muslima a écrit :Le problème de la création du mal, mira, relève des problèmes fondamentaux de la philosophie. A son sujet, les écoles de pensée se sont divisées et les opinions ont divergé.
Nous affirmons pour notre part, que Dieu n'est que Miséricorde et Bonté. Ce n'est pas lui qui a ordonné le mal ; mais, dans sa Sagesse, il l'a permis.
Dis : "[Non,] Dieu ne commande point la turpitude. Direz-vous contre Dieu ce que vous ne savez pas?" (s.7, v.28
L'Ordre divin inclut uniquement la justice,l'amour, la bienfaisance, lepardon, le bien. Seules les bonnes actions plaisent à Dieu.
Pourquoi laisse-t-Il alors l'opresseur,le criminel et le voleur accomplir leurs méfaits ?... C'est parce qu'il nous a voulu libres et que la liberté inclut nécessairement l'éventualité de l'erreur. Notre liberté n'aurait aucun sens si nous n'avions pas le droit de faire notre propre expérience, avec deux possibilités se présentant à nous (l'erreur ou la vérité ; le péché ou l'obéissance) et entre lesquelles nous avons à choisir librement.
Dieu pouvait faire de nous tous des êtres excellents en nous contraignant de force à l'obéissance. Mais il devait, pour ce faire, nous priver de notre liberté de choix.
Il est de la loi et de la coutume divines que la liberté jointe à la souffrance est, pour l'homme, plus noble que le bonheur dans la servitude. C'est la raison pour laquelle Dieu nous laisse tirer la leçon de nos erreurs et de nos souffrances. Telle est la sagesse incluse dans le fait qu'il ait permis le mal.
Néanmoins, un regard objectif et impartial nous relève que le bien est la base de l'existence et que le mal reste une dérogation à cet odre. Par rapport à la santé, par exemple, que connaissent normalement les hommes, la maladi est une exception. Nous vivons la plupart des années de notre vie en bonne santé et la maladie ne nous visite que quelques jours...
Les tremblements de terre, pris globalement, représentent quelques minutes dans l'âge total du globe terrestre, qui est évalué à plusieurs millions d'années. Et ainsi des volcans, ou encore des guerres qui ne sont, dans la vie des peuples, que d courtes secousses prenant place au milieu de périodes de paix longues et durables.
En outre, nous voyons en tout mal un certain côté bienfaisant. La maladie engendre les mesures préventives. La souffrance est une école de fermeté, d'endurance et de patience. Les secousses sismiques sont, pour la terre, une soupape de décompression ; elles empèchent l'éclatement de l'écorce terrestre et remettent les montagnes à leur place, comme des ceintures et des pids stabilisant l'écorce terrestre. Les volcans crachent des métaux et les richesses retenues secrètes au creux de la terre ; les matières qu'ils rejettent forment sur le sol un revêtement fertile... Les guerres mélangent les peuples ; par elles, ces peuples s'interpénètrent et s'assemblent en blocs, en alliances, en ligue internationale. Cela donne finalement naissance à un conseil de sécurité, sorte de tribunal mondial ayant pour mission de recevoir les plaintes réciproques et d'oeuvrer à la réconciliation entre les nations.
Les plus grandes inventions ont vu le jour au cours des guerres : la pénicilline, l'atome, les fusées, les avions à réaction, etc... Toutes ces inventions sont sorties du braiser des guerres.
L'antidote provient du venin du serpent.
Le vaccin est façonné à partir du microbe.
Si nos aïlleus n'étaient pas morts, nous n'aurions pas l'emploi que nous avons actuellement.
Le mal dans l'univers est comme l'ombre dans un tableau. Si on examine de près, cette ombre apparaît comme une imprfection, un défaut. Mais en reculant pour prendre une vue d'ensemble, on découvre que l'ombre est absolument indispensable et qu'elle joue un rôle esthétique dans l'agencement total du tableau.
Nous serait-il possible, sans la maladie, de savoir ce qu'est la santé ?... La santé est comme une couronne posée sur notre tête. Nous ne la voyons pas et c'est uniquement lorsque nous sommes malades que nous nous rendons compte de ce qu'elle représente.
De même, il nous serait impossible, sans la laideur, de savoir ce qu'est la beauté. Impossible de savoir ce qui est naturel sans la connaissance de ce qui est anormal.
C'est pourquoi le philosophe Abu Hamid al Ghazali déclare que l'imperfection de l'univers est inséparable de sa perfection. Pour être utile, l'arc doit être courbé. Sinon, il n'aurait aucune force de proportion.
Les difficultés et les souffrances ont une autre fonction. Elles opèrent un tri parmi les humains pour nous révéler quelle étoffe ils ont.
"Sans la difficulté, tous les humains seraient seigneurs. La générosité appauvrit ; l'audace est meurtière".
La souffrance est le test nous permettant de nous connaître nous-mêmes, l'épreuve qui définit ce que nous valons aux yeux de Dieu.
La vie d'ici-bas, prise en totalité, n'est qu'un seul chapitre d'un long roman. La mort ne constitue pas la fin de l'histoire ; elle n'en est que le début.
Il ne nous est pas permis d'apprécier une pièce de théatre en nous basant sur un seul acte, ni de refuser un livre sous prétexte que la première page de nous plaît pas.
Le jugement serait fautif.
Il faut être parvenu à la fin pour tirer la leçon.
De plus, que souhaites-tu mira ? ne vie d'où seraient absentes la mort, la maladie, la vieillesse, les déficiences, les incapacités ? Une vie sans restrictions, sans tristesse, sans souffrance ?
Exiges-tu la perfection absolue ?
En fait, il n'est de perfection absolue qu'en Dieu.
L'Être parfait est unique... Pourquoi devrait-Il être un parmi tant d'autres ? Que lui manque-t'il qu'Il puisse trouver en quelqu'un d'autre ?
Ne voudrais-tu pas être Dieu en personne ? C'est le comble de la présomption !
Il faut aussi savoir qu'un facteur très important entre en jeu si on veut bien comprendre le sens de la création. Il faut être humble, car l'orgueil rend aveugle... (ce n'est pas un procès d'intention mais juste un rappel. En effet, seul Dieu connait le contenu des poitrines.)
146. J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur terre. Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas. Et s'ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s'ils voient le sentier de l'erreur, ils le prennent comme sentier. C'est qu'en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordaient aucune attention.
147. Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l'au-delà, leurs oeuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs oeuvres?" (s.7, v.146-147)
Bonne réflexions, mais j'y vois un gros problème, tu dit que l'imperfection est nécessaire à la perfection, puis soudain que Dieu est l'être le plus parfait et sans imperfection, tu te contredit, et c'est normal vu que tu as vu ou tes réflexions peuvent mener à la réfutation d'un dieu transcendant, or, en ramenant comparativement ta situation à la Caverne de Platon, tu est restée tellement longtemps dans les ombres, tellement resté de temps à les contempler que même si, de part un raisonnement logique ( tel que le tien au départ), on te prouve que les ombres ne sont que des ombres, même si le fond de tes réflexions le prouvent, tu nieras tout en bloc( comme dans le topic sur la Science, n'est-ce pas?), de peur de quitter ses ombres, de peur de devoir te retourner, et d'avoir peur qu'il n'y est rien.
Ensuite quelques critiques éparses:
a souffrance est le test nous permettant de nous connaître nous-mêmes, l'épreuve qui définit ce que nous valons aux yeux de Dieu.
Sourate II, verset 6, si mes souvenirs sont bons, " blablabla Dieu égare qu'il veut", de plus si tu accorde l'omniscience à Dieu, c'est la preuve que Dieu est un sadique, vu qu'il envoie négligemment en enfer des milliers de ses "enfants"!, de plus, que fais-tu des hommes qui vivent bien heureux toutes leur vies? eux ils sont pas éprouvés, tout va bien!
elles empèchent l'éclatement de l'écorce terrestre et remettent les montagnes à leur place, comme des ceintures et des pids stabilisant l'écorce terrestre.
Clap, Clap, Clap, encore une fois tu démontre ta méconnaissance évidente!
quelqu'un n'ayant que des bases en géologie rigolerait s'il voyait ca!
alors 1) Mars et de nombreuses autres planètes/satellites telluriques n'ont pas de secousses sismiques , pourtant et étrangement leur écorce tiens bon la barre, les séismes et le maintien d'une croute ( continentale) n'ont absolument rien mais, alors RIEN à voir...
2) Les montagnes ne se remettent pas à leur place, mais c'est à la limite de la mythologie là! les montagnes s'érodent, disparaissent, d'autres naissent ect, tu as entendu parler d'orogenèse?
3) le Pompon, j'ai l'impression d'avoir en face, excuse-moi si tu trouve ca rabaissant, une gamine, SACREE NOM d'UNE PIPETTE EN BOIS, les montagnes, comparativement à la taille de l'asthénosphère, c'est absolument rien, tu as entendu parler de tectonique des plaques? tu es allée en cours? parce que là ca devient très grave, c'est de la négation de la réalité, alors attention, ferme les yeux, mais on sait que les plaques se MEUVENT se choquent, et ainsi le paysage de la terre change, instruit-toi!
De plus, que souhaites-tu mira ? ne vie d'où seraient absentes la mort, la maladie, la vieillesse, les déficiences, les incapacités ? Une vie sans restrictions, sans tristesse, sans souffrance ?
Exiges-tu la perfection absolue ?
C'est ce que te propose le paradis, dois-je comprendre que tu ne veux pas du paradis muslima?
La paradis t'offre une vie telle que tu la décrit, une vie complètement inhumaine, c'est marrant parce que tu n'appliques pas tes réflexions ( ou alors c'était un copier/coller comme d'hab) ...
En fait, il n'est de perfection absolue qu'en Dieu.
L'Être parfait est unique... Pourquoi devrait-Il être un parmi tant d'autres ? Que lui manque-t'il qu'Il puisse trouver en quelqu'un d'autre ?
Voir plus, haut, applique ton paradoxe de la perfection sur dieu, et hop miracle divin, tu fous en l'air la notion de Dieu transcendant....
--> Pour le reste, je vais me servir d'Epicure, celui-ci disait, " D’abord, tenant le dieu pour un vivant immortel et bienheureux, selon la notion du dieu communément pressentie, ne lui attribue rien d’étranger à son immortalité ni rien d’incompatible avec sa béatitude. Crédite-le, en revanche, de tout ce qui est susceptible de lui conserver, avec l’immortalité, cette béatitude. Car les dieux existent : évidente est la connaissance que nous avons d’eux. Mais tels que la foule les imagine communément, ils n’existent pas : les gens ne prennent pas garde à la cohérence de ce qu’ils imaginent. N’est pas impie qui refuse des dieux populaires, mais qui, sur les dieux, projette les superstitions populaires. Les explications des gens à propos des dieux ne sont pas des notions établies à travers nos sens, mais des suppositions sans fondement. De là l’idée que les plus grands dommages sont amenés par les dieux ainsi que les bienfaits. En fait, c’est en totale affinité avec ses propres vertus que l’on accueille ceux qui sont semblables à soi-même, considérant comme étranger tout ce qui n’est pas tel que soi"
En explicitant un peu, Epicure explique qu'il est idiot de projeter sur les Dieux ( ou sur Dieu) des choses comme miséricorde, ou bonté, car tu dénature le divin, à partir du moment ou tu lui accorde des sentiments quel qu'ils soient ( comme la compassion, la bonté), tu lui accorde des faiblesses, tu supposes que dieu n'est pas absolument heureux, car quand on est absolument heureux, on se suffit à soi-même, à partir du moment ou tu accordes des sentiments tel que la compassion, tu le dénature:
Effectivement, qui dit compassion, dit attachement, et qui attachement, dit aliénation! un dieu aliéné? c'est impossible dis-donc!
Dieu n'existe en tant que être métaphysique, ou de notion immanente ( sans aucun lien ou aucune incidence directe ou indirecte avec le réel) ou n'est pas...