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Re: Début de l'offensive terrestre à Gaza

Publié : dim. 4 janv. 2009 20:28
par Curtis
Lorie a écrit :Ce qui me fait le plus rire dans cette histoire c'est qu'il n'y a jamais eu la moindre indignation pour les enfants afghans qui sont morts tués dans un attentat suicide en même temps que ces morts palestiniens .. pas un seul écrit ::::::::::::::
Tout à fait. Pas un seul musulman ou pays arabe n'a condamné l'attentat horrible qui a eu lieu en Afghanistan. On peut visionner cet attentat ici:

http://www.lepost.fr/article/2008/12/29 ... lance.html

Re: Début de l'offensive terrestre à Gaza

Publié : dim. 4 janv. 2009 22:44
par mira
lorie a écrit :
Curtis a écrit :
Israël est déjà dans la solitude absolue dans sa guerre contre le Hamas et çà ne change rien à sa façon d'être. :lol:
Les hommes libres sont contre les terroristes musulmans.

Ah bon non curtis voyons .. les terroristes sont dans leur bon droit pour des gens comme mira voyons .. tant qu'il y aura des juifs sur cette terre il faudra des terroristes pour les tuer ..

Ce qui me fait le plus rire dans cette histoire c'est qu'il n'y a jamais eu la moindre indignation pour les enfants afghans qui sont morts tués dans un attentat suicide en même temps que ces morts palestiniens .. pas un seul écrit ::::::::::::::

Mais la guerre menée à Gaza n'est pas une guerre menée contre un mouvement religieux intégriste, sinon comment expliquer le grand amour USA/Arabie saoudite, et le fait qu'aucun sioniste sur ce forum ne s'en prenne à l'Arabie saoudite, autrement plus intégriste et fanatique et nocive que le Hamas ? Si Hamas ne revendiquait pas, s'il se contentait d'oeuvres de charité, et de prêches idiots, on le laisserait tranquille. Que les Palestiniens s'en débrouillent après tout, comme le peuple d'Arabie saoudite se débrouille du fanatisme affiché des dirigeants.
Mais voilà, Hamas pose des exigences.
Donc, marre d'entendre cette contre-vérité.
Quand le désengagement a eu lieu, il fut unilatéral. En faisant sortir les colons, les Israéliens n'ont pas demandé aux Palestiniens : "bon, désormais, comment cohabiterons-nous ? quelles sont vos exigences ? voyons si on peut s'arranger ! Nous, nous avons peur de vous : nombre de membres du Hamas ont commandité des attentats suicide, on ne peut vous laisser circuler librement, comment faire ?"
Les Palestiniens auraient peut-être répondu : "nous voulons la liberté de circuler mais nous acceptons votre contrôle sur les terminaux, du moins tant que la situation est tendue. Nous désirons un port, un aéroport, même sous contrôle, pour pouvoir survivre. Nous désirons le relâchement de nombreux prisonniers, et avoir droit de regard sur ceux que vous relâcherez, nous voulons l'ouverture sur la Cisjordanie, même contrôlée par vous, et la possibilité de sortir pour aller étudier, nous soigner, travailler ailleurs, etc." Je ne sais pas. Mais un aménagement. Non, rien. On vous laisse, on proclame à la face du monde qu'on est d'une générosité infinie, et on garde les clés des frontières, de l'air, de la mer , quitte à tirer sur les pêcheurs qui s'éloignent au large. Toute la population de Gaza est non seulement désespérée, mais traumatisée. Les gosses, les jeunes pissent au lit jusqu'à 18 ans et même après, d'angoisse. les enfants n'arrivent plus à se concentrer. les garçons ne rêvent plus que bombes et révolte.

J'ai entendu hier sur Arte (mais c'est passé très vite, il me faudrait confirmation...) qu'il y aurait 20000 membres du Hamas à Gaza. 20000 sur une population de un million 500000, et depuis des mois, des années, toute une population affamée, assiégée, et désormais bombardée et massacrée.
Souvenez-vous, auparavant, ce fut le Fatah, qui fut la cible. Souvenez-vous dont la façon dont Arafat fut humilié sous les décombres de la Muqata. Souvenez-vous de la multitude des leaders OLP assassinés.
Et je vous pose la question : en quoi les droits fondamentaux des Palestiniens sont-ils respectés, depuis toujours et notamment depuis que vous occupez les Territoires ? En quoi ? en quoi le droit d'expression, le droit d'association, le droit de circuler, le droit de construire, le droit de forer des puits, en quoi ?
Et vous vous étonnez que ça tourne mal ??? qu'il y ait des roquettes ?
Les attentats suicide ? Je trouve que ce fut imbécile au niveau politique, et ce sont des crimes contre l'humanité. Mais on en arrive là, à se tuer soi-même, à se faire exploser (car l'attentat suicide est aussi un suicide, ne l'oubliez pas !) quand on n'a plus d'espoir. Un jeune Palestinien, interrogé par un journaliste :"Comment voyez-vous votre avenir ?" Réponse : "sous terre". C'est une phrase fondamentale. Les Israéliens n'offrent aucun futur aux Palestiniens. Vivre sans futur possible, c'est à devenir fou, c'est la porte ouverte à n'importe quoi.
Les roquettes ? Face à l'une des plus puissantes armées du monde ? C'est une réponse assez dérisoire... C'est peut-être une idiotie politique. Mais excusez-moi, ça se comprend.


http://forums.lemonde.fr/perl/showflat. ... &sb=5&vc=1


lsrael recoit des roquettes rien que ca? Elle qui a enferme des gens dans des boites sardines? Tout un peuple est asphyxié a cause de ces criminels que vous soutenez! honte à vous!!!!!!!!!!!!!!!!.
Quand tu seras affame, et sans espoir Curtis ce jour la on en rediscutera. Aujourd'hui contente toi de pianoter sur ton clavier et d'accuser les Musulmans d'Europe d'etre tous des menteurs et des terroristes en puissance. Je suis scandalisee. Quelqu'un m'avait dit que tu ne valais pas mieux que les autres et j'ai pas voulu le croire. Aujourd'hui, je ne peux plus me mentir Tu es aussi immonde que les autres abrutis. Quant à hamas encore trop gentil avec de tels monstres. Vous ne comprenez pas hamas a beau etre horrible israel le surpasse!

Ma voisine ce matin s'est fait trucidée et des enfants meurent dans le hopitaux pour cause de faute medicale ici en France et pourrtant je ne vous ai jamais vu defiler ou condamner! Et apres ca vous voulez encore etre credible! ca te va comme ridicule Lorie? Tu n'es vraiment qu'une vieille trainasse!


Allez vous faire voir!!!!!!!!!!!!!

Re: Début de l'offensive terrestre à Gaza

Publié : dim. 4 janv. 2009 23:52
par Curtis
Bonjour Mira

Mira a écrit :Mais la guerre menée à Gaza n'est pas une guerre menée contre un mouvement religieux intégriste,
Non c'est contre un parti politique, le Hamas, qui souhaite la destruction d'Israël. Depuis que le Hamas est au pouvoir, la situation des palestiniens est de plus en plus désastreuse.
sinon comment expliquer le grand amour USA/Arabie saoudite, et le fait qu'aucun sioniste sur ce forum ne s'en prenne à l'Arabie saoudite, autrement plus intégriste et fanatique et nocive que le Hamas ?
Je ne vois vraiment pas ce que vient faire l'arabie saoudite ici. Tous les membres ici sont contre le régime saoudien qui finance le terrorisme.

Quand le désengagement a eu lieu, il fut unilatéral. En faisant sortir les colons, les Israéliens n'ont pas demandé aux Palestiniens : "bon, désormais, comment cohabiterons-nous ? quelles sont vos exigences ? voyons si on peut s'arranger ! Nous, nous avons peur de vous : nombre de membres du Hamas ont commandité des attentats suicide, on ne peut vous laisser circuler librement, comment faire ?"
Les Palestiniens auraient peut-être répondu : "nous voulons la liberté de circuler mais nous acceptons votre contrôle sur les terminaux, du moins tant que la situation est tendue. Nous désirons un port, un aéroport, même sous contrôle, pour pouvoir survivre. Nous désirons le relâchement de nombreux prisonniers, et avoir droit de regard sur ceux que vous relâcherez, nous voulons l'ouverture sur la Cisjordanie, même contrôlée par vous, et la possibilité de sortir pour aller étudier, nous soigner, travailler ailleurs, etc." Je ne sais pas. Mais un aménagement. Non, rien. On vous laisse, on proclame à la face du monde qu'on est d'une générosité infinie, et on garde les clés des frontières, de l'air, de la mer , quitte à tirer sur les pêcheurs qui s'éloignent au large. Toute la population de Gaza est non seulement désespérée, mais traumatisée. Les gosses, les jeunes pissent au lit jusqu'à 18 ans et même après, d'angoisse. les enfants n'arrivent plus à se concentrer. les garçons ne rêvent plus que bombes et révolte.
Israël a construit un mur pour se protéger contre les attentats suicides et c'est très efficace.
Le Hamas a bien défini ses objectifs: il faut détruire Israël. Les palestiniens ont voté pour ce projet. Ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-même, je ne vais pas me lamenter sur leur sort. Ensuite, Ies palestiniens doivent être indépendant et s'organiser eux-même. Ils doivent construire des hôpitaux, des ports, aéroports, écoles, bibliothèques, universités, etc... comme l'a fait Israël a ses débuts.
Ce n'est pas à Israël de leur financer ou de leur construire quoi que ce soit.

Les palestiniens sont élevés au coran, aux hadiths, on leur apprend à détester les juifs dès leur plus jeune âge et tu le sais.

Et je vous pose la question : en quoi les droits fondamentaux des Palestiniens sont-ils respectés, depuis toujours et notamment depuis que vous occupez les Territoires ? En quoi ? en quoi le droit d'expression, le droit d'association, le droit de circuler, le droit de construire, le droit de forer des puits, en quoi ?
Qu'est-ce que tu dis Mira ? Les palestiniens ont le droit de dire ce qu'ils veulent (par exemple tuer les juifs), ils peuvent créer des association (comme le hamas ou le jihad islamique), ils peuvent circuler et construire ce qu'ils veulent chez eux.
Tu as vraiment été endoctriné !

Dans un premier temps, on leur avait déjà proposé un Etat aux palestiniens, ils ont refusé. Ensuite, ils se sont auto-proclamé Etat qui est reconnu par des dizaines de pays mais çà ne leur suffit pas. Israël n'est reconnu que par 3 ou 4 pays arabes pour info. C'est bien la preuve que les palestiniens se fichent d'avoir un Etat.
Les attentats suicide ? Je trouve que ce fut imbécile au niveau politique, et ce sont des crimes contre l'humanité. Mais on en arrive là, à se tuer soi-même, à se faire exploser (car l'attentat suicide est aussi un suicide, ne l'oubliez pas !) quand on n'a plus d'espoir.
Ils se suicident pour avoir leurs vierges au paradis et tu le sais.
Les Israéliens n'offrent aucun futur aux Palestiniens.
çà ne va pas la tête ? Ce n'est pas aux juifs de proposer un futur aux palestiniens. C'est au gouvernement palestinien de donner un futur à ses citoyens.

Est-ce que c'est à la Belgique de proposer un futur à aux français ?
Tu délires Mira.

Quand tu seras affame, et sans espoir Curtis ce jour la on en rediscutera.
Comme les soudanais du darfour quoi.
Aujourd'hui contente toi de pianoter sur ton clavier et d'accuser les Musulmans d'Europe d'etre tous des menteurs et des terroristes en puissance. Je suis scandalisee. Quelqu'un m'avait dit que tu ne valais pas mieux que les autres et j'ai pas voulu le croire. Aujourd'hui, je ne peux plus me mentir Tu es aussi immonde que les autres abrutis.
Nos cher musulmans n'en a rien fiche que des populations civils se fassent massacrer au darfour par des islamistes.
Quand ce sont des islamistes qui se font tuer, là, les musulmans protestent par contre.

On a tous cerner leur petit jeu.
Les musulmans d'occident ne sont pas tous des terroristes, 95% sont en réalité des mécréants qui se contentent juste de faire ramadan.

Tu as bien changé depuis ton séjour sur mejliss Mira. Je ne comprend pas comment tu as pu te faire embobiner à ce point.

Re: Début de l'offensive terrestre à Gaza

Publié : lun. 5 janv. 2009 10:58
par lorie
Curtis a écrit :
Tu as bien changé depuis ton séjour sur mejliss Mira. Je ne comprend pas comment tu as pu te faire embobiner à ce point.

Merci Curtis !!!

Re: Début de l'offensive terrestre à Gaza

Publié : lun. 5 janv. 2009 21:05
par yacoub
Tu as bien changé depuis ton séjour sur mejliss Mira. Je ne comprend pas comment tu as pu te faire embobiner à ce point.
même un chretien ou un athée soumis à la propagande intensive de la secte de guerre lasse feint d'adherer à la secte
pour la ranquilité
Avec les mosquées, les ecoles, la télé , les radios qui deversent le coran presque 24h/24
je voudrai bien te voir et encore elle, elle est en france
Au Maroc ou en Algerie c'est pire

Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : jeu. 8 janv. 2009 16:12
par Invité
Le Pen compare Gaza à un camp de concentration, le Crif proteste

Jean-Marie Le Pen a comparé Gaza à un ghetto et à un camp de concentration, des propos dénoncés par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

"L'offensive militaire de grande envergure lancée contre les populations civiles concentrées dans ce qui est un véritable ghetto, un véritable camp de concentration, me paraît choquante et je souhaite que cela cesse", a dit le président du Front national lors de ses voeux à la presse.

"Ces gens sont enfermés dans un territoire dont ils ne peuvent pas sortir, il est évident que cela ressemble à un camp de concentration", a ajouté Jean-Marie Le Pen, interrogé sur la situation au Proche-Orient.

Le Front national avait condamné fin décembre "l'agression militaire d'Israël" contre le territoire palestinien de Gaza.

Jean-Marie le Pen a estimé que les tirs "irritants, urticants mais peu efficaces" des fusées du Hamas sur Israël ne pouvait pas "servir de prétexte légitime à une offensive militaire de grande envergure d'une armée moderne."

Prié de dire s'il était prêt à participer aux manifestations pro-palestiniennes en France, le dirigeant d'extrême droite a répondu : "J'ai toujours été frappé par le fait que les représentants de la Palestine en France s'adressent exclusivement à la gauche et à l'extrême-gauche."

"Mais je ne suis pas très manifestant en dehors des manifestations du Front national", a-t-il ajouté.

LE CRIF S'INSURGE

Jean-Marie Le Pen a refusé de s'exprimer sur l'humoriste franco-camerounais Dieudonné, qui s'est rapproché du Front national et dont SOS Racisme dénonce "l'obsession antisémite." "Je ne suis pas impresario", a-t-il dit.

Trois spectacles de Dieudonné ont été déprogrammés depuis que le comédien a fait monter fin décembre sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson.

Dans un communiqué, le Crif constate que Jean-Marie Le Pen a utilisé une fois de plus en parlant de camp de concentration "le vocabulaire d'amalgame outrancier et mensonger qui est sa marque personnelle depuis longtemps" pour "exister médiatiquement."

"Le terme de camp de concentration veut dire quelque chose de très précis, ce sont des camps où les gens mouraient en masse et ce sont des camps où les gens étaient emprisonnés, devaient effectuer des travaux extrêmement pénibles dans lesquels la mortalité était considérable et ça n'est pas du tout ce qui se passe à Gaza", a souligné sur RTL Gérard Prasquier.

Le président du Crif s'est demandé si cela valait vraiment la peine de donner à Jean-Marie Le Pen "ce grand plaisir d'apparaître encore une fois de plus comme le martyr" en attaquant ses propos.

Le président du Front national a été condamné à plusieurs reprises pour ses propos polémiques, notamment lorsqu'il avait qualifié en septembre 1987 l'utilisation par les nazis de chambres à gaz de "point de détail de l'histoire de la Deuxième guerre mondiale."

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

fr.news.yahoo

Re: Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : jeu. 8 janv. 2009 16:38
par lorie
C'est marrant venant d'un homme qui est négationniste ??? !! ... Rien ne m'étonnes avec cet homme .. :finga:

Re: Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : jeu. 8 janv. 2009 17:21
par Georges
Moi, je vois plutôt le CRIF est en train de perdre toute crédibilité avec ce soutien aveugle à Israel.
Il diabolise des juifs critiques comme Morin ou Stora et il pactise avec Goldnadel .
Et Le Pen il est fini. :)
Martine ne sera pas antisémite comme son père.

Gaza .. réponse excessive ???

Publié : lun. 12 janv. 2009 13:07
par lorie
Dans ce brouhaha de discussion sans fin et tournant toujours autour d'une seule personne ..

Je suis tombée sur cet article .. et sur une VRAIE QUESTION ...


http://www.mpctasso.org/spip.php?article466

MOUVEMENT POUR LA PAIX ET CONTRE LE TERRORISME ???

Enfin une vraie réflexion, sage, dépassionnée, sur l’affrontement Israël/ Hamas et ses terribles implications pour les civils palestiniens. http://www.lemonde.fr/opinions/article/ ... _3232.html

"Gaza, une riposte excessive ?"

Quelle serait la juste proportion qu’il lui faudrait respecter pour qu’Israël mérite la faveur des opinions ? L’armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c’est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats-suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ?



Ou, mieux, conviendrait-il qu’Israël patiente sagement jusqu’à ce que le Hamas, par la grâce de l’Iran et de la Syrie, "équilibre" sa puissance de feu ?




A moins qu’il ne faille mettre à niveau non seulement les moyens militaires, mais les fins poursuivies.

Puisque le Hamas – à l’encontre de l’Autorité palestinienne – s’obstine à ne pas reconnaître le droit d’exister de l’Etat hébreu et rêve de l’annihilation de ses citoyens, voudrait-on qu’Israël imite tant de radicalité et procède à une gigantesque purification ethnique ?

Désire-t-on vraiment qu’Israël en miroir se "proportionne" aux désirs exterminateurs du Hamas ?

André Glucksmann interroge le sens de mots rabâchés et nous interroge.




Au contraire d’Esther Benbassa qui dans le même numéro assène " Il faudra toujours parler avec le Hamas".

A lire la conclusion de cette dernière

"C’est à la communauté internationale de donner l’exemple d’une reconnaissance qui ne reviendrait nullement à légitimer l’idéologie du Hamas, mais simplement à le prendre pour ce qu’il est : un acteur qui pèse sur l’avenir de la région et auquel s’identifie une partie de la nation palestinienne",

On se demande quels arguments elle aurait employé en d’autres temps pour contrer la reconnaissance du régime nazi. Car on veut supposer qu’elle eut milité contre.

HCM

Gaza piégée par le…Hamas ! mohamed sifaoui

Publié : lun. 12 janv. 2009 16:35
par Invité
Gaza piégée par le…Hamas !

Plusieurs internautes qui visitent ce blog, certains d'entre eux, visiblement nourris à la soupe intégriste, me bombardent de messages pour me sommer, depuis plusieurs jours, de m'exprimer sur le conflit qui oppose, depuis deux semaines, Israël aux terroristes du Hamas. Je n'ai pas voulu le faire jusque-là parce que tout simplement j'ai estimé qu'il fallait prendre du recul par rapport aux événements, comprendre les enjeux et éviter de tomber dans le piège tendu par les fanatiques du Hamas. Ce piège qui pousse aujourd'hui les masses arabo-musulmanes - et elles ne sont pas les seules - à foncer tête baisser dans la rhétorique habituelle, manichéenne qui, soit attise les haines soit élude les questions de fond si ce n'est les deux à la fois. Attitude dominante qui, depuis des lustres, se suffit à condamner le méchant juif tueur de femmes et d'enfants et de solidariser avec le gentil kamikaze du Hamas rehaussé au rang de « résistant ». Comme c'est facile !

Oui comme il est facile et aisé de « condamner » la riposte aux terroristes lorsqu'on est bien au chaud sur son fauteuil à Londres, marchant avec un keffieh, place de la République à Paris ou déambulant au bord du lac Leman, devant les caméras de la télévision suisse romande. Comme il est facile de démêler un conflit dont la complexité n'a d'égal que le pourrissement d'une situation qui semble inextricable. Comme il est facile d'attiser les haines, d'appeler à la guerre, au djihad lorsqu'on ne craint pas de recevoir une roquette sur la tête ou une rafale de kalachnikovs. Comme il est facile d'aller pérorer tel un Tariq Ramadan sur les fauteuils de Frédéric Taddeï en instrumentalisant l'émotion que suscitent les images insoutenables qui nous parviennent. Et comme il est facile enfin de crier au « génocide », quand on n'a pas subi soi-même les génocidaires intégristes !

J'entends d'ici les cris d'orfraie. Rassurez-vous, je vais expliquer calmement ma position. Je ne suis pas non plus pour un bombardement aveugle et massif des populations civiles. Et si je ne condamne pas la riposte israélienne au Hamas, je regrette profondément et je dénonce le fait que le gouvernement israélien ne prenne pas toutes les mesures pour que les femmes et les enfants, et plus globalement ceux qui ne sont pas armés, soient épargnés par les actions militaires. L'armée d'un État démocratique se doit d'être exemplaire surtout lorsque l'enjeu est de vaincre également, au-delà du Hamas, l'idéologie que véhicule un tel mouvement.

Cela dit, je ne suis pas dupe. Je connais trop le fascisme qui anime ces fanatiques pour croire - d'ailleurs, certains de leurs responsables l'ont avoué - qu'ils utilisent souvent les populations civiles comme bouclier humain. Mais, malgré cela, les Israéliens ne doivent pas tomber dans le piège qui leur est tendu par des fascistes n'ayant aucun respect pour la vie. Et de ce point de vue, l'armée israélienne gagnerait à être beaucoup plus vigilante.

Si j'ai refusé de me prononcer jusque-là, y compris dans certains médias qui m'avaient sollicité, c'est aussi parce que je comptais intégrer cette question dans mon prochain travail journalistique. Si j'ai attendu, avant de donner mon avis, ce n'est donc pas, par « lâcheté », comme l'ont suggéré certains messages, encore moins pour me défiler et ne pas dire ma position. Ce n'est pas dans mes habitudes d'éviter des sujets liés au monde arabo-islamique et bien davantage à l'islamisme. Si je ne me suis pas exprimé sur ce blog, c'est aussi parce que je l'avais déjà fait dans un livre paru aux Éditions Grasset en mars 2007. Intitulé « Combattre le terrorisme islamiste », j'y avais évoqué le conflit proche-oriental et le problème du Hamas. Voici d'ailleurs certains extraits de ce que j'écrivais alors :

« La gestion du conflit israélo-palestinien est entachée d'erreurs similaires à celles qui minent la conduite de la lutte antiterroriste au niveau mondial, avec une donne supplémentaire : la revendication légitime des Palestiniens de pouvoir disposer d'un État viable et souverain. Il est évident que le règlement de cette situation spécifique doit passer par la reconnaissance de ce droit. Par conséquent, le conflit israélo-palestinien doit être considéré à sa juste mesure, c'est-à-dire comme un conflit politique.

La donne religieuse ou idéologique ne doit plus avoir droit de cité que ce soit du côté des Israéliens ou de celui des Palestiniens. Ces aspects ont toujours entravé les discussions et les négociations (...) L'utilisation de la force comme seule politique ne mènera certainement pas vers une solution et risque, au contraire, de radicaliser davantage les positions des uns et des autres. Pour autant, il est évident qu'Israël doit continuer à se défendre contre les terroristes, mais en évitant, dans cette lutte, de leur amalgamer les civils.

Le rôle des États-Unis comme celui des Européens consiste à faire accepter aux deux parties une sorte de longue trêve au cours de laquelle des négociations sérieuses doivent être engagées. Naturellement, il y aura des attentats parce que les islamistes voudront saboter, d'une manière ou d'une autre, toute initiative qui pouvait aboutir à une solution. Devant un tel cas de figure, les gouvernements israélien, américain et européens doivent travailler avec les forces laïques du côté palestinien en renforçant ces dernières, en les crédibilisant aux yeux de leur population, en leur donnant les moyens nécessaires pour lutter contre les terroristes sans que cela conduise à une guerre civile. Une intervention de l'ONU dans les territoires palestiniens permettra peut-être de créer une zone tampon qui éviterait un contact direct entre les terroristes et l'armée israélienne, ou à tout le moins qui rendrait plus difficile ce genre de face à face.

Mais au-delà de l'aspect militaire, il est nécessaire de lancer une action sociale qui couperait l'herbe sous les pieds des islamistes du Hamas. Créer des projets économiques, résorber le chômage, permettre à la population de recouvrer une dignité, lui montrer qu'elle n'est pas esseulée dans sa misère quotidienne, empêcher le Hamas de contrôler les secteurs de l'éducation, de l'information et de la culture, moderniser le système scolaire et universitaire en accordant par exemple des bourses d'études aux jeunes Palestiniens, bref, créer une dynamique qui montre à cette partie de la population, aujourd'hui abreuvée d'idéologie islamiste, que le terrorisme n'est pas une voie à suivre.

Le problème majeur est que ce type de projets est actuellement initié par des islamistes financés par l'Iran ou la Syrie et conditionnés par l'idée qu'il n'y aura « jamais de paix sans la destruction d'Israël ». L'enseignement prodigué aux enfants palestiniens est, à ce sujet, terrifiant : dès la maternelle, leur sont inculqués les principes « du martyre » et de la « guerre sainte » (...) Ce n'est là qu'une ébauche de solutions. Elles ne pourront être mises en œuvre que s'il existe, de part et d'autre, mais aussi du côté de la communauté internationale, une réelle prise de conscience du fait que le terrorisme islamiste ne sera certes pas vaincu par un règlement de la question israélo-palestinienne, mais en sortira considérablement affaibli ».

Voilà donc ce que j'aurais pu écrire, si je ne l'avais pas déjà fait. Et à ces mots, à ces phrases, à ce texte, je n'ôterai aujourd'hui aucune lettre, aucune virgule et aucune syllabe.

Si j'avais à rajouter quelques idées, je dirais que la guerre qui oppose les terroristes islamistes du Hamas et l'État israélien nous livre effectivement, depuis deux semaines, des images insoutenables. Ces images sont tout simplement insupportables. Mais si j'affirme sans ambages, quitte à être définitivement en rupture avec le monde arabo-musulman, que l'idéologie intégriste et ceux qui adhèrent à cette pensée rétrograde sont, à mon sens, les premiers responsables du drame qui se déroule sous nos yeux au Proche-Orient, il serait injuste de ne pas formuler certaines critiques à l'égard de la méthode choisie par le gouvernement israélien pour finir avec les attentats perpétrés par le Hamas. J'ai toujours condamné les opérations suicides et toutes les actions terroristes que mènent depuis plusieurs années les différentes factions islamistes palestiniennes en direction de la population israélienne. C'est là pour moi une position de principe et une cohérence qui refusent de penser, comme le font certains, que le terrorisme est condamnable lorsqu'il frappe en Occident ou dans des pays arab-islamiques et qu'il deviendrait légitime et juste quand il prendrait pour cible des civils israéliens.

Cela étant, quitte à me répéter, il est inconcevable de dire qu'un État, démocratique de surcroit, aurait le droit de bafouer les règles et les lois internationales même lorsque sa sécurité est en danger. C'est la raison pour laquelle, je considère que le gouvernement israélien est en train de se battre contre le Hamas tout en l'alimentant ainsi que l'ensemble des islamistes. Ce que les stratèges de Tel-Aviv ne saisissent visiblement pas, c'est qu'ils nourrissent, à travers leur violente offensive sur Gaza, ce discours intégriste que je ne cesserai de combattre. À voir d'ailleurs comment les plus éminents idéologues islamistes, Youssef Al-Qaradhaoui ou Aymen Al-Zawahiri à leur tête, sautent sur l'occasion pour tenter de mobiliser leurs troupes et en recruter de nouveaux adeptes. A voir aussi la timidité, somme toute compréhensible, de toutes les franges progressistes au sein de monde arabo-musulman et y compris en Europe. Cette guerre, j'en suis convaincu, outre le fait qu'elle servira à jeter toutes les initiatives de paix aux calendes grecques aura permis aussi à l'intégrisme d'emporter, aux yeux des opinions publiques musulmanes, une éclatante victoire. L'islamisme s'est toujours nourri de séquences comme celles que nous sommes en train de vivre depuis près de deux semaines. Israël, malheureusement, n'a pas, à l'évidence, intégré cette réalité dans sa réflexion d'avant-guerre.

Je ne cesse de le répéter. Le terrorisme islamiste ne sera jamais vaincu à travers la seule action militaire, et ce, même si je considère que celle-ci est souvent nécessaire lorsqu'on fait face à un fascisme. Mais qu'a fait Israël, qu'a fait l'Occident et qu'ont fait les pays musulmans pour venir à bout de ce fléau - appelez-le comme vous voulez - qu'est le salafisme, qu'est l'islamisme, qu'est l'intégrisme, qu'est le fanatisme ? Rien. Systématiquement, l'action militaire ponctuelle prend le dessus sur les offensives politiques et idéologiques qui devraient être menées. Les grandes démocraties composent avec l'islamisme quand celui-ci opère ses replis stratégiques et ne le combat militairement que lorsqu'il représente une menace imminente. C'est là un véritable serpent qui se mord la queue. Et même pour Gaza, nous verrons comment tôt ou tard, l'armée israélienne devra mettre fin à son opération, nous verrons que même victorieuse, Israël sortira vaincue au plan politique et au niveau médiatique et nous verrons aussi comment les fanatiques du Hamas, et à travers eux les intégristes du monde entier, vont transformer leur très probable défaire militaire en victoire politique. Mais ce n'est pas tout. Nous verrons aussi comment à terme les islamistes palestiniens vont se reconstruire, comment vont-ils dans un, deux, trois ou dix ans représenter, une fois de plus, une menace pour Israël. Nous assisterons alors à une nouvelle guerre, à de nouvelles scènes d'horreur et de nouvelles manifestations enflammées et passionnées qui accroîtront le fossé existant déjà entre Israël et l'Occident d'une part et le monde arabo-musulman d'autre part. Et, une fois de plus, les islamistes qui, dans l'intervalle, n'auront pas été combattus politiquement rentabiliseront, à leur profit, un énième conflit.

L'absence de stratégie claire et globale de lutte contre l'intégrisme musulman est celle qui va nous mener tout droit vers un pourrissement international qui, lui-même, risque, à terme, de faire naître une véritable guerre de civilisation. J'ai toujours été en désaccord avec la théorie de Samuel Huntington, mais je crains que la lâcheté des uns, l'irresponsabilité des autres et la détermination des fanatiques finissent par créer une situation inextricable. Je me refuse de croire dans la thèse du « conflit de civilisation » et je n'aime pas entendre des discours ayant des relents de « guerre de religion ». Cependant, ce que j'observe - et cette dernière guerre le montre avec acuité - c'est un conflit de valeurs. D'un côté un État moderne et civilisé qui pleure son premier blessé, d'un autre côté des troupes fascistes qui magnifient la mort de leurs propres enfants et qui souhaitent la leur. Je vois d'un côté une société attachée à la vie et d'un autre des terroristes aspirant à la mort. Je vois une société démocratique, certes avec ses lacunes, et un groupe de barbares qui a pris en otage Gaza et sa population en les piégeant. Aucun F16, aucune action militaire, aucune armée, y compris la plus puissante, ne pourra venir à bout, à elle seule et sans politique cohérente et courageuse, de ceux dont l'idéologie dicte cette phrase, très prisée par les islamistes, et qui, dès que je l'entends, me fait bondir : « Nous aimons la mort comme vous aimez la vie ». Israël doit comprendre que si son ennemi préfère la mort à la vie, elle ne doit pas lui accorder systématiquement ce « privilège » qui ne manquera pas de légitimer son discours.

Et si, à l'issue de cette offensive militaire, Israël accepte de discuter avec les barbares du Hamas, là nous pourrons dire que l'islamisme aura définitivement gagné au Proche-Orient. Ce serait catastrophique pour Israël, mais pour l'ensemble des pays démocratiques et des courants progressistes. Mais en ces temps de guerre, j'espère seulement me tromper comme j'espère que le camp de la paix et de la raison finisse par triompher...

mohamed-sifaoui.com

Re: Gaza piégée par le…Hamas ! mohamed sifaoui

Publié : lun. 12 janv. 2009 16:58
par Raf
Gaza, « choc et effroi »
dimanche 28 décembre 2008, par Alain Gresh

Sa mère est une Russe d'origine juive. Son père naturel est Henri Curiel (1914-1978), militant communiste et internationaliste, assassiné à Paris. Son père adoptif est un copte égyptien.
Il publie plusieurs livres sur le Proche-Orient, dont notamment L'islam en questions en 2000 avec Tariq Ramadan.
Alain Gresh était jusqu'en décembre 2005 rédacteur en chef du mensuel Le Monde diplomatique. Depuis janvier 2008, il en est le directeur adjoint.


Samedi 27 décembre, l’aviation israélienne a mené des raids meurtriers contre Gaza. Selon les autorités israéliennes, les lieux visés étaient des centres de commandement du Hamas et de ses forces armées. Le bilan de cette journée s’élève à plus de 270 morts et plusieurs centaines de blessés. De nombreux civils ont été touchés, comme le rapporte le correspondant du New York Times à Gaza, Taghreed El-Khodary (« Israeli Attack Kills Scores Across Gaza ») :

« A l’hôpital de Shifa, de nombreux corps gisaient devant la morgue, attendant que leur famille vienne les identifier. Beaucoup étaient démembrés. A l’intérieur, la famille d’un bébé de cinq mois qui avait été grièvement blessé à la tête par un éclat d’obus. Débordé, le personnel de l’hôpital semblait incapable de fournir une aide. A la station de police de Gaza, au moins quinze agents de la circulation qui s’entraînaient ont été tués sur le coup. Tamer Kahrouf, 24 ans, un civil qui travaillait sur un site de construction à Jabaliya, dans le nord de Gaza, explique que ses deux frères et son oncle ont été tués sous ses yeux quand l’aviation israélienne a bombardé un poste de sécurité aux alentours. Kahrouf est blessé et saigne de la tête. »

Victime depuis plusieurs semaines d’un blocus total, Gaza (et ses médecins bien sûr) est dans l’impossibilité de soigner les blessés dans des conditions normales.

Le site Free Gaza a recueilli de nombreux témoignages d’étrangers et de Palestiniens sur place qui donnent une idée de l’ampleur des attaques.

Le Hamas a riposté en tirant plusieurs dizaines de roquettes sur Israël. Un Israélien a été tué et plusieurs ont été blessés à Netivot et Ashkelon.

Le dimanche 28 au matin, les agences de presse annonçaient que l’armée israélienne massait ses troupes terrestres autour de Gaza. Les bombardements avaient repris, les raids israéliens ayant cette fois touché notamment une mosquée et une station de télévision. Selon le ministre de la défense Ehoud Barack, il ne saurait être question d’un cessez-le-feu : « Il faut changer les règles du jeu » (« Israel resumes Gaza bombardment », Al Jazeera English, 28 décembre).

Vendredi, Israël avait de manière exceptionnelle rouvert brièvement trois points de passage et laissé passer plusieurs dizaines de camions. Selon un commentateur israélien qui défend le point de vue de son gouvernement, cette ouverture faisait partie d’actes de « diversion et de camouflage mis en place par le gouvernement ces derniers jours » pour prendre le Hamas par surprise. Le choix d’un jour de shabbat aussi. Le même commentateur, Ron Ben-Yishal, explique le 27 décembre sur le site Ynet la stratégie israélienne : « Shock Tretment in Gaza ».

« Ce qui a commencé à Gaza samedi matin est apparemment une action limitée visant à obtenir un cessez-le-feu à long terme entre le Hamas et Israël selon des termes favorables à Israël. Ces termes comprendraient la fin des attaques au mortier et à la roquette ; la fin des attaques terroristes à travers la frontière de Gaza ; des négociations sérieuses pour la libération de Gilad Shalit ; et un arrêt du renforcement militaire du Hamas.

Le moyen pour garantir les objectifs mentionnés est, littéralement, un “traitement de choc”. Ainsi, le Hamas ne sera plus capable d’être à l’initiative, et c’est Israël qui prendra l’initiative et montrera au Hamas qu’il répondra de manière “disproportionnée” chaque fois que les résidents du Negev occidental seront frappés. A ce stade, nous ne parlons pas de renverser le régime du Hamas, mais plutôt de formuler de nouvelles règles du jeu et d’un effort pour pousser le Hamas à accepter un nouveau cessez-le-feu. »

Sur le site en ligne du quotidien Haaretz, Amos Harel signe un commentaire intitulé « IAF strike on Gaza is Israel’s version of ’shock and awe’ ».

« Les événements le long du front sud qui ont commencé à 11h30 samedi matin ressemblent fort à une guerre entre Israël et le Hamas. Il est difficile de dire où (géographiquement) et pour combien de temps la violence va se poursuivre avant une intervention de la communauté internationale pour l’arrêt des hostilités. Toutefois, la salve d’ouverture israélienne n’est pas une opération “chirurgicale” ou une frappe limitée. C’est l’assaut le plus violent sur Gaza depuis que ce territoire a été conquis en 1967. »

Cette offensive se place aussi dans le cadre, si l’on peut dire, de la campagne électorale israélienne. Des élections générales auront lieu le 10 février 2009 et chacun des candidats fait de la surenchère. Même le parti de gauche Meretz a appelé, avant le déclenchement de l’attaque israélienne, à une action de l’armée [1]. En revanche, Gush Shalom, l’organisation d’Uri Avnery, a fermement condamné l’action israélienne et les soi-disant partisans de la paix, comme Amos Oz, qui la soutiennent. Rappelons qu’en février 1996, le premier ministre d’alors, Shimon Pérès, avait lancé une offensive contre le Liban (« Raisins de la colère ») – restée célèbre pour le massacre de Cana, une centaine de réfugiés libanais tués – dans l’espoir de gagner les élections qui se préparaient. Résultat : Benyamin Netanyahou avait remporté le scrutin et était devenu premier ministre. Samedi soir, un millier de personnes ont manifesté à Tel-Aviv contre les attaques israéliennes.

Il est intéressant de noter que les commentateurs israéliens, comme la plupart des commentateurs de la presse occidentale, omettent de signaler la raison la plus importante de l’échec du cessez-le-feu de six mois, qui a duré du 19 juin au 19 décembre. Comme nous l’a confirmé Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas la semaine dernière, l’accord comprenait, outre le cessez-le-feu, la levée du blocus de Gaza et un engagement de l’Egypte d’ouvrir le passage de Rafah. Or, non seulement Israël a violé l’accord de cessez-le-feu en lançant une attaque qui a tué plusieurs personnes le 4 novembre, mais les points de passage n’ont été rouverts que très partiellement, et le blocus s’est même renforcé ces dernières semaines. La population, qui était largement favorable à l’accord en juin, exige aujourd’hui une clarification : ou la guerre, ou l’ouverture inconditionnelle des points de passage et l’arrêt du chantage permanent qui permet à Israël d’affamer à petit feu (et de priver de soins) la population. Celle-ci ne s’y trompe pas, qui accuse Israël, ainsi que le rapporte le site d’Al-Jazeera en anglais : « Gazans : Israel violated the truce » (Mohammed Ali).

Le président Nicolas Sarkozy a réagi par un communiqué. « Le président de la République exprime sa plus vive préoccupation devant l’escalade de la violence dans le sud d’Israël et dans la bande de Gaza. Il condamne fermement les provocations irresponsables qui ont conduit à cette situation, ainsi que l’usage disproportionné de la force. Le président de la République déplore les importantes pertes civiles et exprime ses condoléances aux victimes innocentes et à leurs familles. Il demande l’arrêt immédiat des tirs de roquettes sur Israël ainsi que des bombardements israéliens sur Gaza, et il appelle les parties à la retenue. Il rappelle qu’il n’existe pas de solution militaire à Gaza et demande l’instauration d’une trêve durable. »

Dans un communiqué publié à la suite de son entretien avec Aboul Gheit, ministre égyptien des affaires étrangères, Bernard Kouchner a réitéré les mêmes positions, ajoutant toutefois que la France demandait « la réouverture des points de passage », un point ignoré par M. Sarkozy.

La sénatrice Nathalie Goulet, membre de l’Union centriste, membre de la commisssion des affaires étrangères, a publié la déclaration suivante : « Comme toujours, Israël fait un usage excessif de la force dans l’indifférence de la communauté internationale, qui laisse se dégrader la situation à Gaza depuis des mois et des mois. Il ne faut blâmer ni l’Iran ni le Hamas, mais l’inertie de la communauté internationale, le soutien sans faille de la politique américaine à Israël et l’intolérable “double standard” des organisations internationales. Israël viole depuis quarante ans des dizaines de résolutions onusiennes, sans embargo, sans sanctions et en toute impunité.

La situation est insupportable pour les habitants civils de Gaza depuis des années. La situation n’a fait que se dégrader, avec son cortège d’humiliations et une soif de vengeance. Œil pour œil rendra le monde aveugle, disait Gandhi. Cela fait trop, trop longtemps que nous sommes aveugles et sourds aux souffrances du peuple palestinien. »

Les attaques ont aussi suscité les habituelles condamnations des pays arabes. Une réunion urgente de la Ligue arabe devrait avoir lieu dimanche. L’Egypte a déclaré qu’elle tenait Israël pour responsable ; cette affirmation est peut-être une réponse à des informations de la presse israélienne affirmant que Le Caire aurait donné son feu vert à une opération limitée à Gaza visant à renverser le Hamas (« Report : Egypt won’t object to short IDF offensive in Gaza », par Avi Issacharoff, Haaretz, 25 décembre). Un autre article de Haaretz publié le 28 décembre, et qui décrit la campagne de désinformation du gouvernement israélien avant l’offensive contre Gaza, explique que Mme Livni, la ministre des affaires étrangères, avait informé le président Moubarak de l’attaque (« Disinformation, secrecy and lies : How the Gaza offensive came about », par Barak Ravid). La complicité du Caire est confirmée par un rapport de Y-net, « Egypt lays blame on Hamas », par Yitzhak Benhorin (27 décembre), qui reprend les déclarations du ministre égyptien des affaires étrangères Aboul Gheit, expliquant que son gouvernement avait prévenu le Hamas et que ceux qui n’avaient pas écouté ces mises en garde portaient la responsabilité de la situation (sur les raisons de la politique égyptienne, lire sur ce blog l’entretien avec Khaled Mechaal).

Dans ces conditions, il est douteux que ces condamnations arabes aboutissent à des résultats. La seule initiative spectaculaire et efficace que Le Caire pourrait prendre serait de rouvrir le point de passage de Rafah, ce qu’elle ne veut faire à aucun prix – pour l’instant, elle s’est contentée d’ouvrir le passage aux blessés palestiniens. Et, selon l’agence de presse Maan, aucun blessé ne s’est présenté, les médecins palestiniens affirmant que le transport des blessés graves est impossible, à moins que l’Egypte n’envoie des hélicoptères (« Not one Gazan at Rafah crossing despite Egyptian promise to treat wounded, country to send medical supplies instead », 27 décembre).

Au-delà du blocus, il faut rappeler que :

le refus de la communauté internationale de reconnaître le résultat des élections législatives de janvier 2006, qui ont vu la victoire des candidats du Hamas, a contribué à l’escalade israélienne ; ainsi que le refus d’entériner réellement l’accord de la Mecque entre le Fatah et le Hamas ;

l’Union européenne et la France en particulier, quelles que soient leurs prises de position, encouragent concrètement la politique israélienne, notamment en récompensant Israël par le rehaussement des relations entre Israël et l’Union européenne, malgré les violations répétées par Israël de tous ses engagements (diminution du nombre de check-points, démantèlement des colonies « illégales », etc.)

enfin, rappelons cette vérité d’évidence trop souvent occultée : la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est sont maintenant occupés depuis plus de quarante ans. C’est cette occupation qui est la source de toutes les violences au Proche-Orient.

__________________

Gaza, « choc et effroi » (II)

Dans la nuit du samedi 3 janvier 2009, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre à Gaza, prenant ainsi le relais de ses attaques aériennes commencées le 27 décembre. Elle utilise tous les moyens à sa disposition : chars, tirs d’artillerie, bombardements, etc. La situation est d’autant plus inquiétante que, malgré une décision de la Cour suprême, Israël interdit l’entrée du territoire aux journalistes. Human Rights Wach, dans un communiquédaté du 5 janvier à Jérusalem, a demandé aux autorités israéliennes de laisser entrer à Gaza les journalistes et les observateurs. Selon des sources palestiniennes, au moins 12 personnes ont été tuéesà la suite de tirs d’artillerie dans la ville de Beit Lahiya. Une ambulance envoyée sur place a été aussi frappée, ce qui a paralysé les secours. Une vidéo diffusée par Sabbah-TV montre quelques victimes de « bavures » israéliennes sur un marché.

Il est déjà clair que le nombre de victimes civiles palestiniennes sera élevé. Dans son livre Guerres justes et injustes, le philosophe américain Michael Walzer notait : « Le tir aux pigeons n’est pas un combat entre combattants. Lorsque le monde se trouve irrémédiablement divisé entre ceux qui lancent les bombes et ceux qui les reçoivent, la situation devient moralement problématique. »On est, à Gaza, dans la situation soulignée par Michel Warschawski sur son blog sous le titre « Blaming the “Two Sides” : Worse than the Killers » (30 décembre). Renvoyer dos à dos les deux adversaires, c’est faire comme si nous avions face à face deux armées.

Cette vision est d’autant plus fausse que le cessez-le-feu négocié entre le Hamas et Israël sous l’égide de l’Egypte, et qui a été en vigueur à partir du 19 juin dernier, a été violé par Israël, comme le prouve un graphique publié par le ministère des affaires étrangères israélien et reproduit par Paul Woodward sur son blog « War in context », « Silence has become complicity » (29 décembre). Alors qu’en juin il y avait eu 87 attaques, celles-ci sont tombées à 1 en juillet, 8 en août, 1 en septembre, 2 en octobre. Le 5 novembre, en violation de l’accord, Israël effectuait un raid contre des militants du Hamas à Gaza, en tuant 4. Résultat : 126 attaques du Hamas. D’autre part, Israël n’a jamais respecté l’autre volet de l’accord : l’ouverture de tous les points de passage entre Israël et Gaza.

Par ailleurs, Israël viole le droit humanitaireet commet des crimes de guerre, comme le démontre Gilles Devers sur son blog « Actualités du droit », le 30 décembre, dans un envoi intitulé « Qu’est-ce qu’un crime de guerre? ».

« Chacun peut avoir l’analyse qu’il veut des évènements de Gaza, dans leurs implications militaires, diplomatiques, et de politique interne. Ce n’est pas mon propos. En revanche, il y a des réalités objectives qui sont sous nos yeux. Je précise que si Israël contrôle les images, la chaîne Al Jazeera diffuse toute l’information suffisante pour dire l’évidence : Israël commet ces jours-ci des crimes de guerre à Gaza. »

« Et il y a récidive. La convention de 1949 sanctionne également à l’article 49 la construction de colonies dans des terres occupées, et à l’article 53 la destruction de propriétés en l’absence d’impératifs militaires. L’installation des colonies et l’édification du mur en territoire palestinien sont ainsi contraires à la convention, comme la Cour internationale de Justice l’a affirmé dans un avis du 9 juillet 2004. Et le massacre de Sabra et Chatila en septembre 1982 — pour ne citer que lui — n’a encore jamais été jugé. Alors, j’entends déjà : mais c’est le Hamas qui a commencé ! et que faites-vous des tirs de roquettes sur Sderot ! et Condoleezza Rice qui impute la responsabilité au Hamas ! et Mahmoud Abbas qui déplore la rupture de la trêve ! et les forces de tous les dangers qui soutiennent ce Hamas ! et ce Hamas qui divise le monde arabe…

Ce n’est pas le problème. Israël n’a pas le droit de fouler au pied la convention qu’il a signée. Convention qui, pour que les choses soient bien claires, indique qu’elle est rédigée pour les temps de guerre, et que les règles fixées ne peuvent être remises en cause pour des motifs de sécurité.

L’armée d’Israël est forte, mais elle viole le droit international. Auteur de crimes de guerre, le gouvernement d’Israël, conduit par un homme destitué pour cause de corruption, en sursis car les forces politiques sont dans l’incapacité de former une coalition majoritaire, s’enfonce dans la violence sans être capable d’offrir la moindre solution diplomatique. »

Soixante parlementaires britanniques de toutes tendances ont appelé à l’arrêt immédiat des massacres dans un texte publié par le quotidien The Guardian (31 décembre). Cet appel a été lancé par Richard Burden, député travailliste. En France, la sénatrice Nathalie Goulet a lancé elle aussi un appel en ce sens.

Le président Nicolas Sarkozy est en visite dans la région à partir du lundi 5 janvier. Il s’est d’abord rendu au Caire. Tout comme la France condamne l’offensive terrestre israélienne, a déclaré le président dans un entretien à la presse, « elle condamne avec la même fermeté la poursuite des tirs de roquettes (sur Israël) qui sont une provocation inadmissible », renvoyant ainsi dos à dos les deux protagonistes. Dans un entretien publié lundi dans les quotidiens libanais, il a accusé le Hamas de porter « une responsabilité lourde dans la souffrance des Palestiniens de Gaza ». Ces positions confirment le virage de la diplomatie française perceptible depuis trois à quatre ans — virage en faveur de la politique israélienne.

Pour avoir une idée du niveau de racisme inconscient (?) dans lequel tombent certains sites, on lira avec stupéfaction, ou amusement, le texte de Jean-Paul de Belmont, « Vertige de la paix » (Primo-Europe). En voici un extrait :

« La création d’un Etat palestinien est le dernier souci des… Palestiniens ! Ce peuple de bric et de broc souffre d’une pathologie contre laquelle aucun remède n’a vu le jour : le vertige de la Paix. La Paix signifie la fin de l’essence même qui a fait exister artificiellement ce “peuple” depuis 1967. C’est à cette date que Gamal Abdal Nasser a sorti de la naphtaline une OLP jusque-là inconnue pour la substituer à son rêve de panarabisme englouti dans les sables du Sinaï lors de la Guerre des Six Jours. » (Notons que l’OLP a été créée en 1964, mais qu’importe...)

« Certes, aujourd’hui, les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne ont choisi le chemin du pragmatisme pour parvenir à la création d’un Etat palestinien. Leur bonne volonté et leur sincérité ne font aucun doute. Mais que peuvent-ils face à la vacuité essentielle de l’idéal palestinien ? Comment bâtir une nation avec un “peuple” protéiforme qui n’a que la haine de l’Autre pour le cimenter ? Un “peuple” qui, à chaque fois que l’occasion lui a été présentée, a eu le vertige de la Paix et n’a su que dire NON. »

(...)

« Il y a pourtant une solution. Ce n’est pas parce qu’un mensonge dure depuis quarante-deux ans qu’il faut continuer à le proférer. Ces Arabes de Palestine doivent commencer leur propre psychanalyse, se regarder sans se mentir, réaliser à quel point ils ont été manipulés par des idéologues depuis si longtemps. C’est le seul moyen pour eux d’envisager un avenir serein, en se débarrassant de cette identité factice tournée vers la guerre et la haine. Encore faut-il que les médecins qui se penchent sur leur cas ne les encouragent pas dans leur délire, cessent de sublimer la “justesse de leur cause”, “la splendeur de leur identité”. »

Re: Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : lun. 12 janv. 2009 17:38
par Georges
Delanoë prive Dieudonné de théâtres parisiens
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, annonce qu’il interdira aux théâtres publics de la capitale d’accueillir le spectacle de l’humoriste.
40 réactions

(REUTERS)
Bertrand Delanoë a annoncé ce lundi qu’il utiliserait «tous les moyens de droit» à sa disposition pour empêcher Dieudonné de rééditer sa mise en scène aux côtés de l’universitaire révisionniste Robert Faurisson.
Lors de ses voeux à la presse, le maire socialiste de Paris a indiqué qu’il interdirait aux théâtres publics de la capitale d’accueillir le spectacle de l’humoriste.
Lors d’une représentation de son spectacle «J’ai fait le con», le 26 décembre au Zénith de Paris, Dieudonné a fait remettre à Robert Faurisson le «prix de l’infréquentabilité et de l’insolence» par une personne déguisée en déporté juif, une «abjection» selon le maire de Paris.
Plusieurs représentations ont depuis été annulées, à Montpellier, Besançon ou Belfort. Le maire socialiste du XIXe arrondissement, où se trouve le Zénith, a écrit au directeur pour lui demander de ne plus programmer Dieudonné, selon Le Parisien.
«La négation de l’histoire est une faute contre l’intelligence et une faute contre l’humanité», a déclaré Bertrand Delanoë.
«Je prendrai tous les moyens que le droit me donne pour que, dans Paris, ce genre de choses n’existe plus (...) et si je n’y arrive pas, je le ferai sanctionner», a-t-il prévenu.
Dans le cas d’un spectacle dans un lieu privé, la réaction du maire de Paris pourrait passer par une plainte pour incitation à la haine raciale, a-t-on précisé dans l’entourage du maire de Paris.
Dieudonné est lui-même propriétaire du Théâtre de la Main d’or, dans le XIe arrondissement de Paris.
Interrogé sur l’éventuelle fermeture de ce lieu si l’humoriste s’y livrait à des spectacles à consonance négationniste, Bertrand Delanoë a répondu: «Je n’ai aucune envie d’un théâtre fermé en revanche qu’on y donne une représentation négationniste, cela m’importe».
(Source AFP)

Re: Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : lun. 12 janv. 2009 18:07
par lorie
Georges a écrit :Delanoë prive Dieudonné de théâtres parisiens
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, annonce qu’il interdira aux théâtres publics de la capitale d’accueillir le spectacle de l’humoriste.
40 réactions

(REUTERS)
Bertrand Delanoë a annoncé ce lundi qu’il utiliserait «tous les moyens de droit» à sa disposition pour empêcher Dieudonné de rééditer sa mise en scène aux côtés de l’universitaire révisionniste Robert Faurisson.
Lors de ses voeux à la presse, le maire socialiste de Paris a indiqué qu’il interdirait aux théâtres publics de la capitale d’accueillir le spectacle de l’humoriste.
Lors d’une représentation de son spectacle «J’ai fait le con», le 26 décembre au Zénith de Paris, Dieudonné a fait remettre à Robert Faurisson le «prix de l’infréquentabilité et de l’insolence» par une personne déguisée en déporté juif, une «abjection» selon le maire de Paris.
Plusieurs représentations ont depuis été annulées, à Montpellier, Besançon ou Belfort. Le maire socialiste du XIXe arrondissement, où se trouve le Zénith, a écrit au directeur pour lui demander de ne plus programmer Dieudonné, selon Le Parisien.
«La négation de l’histoire est une faute contre l’intelligence et une faute contre l’humanité», a déclaré Bertrand Delanoë.
«Je prendrai tous les moyens que le droit me donne pour que, dans Paris, ce genre de choses n’existe plus (...) et si je n’y arrive pas, je le ferai sanctionner», a-t-il prévenu.
Dans le cas d’un spectacle dans un lieu privé, la réaction du maire de Paris pourrait passer par une plainte pour incitation à la haine raciale, a-t-on précisé dans l’entourage du maire de Paris.
Dieudonné est lui-même propriétaire du Théâtre de la Main d’or, dans le XIe arrondissement de Paris.
Interrogé sur l’éventuelle fermeture de ce lieu si l’humoriste s’y livrait à des spectacles à consonance négationniste, Bertrand Delanoë a répondu: «Je n’ai aucune envie d’un théâtre fermé en revanche qu’on y donne une représentation négationniste, cela m’importe».
(Source AFP)

Je pense que là il l'a bien cherché ..

Re: Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : lun. 12 janv. 2009 20:39
par samay
Il y a très longtemps que je connais le camp de le Pen et pour moi y'a jamais eu le moindre doute ... et je l'ai toujours dit à qui voulait l'entendre . Si ça étonne certains de voir cet ane brandir fièrement les symboles du hamas islamiste , pas moi !!
Faut avoir les yeux et les oreilles bouchées , ainsi que le cerveau complètement fossilisé pour ne pas comprendre ce que foutait le grand mufti husseini avec hitler et ce que signifie le salut du hezbollah . Ce qui me dégoute c'est de voir les soi disant ennemis de Le Pen , les soi disant vomissant le F-haine, se mettre aujourd'hui à lui faire risette parcequ'ils viennent tout juste de comprendre un petit truc ... Cet idiot de Dieudo aussi en a mis du temps ! S'il m'avait demandé ça , il y a belle lurette que je lui aurais indiqué le meilleur chemin pour abriter et défendre ses "idées".
Ceci dit entre FN et islamisme y'a quand même une sacrée marge !! Disons que le FN c'est la maternelle et que l'islamisme c'est l'ENA ... après de si brillantes études , la haine dégoulinante en devient la consécration .
Il n'y a pas de cause au monde qui me verra un jour aux cotés des islamistes : JAMAIS .

J'espère que Mira est heureuse de voir Le Pen dans son camp :) Si je l'avais connue plus tôt , nul doute que je l'aurais prévenue de l'arrivée inéluctable de ce messie dans sa cour :) Elle m'en aurait sûrement voulu :oops: :)


Ps/ j'ai conscience du ton chouia immodeste de mes messages , mais j'écris d'un vrac ce qui me sort de la tête et ne prends pas le temps d'y mettre des formes et tout ça . Merci de me comprendre .
.

Re: Le Pen compare Gaza à un camp de concentration,

Publié : lun. 12 janv. 2009 20:48
par sofasurfer
lorie a écrit :C'est marrant venant d'un homme qui est négationniste ??? !! ... Rien ne m'étonnes avec cet homme .. :finga:

En quoi est t il négationniste?