phil29 a écrit :
Les preuves que tu réclames sont disponibles au topics correspondant. L'expérience de Miller
La preuve expérimentale
La preuve expérimentale consiste davantage à agir sur le monde réel en mimant des forces évolutives telles qu’on se les représente.
Pour simuler l’origine abiotique de molécules biologiques tels les acides aminés, Stanley Miller et Harold Urey ont soumis des composés abiotiques simples (méthane, hydrogène, ammoniaque, eau) à certaines conditions physiques dont on pensait qu’elles devaient être celles d’une terre primitive (chaleur, électricité). Ils ont fabriqué in vitro de nombreux acides aminés (constituants élémentaires des protéines) et les bases puriques des acides nucléiques (constituants élémentaires de l’ADN).
Lorsqu’ils travaillaient sur des espèces à temps de génération très court, les biologistes ont pu "voir" l’évolution dans leur laboratoire. Dès les années trente, Philippe L’Héritier et Georges Teissier ont vérifié l’évolution biologique expérimentalement en maintenant des populations de 3000 à 4000 petites mouches du vinaigre dans des cages et en les soumettant à certaines contraintes de nourriture. On fait aujourd’hui cela couramment avec des bactéries, notamment lors de "phylogénies expérimentales" réalisées en laboratoire. Le régime de preuve est dit ici "hypothético-déductif". C’est l’expérience qui explique la phylogenèse.
"On a pu observer que des remaniements chromosomiques chez des souris tunisiennes provoquaient des isolements reproducteurs et donc la naissance de nouvelles espèces, l’espèce descendante vivant au même endroit que la parente. L’hybridation naturelle entre deux types de tournesols identifiés comme espèces distinctes produisit une descendance qui ne pouvait plus se croiser avec les tournesols ancestraux, réalisant ainsi une nouvelle espèce. Cette expérience a même pu être reproduite en laboratoire. A partir d’une souche des années 1950, des mouches du vinaigre (drosophiles) ont été reproduites dans des laboratoires durant cinquante ans dans des conditions stables et pures. Pendant ce temps, les descendants restés dans la nature continuèrent à évoluer de leur côté. Lorsqu’il s’est agit de croiser, cinquante ans plus tard, les descendants domestiques restés « purs » et les descendants naturels, ce croisement fut rendu impossible par l’invasion génétique d’éléments génétiques dits « P » dans les populations naturelles. Les populations naturelles avaient tellement changé qu’elles étaient devenues, en quelque sorte, une autre espèce au regard de la souche originelle restée, elle, préservée de ces événements au laboratoire.
Les mouches mutantes :
Pourquoi les manuels utilisent-ils les drosophiles avec une paire d’ailes supplémentaires comme la preuve que les mutations dans l’ADN peut fournir le carburant de l’évolution, même si ces ailes supplémentaires n’ont pas de muscles et que ces mutants sont incapables de vivre en dehors du laboratoire ?
Le modèle montre juste que de petits changements génétiques peuvent engendrer des modifications spectaculaires du corps. On pourrait changer d’exemple : un seul gène, lorsqu’il est muté, change le sens de l’enroulement des coquilles des escargots, et ces mutants naturels sont parfaitement viables dans leur milieu. Les manuels devraient juste diversifier leurs mutants."
Il est très important de comprendre que toute la biologie et toutes les sciences de l’évolution fonctionnent ainsi sur deux régimes de preuves distincts.
Les sciences des structures (anatomie comparée, embryologie descriptive, paléontologie, systématique, phylogénie moléculaire…) sont des sciences historiques : la phylogenèse explique la répartition des structures à travers le vivant.
Les sciences des processus (génétique moléculaire, embryologie, physiologie, génétique des populations, écologie…) sont des sciences expérimentales où la phylogenèse est expliquée par des expériences. Dans le premier cas, la phylogenèse explique, dans le second elle est à expliquer.
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/ ... ntre1.html
Vous voulez vous donner une image de scientifique, alors apportez nous des preuves objectives (comme le font ceux qui croient à l'évolution des espèces) de la création ex nihilo (koun fa yakoun)…Rien, walou, que des fictions et donc du vent !