L'Islam et la science
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Helba
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
Je dis pas le contraire ,d'ailleurs sur ta vidéo les gars maîtrise pas le sujet il compare science et morale qui n'a rien a voir , La science décrit le monde.
Apres bien sur leur morale a 2 balles ,j'ai pas pu regardé en entier tellement vu que les conneries était énorme.
M'enfin pour apporté plus d'analyse objective je dirai que ça doit confortait le musulman face a sa frustration envers Occidents.
Apres bien sur leur morale a 2 balles ,j'ai pas pu regardé en entier tellement vu que les conneries était énorme.
M'enfin pour apporté plus d'analyse objective je dirai que ça doit confortait le musulman face a sa frustration envers Occidents.
« Dieu est mort » Nietzsche
« La religion est l'opium du peuple » Karl Marx
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syrinx
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
J'ai voulu citer quelques passages mais la vidéo entière est un ramassis de conneries. Pas moyen d'en extraire la "substantifique moelle"
A chaque ineptie, je me disais celle-là mais le temps de le penser, la suivante la surpassait.
Un festival cette video
Comme le dit Helba, "the signs" n'est pas mal non plus dans le grotesque. Avec une mise en scène et une musique au summum du kitsch
Les seuls signes que j'y ai jamais décelé, c'est la capacité inouïe à prendre les gens pour des veaux...
Dans le genre montagne de bêtise, il y a aussi quelques prêches qui valent le détour.
Je ne vous raconte pas non plus la torsion cérébrale pour trouver des justificatifs bancals au ramadan, à la prière, etc.
Pour le ramadan, j'ai même lu qu'il guérissait le diabète et le cancer. Quant à la prière, sa pratique est assimilée à celle d'un sport doux bénéfique.

A chaque ineptie, je me disais celle-là mais le temps de le penser, la suivante la surpassait.
Un festival cette video
Comme le dit Helba, "the signs" n'est pas mal non plus dans le grotesque. Avec une mise en scène et une musique au summum du kitsch
Les seuls signes que j'y ai jamais décelé, c'est la capacité inouïe à prendre les gens pour des veaux...
Dans le genre montagne de bêtise, il y a aussi quelques prêches qui valent le détour.
Je ne vous raconte pas non plus la torsion cérébrale pour trouver des justificatifs bancals au ramadan, à la prière, etc.
Pour le ramadan, j'ai même lu qu'il guérissait le diabète et le cancer. Quant à la prière, sa pratique est assimilée à celle d'un sport doux bénéfique.
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Lilith
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
bon, alors j'en ai retenu 3 majeures, parce que tout ce ramassis de conneries, c'est pour dire que :
- il ne faut pas que la femme ait plus d'un homme dans sa vie, car son corps dresse "une fiche d'identité" du sperm injecté dans son corps (j'ai demandé à mon vagin, mais il m'a dit qu'il ne parlerait qu'en la présence de son avocat)
- manger du porc réduit les capacités intellectuelles, ce qui me fait dire que ces 2 idiots ont du se prendre des perfusions de jambon et de saucisses.
- la barbe augmente le taux de testostérone! et là, j'ai enfin trouvé la preuve qui me permet d'affirmer que la longueur de la barbe est directement liée au degré de radicalisme du masculin. car plus elle est épaisse, longue et fournie, plus on a à faire à un buté. d'ailleurs, le Dr mes couilles n'a qu'un duvet de barbe ce qui me fait penser que d'après sa théorie, il est impuissant...
- il ne faut pas que la femme ait plus d'un homme dans sa vie, car son corps dresse "une fiche d'identité" du sperm injecté dans son corps (j'ai demandé à mon vagin, mais il m'a dit qu'il ne parlerait qu'en la présence de son avocat)
- manger du porc réduit les capacités intellectuelles, ce qui me fait dire que ces 2 idiots ont du se prendre des perfusions de jambon et de saucisses.
- la barbe augmente le taux de testostérone! et là, j'ai enfin trouvé la preuve qui me permet d'affirmer que la longueur de la barbe est directement liée au degré de radicalisme du masculin. car plus elle est épaisse, longue et fournie, plus on a à faire à un buté. d'ailleurs, le Dr mes couilles n'a qu'un duvet de barbe ce qui me fait penser que d'après sa théorie, il est impuissant...
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spartacus
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
et bien sur et comme d'habitude tous ce bombardement de connerie sont sans référence ,il ne cite ni les scientifiques qui ont decouvert ceci ni les travaux qui ont aboutis a ce résultat .
la parole de l’éternel qui n'est pas éternel !!!???
sourat 2 verset 106. Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent?
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
Jamais entendu autant de conneries en si peu de temps ,vive la s..... islamique pour les biens faits qu'elle à apporter a l'humanité ces 1400 dernières années!!
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Lilith
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
ben oui, mais c'est à croire que les musulmans sont plus bêtes que d'autres peuples, à dire et avaler autant d'anneries...
en tout cas, ils sont le parfait reflet de leurs ancêtres conquérants, qui ont menti et humilié pour asservir les peuples.
en tout cas, ils sont le parfait reflet de leurs ancêtres conquérants, qui ont menti et humilié pour asservir les peuples.
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Maried
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
Les religions rendent bêtes chez nous aussi il y a eu des idioties chrétiennes et des vies édifiantes dignes de l'islam mais le pire est qu'elles rendent les gens méchants
regardez l'abattage halal ou cacher qui ne veut pas que les bêtes soient assomées
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"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
ABSOLUMENT ! faut dire qu'ils étaient aussi adeptes de la terre plate, superstitions en tout genres, de l'inquisition,et tout un tas d'autres d'âneries.De nos jours il y a encore des intégristes ,mais ils se tiennent relativement à carreau et ne zigouillent pas leurs opposants.maried a écrit :Les religions rendent bêtes chez nous aussi il y a eu des idioties chrétiennes et des vies édifiantes dignes de l'islam mais le pire est qu'elles rendent les gens méchants
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
.Lilith a écrit :- manger du porc réduit les capacités intellectuelles, ce qui me fait dire que ces 2 idiots ont du se prendre des perfusions de jambon et de saucisses.
Sur terre il y a plus de gens qui consomment du cochon que l'inverse ,c'est pour ça que les scientifiques adeptes de la secte sont plus primés que les autres ???
Il ferait mieux d'en manger il aurait l'air moins con et "dans le cochon tout est bon" proverbe Français.
Et l'autre sommité assis en face de docteur lumière qui se tenait la barbe en esquissant un sourire de satisfaction quand ce dernier le gratifiait de son immense savoir ,m'est d'avis qu'il va la laisser pousser jusqu'au pieds ,tellement il avait l'air d'être ébahi par la révélation.Lilith a écrit :- la barbe augmente le taux de testostérone! et là, j'ai enfin trouvé la preuve qui me permet d'affirmer que la longueur de la barbe est directement liée au degré de radicalisme du masculin. car plus elle est épaisse, longue et fournie, plus on a à faire à un buté. d'ailleurs, le Dr mes couilles n'a qu'un duvet de barbe ce qui me fait penser que d'après sa théorie, il est impuissant...
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
Vrai...Mais une grande partie de ces superstitions prenaient leurs racines dans le paganisme...nexus a écrit :ABSOLUMENT ! faut dire qu'ils étaient aussi adeptes de la terre plate, superstitions en tout genres, de l'inquisition,et tout un tas d'autres d'âneries.De nos jours il y a encore des intégristes ,mais ils se tiennent relativement à carreau et ne zigouillent pas leurs opposants.maried a écrit :Les religions rendent bêtes chez nous aussi il y a eu des idioties chrétiennes et des vies édifiantes dignes de l'islam mais le pire est qu'elles rendent les gens méchants
P.S. Tu te trompes pour la croyance dans la platitude de la Terre...
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
Ah bon ?et c'est quoi ça.phileas a écrit :Vrai...Mais une grande partie de ces superstitions prenaient leurs racines dans le paganisme...
P.S. Tu te trompes pour la croyance dans la platitude de la Terre...
La vision du monde dans l'Occident médiéval
Rompant avec les progrès des géographes de l'antiquité gréco-latine, le moyen-âge fut une longue parenthèse pour la cartographie, comme pour beaucoup d'autres disciplines.
La vision du monde avant l'ère chrétienne.
Depuis Eratostène, Aristote, Hiparque, Agricola, Ptolémée et Strabon personne ne doutait au siècle d'Auguste de la sphéricité de la terre. Dans sa représentation classique, elle était découpée en plusieurs bandes de même latitude, appelées par les Grecs "climats". Leur nombre était variable suivant les auteurs, mais tous étaient d'accord pour considérer que les bandes situées aux pôles étaient des terres trop froides pour être vivables et la bande équatoriale ("Pérousta") trop chaude. Entre les deux extrêmes se trouvaient dans chaque hémisphère des zones tempérées et habitables, même si seule la zone nord ("Oecumène") était peuplée. Elle avait la forme d'un rectangle allongé et arrondit, et se divisait en trois continents : l'Europe, l'Afrique et l'Asie. La lune, les étoiles et le soleil tournaient autour de la Terre.
Malgré les spéculations au-delà des terres connues et l'imprécision des mesures, la démarche des géographes visait à l'établissement de cartes précises par le recoupement des mesures, la géométrie et la trigonométrie. Bien avant Mercator, ils inventèrent la projection cylindrique du globe terrestre. L'approche était donc scientifique et sur la voie des progrès.
L'apparition du christianisme
La chrétienté naissante mit fin aux progrès de la cartographie apparus au cours de l'Antiquité et imposa sa propre vision du monde. La géographie cessait d'être une discipline à part entière et devenait un mélange confus de connaissances réelles et imaginaires au service de la religion. Même si elle tentait de se greffer aux conceptions ptoléméennes préexistantes (les mers, les océans, les continents...), elle oubliait tous les détails (les contours des côtes...) qui la rendait utile aux voyageurs, et elle fut renvoyée au rang de simple illustration du dogme religieux, désormais premier fondement de la nouvelle morale.
Les premiers grands théologiens (Saint-Augustin, Jean Chrisostome, Isidore de Séville, et surtout Cosmas d'Alexandrie au VIe siècle) proclamèrent bien haut que la Terre était plate. Il s'agissait surtout pour eux d'écarter une conception d'origine païenne en s'appuyant sur une traduction partisane d'une image donnée par St-Paul aux Hébreux. Mais cette idée d'une Terre ronde comme une roue ne perça pas totalement, et beaucoup de gens cultivés et réceptifs à la science antique, continuèrent de la considérer sphérique. Les deux conceptions semblent avoir coexistées assez longtemps sans que cela ne pose problème, probablement parce que la représentation des continents étaient de toutes façons projetée sur un plan.
Selon la version officielle, les terres émergées ne constituaient qu'un seul bloc situé dans l'hémisphère nord. Ceci avait l'avantage d'éliminer l'éventualité d'habitants dans des terres australes qui n'auraient pu descendre d'Adam et Eve, car coupés de l'hémisphère nord par les territoires torrides de l'équateur.
d'après Isidore de Séville,
Etymologies.
La carte TO, pourtant si caricaturale, fut le schéma immuable du monde habité ("Oecumène") qu'avaient adopté les théologiens du moyen-âge. Plus qu'une représentation utilitaire, elle était une expression de la foi chrétienne.
Sur cette carte, le nord (Septentrion) était à gauche, l'est (Oriens) en haut (d'où l'expression "orienter" une carte), le sud (Meridien) à droite et l'ouest (Occidens) en bas. On y distinguait les trois continents (Europe, Asie et Afrique) séparés par des mers formant un "T" avec au centre la sainte ville de Jérusalem. À chaque continent correspondait un des fils de Noé : à l'Afrique correspondait Cham, à l'Asie Sem et à l'Europe Japhet. Les habitants, voire le nom des continents provenaient de leur descendance : Afer et la Reine Asia donnèrent leur nom à l'Afrique et l'Asie, tandis que l'Europe (dont le nom provenait de la mythologie grecque) était peuplée des quinze tributs des fils de Japhet. La mer formant la barre verticale du "T" était la Méditerranée (dont le nom évocateur ne date que du IIIe siècle), à droite se trouvait la mer Rouge et à gauche la mer de Marmara et le Pont-Euxin.
Beatus de Liebana, Commentaires de
l'Apocalypse (XIe s.). (La Mer Rouge est
en rouge, la Méditerranée au centre).
Cette description sur mesure du monde chrétien s'affubla rapidement de créatures extraordinaires, en général issues des récits de l'antiquité qu'elle devait pourtant remplacer. En particulier au IIIe siècle, Solin repris à l'envi les monstres imaginés par Pline. Le paradis figurait aussi sur la carte, il était en général placé tout en haut, en Extrême-Orient. C'est là aussi que fut placé le royaume légendaire du Prêtre Jean. Cette ambiguïté géographique fut profitable à la légende et il ne faut pas s'étonner que la première requête de Vasco de Gama arrivant en Inde fut de rencontrer le mystérieux roi chrétien. Le paradis fut aussi parfois placé à l'autre bout, au-delà de l'Atlantique : c'était la légende du moine irlandais Saint-Brendan.
Cependant, les voyageurs du moyen-âge (pèlerins et marchands) qui devaient s'orienter et qui n'avaient que faire de la géographie religieuse de Cosmas, devaient trouver autre chose. Les pèlerins avaient recours à de véritables guides qui indiquaient les étapes successives et les curiosités locales. Les marins en général analphabètes cabotaient, préférant le risque d'une course encore peu fréquente à celui des tempêtes du grand large.
Les débuts de la cosmologie moderne
Les deux principaux facteurs qui relancèrent la cartographie au XVe siècle furent surtout le renouveau de la curiosité intellectuelle inhérent à la Renaissance, et la fermeture des routes terrestres vers l'Orient (épices et soie) consécutive au repliement de la Chine, à l'éclatement de l'Empire Mongol et à la prise de Constantinople par les Turcs.
Le renouveau de la cartographie se concrétisa d'abord par la redécouverte de Ptolémée dont les manuscrits revienrent en Occident dès la fin du XIIe siècle grâce aux Arabes, et dont la sous-estimation des distances motiva Christophe Colomb. Elle se concrétisa aussi par l'utilisation systématique de la boussole à partir du XIIIe siècle, et l'établissement des portulans par les marins méditerranéens. Gênes, Venise, Florence, Barcelone et Majorque furent les principaux centre d'établissements de ces portulans aux XIV-XVe siècles. Il fallut attendre la fin du XVe siècle pour retrouver les premières tentatives de cartographies réalistes de l'ensemble du monde, avec en particulier la mappemonde de Fra Mauro (1459) et le premier globe dessiné par Martin Behaim.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
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- phileas
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
La sphéricité de la Terre était largement admise à l'époque médiévale. Pour vous en convaincre, je vous livre ici un résumé d'un article de Rudolf Simek, paru dans la très sérieuse revue Pour la Science (numéro spécial sur les Sciences au Moyen âge, de 2003).
Nulle part dans les textes médiévaux, il n'est question de manière explicite d'une forme de disque. Les seuls éléments qui indiquent une forme éventuellement autre que ronde ne se trouvent que chez une dizaine d'auteurs de l'Antiquité tardive et du début du Moyen âge, dont le théologien africain Lactance (vers 300 de notre ère) qui s'élève contre une Terre sphérique, sans dire cependant sous quelle forme il imagine notre Terre.
Une forme autre que la sphère est en revanche évoquée chez le marchand d'Alexandrie Cosmas Indicopleustès qui sillonna l'Inde et l'Afrique de l'Ouest vers l'an 500. Revenu de ses voyages et devenu moine, il rejette dans sa Topographie chrétienne la représentation grecque du monde et se fonde sur la Bible. Il conclut ainsi à une forme trapézoïdale de la Terre, au-dessus de laquelle le ciel s'arque comme une voûte. Cette représentation théologique et allégorique du monde est peu diffusée (elle ne réapparaît qu'à Byzance, dans quelques manuscrits).
Chez le missionnaire anglo-saxon Boniface (vers 675-754), on trouve certes une controverse à propos des antipodes : il lui semble inconcevable que des hommes vivent de l'autre côté de la Terre, et il en vient même à traîner devant le pape un jeune moine irlandais nommé Virgil qui osait défendre le contraire. Mais cette controverse ne remet pas en question la rotondité de la Terre, elle porte simplement sur la présence d'habitants aux antipodes.
En conclusion, même à la la fin de l'Antiquité et au début du Moyen âge, les opposants à la forme sphérique de la Terre sont extrêmement rares : soit ils propagent, comme Cosmas, une image très étrange de la Terre, soit ils n'indiquent rien sur sa véritable forme. En tous cas, aucun indice ne laisse penser qu'ils favorisent une forme de disque.
Isidore de Séville ne s'exprime que vaguement au sujet de la forme de la Terre, mais prenant pour modèle les écrits de l'Antiquité, il évoque cinq zones climatiques sur la Terre : deux très froides aux pôles, une très chaude à l'équateur et deux régions tempérées intermédiaires. Une telle description a pour corollaire une vision sphérique de la Terre. Des auteurs comme Macrobe et Martianus Capella, deux lettrés du IVe et Ve siècle respectivement s'inscrivent tout à fait dans la tradition de l'Antiquité et se prononcent sans ambiguïté pour la forme sphérique. Deux siècles plus tard, Bède le Vénérable dans son écrit de philosophie naturelle dit explicitement qu'il ne faut pas considérer cette rotunditas terrae comme une roue gyrus ni comme un bouclier arrondi scutus mais bien comme une balle pila.
Au cours des siècles suivants, on retrouve cette connaissance dans les encyclopédies, les ouvrages d'astronomie et de philosophie de la nature et dans les écrits de vulgarisation, destinés probablement aux simples religieux de province, qui s'en servent dans leur prêches. Citons parmi ceux-ci l'Elucidarius (publié vers 1120), le Livre de Sidrac (publié en langue vulgaire au XIIIè siècle). Ce dernier, dans une édition allemande affirme avec clarté à propos de la Terre : see ist ront also eyn appel (elle est ronde comme une pomme).
Bref, la rotondité de la Terre ne faisait aucun doute. Par contre, la question des antipodes était une vraie controverse. On supposait déjà depuis la fin de l'Antiquité l'existence d'un continent de l'autre côté de la Terre, nommé au Moyen âge terra australis incognita. Certes, on ne pouvait y parvenir, en raison de la chaleur brûlante de la zone équatoriale, mais ce continent devait être habitable, puisqu'il était situé dans la zone tempérée sud de la Terre. La question de savoir qui y habitait était une question théologique, non cosmographique.
D'où provient donc le mythe encore tenace de la Terre plate comme image du monde au Moyen âge ? L'une des causes est peut-être le fait que les anciennes cartes du monde arrondies du Moyen âge n'avaient pas vraiment pour but de représenter de façon fidèle le monde ; orientées à l'est, ces anciennes cartes essayaient de représenter dans un cercle les trois continents connus : l'Asie, l'Europe et l'Afrique (et parfois même un continent austral inconnu). Cette tentative, les cartes modernes en projection Mercator la poursuivent encore, à ceci près que ces dernières utilisent deux cercles. Pense-t-on pour autant que les géographes de la Renaissance imaginaient la Terre sous la forme de deux disques à peine attachés l'un à l'autre ? La représentation médiévale était nécessairement très schématique : autour de la Méditerranée placée au centre se pressaient les trois continents, et disséminés tout autour, on pouvait voir quelques îles, comme l'Irlande et l'Islande, au large de l'Europe, ou Ceylan près de l'Asie. Tout autour s'étendait le vaste Océan, dont on ne pouvait voir qu'une étroite bande sur les cartes, car il était vide, et donc peut digne d'être représenté. Il s'étendait en réalité non pas autour du disque, mais derrière le globe ! A la fin du Moyen âge, lorsqu'apparurent les nouvelles cartes, on réinterpréta ces mappae mundi en supposant que les anciens lettrés avaient représenté la Terre comme un disque rond posé sur l'Océan. Une telle conclusion était contestable, puisque ce type de cartes apparaissaient dans des manuscrits où le texte explicatif évoquait sans équivoque la rotondité de la Terre, mais visiblement, aux XVIè et au XVIIè siècle, peu de gens se donnaient la peine de lire et de traduire les manuscrits latins.
La polémique sur l'existence des antipodes constitue sans doute une deuxième cause de l'apparition du mythe de la Terre plate. Notons que même au début de l'époque moderne, la controverse ne s'était pas tue, et ce n'est qu'en 1770 que l'Australie fut "officiellement" découverte, puisque tout ce que les navigateurs portugais et hollandais en savaient avait été caché pour des motifs économiques. On devait se contenter au XVIè et au XVIIè siècles de rumeurs sur l'existence d'un quatrième continent dans l'Hémisphère sud.
La troisième cause du mythe semble provenir des idées farfelues sur la forme trapézoïdale de la Terre ; les courants anticléricaux de l'époque des Lumières contribuèrent particulièrement à la propagation de telles interprétations erronées, qui visaient à dépeindre un Moyen âge sous influence de l'Eglise, obscurantiste, et très limitée dans sa vision du monde.
http://www.passion-histoire.net/n/www/v ... hp?t=10467
Nulle part dans les textes médiévaux, il n'est question de manière explicite d'une forme de disque. Les seuls éléments qui indiquent une forme éventuellement autre que ronde ne se trouvent que chez une dizaine d'auteurs de l'Antiquité tardive et du début du Moyen âge, dont le théologien africain Lactance (vers 300 de notre ère) qui s'élève contre une Terre sphérique, sans dire cependant sous quelle forme il imagine notre Terre.
Une forme autre que la sphère est en revanche évoquée chez le marchand d'Alexandrie Cosmas Indicopleustès qui sillonna l'Inde et l'Afrique de l'Ouest vers l'an 500. Revenu de ses voyages et devenu moine, il rejette dans sa Topographie chrétienne la représentation grecque du monde et se fonde sur la Bible. Il conclut ainsi à une forme trapézoïdale de la Terre, au-dessus de laquelle le ciel s'arque comme une voûte. Cette représentation théologique et allégorique du monde est peu diffusée (elle ne réapparaît qu'à Byzance, dans quelques manuscrits).
Chez le missionnaire anglo-saxon Boniface (vers 675-754), on trouve certes une controverse à propos des antipodes : il lui semble inconcevable que des hommes vivent de l'autre côté de la Terre, et il en vient même à traîner devant le pape un jeune moine irlandais nommé Virgil qui osait défendre le contraire. Mais cette controverse ne remet pas en question la rotondité de la Terre, elle porte simplement sur la présence d'habitants aux antipodes.
En conclusion, même à la la fin de l'Antiquité et au début du Moyen âge, les opposants à la forme sphérique de la Terre sont extrêmement rares : soit ils propagent, comme Cosmas, une image très étrange de la Terre, soit ils n'indiquent rien sur sa véritable forme. En tous cas, aucun indice ne laisse penser qu'ils favorisent une forme de disque.
Isidore de Séville ne s'exprime que vaguement au sujet de la forme de la Terre, mais prenant pour modèle les écrits de l'Antiquité, il évoque cinq zones climatiques sur la Terre : deux très froides aux pôles, une très chaude à l'équateur et deux régions tempérées intermédiaires. Une telle description a pour corollaire une vision sphérique de la Terre. Des auteurs comme Macrobe et Martianus Capella, deux lettrés du IVe et Ve siècle respectivement s'inscrivent tout à fait dans la tradition de l'Antiquité et se prononcent sans ambiguïté pour la forme sphérique. Deux siècles plus tard, Bède le Vénérable dans son écrit de philosophie naturelle dit explicitement qu'il ne faut pas considérer cette rotunditas terrae comme une roue gyrus ni comme un bouclier arrondi scutus mais bien comme une balle pila.
Au cours des siècles suivants, on retrouve cette connaissance dans les encyclopédies, les ouvrages d'astronomie et de philosophie de la nature et dans les écrits de vulgarisation, destinés probablement aux simples religieux de province, qui s'en servent dans leur prêches. Citons parmi ceux-ci l'Elucidarius (publié vers 1120), le Livre de Sidrac (publié en langue vulgaire au XIIIè siècle). Ce dernier, dans une édition allemande affirme avec clarté à propos de la Terre : see ist ront also eyn appel (elle est ronde comme une pomme).
Bref, la rotondité de la Terre ne faisait aucun doute. Par contre, la question des antipodes était une vraie controverse. On supposait déjà depuis la fin de l'Antiquité l'existence d'un continent de l'autre côté de la Terre, nommé au Moyen âge terra australis incognita. Certes, on ne pouvait y parvenir, en raison de la chaleur brûlante de la zone équatoriale, mais ce continent devait être habitable, puisqu'il était situé dans la zone tempérée sud de la Terre. La question de savoir qui y habitait était une question théologique, non cosmographique.
D'où provient donc le mythe encore tenace de la Terre plate comme image du monde au Moyen âge ? L'une des causes est peut-être le fait que les anciennes cartes du monde arrondies du Moyen âge n'avaient pas vraiment pour but de représenter de façon fidèle le monde ; orientées à l'est, ces anciennes cartes essayaient de représenter dans un cercle les trois continents connus : l'Asie, l'Europe et l'Afrique (et parfois même un continent austral inconnu). Cette tentative, les cartes modernes en projection Mercator la poursuivent encore, à ceci près que ces dernières utilisent deux cercles. Pense-t-on pour autant que les géographes de la Renaissance imaginaient la Terre sous la forme de deux disques à peine attachés l'un à l'autre ? La représentation médiévale était nécessairement très schématique : autour de la Méditerranée placée au centre se pressaient les trois continents, et disséminés tout autour, on pouvait voir quelques îles, comme l'Irlande et l'Islande, au large de l'Europe, ou Ceylan près de l'Asie. Tout autour s'étendait le vaste Océan, dont on ne pouvait voir qu'une étroite bande sur les cartes, car il était vide, et donc peut digne d'être représenté. Il s'étendait en réalité non pas autour du disque, mais derrière le globe ! A la fin du Moyen âge, lorsqu'apparurent les nouvelles cartes, on réinterpréta ces mappae mundi en supposant que les anciens lettrés avaient représenté la Terre comme un disque rond posé sur l'Océan. Une telle conclusion était contestable, puisque ce type de cartes apparaissaient dans des manuscrits où le texte explicatif évoquait sans équivoque la rotondité de la Terre, mais visiblement, aux XVIè et au XVIIè siècle, peu de gens se donnaient la peine de lire et de traduire les manuscrits latins.
La polémique sur l'existence des antipodes constitue sans doute une deuxième cause de l'apparition du mythe de la Terre plate. Notons que même au début de l'époque moderne, la controverse ne s'était pas tue, et ce n'est qu'en 1770 que l'Australie fut "officiellement" découverte, puisque tout ce que les navigateurs portugais et hollandais en savaient avait été caché pour des motifs économiques. On devait se contenter au XVIè et au XVIIè siècles de rumeurs sur l'existence d'un quatrième continent dans l'Hémisphère sud.
La troisième cause du mythe semble provenir des idées farfelues sur la forme trapézoïdale de la Terre ; les courants anticléricaux de l'époque des Lumières contribuèrent particulièrement à la propagation de telles interprétations erronées, qui visaient à dépeindre un Moyen âge sous influence de l'Eglise, obscurantiste, et très limitée dans sa vision du monde.
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- phileas
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Re: SCIENCE ISLAMIQUE
Et encore...
Au Moyen Âge, on se représentait le monde comme une unique terre ferme, habitable et habitée, plate et d’étendue très réduite, émergeant d’un vaste océan qui enrobait une sphère. Cette habile synthèse du mythe chrétien et de la théorie aristotélicienne éclata avec les Grandes Découvertes et fit place au nouveau concept du « globe terraqué », où les terres émergées sont partout habitées et toutes accessibles à l’homme.
http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/o ... terrestre/
Au Moyen Âge, on se représentait le monde comme une unique terre ferme, habitable et habitée, plate et d’étendue très réduite, émergeant d’un vaste océan qui enrobait une sphère. Cette habile synthèse du mythe chrétien et de la théorie aristotélicienne éclata avec les Grandes Découvertes et fit place au nouveau concept du « globe terraqué », où les terres émergées sont partout habitées et toutes accessibles à l’homme.
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