L'Islam et la musique

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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AliadArrakis
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Re: L'Islam et la musique

Message non lu par AliadArrakis »

Eh bien heureusement que ce ne sont pas tous les pays musulmans. Mais déjà certaines familles de musulmans orthodoxes d'ici considèrent la musique comme haram.

Je les plains :lol:
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yacoub
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Re: L'Islam et la musique

Message non lu par yacoub »

Ces fous veulent tout interdire sauf leurs conneries.
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yacoub
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Re: L'Islam et la musique

Message non lu par yacoub »

Quand le prêcheur new-yorkais Khalid Yasin s’exprime au sujet des musiques autorisées en Islam, c’est en réalité un véritable procès qu’il intente à la musique. Car en fait d’autorisation, il est davantage question de prohibition. Pour ce prêcheur, qui dit ne pas parler en son nom mais s’inspirer des figures de l’Islam faisant autorité en la matière, les musiques sont pour la plupart illicites. Même la ‘‘halal music” est une hérésie à ses yeux.


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Georges
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Re: L'Islam et la musique

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"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Re: L'Islam et la musique

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L'islam et la musique
par Ali Khedher


En 1926, l'écrivain égyptien non-voyant Taha Hussein fait exploser une véritable bombe en rejetant l'idée selon laquelle la période préislamique fut qualifiée d' "époque de l'ignorance".
En fait, les textes islamiques critiquent violemment cette période et les récits des chroniqueurs ne nous ont apporté que de petites histoires et quelques poèmes, pourtant l'écriture arabe existait bel et bien et depuis plus de mille ans avant l'islam. Les recherches archéologiques ont fourni des éléments montrant, depuis plus de trois mille ans, la place des Arabes au proche-Orient. Des textes cunéiformes assyro-babyloniens, qui remontent à plus de 800 ans av. J.-C., parlent des royaumes et des reines des Aribi (Arabes). Les villes, habitées entièrement ou majoritairement par les Arabes, comme Pétra, Philippopolis, Palmyre, Hatra, Doura Europos, Bostra, Hauran, Maïn, Saba, Teima, Al-Hira et des dizaines d'autres ont laissé des souvenirs éclatants ; ce qui ne laisse aucun doute sur l'existence d'une civilisation arabe. Comment ce monde, construit sur (et entre) les civilisations antiques de la Mésopotamie et de l'Egypte, aurait-il versé dans cette "ignorance" ? Comment cette société arabe où se développent les premières écritures, la poésie, les observations scientifiques de l'univers, les questions métaphysiques, une réflexion sur la vie (dont les traces écrites existent depuis trois mille ans av. J.-C.), ce monde partagé entre zoroastriens, hébreux, chrétiens, philosophes, polythéistes dont les cultes s'exprimaient déjà par l'art (sculpture, peinture, musique, chant, danse), comment ce monde, subitement, serait-il devenu "ignorant" ?
Cette civilisation, les écrits des historiens et géographes, comme Eratosthène (IIIe s.), Ptolémée (IIe s. apr. J.-C.), Pline l'Ancien (Ier s. apr. J.-C.), Strabon (Ier s. av. J.-C.) et d'autres, la confirment, et même les textes bibliques (pourtant partiaux quant à ce qui sort du nationalisme hébreux) ne nient pas cette vérité. D'autres historiens contemporains considèrent même que cette civilisation existait avant les anciennes civilisations gréco-romaine, byzantine et perse. Dans l'introduction à son "Histoire naturelle", Pline l'Ancien découvre trois régions : l'Arabie Pétrée (du nord-ouest du Sinaï à la Transjordanie), l'Arabie Déserte (y compris le désert de Syrie), l'Arabie Heureuse (au nord de la péninsule). Dans ces régions, on peut diviser les Arabes en nomades du désert et en citadins. Les nomades n'avaient pas de lieu fixe et vivaient principalement de l'élevage ; la razzia (ou pillage éclair) faisait aussi partie de leurs activités. Par contre, les citadins comme les Sabéens, les Nabatéens, les Palmyréniens, les Ghassanides, les Hirittes et autres royaumes, contrôlaient de vastes territoires et vivaient, en paix ou en guerre, soit indépendants, soit agissant comme protecteurs pour le compte des grands empire de l'époque (Perse, Romain, Byzantin, etc.). Ces citadins travaillaient principalement dans le commerce, de l'Inde à la Méditerranée. Leurs caravanes convoyaient l'encens, la gomme la myrrhe, la soie, la résine, les pierres fines, toutes marchandises précieuses venant du Yémen ou du Hedjaz, et la chose écrite. Elles étaient souvent accompagnées et protégées par les tribus arabes du Nord.

La présence culturelle des empires mentionnés ci-dessus a enrichi considérablement les traditions culturelles propres aux Arabes. Grâce à ces contacts et échanges, mais aussi à l'ouverture sur les mondes, à un esprit particulièrement inventif, les Arabes ont poussé très loin l'évolution de leur culture. En ces temps, la poésie, la musique, la danse devinrent le symbole d'une prospérité qui permit à l'esprit de s'affirmer.
A la fin du VIe s. et au début du VIIe s., juste avant l'apparition de l'islam, la plupart des Arabes étaient donc juifs, chrétiens et païens, leurs villes vivaient dans une certaine opulence ; la Mecque était un grand centre commercial, religieux et culturel. C'est la tribu des Quraysh (prépondérante parmi les Arabes de la région) qui était maîtresse de la Mecque depuis le Ve s. Au niveau politique, elle était parfaitement et démocratiquement structurée. Abd Al-Mutalib, grand-père du Prophète, était l'un des principaux responsables de la ville. Ceux-ci organisaient deux foires annuelles qui leur permettaient de contrôler les échanges et de gérer l'enceinte sacrée entourant la Ka'ba, au centre de la cité, pour tirer profit des pèlerinages polythéistes accompagnant les foires. La Ka'ba était (avant la récupération musulmane) un temple orné de plus de 300 sculptures (idoles), elle servait de lieu de culte aux païens. Les visiteurs des foires n'étaient pas uniquement arabes ; ils étaient aussi perses, romains, byzantins et autres.
Les Mecquois contrôlaient la route caravanière (la route des aromates) et organisaient chaque année deux grands voyages commerciaux vers le Sud et vers le Nord. Plus de 1 500 chameaux (ce qui était grand pour l'époque) s'ébranlaient à chaque voyage ? A cette prospérité économique s'ajoutait une vie culturelle intense. Au temps des foires, de grandes animations musicales et de danse s'organisaient, les rencontres et les concours poétiques faisaient partie du calendrier. Les grands poèmes du Souk A'kath (les Mu'allaquates) étaient chantés et suspendus sur les murs du temple.
Les chanteuses et chanteurs arabes, perses, byzantins, avec leurs instruments, et en particulier le oud (luth), se produisaient dans toute la ville, sur les places des marchés, chez les nobles (leurs mécènes), et dans les cabarets.
L'orientaliste Georges Farmer ("The History of Arabian Music", p. 10-12) écrit qu'en plus de leur système musical, les Arabes utilisaient le système de Pythagore ; que nombreux étaient les rois, princes et nobles qui pratiquaient la musique et le chant ; que la musique jouait un rôle déterminant chez ceux qui prophétisaient et qu'à cette période, le harem clos n'existant pas, la liberté de la femme était égale à celle de l'homme. Parmi les dizaines de noms connus, on peut mentionner le nom d'Al-Khanssa qui chantait ses poèmes avec accompagnement musical, ainsi que la mère de Hatem Al-Taay. Le grand poète Al-A'sha, dont l'un des poèmes est devenu mu'alaqua, était connu sous le nom de "Sanajet al-arabe" (Harpiste des Arabes), et parcourait chaque partie de la péninsule pour chanter et jouer de son instrument. Des dizaines d'autres faisaient comme lui ; cette tradition sera reprise par des poètes chanteurs espagnols et français qu'on appellera plus tard les troubadours.
En réalité, les Arabes de cette époque (sauf les monothéistes) avaient compris qu'il n'y avait pas de vie (sous forme de survivance individuelle) après la mort, donc ils se sont intéressés à vivre leur présent, à aimer, à danser, à écouter de la musique et à chanter, sans oublier le vin (qu'ils produisaient et faisaient aussi venir de très loin). Grâce à la prospérité économique et à un mode de vie hautement culturel, la poésie et le chant existaient dans chaque maison. C'est dans cette ambiance que le Prophète Mohamed est né en 570.

Que s'est-il donc passé ?
Abd Allah, le père de Mohamed, meurt avant sa naissance. Sa mère décède quand il a six ans. Mohamed voit survenir, en 578, la mort de son grand-père, son protecteur, le puissant Abd Al-Muttalib ; il a huit ans. C'est Abu Talib, son oncle et chef de clan des Hashimites, qui l'adopte. Mais Abu Talib, pour des raisons financières, n'est plus capable de continuer à assumer ses responsabilités dans la ville. Le pouvoir économique des proches de Mohamed se trouve diminué énormément. Son grand-père étant bigame, c'est vers la tribu de l'autre épouse, ses demi oncles, que ce pouvoir se déplace : Al-Abbas, les Bani Umayya, la branche la plus riche et la plus puissante des Quraysh, mais aussi la plus cultivée dont le grand chef était Abu Sufyan (né vers 565). Mohamed vit alors la pauvreté et la perte du pouvoir. Tout laisse à supposer, contrairement à la légende populaire, qu'il est déjà lettré et assez brillant. Il commence à voyager et à travailler, dès l'adolescence, dans le commerce. A l'âge de 25 ans, il se marie avec une dame veuve et très riche (Khadija) pour qui il travaillait et il continue à faire prospérer ses affaires. En 610, Mohamed ressent que Dieu se manifeste par l'intermédiaire de l'ange Gabriel : c'est la Révélation. Après trois ou quatre ans de silence, il annonce publiquement l'islam. Dans les grandes foires de la Mecque, c'est en prose rimée, comme tous les prophètes de l'époque, qu'il déclame le message divin. Les visiteurs ne s'y intéressent pas, ils préfèrent écouter la poésie et les récits des poètes chanteurs que les paroles de Dieu. Parmi ces ménestrels, Al-Nadhr Ibn al-Hareth connaît un succès certain et attire tout le public. Ce dernier (selon le chroniqueur Al-Mas'udi) a appris à chanter et à jouer du oud à Al-Hira en Irak (Etat arabe sous protectorat perse). Il raconte dans ses chants les épopées des anciens empires et les grandes histoires d'amour. Donc le message du Prophète ne passe pas ; c'est la solidarité collective des Mecquois et leur culture arabe qui empêchent les progrès de l'islam.
En 619, Mohamed perd d'abord Khadija, sa femme et soutien financier, et ensuite Abu Talib, son oncle et soutien politique. C'est une nouvelle situation dans laquelle le Prophète se trouve très affaibli. Il comprend alors que sa réussite dépend des rapports de force, autrement dit qu'il lui faut trouver des alliés. Ses contacts avec les tribus de Al-Taïf (ville au sud de la Mecque) ont échoué. Mais le Prophète trouve des alliés à Yethreb, ville habitée par les Arabes juifs des Bani Quryza, des Bani al-Nadhir et des bani Qaynuqa et les Arabes idolâtres des tribus des Khazradj et des Aws. Les monothéistes contrôlent la vie économique et administrative (politique) de la ville et menacent l'existence des polythéistes Mais les deux tribus des Khazradj et des Aws ne s'entendent pas. Il leur faut un personnage capable de les unifier pour affronter les Juifs. Mohamed accepte ce rôle. En 622, il émigre avec ses compagnons (à peine une centaine) vers Yethreb. Il réussit à unifier les deux tribus en les faisant entrer dans l'islam. Au début, il vit en paix avec les juifs ; plus tard, il les combat et les chasse de la ville qui devient alors Médine. D'autres contacts ont lieu : il s'agit des bédouins qui adoptent l'islam, renoncent au nomadisme et se sédentarisent à Médine. Celle-ci devient la capitale des musulmans, une place importante de regroupement humain et un centre militaire. C'est en cette période qu'est instituée la guerre pour la gloire de Dieu (djihad). Le Prophète, dont la puissance militaire n'a pas d'égale en Arabie, organise des expéditions contre les caravanes mecquoises, puis de petites guerres contre les Quraysh, les juifs et d'autres.

Cependant, tous les moyens étaient utilisés pour détruire la culture arabe. Les sourates du Coran et du hadith interdisent la sculpture, la peinture, la musique et attaquent violemment les poètes. Dans la sourate 26, connue sous le nom Les Poètes, versets 224-226, comme dans la sourate 31 appelée Luqman, versets 6 et 7, le texte sacré critique violemment les poètes chanteurs arabes et leur promet un châtiment douloureux. Cette interdiction de la musique est exprimée aussi par la bouche du Prophète à travers ses hadiths dont certains parlent de châtiment pour ceux qui sifflent et battent les mains pour faire de la musique. D'ailleurs, chez les musulmans, le sifflement est considéré comme l'œuvre du diable. Al-Ghazali, dans son livre intitulé Ihya ulum al-din, mentionne certains de ces hadiths (voir vol.2, p. 246)
Iblis fut le premier à moduler la lamentation et le premier qui a chanté ;
Chaque personne qui élève la voix pour chanter, Allah lui envoie deux diables sur ses épaules pour le frapper de leurs talons jusqu'à ce qu'il se taise.
Dans le livre Sahih Al-tirmithi (vol. 1, p. 241), on trouve que le Prophète a maudit le chant et les chanteurs.
En plus, le Prophète n'a pas hésité à légitimer l'acte de verser le sang des poètes chanteurs. Parmi ceux-là, Al-Nadhr Ibn Al-Hareth : il fut capturé et assassiné par les soldats de Mohamed en mars 624. Quelques années plus tard, il ordonne la mort de trois chanteuses : Sarah, Qarina et Arnab (voir la chronique d'Al-Tabari, vol. 3, p. 116-118).
En 630, il dirige une armée de 10 000 soldats et entre, presque sans combat, à la Mecque (c'était une ville de commerce respectée par tous ceux qui l'utilisaient, elle n'avait pas de vrais soldats). Il détruit toutes les sculptures autour et à l'intérieur du sanctuaire parce qu'elles représentent les divinités des païens. Pour s'assurer que cette ville n'aura plus d'influence culturelle, il interdit le chant et la musique ainsi que la poésie, sauf celle qui le flatte ou flatte l'islam. En même temps, il chasse les poètes de la ville et permet de verser le sang de certains poètes comme Ka'ab et Bujair (fils du grand poète Zuhair ibn Abi Salma, auteur d'une mu'laqua). Au bout de quelques semaines, Bujair, épuisé, se rend et se convertit ; son frère résiste beaucoup plus longtemps mais, harcelé, ne pouvant faire confiance à personne, il se rend lui aussi et achète sa liberté par ses odes à Mohamed. Il devient impossible aux artistes et aux intellectuels de dire ce qu'ils pensent. La Mecque devient une petite bourgade sans aucune importance politique ni commerciale ni culturelle.
Mohamed meurt en 632, la lutte pour le pouvoir commence, trois de ses quatre successeurs (connus sous le nom Al-Khalafa al-Rashidun ou les orthodoxes) sont assassinés. Ces quatre successeurs continuent cette même politique, d'un islam dur et strict. Le premier calife, Abu Bakr, considérait comme parfaitement naturel que la musique soit définie comme un "plaisir non autorisé". Plus grave : Al Tabari rapporte que ce même Abu Bakr a donné son approbation à Muhajir (gouverneur du Yémen) pour couper les mains et arracher les dents des deux chanteuses Thabja al-Hadramiyya et Hind bint Yamin pour qu'elles cessent de jouer ou de chanter.
Cette position à l'égard de la musique a été confirmée par les quatre grandes écoles qui dominent la vie musulmane. Il s'agit des écoles Malékite, Hanafitte, Shafi'itte et Hanbalitte. Encore aujourd'hui, un "chef" religieux intégriste algérien, Ali Belhaj, déclare : "Je n'écoute pas de musique parce que la Charia l'interdit".
Que s'est-il donc passé ? C'est phrase par phrase, mot par mot au long de dizaines de grands ouvrages qu'il faut reconstituer le drame. C'est en refusant d'accepter comme une évidence, comme une chose correcte, comme la seule chose à faire, un assassinat (que les enfants intègrent comme juste, en apprenant l'épisode par cœur, en récitant le texte sacré) que la vérité se dessine au prix d'un dépassement du tabou. Comme dans toutes les histoires humaines, on retrouve le vieil antagonisme "culture forte ou pouvoir fort". Il est intéressant de se poser cette question inutile : où en serait le monde aujourd'hui, quelle musique pratiquerions-nous si, au VIIe s., un ordre militaire qui rêvait de conquêtes n'avait pas dévasté une culture millénaire ? Il est tout aussi intéressant mais très utile de se demander pourquoi le processus de destruction devrait continuer ? Au nom de quoi, au nom de qui
?
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Re: L'Islam et la musique

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Très fort ce texte. Avec le chien on est servi


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Il y a des topics musique à fusionner
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
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Taha Hussein est un personnage passionnant

Merci à Georges pour ce texte sur la culture pré islamique !
Comment croire que les bâtisseurs de Petra étaient d incultes bédouins
Bahreïn. Était peuple depuis des millénaires .
Comment croire à des arabes incultes .
C est grandement nuisible aux musulmans actuels , qui heureusement chantent et font de la poésie .
Ce ne sont pas tous qui écoutent le " prophète "!
Pour les autres ,"fondamentalistes " de tout poil , quelle tristesse .
Pour les arts décoratifs , l interdiction de représenter le monde vivant me fait penser aux querelles des iconoclastes à Byzance . Celles ci furent extrêmement violentes .
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984

DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
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Re: L'Islam et la musique

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L'islam et ses sbires dans l'art de la manipulation avec la connivence d'incultes occidentaux et comment faire croire que la religion islamique est favorable à la création artistique en s’attribuant le mérite de la création de peuples qui ne doivent en aucun cas leur créativité a cette religion stupide.L'islam religion à toujours été contre les arts .Mahomerde ne faisait - il trucider les poètes les musiciens et qui à incendier la grande bibliothèque d’Alexandrie lors des invasions islamiques car leur contenu n’était pas conforme au coran .


« Arts de l’Islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation.


Depuis septembre 2012, le musée du Louvre a étendu sa section intitulée « Les arts de l’Islam », qui date, à l’origine, du XIXe siècle. Cette dernière extension a été financée, au moins en partie, par la fondation Alwaleed Bin Talal, du nom du prince et homme d’affaires saoudien du même nom. L’extension offre un trésor d’objets d’art, d’outils divers, y compris à usage scientifique, mais aussi des présentations, notamment sonores, d’œuvres littéraires.

L’origine de ces objets est très variée, du Maghreb ou de l’Espagne jusqu’à l’Inde en passant par la Turquie et l’Iran. Pour quiconque s’intéresse à l’art et la culture de cette immense aire géographique, l’ensemble de ces objets constitue un trésor de connaissance. Le musée fait le choix de présenter cette diversité de provenances sous le signe de l’islam. Effectivement, l’islam représente un point commun à tous ces pays, pendant au moins une certaine partie de leurs histoires respectives. Mais pourquoi ce choix ? Pourquoi ne pas proposer ces objets en fonction des aires géographiques et des pays d’origine auxquels ils appartiennent ? Pourquoi représenter une civilisation, quelle qu’elle soit, sous le nom de la religion prédominante ? Pourquoi représenter une diversité de civilisations si anciennes, comme celle de l’Inde, même pour une partie de leur histoire, sous la coupe d’une religion ?

Voilà quelques questions qui se posent lorsqu’on s’intéresse aux pays à forte population de confession musulmane, souvent avec un regard marqué par la confusion. Ce sont des questions sur notre connaissance de ces parties du monde, des questions bien actuelles. La représentation que fait le Louvre de l’histoire met en évidence la vision que nous pourrions avoir de l’islam, celle que des musulmans pourraient avoir de leur propre religion et, enfin, les manipulations qui en sont faites par certains musulmans, en résumant toute l’identité des peuples concernés à l’islam — le leur, bien sûr.

L’influence de l’islam sur l’art dans les pays à majorité musulmane, par exemple en matière d’architecture, est incontestable, au même titre que celle du christianisme en Europe sur la peinture. Mais parle-t-on pour autant des « arts du christianisme » ? Pourquoi parler dans les publications du Louvre de « l’objet islamique », en traitant des objets exposés ? Est-ce qu’un astrolabe peut être considéré comme un « objet islamique », comme c’est le cas au Louvre ? Que dirait-on si, en 2013, au Caire ou à Istanbul, on présentait les œuvres de Léonard de Vinci, de Victor Hugo, d’Isaac Newton ou de William Shakespeare comme les « arts du christianisme » ou du « judéo-christianisme », ou une porcelaine de Sèvres comme un « objet chrétien » ?

Par ailleurs, la conception de l’exposition est sans fondements sur le plan de l’histoire politique des régions concernées. En résumé, sauf pour le cas particulier de l’Espagne, à partir de l’époque où l’islam est arrivé dans ces pays, tous les objets qui en sont originaires sont qualifiés d’« arts de l’Islam », et ce, jusqu’à des époques assez récentes. C’est le cas d’un nombre très important d’objets, par exemple ceux datant du XVIIe siècle en Iran, alors qu’à cette époque, sous les Safavides, rien ne liait politiquement l’Iran à d’autres pays musulmans — ce qui aurait pu être vrai au IXe siècle, lorsque le califat des Abbassides régnait sur l’Iran et d’autres pays convertis à l’islam. Autrement dit, avec cette vision du monde, on se situe dans une appropriation totale de l’histoire de tous les pays en question, avec tout leur patrimoine culturel, sans limites dans le temps, à partir de l’arrivée de l’islam sur leur terre. Ainsi, le Louvre pourrait présenter, dans quelques années, les œuvres du cinéaste égyptien Youssef Chahine ou de l’Iranien Abbas Kiarostami comme relevant des « arts de l’Islam ».

Les exemples suivants permettraient d’illustrer davantage les confusions, et parfois les manipulations. Avant l’arrivée de l’islam en Perse, peu après sa naissance au VIIe siècle, il y avait sur l’immense territoire perse des arts, des langues et des religions, par exemple le zoroastrisme, dont l’influence est tout simplement effacée à partir du moment où l’on vient apposer sur tout ce que l’on voit un qualificatif aussi caricatural que celui d’« arts de l’Islam ».

Là où l’on est au-delà du bon sens même, c’est lorsqu’on voit au Louvre des objets façonnés en Iran au VIIe siècle qualifiés déjà d’objets islamiques. De même, l’architecture en Iran avant l’islam était raffinée, comme en Espagne ou en Inde, et ces différentes architectures, à différentes époques, ont été influencées par les religions ; mais les mosquées en Iran, en Inde ou en Espagne n’ont pas été construites à l’identique, car, à chaque fois, l’islam a rencontré une culture et un patrimoine différents.

Enfin, on ne peut qu’être particulièrement frappé par la présentation du Shâh Nâmeh de Ferdowsi, l’œuvre épique du poète iranien, de la région Khorassân, qui, au Xe siècle, a recréé des histoires mythologiques ayant leur source dans l’époque anté-islamique de l’Iran. Le contexte de la création du Shâh Nâmeh, sous les Ghaznavides, est celui de la confrontation de la langue persane avec la langue arabe qui s’impose depuis l’arrivée de l’islam sur le territoire perse. Comme le prédisait avec assurance Ferdowsi lui-même, sa « parole » (soxan) a contribué à la continuité d’une langue. C’est ainsi d’ailleurs que les persanophones la considèrent plus de mille ans après. Qualifier l’œuvre de Ferdowsi d’« art de l’Islam » est tout simplement dénué de sens.

Est-ce que, depuis le XIXe siècle, le regard que le musée porte et permet de porter sur les civilisations influencées par l’islam a évolué ? D’où vient cette conception de l’islam qui consiste à superposer la religion et l’Etat, la religion et la culture, et à présenter la religion comme l’identifiant premier ? Qu’apporte-t-on aux personnes désireuses de mieux connaître les pays concernés, ou de connaître tout fait de civilisation relevant de ces immenses territoires, si ce n’est de la confusion, celle entre une religion et des cultures diverses ?

Cela est assez révélateur de deux choses. La première est le rapport complexe de l’Occident avec l’islam, et en particulier celui qu’entretient la France avec cette religion ; la seconde, d’une tout autre dimension, est le rapport intrinsèque qu’entretiennent des musulmans de différents pays avec leur religion. La France cherche-t-elle à rattraper quelque chose par rapport à sa propre histoire, notamment concernant ses liens avec les pays du Maghreb et les pays arabes de manière générale, ou encore ses rapports avec ses propres musulmans, en montrant une espèce de reconnaissance à l’égard de l’islam ? Le Louvre, symbole de la France, cherche-t-il à faire plaisir aux musulmans en présentant de la sorte un mélange de choses précieuses dont la genèse ne saurait pourtant être reliée à une religion ?

La tendance qui consiste à faire confondre une identité culturelle avec une identité religieuse, alors que la première est bien plus complexe que la seconde, est une tendance dangereuse qui rappelle les mouvements fanatiques récents. La République islamique d’Iran, par exemple, parle d’« Iran islamique », reniant implicitement l’histoire du pays, celle d’avant l’islam, et balayant d’un revers de la main la diversité de sa population et ses minorités.

Au cours des dernières décennies, des pays comme l’Arabie saoudite, en reniant toutes les identités culturelles au nom de la soi-disant religion commune, ont été à l’origine, d’une manière ou d’une autre, de tentatives d’exportation de leur vision du monde par des mouvements fanatiques.

Le musulman d’Iran, celui du Liban, du Maroc ou de l’Indonésie n’ont pas les mêmes patrimoines et identités culturelles, et guère les mêmes perceptions de l’islam. Malgré les traits communs, il y a des choses plus anciennes, dans la nature humaine comme dans l’histoire de toute civilisation, qui sont bien antérieures aux religions. Cela relève tout simplement de la géographie, des modes de vie, de l’histoire, de ce que l’on appellera la culture, dont la diversité est souvent à l’image de celle des langues humaines. Vouloir réduire toute cette complexité anthropologique pour faire accepter que la religion puisse être à l’origine de l’art ne peut relever que d’une vision trop étroite de l’être humain, ou d’une grande supercherie.

La vision proposée par le Louvre correspond à une relecture de l’histoire dans la négation de celle des pays et des peuples concernés. Il est sûrement vrai qu’un certain nombre de musulmans voient toute leur culture à travers leur religion ; il en a été de même, à travers l’histoire, pour bon nombre de chrétiens ou de Juifs. En France, on ne mélange pas la religion avec autre chose, en particulier avec la politique. Cela s’appelle la laïcité. Mais on a tendance parfois à concevoir ce mélange pour d’autres pays ! La France ne pourrait-elle pas voir les choses autrement en ce qui concerne les pays à majorité musulmane ?

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L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: L'Islam et la musique

Message non lu par yacoub »

J'aimais ton rire, charmante K...

https://www.youtube.com/watch?v=hVkWgksDZDI
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