Pourquoi les islamistes ne sont pas musulmans aux yeux des tunisiens ?
Cet article est la traduction des échanges que j'ai eus avec des musulmans qui se représentent l'islam commme étant une religion, d'esprit, d'intelligence, de savoir et d'ouverture sur le monde, tel que le définitd'ailleurs le Professeur Mohamed Talbi, contrairement à l'islam fondamentaliste qu'Ennahdha veut imposer aux tunisiens.
Quelle que soit la forme dans laquelle se décline l'islamisme, il n'est que le visage hideux d'une idéologie barbare, régressiste, et fasciste qui se sert de la politique pour transfigurer la religion musulmane et ses valeurs universelles et humanistes. Une idéologie en totale contradiction avec le message du prophète.
Le combattre c'est protéger l'Islam lui-même et assurer la pérennité de la cité musulmane non celle globalisante, totalitaire, intolérante, régressive, obscurantiste, négatrice des libertés humaines, ségrégationniste, misérabiliste, misogyne, raciste, dédiée aux dérives sectaires, attentatoires à la dignité humaine et mafieuses comme on le voit aujourd'hui en Tunisie, la cité musulmane, la vraie. Celle dubien- vivre ensemble, de la tolérance, de la liberté de conscience et du culte, du libre-choix et du libre-arbitre.
Une cité dédiée au savoir scientifique, à la pensée humaine, ouverte sur le monde sur le modèle de celle que le Prophète l'avait appelée de tous ses voeux pour tous les Musulmans. Lui qui voulait faire de la science, de la connaissance et de la rupture avec le passé le moteur de la vie sociale et personnelle des croyants.
Le Prophète n'a jamais fait du repli identitaire une obligation religieuse pour les croyants. Il connaissait mieux que quiconque que la dégénérescence intellectuelle et humaine sont les résultantes du repli sur soi et du refus du progrès humain.
L'islamisme politique est inconnu à l'Islam lui-même. En quoi ces sectateurs respectent-ils l'enseignement du Prophète quand on connaît la place de la femme dans sa vie et l'immense respect qu'il lui vouait et dont il faisait sa conseillère ?
Pourrait-il discriminer la femme alors que Khadija était sa donneuse d'ordre et que c'est elle-même qui l'avait demandé en mariage. N'est-ce pas là un exemple à méditer pour ces illuminés obsédés par la consommation sexuelle des jeunes prépubères. Savent-ils que le Prophète avait fait de l'égalité d'accès au savoir entre les sexes comme clé de voûte de sa politique intellectuelle pour les musulmans ?
Quand on connait aussi son aversion pour les excès dogmatiques. De même que son humilité et son esprit de tolérance.
Le prophète n' a jamais été ethnocentriste, faisant de sa religion le centre du monde, méprisant les apports extérieurs. Il n' a pas été que transmetteur d'un nouveau message de caractère religieux et pas seulement puisqu'il avait fait du développement intellectuel de la société musulmane le point névralgique dudit message.
Il peut être considéré à juste titre comme le fondateur et le promoteur de la coopération intellectuelle entre les peuples. Il y a là une piste de réflexion pour l'UNESCO.
Jamais personne avant lui dans l'histoire de la coopération scientifique, intellectuelle, l'éducation des peuples n' a autant exhorté les hommes tou sexe confondu à s'instruire et apprndre en allant à la rencontre d'autres peuples.
Ne recommandait-il pas son peuple d'aller quérir le savoir jusqu'en Chine et partout où ils peuvent s'en irriguer? Le message du Prophète ne pouvait pas être plus clair: s'ouvrir sur le monde, de faire preuve de curiosté intellectuelle, de s'adapter aux culures, aux us et aux coutumes des autres peuples, d'apprendre leurs langues, de s'enrichir à leurs contacts, d'éviter toute forme d'ethnocentrisme néfaste au propgrès humain etc...
Faisait déjà sienne avant terme cette maxime de Saint-Eupéry: ce qui est différent de toi, t'enrichit et ne te lèse pas.
S'ils connaissaient au moins le sens et la portée de ce message, ils se rendraient compte d'eux-mêmes, à supposer qu'ils soient capables de discernement, sinon ils ne seraient pas intégristes, que l'islamisme politique est une défiguration de la vraie et noble politique voulue par le prophète pour les musulmans.
La politique pour le Prophète n'était pas une politique de confiscation du pouvoir au nom de la religion, il en était hostile, sa politique était celle du bien-être humain et du progrès humain.
Ouverture, égalitarisme, concensus, respect, savoir et connaissance, développement humain, le libre-choix, responsabilité individuelle,s'adapter à son environnement, le combat pour les valeurs humaines, tolérance, l'amour du prochain, compassion étaient les maîtres mots de son message et qui étaient censés guidés la vie des mùusulmans dans la cité.
C'est ça le vrai Islam politique qui n'est rien d'autre qu'une politique de la dignité humaine visant à consolider et enrichir la vie de tout un chacun dans la cité dans le respect de la différence. Pour le Prophète qui était en avance sur son temps qui doit s'inscrire dans une dynamique de projets et de progrès n'est pas né pour subir mais pour agir et s'assumer.
Lui qui définissait de l'Islam une religion du juste milieu, allergique ayx excès, ils en font aujourd'hui une religion des extrêmes.
A n'en pas douter que l'islamisme est un danger pour la religion musulmane elle-même. Son virus létal
Salem Bennamar
