Les mosquées
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Maried
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Re: plus de 130 morts et 160 mosquées sunnites attaquées
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Cicéron
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Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Il y a toujours à la fin de la messe la quête, et ma question est toute simple, y a t"il aussi des quêtes dans les mosquée après les prières ? c'est une question que je me suis toujours posé ?
- En recherche de spiritualité, mais je ne sais pas laquelle ? dur , dur !! -
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BarbieTurik
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Re: Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Il y a des quêtes même en dehors des mosquées, sur les marchés etc, il y a toujours quelques péquenauds barbus pour appeler à la générosité des muzz pour la construction de nouvelles mosquées ou de "centres culturels islamiques" 
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Re: Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Ok merci... je vois que tu es une couche tard aussi 
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Re: Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Ou pour d'autres projets moins avouables .BarbieTurik a écrit :Il y a des quêtes même en dehors des mosquées, sur les marchés etc, il y a toujours quelques péquenauds barbus pour appeler à la générosité des muzz pour la construction de nouvelles mosquées ou de "centres culturels islamiques"
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Désolé, je ne fréquente pas les mosquées.
Mais dans beaucoup de magasins on trouve des boîtes destinées à collecter des fonds pour la construction de mosquées.
Visiblement, les gens ne se bousculent pas pour donner...
Mais dans beaucoup de magasins on trouve des boîtes destinées à collecter des fonds pour la construction de mosquées.
Visiblement, les gens ne se bousculent pas pour donner...
Il n'y a d'odieux que Dieu, et Mohamed il en profite.
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BarbieTurik
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Re: Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Oui ils font aussi des quêtes idiotes pour des "enfants malades" comme par hasard le même gmain depuis 10 ans avec la même maladie
Pire que les hoax sur le net
Les mosquées ils n'ont pas besoin des cents des badauds ils se font financer par les qataris et les saoudiens.
Mon mari a vu une fois un troupeau de barbus dont un imam acheter des packs de bière, ça doit leur servir à ça
Sinon rien à voir mais Laari j'adore ta signature
Pire que les hoax sur le net
Les mosquées ils n'ont pas besoin des cents des badauds ils se font financer par les qataris et les saoudiens.
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Re: Y a t'il des quêtes dans les mosquées ?
Toutes les sectes comme les religions ne subsistent que par l'argent des imbéciles qui y croient, si on forçait tous les rabbins d'Israël à un vrai travail, Israël deviendrait laïque plus rapidement.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
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Maried
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Re: plus de 130 morts et 160 mosquées sunnites attaquées
Irak un attentat contre une mosquée fait 30 morts l’attentat est survenu à 60 km au nord de Bagdad il y a eu 4000 morts depuis le début de l'année 2013
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Re: plus de 130 morts et 160 mosquées sunnites attaquées
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Le document secret d'Aqmi.
Très intéressant et instructif sur la méthode islamiste Djihadiste Pour le Mali.
Exclusif RFI/«Libération»: le projet du chef d'Aqmi pour le Mali.
RFI diffuse en intégralité la feuille de route d’Aqmi pour l’Azawad, un document signé de la main du chef d’Aqmi, retrouvé le 16 février 2013 par Nicolas Champeaux et Jean-Louis Le Touzet, envoyés spéciaux de RFI et Libération à Tombouctou. Dans ce document édifiant, daté du 20 juillet 2012, le sanguinaire Abdelmalek Droukdel dévoile noir sur blanc son objectif au nord du Mali : créer un Etat islamique qui ne sera pas étiqueté jihadiste. Droukdel indique clairement la marche à suivre : ses hommes doivent duper les populations locales, donner aux mouvements armés du Nord l’illusion qu’ils auront le pouvoir, et ne pas éveiller l’attention de la communauté internationale. Pour parvenir à ses fins, Droukdel est prêt à renoncer à l’application stricte et immédiate de la charia. Ce document révèle donc une surprenante inflexion dans la stratégie du chef terroriste et confirme par ailleurs les profondes tensions au sein de la filiale d’al-Qaïda. Il indique enfin que le Mali n’est pas à l’abri d’un retour des jihadistes. C’est la première fois qu’un tel document interne d’Aqmi est diffusé dans son intégralité.
Lire le document du chef d'Aqmi
L’opération Serval a mis fin à dix mois d’occupation des grandes villes du nord du Mali par des groupes jihadistes. Elle a chassé les combattants d’Aqmi et d’Ansar Dine des grottes qui leur ont servi de refuge dans la vallée de l’Amettetaï, où ils ont abandonné un important stock de carburant, d’armes et de munitions.
Capacité de nuisance intacte
La filiale d’al-Qaïda conserve néanmoins une réelle capacité de nuisance au Mali, qui est loin d’être à l’abri de nouvelles secousses. En témoigne l’attaque suicide, samedi 28 septembre, dans une garnison de Tombouctou. Revendiqué par Aqmi, cet attentat a fait seize morts, tous des soldats maliens, selon l’organisation dirigée par Abdelmalek Droukdel, six morts dont les quatre kamikazes et deux civils, selon des sources officielles.
Dans sa feuille de route pour le Mali, l’Algérien Droukdel, alias Abou Moussa Abdelouadoud, est conscient de la nature éphémère de son expérience en tant qu’administrateur de la région septentrionale du Mali. Mais il semble s’en accommoder lorsqu’il file cette métaphore de la graine et de l’arbre, car l’Azawad est pour lui un laboratoire. « Si notre courte expérience n'aboutit, écrit-il, qu'à des résultats positifs d'ampleur limitée et que notre projet venait à tomber à l'eau pour quelque raison que ce soit, nous nous contenterons du fait d'avoir planté une bonne graine dans un bon terreau que nous avons fertilisé avec un engrais qui aidera l'arbre à pousser et grandir jusqu'à devenir, nous l'espérons, haut et prospère, même si cela doit prendre du temps. ».
22/07/2013 - CARTE
Carte : Le Mali
Cet extrait de la feuille de route de Droukdel au Mali, intitulée « Directives générales relatives au projet islamique jihadiste dans l’Azawad », sonne comme un avertissement cinglant au président Ibrahim Boubacar Keïta, vainqueur de l’élection du mois d’août dernier. Il est manifeste que Droukdel envisage de renouveler « l’expérience ». Dans ce document d’une quinzaine de pages et daté du 20 juillet 2012, soit approximativement quatre mois après le début de l’occupation, Droukdel opère surtout un revirement dans la stratégie d’Aqmi. Il souhaite rompre momentanément avec les pratiques terroristes qui font la réputation de son groupe, et exprime le désir de gouverner « avec douceur et sagesse ».
Marqué par les printemps arabes et l’aisance avec laquelle la rue a fait tomber les régimes tunisiens et égyptiens, l’homme qui est responsable de la mort de centaines de civils, en tant qu’artificier du Groupement islamique armé, puis émir du GSPC et d’Aqmi, écrit noir sur blanc qu’il aspire à gagner les cœurs et les esprits des populations. Plus par pragmatisme que par idéologie, et sans doute parce qu’il a tiré les leçons de l’échec de son jihad en Algérie, il prône la modération et dénonce les destructions de mausolées et les lapidations.
Citant Oussama ben Laden, il vante même les vertus de la concession et de la flexibilité. A court terme, il condamne l’application stricte et immédiate de la charia, car il s’agit au préalable d’éduquer les populations. « Il est très important de considérer, écrit-il, notre projet islamique dans la région d'Azawad comme un nouveau-né qui doit passer par des étapes avant de grandir, écrit Droukdel. Ce nouveau né est aujourd'hui à ses premiers jours, il ne marche même pas encore, alors est-il prudent de lui faire porter des fardeaux qui l'empêcheraient de se lever et pourraient même l'étouffer ! [...] Si nous voulons vraiment que ce bébé grandisse dans ce monde truffé d'ennemis puissants et prêts à l'achever, il faudrait le traiter en douceur et l'aider à grandir. »
Une stratégie qui repose sur la séduction et la discrétion
Droukdel vise à mettre sur pied un émirat dirigé par Aqmi, mais pour dissimuler la nature de son projet, il est disposé, sur le papier, à œuvrer pour la mise en place d’un Etat dirigé par des mouvements locaux. En réalité, dans l’esprit de Droukdel, ces groupes ne sont qu’une vitrine, une façade présentable. D’abord, des sources au sein des services anti-terroristes anti-Occidentaux le confirment, Aqmi contrôle Ansar Dine, un groupe qu’il a développé et financé.
Ensuite, si Droukdel indique qu’il souhaite confier la direction du futur gouvernement au chef d’Ansar Dine, Iyad ag Ghali, il précise qu’il sera encadré : « Nous proposons de mettre une partie des moujahidines d’al-Qaïda à la disposition de l’émir d’Ansa Dine afin qu’ils participent à l’administration des zones libérées ». Droukdel, au passage, met en garde ses hommes contre « le fanatisme des Touaregs », et induit qu’il se range lui-même dans la classe des modérés.
Les intentions de Droukdel à long terme sont claires, puisqu’il prévoit un Haut Conseil islamique chargé de l’application de la charia et doté d’importants pouvoirs de contrôle sur le gouvernement. Ces solutions, aux yeux de Droukdel, présentent l’avantage de la discrétion, notamment vis-à-vis de la communauté internationale : « L’intervention étrangère sera imminente et rapide si nous avons la main sur le gouvernement et si notre influence s’affirme clairement. L’ennemi aura plus de difficulté à recourir à cette intervention si le gouvernement comprend la majorité de la population de l’Azawad, que dans le cas d’un gouvernement d’al-Qaïda ou de tendance salafiste jihadiste ».
Il est évident dans cette feuille de route que Droukdel n’envisageait pas d’étendre la zone de sanctuarisation d’Aqmi au Mali. Tout indique qu'il était contre l'offensive menée par les jihadistes vers le Sud, qui a conduit la France à décider de frappes aériennes et d'une intervention au sol. Selon des sources au sein des milieux anti-terroristes, le chef d'Aqmi a été placé devant un fait accompli. Ansar Dine a pris l'initiative, car elle souhaitait grignoter des territoires vers le Sud pour contraindre le gouvernement de transition malien à signer des accords et à renoncer à l'Azawad. Le moment était propice, car les autorités étaient fragilisés par l'ex-putschiste Sanogo.
Les combattants d'Aqmi ont vraisemblablement été séduits par ce concept d'offensive vers une région qui aurait aussi permis de mieux irriguer l'Azawad en denrées, mais Droukdel, qui n'a jamais mis les pieds au Mali durant cette période, y était sans doute opposé.
Droukdel, un chef sans autorité
Confrontée à la réalité de l'occupation et à son épilogue, la feuille de route de Droukdel, un document structuré, articulé en six chapitres, et rédigé en arabe classique, confirme qu'il avait très peu de prise sur la situation sur le terrain, et sur ses lieutenants, qui jouissent d'une importante liberté opérationnelle. Droukdel s’énerve, dénonce des politiques insensées, de graves erreurs, mais rien n’indique que ses directives aient été suivies après leur diffusion.
Les hommes d’Aqmi se sont en effet mis à dos les habitants de la ville aux 333 saints, qui ont été écoeurés par la destruction des mausolées, les arrestations arbitraires, les persécutions subies par les femmes qui, selon les jihadistes, portaient des voiles jugés tantôt transparents, tantôt aguicheurs.
Tout au long du vade-mecum, Droukdel oscille entre optimisme et pessimisme. Droukdel est en effet réaliste dans la mesure où il sait que ses hommes seront sous peu délogés. Il est en revanche optimiste lorsqu’il s’engage dans une longue réflexion sur les objectifs concrets d’un futur gouvernement transitoire dans l’Azawad, et lorsqu’il se livre à une répartition des portefeuilles ministériels.
Il s’agit d’un document rare et précieux, car il permet de pénétrer la stratégie d’un chef terroriste en situation de gouverner.
Le document d'Aqmi
Voir dans ce lien le document .
http://www.rfi.fr/afrique/20131006-docu ... risme-mnla
Le projet du chef d'AQMI pour le nord du Mali publié par RFI.fr
Exclusif RFI/«Libération»: le projet du chef d'Aqmi pour le Mali.
RFI diffuse en intégralité la feuille de route d’Aqmi pour l’Azawad, un document signé de la main du chef d’Aqmi, retrouvé le 16 février 2013 par Nicolas Champeaux et Jean-Louis Le Touzet, envoyés spéciaux de RFI et Libération à Tombouctou. Dans ce document édifiant, daté du 20 juillet 2012, le sanguinaire Abdelmalek Droukdel dévoile noir sur blanc son objectif au nord du Mali : créer un Etat islamique qui ne sera pas étiqueté jihadiste. Droukdel indique clairement la marche à suivre : ses hommes doivent duper les populations locales, donner aux mouvements armés du Nord l’illusion qu’ils auront le pouvoir, et ne pas éveiller l’attention de la communauté internationale. Pour parvenir à ses fins, Droukdel est prêt à renoncer à l’application stricte et immédiate de la charia. Ce document révèle donc une surprenante inflexion dans la stratégie du chef terroriste et confirme par ailleurs les profondes tensions au sein de la filiale d’al-Qaïda. Il indique enfin que le Mali n’est pas à l’abri d’un retour des jihadistes. C’est la première fois qu’un tel document interne d’Aqmi est diffusé dans son intégralité.
Lire le document du chef d'Aqmi
L’opération Serval a mis fin à dix mois d’occupation des grandes villes du nord du Mali par des groupes jihadistes. Elle a chassé les combattants d’Aqmi et d’Ansar Dine des grottes qui leur ont servi de refuge dans la vallée de l’Amettetaï, où ils ont abandonné un important stock de carburant, d’armes et de munitions.
Capacité de nuisance intacte
La filiale d’al-Qaïda conserve néanmoins une réelle capacité de nuisance au Mali, qui est loin d’être à l’abri de nouvelles secousses. En témoigne l’attaque suicide, samedi 28 septembre, dans une garnison de Tombouctou. Revendiqué par Aqmi, cet attentat a fait seize morts, tous des soldats maliens, selon l’organisation dirigée par Abdelmalek Droukdel, six morts dont les quatre kamikazes et deux civils, selon des sources officielles.
Dans sa feuille de route pour le Mali, l’Algérien Droukdel, alias Abou Moussa Abdelouadoud, est conscient de la nature éphémère de son expérience en tant qu’administrateur de la région septentrionale du Mali. Mais il semble s’en accommoder lorsqu’il file cette métaphore de la graine et de l’arbre, car l’Azawad est pour lui un laboratoire. « Si notre courte expérience n'aboutit, écrit-il, qu'à des résultats positifs d'ampleur limitée et que notre projet venait à tomber à l'eau pour quelque raison que ce soit, nous nous contenterons du fait d'avoir planté une bonne graine dans un bon terreau que nous avons fertilisé avec un engrais qui aidera l'arbre à pousser et grandir jusqu'à devenir, nous l'espérons, haut et prospère, même si cela doit prendre du temps. ».
22/07/2013 - CARTE
Carte : Le Mali
Cet extrait de la feuille de route de Droukdel au Mali, intitulée « Directives générales relatives au projet islamique jihadiste dans l’Azawad », sonne comme un avertissement cinglant au président Ibrahim Boubacar Keïta, vainqueur de l’élection du mois d’août dernier. Il est manifeste que Droukdel envisage de renouveler « l’expérience ». Dans ce document d’une quinzaine de pages et daté du 20 juillet 2012, soit approximativement quatre mois après le début de l’occupation, Droukdel opère surtout un revirement dans la stratégie d’Aqmi. Il souhaite rompre momentanément avec les pratiques terroristes qui font la réputation de son groupe, et exprime le désir de gouverner « avec douceur et sagesse ».
Marqué par les printemps arabes et l’aisance avec laquelle la rue a fait tomber les régimes tunisiens et égyptiens, l’homme qui est responsable de la mort de centaines de civils, en tant qu’artificier du Groupement islamique armé, puis émir du GSPC et d’Aqmi, écrit noir sur blanc qu’il aspire à gagner les cœurs et les esprits des populations. Plus par pragmatisme que par idéologie, et sans doute parce qu’il a tiré les leçons de l’échec de son jihad en Algérie, il prône la modération et dénonce les destructions de mausolées et les lapidations.
Citant Oussama ben Laden, il vante même les vertus de la concession et de la flexibilité. A court terme, il condamne l’application stricte et immédiate de la charia, car il s’agit au préalable d’éduquer les populations. « Il est très important de considérer, écrit-il, notre projet islamique dans la région d'Azawad comme un nouveau-né qui doit passer par des étapes avant de grandir, écrit Droukdel. Ce nouveau né est aujourd'hui à ses premiers jours, il ne marche même pas encore, alors est-il prudent de lui faire porter des fardeaux qui l'empêcheraient de se lever et pourraient même l'étouffer ! [...] Si nous voulons vraiment que ce bébé grandisse dans ce monde truffé d'ennemis puissants et prêts à l'achever, il faudrait le traiter en douceur et l'aider à grandir. »
Une stratégie qui repose sur la séduction et la discrétion
Droukdel vise à mettre sur pied un émirat dirigé par Aqmi, mais pour dissimuler la nature de son projet, il est disposé, sur le papier, à œuvrer pour la mise en place d’un Etat dirigé par des mouvements locaux. En réalité, dans l’esprit de Droukdel, ces groupes ne sont qu’une vitrine, une façade présentable. D’abord, des sources au sein des services anti-terroristes anti-Occidentaux le confirment, Aqmi contrôle Ansar Dine, un groupe qu’il a développé et financé.
Ensuite, si Droukdel indique qu’il souhaite confier la direction du futur gouvernement au chef d’Ansar Dine, Iyad ag Ghali, il précise qu’il sera encadré : « Nous proposons de mettre une partie des moujahidines d’al-Qaïda à la disposition de l’émir d’Ansa Dine afin qu’ils participent à l’administration des zones libérées ». Droukdel, au passage, met en garde ses hommes contre « le fanatisme des Touaregs », et induit qu’il se range lui-même dans la classe des modérés.
Les intentions de Droukdel à long terme sont claires, puisqu’il prévoit un Haut Conseil islamique chargé de l’application de la charia et doté d’importants pouvoirs de contrôle sur le gouvernement. Ces solutions, aux yeux de Droukdel, présentent l’avantage de la discrétion, notamment vis-à-vis de la communauté internationale : « L’intervention étrangère sera imminente et rapide si nous avons la main sur le gouvernement et si notre influence s’affirme clairement. L’ennemi aura plus de difficulté à recourir à cette intervention si le gouvernement comprend la majorité de la population de l’Azawad, que dans le cas d’un gouvernement d’al-Qaïda ou de tendance salafiste jihadiste ».
Il est évident dans cette feuille de route que Droukdel n’envisageait pas d’étendre la zone de sanctuarisation d’Aqmi au Mali. Tout indique qu'il était contre l'offensive menée par les jihadistes vers le Sud, qui a conduit la France à décider de frappes aériennes et d'une intervention au sol. Selon des sources au sein des milieux anti-terroristes, le chef d'Aqmi a été placé devant un fait accompli. Ansar Dine a pris l'initiative, car elle souhaitait grignoter des territoires vers le Sud pour contraindre le gouvernement de transition malien à signer des accords et à renoncer à l'Azawad. Le moment était propice, car les autorités étaient fragilisés par l'ex-putschiste Sanogo.
Les combattants d'Aqmi ont vraisemblablement été séduits par ce concept d'offensive vers une région qui aurait aussi permis de mieux irriguer l'Azawad en denrées, mais Droukdel, qui n'a jamais mis les pieds au Mali durant cette période, y était sans doute opposé.
Droukdel, un chef sans autorité
Confrontée à la réalité de l'occupation et à son épilogue, la feuille de route de Droukdel, un document structuré, articulé en six chapitres, et rédigé en arabe classique, confirme qu'il avait très peu de prise sur la situation sur le terrain, et sur ses lieutenants, qui jouissent d'une importante liberté opérationnelle. Droukdel s’énerve, dénonce des politiques insensées, de graves erreurs, mais rien n’indique que ses directives aient été suivies après leur diffusion.
Les hommes d’Aqmi se sont en effet mis à dos les habitants de la ville aux 333 saints, qui ont été écoeurés par la destruction des mausolées, les arrestations arbitraires, les persécutions subies par les femmes qui, selon les jihadistes, portaient des voiles jugés tantôt transparents, tantôt aguicheurs.
Tout au long du vade-mecum, Droukdel oscille entre optimisme et pessimisme. Droukdel est en effet réaliste dans la mesure où il sait que ses hommes seront sous peu délogés. Il est en revanche optimiste lorsqu’il s’engage dans une longue réflexion sur les objectifs concrets d’un futur gouvernement transitoire dans l’Azawad, et lorsqu’il se livre à une répartition des portefeuilles ministériels.
Il s’agit d’un document rare et précieux, car il permet de pénétrer la stratégie d’un chef terroriste en situation de gouverner.
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Le projet du chef d'AQMI pour le nord du Mali publié par RFI.fr
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L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Le document secret d'Aqmi.


Traduction de la feuille de route politique d'Al-Qaeda au Maghreb islamique, découverte par .
Daté du 20 juillet 2012, un document broché de 80 pages d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), trouvé conjointement à la mi-février par RFI et Libération à Tombouctou, permet désormais d’embrasser d’une seule vue les activités du groupe terroriste. Celui-ci visait à créer un Etat islamique dans le nord du Mali en s’évertuant à gommer le caractère jihadiste propre au projet de l’Azawad, l’Etat touareg.
Sur le même sujet
Ce qui saute aux yeux, à la lecture de ce texte, c’est le primat du politique sur le religieux, mais aussi le manque d’autorité d’Abdelmalek Droukdel – la tête du comité des chefs d’Aqmi – sur ses propres troupes qui, peu à peu, s’affranchissent des consignes données.
La justification doctrinale de l’inclinaison politique qui se dégage de ces 80 pages est saisissante. Apparaissent ainsi en pleine lumière les stratégies d’un groupe criminel, sa propre bureaucratie politique et religieuse, ses inflexions tacticiennes, ses interrogations («Etat islamique ou Emirat islamique»), ses accrochages idéologiques, ses virages lexicaux, ses failles internes et, pour finir, l’incroyable ignorance théologique de ses propres troupes.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
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Re: Le document secret d'Aqmi.
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Lilith
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Re: Le document secret d'Aqmi.
extrait :
merci maried, c'est intéressant...
source : articleLe gouvernement de l'émirat islamique
Évoquant l'organisation de la structure exécutive qui dirigera le futur émirat du Nord-Mali, Droukdel indique qu'"il conviendrait de confier la présidence au Cheick Abou Al-Fadl (nom de guerre d'Iyad Ag Ghali, NDLR) car il est un symbole". Selon lui, le leader touareg devra toutefois être encadré de près. Le chef d'Aqmi va aussi jusqu'à prévoir une répartition des postes entre le MNLA et Ansar Eddine - qu'il envisage sous son autorité - au sein du futur gouvernement. "Les ministères que nous devons garder pour nous concernent l'armée, les médias, la justice, la prédication et les affaires islamiques. Les ministères qui peuvent être laissés au MNLA sont ceux des Affaires étrangères, des Finances, des Travaux publics".
Les voeux d'Abdelmalek Droukdel, terré à des milliers de kilomètres de là, dans les montagnes de Kabylie, ont failli se réaliser. Le 26 mai 2012, un protocole d'entente est signé entre des responsables d'Ansar Eddine et du MNLA. Mais dès le lendemain, des cadres du mouvement indépendandiste touareg, percevant les visées fondamentalistes d'Aqmi derrière Ansar Eddine, rejettent cet accord. Le divorce est alors prononcé et quelques semaines plus tard, en juin 2012, les combattants du MNLA seront expulsés de Gao et Tombouctou par Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) après de violents combats.
merci maried, c'est intéressant...
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