Re: Re : Maya ... ta croyance est cruelle !!!
Publié : ven. 1 août 2008 16:38
Je ne dis pas que vous êtes des menteurs. Le verset montre l'arrogance de certains qui vont même jusqu'à mentir à Allah.lellou a écrit :Muslima,
Est-ce que les sourates que tu cites disent bien que nous sommes des menteurs de nature pas prêts à changer quoi qu’il arrive ?
Mais alors, si allah nous a créé ainsi et surtout s’il sait qu’il nous a muni d’une nature mauvaise, pourquoi nous punirait-il ?
Après tout nous ne sommes que son œuvre non ?
Où serait la justice ????????
Amicalement,
Nous n'avons pas de mauvaise nature, je vais te remettre le message que j'avais posté à mira inchallah :
Certains facteurs sont imposés, certes. Toutefois, les facteurs pour lesquels tu auras à rendre des comptes sont tout autres.
Dieu ne te demandera pas de comptes sur la petitesse de ta taille. Il ne te blâmera pas pour ta grandeur. Il ne te châtiera pas parce que tu n'as pas pu arrêter le soleil sur son orbite...
La question se limite au domaine de la responsabilité qui te fut confiée. Car, dans ce domaine, tu es libre...
Tu es libre de réfréner tes passions, de contenir ton comportement, d'engager la lutte contre toi-même, de combattre tes mauvaises intentions et de cultiver tes bonnes tendances.
Tu peux donner généreusement de toi-même et de ton argent.
Tu peux dire la vérité ou mentir.
Tu peux t'abstenir de t'enrichir malhonnêtement.
Tu peux détourner ton regard des points faibles d'autrui.
Tu peux éviter d'insulter, de calmnier ou de diffamer les autres.
Dans ce domaine, nous sommes libres.
Dans ce domaine, nous seront interrogés et jugés.
La liberté dont nous débattons est une liberté relative et non pas absolue : la liberté de l'homme dans le champ des responsabilités qui lui ont été confiées.
Une telle liberté existe réellement. Nous en voulons pour preuve ce sentiment inné que nous avons au-dedans de nous-mêmes : nous sentons notre responsabilité, ainsi que le remords pour une faute commise oula satisfaction pour une bonne action. A chaque instant, nous savons que nous avons à choisir , à peser les multiples possibilités qui s'offrent à nous. Bien plus, notre raison a pour première fonction d'évaluer le pour et le contre des alternatives entre lesquelles elle a à choisir.
Notre main peut trembler de fièvre ; elle peut aussi se mouvoir pour écrire une lettre. Nous percevons la différence de façon claire et décisive. La premier mouvement est imposé ; il ne dépend absolument pas de notre volonté. Le second est libre et volontaire. Si nous étions contraints dans les deux cas, nous ne serions pas à même de faire la différence.
Nous le savons, et cela vient confirmer la liberté dont nous parlons, il est impossible, quelle que soit la pression utilisée, de contraindre le coeur à aimer malgré lui. Tu peux certes, obliger une femme sous la menace et enla maltraitant, à se dévêtir. Mais quelle que soit la pression ou la menace utilisée, tu ne peux absolument pas l'obliger à t'aimer dans son coeur. Cela signifie que Dieu a mis nos coeurs à l'abri de toutes sortes de contraintes ou de violences. Il les a créés libres.
Nous serons donc jugés par Dieu sur l'intention secrète de notre coeur. le croyant qui blasphème ou renie sa foi en paroles seulement, sous le coup de la menace et de la torture, n'aura pas de compts à rendre pour cela tant que la foi, au-dedans de lui, est enracinée dans son coeur. Il échappe au blâme divin et à lui s'applique l'exception :
... - sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi - ...
(s.16, v.106)
C'est donc pour tout cela que le prétexte de la prédetermination ne peux guère justifier la négation.
