- Que par le passé les Juifs aient souffert en Europe ne justifie pas qu’ils fassent souffrir des gens (non européens) qui n’y étaient pour rien !!! Ce sont les Russes, les Polonais, les Allemands qui persécutaient les Juifs… pas les Palestiniens !!!
). Au fait, depuis l'expulsion des juifs la palestine n'a jamais été un nation. Les arabes ont aussi 22 autres pays souverains, ou ils sont les maitres.
- Si je suis ton raisonnement, les états Unis sont constitués de 50 états ; allons nous installer en Californie, chassons en tous ceux qui y vivent actuellement en leur disant « «il vous reste 49 autres états où vous pourrez refaire votre vie » ???
- Parce qu’un pays ne s’est pas constitué en une nation souveraine, d’autres auraient le droit de se l’approprier ? Et parce que les gens qui vivent sur cette terre ne sont pas regroupés en une nation définie il serait alors normal de les en chasser ?
Voilà qui soulagera la bonne conscience de tous les conquérants et envahisseurs qui exterminèrent les Amérindiens en Amérique du Nord et du Sud, ou les Aborigènes en Australie !!!
- Tu dis que « les Juifs n’ont RIEN » ?? ? Un juif qui a une carte de nationalité française, un passeport français, qui a fait des études primaires, secondaires et supérieures dans des écoles, collèges, lycées et universités françaises, qui est employé, salarié ou chef d’entreprise en France N’A RIEN EN France ????
- Ce Juif là n’aurait pas de pays ??? Pas de patrie ???
- Et même chose pour un Juif qui vit et prospère aux Etats-Unis ou au Canada ???
* Quelques déclarations de sionistes :
En 1938, Menahem Ussishkin : « Si vous me demandez s'il est moral de déplacer 60 000 familles de leur lieu de résidence et de les transférer ailleurs, je dirai que c'est moral... Je suis prêt à aller défendre la moralité de la chose devant le Tout-Puissant et devant la Société des Nations... Il n'y a pas que le gouvernement britannique qui puisse procéder au déplacement forcé et, à cet effet, deux choses sont nécessaires : de la poigne anglaise et de l'argent juif ».
Tandis que pour David Remez, Président du Comité national, secrétaire général de la Histradout à la même époque : « Il y a des choses délicates dont il n'est pas facile de parler. Néanmoins nous devons dire ces choses en dépit du risque que cela comporte. Nous devons avoir la force de confisquer des terres dans l'État juif pour le développement et la mise en œuvre du plan de colonisation qui est à la base de la structure tout entière ».
Quant au directeur du "Fonds national juif", Yosef Weitz, il écrivait en 1940 : « Il doit être clair pour nous qu’il n'y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, cela nous suffira [...] sinon il n'existe pas d'autre moyen que de les déplacer tous ; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu. Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d'États amis, que la terre d'Israël n'est pas trop petite si tous les Arabes s'en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le Nord, le long du Litani, et vers l’Est, sur les hauteurs du Golan ». (Journal, Tel-Aviv, 1965)
Et en 1941 : « Pendant tout le voyage, mes réflexions tournaient autour de ce plan auquel nous pensons depuis des années. Le plan d'évacuation du pays à notre profit, je connais les difficultés... mais c'est seulement du transfert des populations que le salut viendra. Il n'y a pas de place pour nous avec nos voisins. Le développement est un processus trop lent. Ils sont trop nombreux et trop enracinés. La seule manière, c'est de les éradiquer, d'arracher leurs racines ».
Plus tard il explicitait parfaitement ce qui signifiait en pratique « rendre la Palestine "juive". « Il y en a qui croient que la population non-juive même en pourcentage élevé, à l’intérieur de nos frontières, sera plus facilement surveillée par nous ; et il y en a d’autres qui croient le contraire, c’est-à-dire qu’il est plus facile de surveiller les activités d’un voisin que celles d’un locataire. Je tends à soutenir ce deuxième point de vue et j’ai un argument supplémentaire : la nécessité de renforcer le caractère de l’État qui sera désormais juif (…) avec une minorité non-juive limitée à 15 %. J’étais déjà arrivé à cette conclusion fondamentale dès 1940 et je l’avais noté dans mon Journal : "Nous devons utiliser la terreur, l’assassinat, la confiscation des terres et la suppression de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population arabe"». (Rapport Koenig dans le journal israélien Al Hamishar du 7 septembre 1976)
* Voici un extrait d’un rapport sur les méthodes des Israéliens :
Parmi les 1300 ordres promulgués par l'Autorité militaire depuis 1967 dans les territoires occupés, citons par exemple ceux-ci :
- il est interdit de puiser de l'eau sur terre ou sous terre sans permis spécial (n° 158) ;
- il est interdit d'importer ou d'utiliser un tracteur ou tout équipement agricole sans autorisation (n° 134) ;
- il est interdit de planter des arbres fruitiers et certains légumes sans autorisation (n° 1015, 1039, 1140) ;
- il est interdit d'exporter la plupart des fruits et légumes, les produits industriels, les pierres, les algues, les timbres-poste, les antiquités ;
- toute terre dont le propriétaire est absent ou ne peut pas prouver ses droits est propriété d'État (n° 59, 364, 1091, 1308) ;
- toute terre confisquée pour des raisons d'intérêt public ou de sécurité est propriété d'État ;
- toutes les propriétés d'État peuvent être cédées à des colons ;
- l'Autorité militaire décide des livres autorisés ou interdits dans les écoles et les collèges (n° 107, 812) ;
- l'Autorité militaire peut boucler tout secteur ou bloquer la circulation sans préavis ni explication (n° 378) ;
- l'Autorité militaire peut arrêter et détenir toute personne pour une période de 6 mois renouvelable par simple décision administrative (n° 378, 1229-0, 1236, 1254) ;
- les comités d'appel peuvent prendre en considération des éléments de jugement sans les communiquer à l'accusé (n° 1311) ;
......
Comme l'affirmait en 1995 B’Tselem l'organisation israélienne des droits de l'homme : «Depuis vingt-cinq ans, Israël viole la loi internationale et les principes fondamentaux de la démocratie pour réaliser à Jérusalem ses objectifs politiques : préserver la primauté démographique de la population juive ».
Ainsi, chaque jour qui passe, la Palestine des Arabes se rétrécit, rongée kilomètre après kilomètre carré, dunum après dunum, par une colonisation inexorable se nourrissant tour à tour du calme et de la violence… Edward W. Saïd (professeur de littérature à l'Université de Columbia aux États-Unis), à l'occasion d'un voyage en Cisjordanie, note, par exemple, que : «presque toutes les voies, toutes les voies de contournement et tous les petits villages où nous sommes passés ont été le théâtre d'une tragédie quotidienne : terre confisquée, champs saccagés, arbres et plantes déracinés, moissons arrachées, maisons détruites, exactions contre lesquelles les propriétaires sont totalement impuissants ».
Patrocle était bien meilleur que vous, et pourtant la mort ne l'a pas épargné. (Homère - l'Iliade)