Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
L'Iran place en orbite son premier satellite, les Occidentaux inquiets
L'Iran a annoncé mardi avoir placé en orbite son premier satellite à l'aide de sa fusée Safir-2, suscitant l'inquiétude de la communauté internationale sur les capacités balistiques de la République islamique.
Ce satellite, baptisé Omid ("Espoir"), est de fabrication 100% iranienne, a indiqué l'agence officielle de presse Irna, précisant que le lancement avait eu lieu lundi soir.
"C'est le premier satellite à être lancé dans l'histoire de notre nation et il était porté par la fusée Safir-2", a précisé l'agence iranienne Fars.
Les puissances occidentales n'ont pas caché leur inquiétude après avoir dans le passé critiqué le programme spatial de l'Iran, craignant qu'il ne serve avant tout à développer ses capacités de frappe balistique.
Les Etats-Unis utiliseront "tous (les) éléments de (leur) puissance nationale" pour faire face aux différents défis posés par l'Iran, a réagi le porte-parole de la Maison Blanche.
Le lancement du satellite montre les "prouesses techniques" de l'Iran "mais aussi les menaces" qu'il peut faire peser, a déclaré le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier. "Il s'agit d'un signe peu rassurant".
Pour le sous-secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Bill Rammell, "ce test souligne et illustre nos très grandes préoccupations sur les intentions de l'Iran". Et la France s'est dite "inquiète" car la technologie employée est "très similaire" à celle des missiles balistiques.
Ces quatre pays ainsi que la Chine et la Russie doivent se retrouver mercredi en Allemagne afin de continuer leurs discussions sur le programme nucléaire iranien controversé, la première réunion du genre depuis l'investiture du président américain Barack Obama.
Si le lancement du satellite était avéré, il confirmerait que l'Iran dispose de fusées capables de frapper Israël et le sud-est de l'Europe, a estimé un responsable militaire à l'Otan.
Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a cependant assuré que "les activités satellitaires de l'Iran (étaient) uniquement destinées à la paix. Nos capacités militaires ont des visées défensives".
Un expert aérospatial iranien, Asghar Ebrahimi, a expliqué qu'Omid suivait une trajectoire elliptique à une altitude minimale de 250 km et maximale de 400 km.
Le lancement a été un "succès à 100%", a affirmé le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najjar, cité par l'agence Isna. Le satellite "est actuellement en orbite" et transmet des informations au sol.
Les experts et pays occidentaux ont souvent accueilli les précédentes annonces iraniennes dans ce domaine avec un certain scepticisme.
L'Iran a annoncé en août avoir procédé au lancement avec succès de sa fusée Safir ("ambassadeur"), capable selon lui de placer un satellite léger en orbite basse à une distance minimale de 250 km de la Terre et maximale de 500 km. Il a ensuite annoncé fin novembre le lancement de sa deuxième fusée spatiale, Kavoshgar-2.
Selon M. Ebrahimi, la fusée Safir-2 va "jusqu'à 50 ou 60 km dans l'espace, puis le deuxième étage démarre et emporte le satellite à l'altitude désirée".
Les fusées Kavoshgar et Safir semblent dérivées du missile balistique Shahab-3, le plus performant de son arsenal, avec une portée déclarée de près de 2.000 km.
Cet engin peut théoriquement frapper Israël et le Sud-Est de l'Europe.
Si la mise en orbite d'Omid est confirmée, l'Iran serait le deuxième pays de la région, après Israël, à disposer d'une capacité de lancement de satellites. fr.news.yahoo.com
Avec le régime théocratique ou non, les Iraniens sont quand même fiers de leur pays. Même s'il n'y avait pas d'Ayatollah, il vont quand même lancer des satellites un peu partout.
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
Dans l’incrédulité générale des milieux bien informés, l'Iran avait annoncé, en août 2008, le lancement réussi de sa première fusée spatiale, Kavoshgar-1, qui aurait atteint une altitude de 200 km. Il a récidivé en novembre dernier (lire sur Primo)
Dans de nombreux pays occidentaux dont la France, les experts affirmaient que l'engin, qui semblait dérivé du missile balistique Shahab-3, "ne disposait pas de capacités extra-atmosphériques".
Les seuls à prendre cette annonce au sérieux ont été les Israéliens. Au contact, de par l’Histoire, avec les Arabes avant et après la création d’Israël, les Juifs ont été les seuls à sentir le danger. Avec quelques « exaltés », dont Primo fait toujours partie.
Nos sociétés occidentales ont oublié ce que peut être une société dirigée par un dogme religieux. La sécularisation de l’Eglise, dont il ne faut absolument pas se plaindre, a rejeté aux oubliettes de la conscience collective, l’immense prégnance du religieux sur la vie politique et sociétale.
Les Occidentaux ont même conditionné le pacte civil, la façon de vivre dans la cité, à l’abandon, voire au rejet de toute considération théologique. C'est une bonne chose mais ils se sont en même temps coupé de toute analyse sérieuse des phénomènes religieux.
Les hauts fonctionnaires des Affaires Etrangères, les journalistes ne comprennent même pas le phénomène et persistent à considérer l’Iran et les islamistes comme de simples terroristes animés seulement par la haine, ce qu’ils sont également, à n’en pas douter.
Voilà que ces derniers jours, la réalité vient de nous rattraper, et de belle manière.
L'Iran a annoncé mardi avoir placé en orbite son premier satellite à l'aide de sa fusée Safir-2, qui a confirmé les progrès rapides des capacités balistiques de la République islamique.
Et les réactions internationales démontrent que l’Iran est enfin pris au sérieux lorsqu’il menace.
Il ne s’agit plus d’un « petit » missile, style Shahab. Celui-ci peut être plus ou moins facilement intercepté par des défenses faisant appel à une grande technologie. Son lancement est facilement repérable, sa trajectoire prévisible à l’aide de milliards de calculs informatiques.
Il n’est est pas de même avec un missile balistique. Celui-ci sort de l’atmosphère, navigue un temps dans l’espace puis rentre à nouveau dans notre atmosphère à une vitesse qui rend son interception pratiquement impossible.
Et tout le monde commence à avoir une trouille bleue, avec raison.
Ce nouvel engin place non seulement Israël mais aussi quelques capitales européennes à portée de tir. Les Etats-Unis utiliseront "tous les éléments de leur puissance nationale" a réagi le porte-parole de la Maison Blanche.
Pour le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, "Il s'agit d'un signe peu rassurant". Pour le sous-secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Bill Rammell, "ce test souligne et illustre nos très grandes préoccupations sur les intentions de l'Iran". Et la France s'est dite "inquiète" car la technologie employée est "très similaire" à celle des missiles balistiques". Ca commence à chauffer ! Il était temps.
La télévision a montré le président Mahmoud Ahmadinejad donnant l'ordre de lancement de la fusée, qui portait un "message d'amitié et de paix du président", selon l'agence Fars.
"Cher peuple iranien, vos enfants ont envoyé leur premier satellite indigène qui a été placé en orbite de la Terre, au nom de Dieu et du douzième imam" du chiisme…La présence officielle de la République islamique d'Iran dans l'espace a été enregistrée dans l'histoire pour renforcer la foi en Dieu, la justice et la paix".
Le douzième imam
Il faut comprendre ce que représente le douzième imam de la tradition shiite, l'imam caché. Selon le chi’isme, nous sommes actuellement dans la période de l'« occultation majeure ».
Le sens profond de l'occultation est que « ce sont les hommes qui ont eux-mêmes voilé l'imam, ils se sont rendus incapables ou indignes de le voir ».
Attendre l'imam, c'est attendre la "parousie" (1), état de béatitude pour la terre entière enfin réconciliée sous son règne (islamique, cela va de soi). C'est pour cette raison que lorsque le fidèle shiite nomme l'imam caché, il n'oublie jamais d'ajouter : « Que Dieu hâte pour nous la joie de sa venue ! »
Ce douzième, « le Résurrecteur », al Qâ'im, appelé encore al Mahdî, littéralement « le Guidé » est celui par la main duquel Dieu fera conquérir l'Orient et l'Occident de la terre.
Ce que ne parviennent pas à comprendre nos stratèges et diplomates occidentaux est l’influence incalculable de cette croyance sur toute la politique sociale, économique et culturelle du régime islamique.
Les principaux collaborateurs et fidèles d’Ahmadinejad sont en discussion perpétuelle pour préparer et précipiter l’imminence de la manifestation du 12ème Imam, le Mahdi.
Puisqu’ils croient que l’Imam apparaîtra dans un monde rempli d’oppression et de tyrannie, ils partagent l’idée qu’ils devraient aider à répandre le mal, la tyrannie et l’oppression de façon à faciliter son retour. De là vient le soutien affiché aux groupes terroristes mondiaux susceptibles de semer le trouble dans les sociétés "impies".
Croire que les négociations, les sanctions internationales, les pressions de toutes sortes pourront faire bouger d'un iota une telle croyance est imbécile, criminel et dangereux pour l'avenir du monde.
Des indicateurs pourtant clairs
Lorsqu’il était maire de Téhéran, en 2004, Ahmadinejad a incité le Conseil municipal à construire une grande avenue en guise de préparation à la venue du mahdi.
Une année plus tard, en tant que président, il alloua 17 millions de dollars à l'érection d'une mosquée en carrelage bleu, intimement associée au mahdi, à Jamkaran, au sud de la capitale.
Il initia également la construction d'une ligne ferroviaire directe entre Téhéran et Jamkaran. Pour accomplir les prophéties des textes shiites, il a plongé une liste des membres de son cabinet dans un puits adjacent à la mosquée de Jamkaran.
À l'occasion de son discours aux Nations unies de septembre dernier, Ahmadinejad déconcerta les dirigeants mondiaux composant son auditoire en concluant son exposé par une prière pour la venue du mahdi: «Ô Seigneur tout-puissant, je te prie de hâter la venue du dernier dépositaire de tes secrets, le Promis, cet être humain parfait et pur qui remplira ce monde de justice et de paix.»
N’importe quel chef d’Etat serait immédiatement considéré comme un fou dangereux à la suite de ce discours. Il serait ostracisé. Hitler et son mysticisme devrait pourtant nous rendre méfiant vis-à-vis de ce type de délire mystique.
À son retour en Iran depuis New York, Ahmadinejad évoqua en ces termes l'effet de son discours:
« Un membre de notre groupe me dit que lorsque je commençai à dire «Au nom de Dieu, le tout-puissant, le miséricordieux», il distingua une lueur autour de moi et j'étais dés lors placé à l'intérieur de cette aura. Je l'ai senti moi aussi. J'ai senti l'atmosphère changer tout à coup et, durant ces 27 à 28 minutes, les leaders mondiaux ne clignèrent plus des yeux. (…) Et ils étaient captivés. C'était comme si une main s'étaient emparés d'eux et maintenait leurs yeux ouverts pour recevoir le message de la République islamique ». (cité par Daniel Pipes)
Les dirigeants occidentaux actuels portent une immense responsabilité en laissant un tel homme au pouvoir.
Mais ils sont tellement engoncés dans leurs certitudes apprises, leur pragmatisme insolent et leur conviction qu’un pays ne peut se gérer qu’avec la raison. Ils sont tellement certains que seul le code international s’applique à tous et en tout lieux.
Ils montrent ainsi leur extrême suffisance.
Les extrémistes iraniens ont bien montré qu’ils se fichaient du tiers comme du quart des « habituus » diplomatiques. La prise de l’ambassade américaine, si immensément contraire à toute règle, aurait pourtant dû les alerter. Mais non ! Viendra bientôt le moment ou toute discussion sera inutile.
L’islamisme iranien, qu’Israël doit supporter à sa frontière nord depuis des années, par Hezbollah interposé, avec la complicité conjuguée des troupes de la Finul II et de l’Etat libanais, a décidé par n’importe quel moyen de conquérir la terre, de l’orient à l’occident.
La foi peut se concilier avec la rentrée de devises
On a beau être mystique, on en est pas moins homme. L’Iran est à bout de souffle. La faim est omniprésente, la pauvreté grandissante.
L’économie est un champ de ruine depuis que le baril de pétrole est en dessous de 50 dollar. Les amis d'Ahmadinejad possèdent le contrôle du Bazar, le système économique iranien, mollahs en tête. Ces gens voient leurs économies fondre comme neige au soleil.
L’Iran compte bien évidemment sur le lancement de cette fusée balistique pour augmenter la tension sur les marchés internationaux et relancer la spéculation sur le pétrole.
Si, en plus, le Hezbollah, succursale des islamistes iraniens, pouvait attaquer Israël et créer un nouveau foyer de violence aux conséquences internationales dramatiques (souvenons-nous de l’été 2006), le prix du pétrole rebondirait à la hausse.
Les rentrées d’espèces sonnantes et trébuchantes allégeraient de manière appréciable le déficit endémique de l’économie iranienne et calmeraient la colère de la rue.
Juste le temps de gagner les prochaines présidentielles iraniennes de Juin, histoire d’obtenir un petit délai pour la mise en œuvre d’un programme nucléaire offensif, seul moyen de hâter la venue du Mahdi.
Ah, il a bien fait de disparaitre, ce douzième imam, le successeur des onze autres (2)! Maintenant, tout le monde le cherche, l’exalté du Bazar en premier. Et il ne rêve que de lui serrer la louche.
Y a pas, elle part sévère, la guerre de succession, disait Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs.
1) Ce mot vient du grec parousia qui signifie « présence ». Il apparait la première fois dans l'eschatologie chrétienne pour définir le retour du Christ à la Fin des temps bibliques dans le but d'établir définitivement le Royaume de Dieu sur la terre. La mystique musulmane a récupéré le concept pour l'adapter à sa guise.
2) Selon la tradition chi'ite, né à Samarra, en Irak, en 869, le douzième imam disparut le 24 juillet 874, le jour même de la mort de son père. Il avait alors cinq ans, mais son apparence était celle d'un homme parfait. Il vit caché depuis ce temps. C'est à ce moment que commence le temps de l'« occultation ».
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
EXIL | C’était le 11 février 1979. L’ayatollah Khomeini prenait le pouvoir à Téhéran. Finie, la monarchie! Place à la République islamique. Trente ans après, alors que les foules défilent en Iran pour marquer l’anniversaire, nous sommes allés à la rencontre de ces exilés qui ont choisi la Suisse.
«Mort à l’Amérique! Mort à Israël! Khamenei, je suis ton disciple!» Hier à Téhéran, ils étaient des dizaines de milliers dans le grand défilé marquant le 30e anniversaire de la Révolution iranienne. L’occasion, comme chaque année, de donner au monde l’image d’une République islamique bénéficiant d’un large soutien populaire. Et l’opportunité, aussi, de faire vibrer un peu la fibre patriotique. Raison pour laquelle trône au cœur de la capitale une réplique grandeur nature de la fusée récemment envoyée dans l’espace pour placer un satellite en orbite.
Khatami menacé
Pas sûr, cependant, que cela suffise à faire réélire, le 12 juin, le président Mahmoud Ahmadinejad, dont le bilan économique est catastrophique. C’est sans doute pourquoi le religieux «réformateur» Mohammad Khatami s’est décidé lundi à annoncer sa candidature. L’ancien président pense avoir des chances de l’emporter. C’est également ce que semblent penser certains de ses ennemis. Lors du défilé, hier, une dizaine de manifestants munis de bâtons se sont mis à le menacer, aux cris de «Mort à l’hypocrite! Nous ne voulons pas de gouvernement américain!»
Qu’importe. Le problème, pour les exilés iraniens, ce n’est pas le nom du président, mais bien cette interminable République islamique.
Bayat: «Mon grand-père a été premier ministre de l’Iran»
«Des gens sont restés très dévoués à Mossadegh en Iran. Mais ils ne prononcent pas son nom en public. Ils le font en cachette». Dans la fondation qui porte le nom de son grand-père homme d’Etat, Abdol Madjid Bayat Mossadegh (Photo: Pierre Abensur) cultive le souvenir de celui qui «a incarné durant sa courte période de pouvoir (1951-1953), la démocratie à l’iranienne». D’une douceur et d’une chaleur toute persane, Bayat, «éternel étudiant» de 84 ans, met à disposition des curieux de l’Iran un fonds de 8000 ouvrages en trois langues (français, anglais, persan) sur la civilisation, la culture et l’histoire de ce pays, à Carouge.
Les trente ans du régime islamique? «Ils ont réussi à tenir», répond-il d’une litote. La liberté? «Elle a toujours manqué en Iran, sauf pendant la brève période Mossadegh». Arrivé en Suisse en 1947, il est retourné en Iran plusieurs fois. Juste après la révolution, «quand les diverses tendances discutaient librement dans les rues. Un magnifique début. Et puis, cet espace s’est refermé. Et le bâton a commencé à frapper». Avec malice, il évoque la dualité du comportement des Iraniens. «Dehors, ils suivent les règles et chez eux, dans leur maison, c’est autre chose. De temps en temps, ils expriment leur opposition. Mais la majorité suit le gouvernement», remarque l’octogénaire philosophe. La dernière fois qu’il a voyagé en Iran, il y a deux ans, des changements l’ont frappé: la pollution et la vie chère. «Je connais un fonctionnaire qui fait le taxi la nuit pour s’en sortir».
En quelques mots, cet Irano-Suisse décrit le pays réel et l’idéal. Il n’en dira pas plus. «J’aimerais pouvoir retourner à Téhéran», sourit-il.
Davis: «J’ai refusé de porter les armes au nom de ma foi»
«A l’époque de la guerre Iran-Irak, j’étais un jeune de la minorité religieuse Baha’ie qui n’avait plus le droit de poursuivre ses études. Mais qui devait partir se battre sur le front». Davis Nabiollahi, 47 ans, installé près de Neuchâtel, avait 21 ans en 1983. Il préparait un diplôme de dessinateur en bâtiment. Sa communauté, les Baha’is, constitue la plus importante minorité religieuse (350 000 membres) d’Iran et son culte est aujourd’hui interdit par la république islamique. «Notre foi nous interdit de porter des armes et d’en faire usage», explique Davis, «alors je suis parti dans le nord du pays pour travailler avec mon oncle menuisier, vivant au quotidien dans la peur que l’armée vienne me chercher».
«Les autorités ont dit à mon père que s’il voulait conserver son emploi de fonctionnaire au département des routes, il devait renoncer à sa religion. Il a été licencié. Moi, j’ai dû quitter le nord pour Ispahan, où j’ai travaillé dans un garage», poursuit-il. En janvier 1985, comme 200 000 Baha’is iraniens aujourd’hui, il quitte son pays. «Je suis arrivé au Pakistan avec un sac», raconte Davis. «Deux mois plus tard, j’étais en Suisse parmi 50 Baha’is accueillis par la Confédération». Davis a aujourd’hui trois enfants qui sont nés en Suisse. Lui est naturalisé depuis 2001 et travaille dans le décolletage. Bien que la religion Baha’ie, postérieure à l’Islam, soit née en Perse, elle est la seule à ne pas bénéficier d’un statut de minorité comme les juifs, les chrétiens ou les zoroastriens par la constitution actuelle.
«C’est une prise d’otages!»
«Cet anniversaire, je le vis vraiment très mal. Ça fait trente ans que mon peuple est pris en otage!» Christine Ruiz a beau vivre en Suisse depuis l’âge de 11 ans, elle vibre toujours autant pour son Iran natal. «Par ma mère, je descends de la dynastie qadjar, celle qui fut renversée en 1925 par la famille Pahlavi. Mais ensuite, ce shah nous avait bien traités. Et surtout, il avait vraiment modernisé le pays. Imaginez: nous avions déjà une femme ministre à l’époque où les Suissesses n’avaient pas encore le droit de vote!»
Aujourd’hui, cette Iranienne de Genève souffre en entendant les nouvelles diffusées sur les radios pirates, la radio royale ou en regardant les images sur la télévision des exilés, basée à Los Angeles.
«Je vois la répression s’abattre sur les jeunes qui osent se soulever. Je vois des femmes cultivées faire des études en sachant qu’elles ne pourront jamais exercer. Des gens lapidés pour des bêtises… Et dire qu’à l’époque, on se sentait si libres! Les Iraniens portaient facilement des shorts, les Iraniennes des bikinis.»
Christine Ruiz ne désespère pas d’y retourner un jour. «Mais l’Iran que j’ai connu n’existe plus. Et je n’irai pas avant la chute des mollahs.» L’un de ses oncles s’y est risqué. De Téhéran, il n’aura rien vu. A peine arrivé, il fut pendu.
Reza: «J’ai été détenu dix ans»
«L’ayatollah Khomeini a volé la révolution des Iraniens». Reza Shemirani a manifesté dans les rangs des Moudjahidin du peuple en 1979. Il avait 18 ans et commençait des études de médecine. «On voulait en finir avec le régime du shah, sa police secrète et ses nombreux prisonniers politiques». Mais après deux ans de régime des mollahs, Reza a déchanté. Les libertés ont disparu. L’étudiant moudjahidin a été arrêté en 1981 et a purgé dix ans de prison. «J’ai été torturé. Beaucoup», confie-t-il. Il a aussi été témoin du massacre de milliers de prisonniers exécutés en deux mois dans la prison de Revin.
«J’ai vu les images des célébrations des trente ans de la révolution à la télévision», raconte Reza, qui est persuadé qu’une majorité d’Iraniens ne veut plus du régime des religieux.
Placé sous contrôle judiciaire à sa sortie des geôles des mollahs, Reza a dû se résoudre à fuir son pays. «J’ai payé un passeur 15 000 dollars pour partir par la Turquie. Je suis arrivé en Suisse en 2001. J’ai obtenu le statut de réfugié en 2003. J’ai repris mes études à Genève et à Lausanne pour décrocher un diplôme de laborantin en anestho-pathologie». Aujourd’hui, à 49 ans, il exerce cette profession à Fribourg.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
Iran : pendaisons collectives
Par Aquitania le 24 février 2009
Tous les premiers jours de chaque mois, quand ce n’est pas tout au long du mois.., le régime des mollahs procède à des pendaisons non pas pour amuser la fidèle galerie d’iraniens qui n’ont guère d’autres loisirs, mais pour alourdir le climat de terreur et de peur dans les prisons et les salles de tortures islamiquement conformes.
Le 21 février dernier (qui correspond au début du mois dans le calendrier persan), les bourreaux aux ordres des mollahs qui eux mêmes sont aux ordres d’Allah et de son secrétaire Mahomet, ont transféré 16 prisonniers, en vue d’une exécution collective, de la prison centrale de Gohardacht à Karadj (banlieue de Téhéran) à Evine (dans la capitale) prison réputée pour ses horreurs en tout genre.
Parmi les victimes se trouvent, Hani Khandar, Hamid Mohammadi et Aziz Mohseni. Ils ont été accusés de houliganisme, et de guerre contre « Allah » (le dieu des musulmans qui n’a pas son pareil pour semer haine, tyrannie et carnage sur terre) par les sbires coraniques.
Rappel : le 3 janvier dernier deux prisonniers ont été exécutés dans la ville de Zahedan (sud-est iranien), le 8 janvier quatre personnes ont été pendues et un cinquième prisonnier a été amputé de la main et du pied à Bandar-Abbas, le 13 janvier deux prisonniers ont été exécutés à Jahrom (province de Fars), un troisième a été mystérieusement assassiné en prison. Le 20 et 21 janvier dernier, ce sont 22 personnes qui ont été pendues.. soit.. officiellement.. 32 personnes pour le mois de janvier 2009.. Il en va ainsi chaque mois.
Hamid Mohammadi et Aziz Mosheni ont été arrêtés lors d’une campagne répressive baptisée « amélioration de la sécurité publique », et ont ensuite été soumis à un interrogatoire et à la torture.
Hani Khandar a été arrêté après les émeutes populaires de l’essence (25 et 26 juin 2007). Il a été soumis à la torture dans la terrible section 209 d’Evine, puis transféré à la prison de Kahrizak*. Les tortionnaires du régime ont essayé de briser Khandar, prisonnier politique, notamment en lui arrachant les ongles.
*Kahrizak ou l’horreur : lire
« Selon la mère de Hani, de jeunes enfants ont été battus à mort par les miliciens afin qu’ils avouent avoir été violés par son fils. Selon elle, Hani a également été torturé physiquement, mais aussi psychiquement car les gardes l’ont déjà emmené à la potence, pour lui bander les yeux et lui passer la corde au cou, mais uniquement pour s’amuser en lui jetant des pétards avant de le ramener à sa cellule. » Source : Iran Resist
Pour le CNRI (Conseil National de la Résistance Iranienne) qui regroupe plusieurs organisations d’opposition iranienne dont les Moujahidines du Peuple (qui ont été rayé en janvier 2009 de la liste des organisations terroristes de l’UE .. provisoirement ?..) présidé par Madame Radjavi « les agissements du pouvoir iranien doivent être renvoyés devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour l’adoption de mesures contraignantes », au lieu d’être « encouragés » par une « politique de complaisance ».
Comme à l’accoutumée, Shirin Ebadi on ne l’entend guère… sans doute trop occupée a toujours savourer son Nobel de la Paix (!!), à des tâches commerciales, aux soldes parisiennes, par la notoriété que lui confère le journal Le Monde… cela et autres…
Je ne pouvais pas ne pas mettre ces photos.. le spectacle attire les curieux
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
AVOIR VINGT ANS AU PAYS DES AYATOLLAHS
Plongée dans la ville sainte du chiisme
[ 26/02/09 ]
Pourquoi un sociologue français d'origine iranienne a-t-il éprouvé le besoin de savoir ce que pensaient les jeunes qui vivent à Qom, la ville sainte chiite où résident les grands ayatollahs et où la chape de l'islamisme traditionnel est plus lourde que n'importe où ailleurs en Iran ? Il aurait sans doute davantage flatté la curiosité des Occidentaux s'il avait interrogé les jeunes de Téhéran, la cité dépravée où la contestation du pouvoir théocratique est la plus vive. Or, tout au contraire, il nous plonge dans un monde où la force de la tradition et l'emprise de la religion rendent à peu près impossible l'émergence de comportements autonomes. Les centaines d'interviews réalisés par le sociologue, et dont la restitution fidèle constitue l'essentiel de ce livre fascinant, nous immergent dans un univers étouffant dont le lecteur occidental imagine mal qu'il puisse encore exister au XXIe siècle.
Le choix apparemment paradoxal de Farhad Khosrokhavar a une explication simple : nous faire saisir ce qu'est la logique qui anime une communauté islamique traditionnelle, ce qu'est la culture qui continue à se transmettre non seulement en Iran, mais aussi bien dans les quartiers musulmans des grandes villes occidentales et qui reste pour nous une énigme.
Les jeunes de Qom ne sont pas pour autant totalement étrangers au monde moderne. Ils éprouvent, eux aussi, le besoin de devenir « acteurs de leur vie » et d'affirmer leur identité. Exaspérés par le comportement des mollahs, ils se révèlent facilement anticléricaux. Mais cela ne se traduit pas par une révolte contre la domination de la loi religieuse, comme on pourrait logiquement s'y attendre. En réalité, au prix d'un certain nombre de bricolages permettant de rendre leur situation supportable, ils parviennent à faire cohabiter leur fidélité à l'islamisme et leurs aspirations subjectives. Il en résulte ce que Farhad Khosrokhavar définit comme « une sécularisation contradictoire ou sectorielle ». Ils seront par exemple partisans d'une démocratisation de la vie politique mais resteront hostiles à un excès de liberté qui menacerait la stabilité de la société islamique. Ou encore, ils prôneront l'égalité entre tous les individus, mais se refuseront à donner aux femmes l'accès à l'indépendance. Peu importe que l'on juge cette dualité incohérente, toujours est-il que c'est elle qui empêche que surgisse un mouvement collectif de grande ampleur et qui garantit le maintien de l'hégémonie du pouvoir religieux.
Une évolution linéaire
Le souci du sociologue de rester au plus près de la réalité nous oblige à rompre avec notre propension à privilégier les couples antinomiques : moderne/archaïque, séculier/religieux, etc. Son analyse de voir dans la modernisation une évolution linéaire qui conduirait progressivement du règne de la religion au triomphe de l'individualisme. Force est de constater que se produit une imbrication, un enchevêtrement, entre le poids d'une culture héritée et celui du monde moderne. Accepter cette complexité est une condition nécessaire pour comprendre le comportement de ceux qui vivent une tension de ce type. Tel est notamment le cas des populations d'origine musulmane qui se sont rassemblées dans les quartiers périphériques des grandes villes occidentales. Il est assez extraordinaire de retrouver chez les jeunes des « ghettos français », observés récemment par Didier Lapeyronnie, des attitudes strictement identiques à celles des jeunes de Qom et jusqu'à des affirmations de valeurs exprimées, mot pour mot, de la même façon. C'est assez dire que le livre de Farhad Khosrokhavar n'est pas seulement une exploration de l'univers exotique d'une cité du désert iranien, mais aussi bien une clef pour la compréhension de ces communautés islamiques que la mondialisation a implantées au coeur de nos vieux pays.
JEAN DUBOIS
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd "Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet "le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928