sur eux, et ils ont été visités par la colère de Dieu.
De tous les hommes, vous trouverez certainement les Juifs... comme étant les plus intensément haïs de tous les croyants.
Ils sont vendeurs de l'erreur et cherchent à vous égarer de la voie... Mais Dieu les a maudits pour leur incroyance.
Certains de ses fidèles ont interprété de telles affirmations comme une permission de se débarrasser des Juifs. D'autres Musulmans ont au contraire insisté sur la communauté d'héritage et de croyance sur laquelle Mahomet avait aussi mis l'accent, et ils ont traité un peu mieux les Juifs. Nous verrons comment dans des chapitres à venir.
Le djihad
A la mort de Mahomet en 632, l'Arabie était unie et disposée pour le djihad, la " guerre sainte " ou " lutte sainte ", en vue de rapprocher le monde d'Allah. Ce " combat " est rapidement devenu une arme puissante contre les empires byzantin et perse.
Qu'est-ce que cela a signifié pour les Juifs ?
Le rabbin Berel Wein répond dans Echoes of Glory (p. 299) :
La plupart des historiens juifs (y compris ceux de la récente école révisionniste) sont convaincus que l'Eglise byzantine aurait essayé de supprimer totalement le judaïsme si elle n'avait pas elle-même été vaincue et si ses projets d'hégémonie en Asie Mineure et dans le bassin méditerranéen n'avaient pas été contrecarrés par la vague montante de l'islam. La venue de l'islam peut donc être considérée comme un événement providentiel qui a permis aux Juifs de se glisser dans les fissures que l'islam a pratiquées au sein de la persécution de l'Eglise byzantine. Cependant, comme pour tous les " cadeaux " reçus par Israël au long de son histoire, les progrès de l'islam n'ont représenté pour notre peuple qu'une bénédiction mitigée.
Les Juifs ont été considérés comme ahl al dhimma (" peuple protégé "), et il leur a été permis de vivre dans des pays musulmans sans être forcés de se convertir. Mais tout un code de lois leur a été appliqué, surtout destiné à les tenir à part, à les humilier et à mettre l'accent sur leur statut inférieur.
C'est ainsi qu'un Juif ne pouvait jamais dépasser de sa tête un Musulman. Si un Juif, par exemple, marchait dans la rue et s'apprêtait à croiser un Musulman, il devait descendre dans le caniveau par déférence envers le statut supérieur du Musulman. Un Juif ne pouvait jamais témoigner en justice contre un Musulman ce qui veut dire, fondamentalement, qu'il n'y avait aucune justice pour les Juifs. Un Juif ne pouvait pas avoir un lieu de culte qui fût plus élevé qu'une mosquée, ce qui explique par exemple que les quatre synagogues séfarades dans la Vieille Ville de Jérusalem soient souterraines. On notera que ces lois n'ont pas toujours été uniformément appliquées, et qu'il y a eu des périodes pendant lesquelles les Juifs vivant dans des pays musulmans ont été nettement persécutés, et d'autres où ils ont été très bien traités.
Nous allons nous pencher à présent sur une importante communauté juive qui, au moins à une certaine époque, a prospéré sous la domination musulmane.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
Il faut être idiot pour dire de Mahomet et de Jésus que ce sont des frères ennemis
Jamais Jésus n'aurait serré la main de Mahomet
Quand on lit ça sur les juifs
Le prophète leur dit:
-O vous singes et cochons, comment avez-vous observé la volonté de Dieu?
Les juifs répliquèrent:
-Ô Muhammad, tu ne nous as jamais ainsi insultés, pourquoi le fais-tu maintenant?
-C’est Allah qui le fait, répondit le prophète
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________
maried a écrit :Il faut être idiot pour dire de Mahomet et de Jésus que ce sont des frères ennemis
Jamais Jésus n'aurait serré la main de Mahomet
Quand on lit ça sur les juifs
Le prophète leur dit:
-O vous singes et cochons, comment avez-vous observé la volonté de Dieu?
Les juifs répliquèrent:
-Ô Muhammad, tu ne nous as jamais ainsi insultés, pourquoi le fais-tu maintenant?
-C’est Allah qui le fait, répondit le prophète
Sans me faire l'avocate du diable (enfin si je puis me permettre ), je trouve qu'il a bon dos Allah...
Yacoub a écrit :Étonnant que cette vidéo reste toujours en place.
Machallah !
Il y a quand même une bonne dose d'hypocrisies de la part de ces muslim. Il ne faut pas dire qui était réellement Muhammad. On va acheté la paix sociale et construire des mosquées comme si de rien n'était.
Je pense que c'est plutôt les chrétiens qui sont méfiants, ils ont inversé les rôles dans la vidéo.
أنا أكره الإسلام. أشهد أن لا إله إلا الله. وأشهد أن محمدا رسول الشيطان.
je suis une Nafissatou Diallo, aussi pieuse et débauchée, une vraie khaba et j'aime le sexe, la drogue, c'est dans ma culture mach'allah !
------------
NE VOUS FAITES PAS AVOIR PAR la DA'WA.
NE VOUS CONVERTISSEZ PAS A ISLAM PAR AMOUR DE L'AUTRE ! islam est vide d'amour mais est plein de haines et d'intolérances.