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yacoub
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Re: News Canada

Message non lu par yacoub » dim. 3 févr. 2019 16:30

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Islamophobie : rétractation demandée à Legault

Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) estime que les commentaires que François Legault a émis jeudi en niant l'existence de l'islamophobie au Québec sont très offensants et inexacts et il exhorte le premier ministre du Québec à se rétracter publiquement.

Après la réunion du caucus des députés de la Coalition avenir Québec, à Gatineau, François Legault a ajouté qu'il ne voyait pas pourquoi il y aurait une journée nationale de l'islamophobie au Québec.

Il a précisé ses propos vendredi matin : « Il n'y a pas de courant ni de culture d'islamophobie au Québec. Les Québécois sont ouverts et tolérants et continueront de l'être », a-t-il écrit.

Ihsaan Gardee, directeur général du CNMC, écrit dans un communiqué que les commentaires du premier ministre, formulés moins de 48 heures après sa participation à la commémoration du meurtre de six musulmans le 29 janvier 2017 au Centre culturel islamique de Québec, sont insultants pour les familles des victimes et les communautés musulmanes québécoise et canadienne qui vivent encore un deuil dans la foulée de cette tragédie.

Ihsaan Gardee déplore que le premier ministre soit, à son avis, manifestement déconnecté des réalités de l'islamophobie sur le terrain au Québec. Il lui demande de reconnaître que l'islamophobie, comme toutes les autres formes de haine et de racisme, existe au Québec et nécessite d'être abordée.

Le CNMC croit que les déclarations de M. Legault ne font que flatter les sentiments réactionnaires et populistes au détriment des musulmans du Québec, lesquels sont déjà vulnérables.

Statistique Canada rapportait en fin de novembre dernier que le nombre de crimes motivés par la haine déclarés à la police avait fortement augmenté en 2017 au pays, et que les incidents ciblant les Noirs, les juifs et les musulmans ont été à l'origine de la majeure partie de cette hausse.

Le maire de Toronto, John Tory, a quant à lui désigné le 29 janvier jour de mémoire et d'action contre l'islamophobie dans sa ville.

À Québec vendredi, l'opposition officielle a dénoncé la « courte vue d'esprit » du premier ministre Legault.

« Le premier ministre semble vivre dans une bulle pour ne pas voir que l'islamophobie existe au Québec, a déclaré le chef du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, en citant le cas d'un résident de Terrebonne arrêté jeudi soir après avoir émis sur les réseaux sociaux des commentaires et une vidéo proférant de la haine à l'endroit de la communauté musulmane. Je l'invite d'ailleurs fortement sur cette question-là à se rétracter. »

« Il y a des gens, sans aucun doute, qui le sont (islamophobes), alors de faire une affirmation aussi catégorique que celle-là, ça m'apparaît être une assez courte vue d'esprit, mais évidemment qu'avec M. Legault, ce n'est pas surprenant », a ajouté le député libéral Gaétan Barrette.

Or, les libéraux ne vont pas jusqu'à demander qu'il y ait une journée nationale contre l'islamophobie au Québec ; ils souhaitent plutôt la création d'une journée contre le racisme.

Le Québec a mis sur pied il y a vingt ans la Semaine d'actions contre le racisme (SACR).

Le 21 mars, il souligne également la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.



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yacoub
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Re: News Canada

Message non lu par yacoub » sam. 16 févr. 2019 16:53

Les écoles ont été obligées de retirer les crucifix des classes


Geneviève Lajoie
Vendredi, 8 février 2019 22:13 MISE À JOUR Vendredi, 8 février 2019 22:13

Les écoles de la Commission scolaire de la Riveraine ont dû retirer les crucifix des classes.

Une note interne a été acheminée en début de semaine aux directions des établissements de cette Commission scolaire du Centre-du-Québec. Les écoles ont eu comme directive de décrocher le Christ en croix de leurs locaux.

Joint par notre Bureau parlementaire, le secrétaire général et directeur des services éducatifs de la Commission scolaire soutient qu’il ne s’agit que d’un « simple rappel » d’une vieille directive du ministère de l’Éducation.

« Ça doit faire une dizaine d’années, on nous avait demandé, au moment où les écoles ont été rebaptisées laïques, de retirer les crucifix dans les classes. Dans les écoles, l’opération était faite, je vous dirais, à 90 % ou 95 %, mais la semaine dernière, il y a quelqu’un qui m’a dit qu’il était allé dans une école et qu’il avait encore vu un crucifix accroché dans une classe, donc moi j’ai fait un simple rappel aux directions d’école de la consigne qui avait été émise », a affirmé Pascal Blondin.

Il précise que c’est une remarque d’un membre du personnel qui a mené à ce rappel à l’ordre, pas une plainte.

Aucune résistance

M. Blondin assure également que cette initiative de la Commission scolaire n’a « aucun lien » avec le débat actuel sur les signes religieux. « Ç’a été envoyé avant même que [la ministre Isabelle] Charest parle » de sa perception du hijab et des autres symboles religieux, a tenu à signaler le cadre de la Commission scolaire de la Riveraine. Pascal Blondin dit n’avoir senti aucune résistance à la suite de sa directive de retirer les crucifix. « Personne des directions d’école ne m’a formulé des commentaires », a-t-il insisté.

Cette initiative survient alors que le gouvernement Legault s’apprête à déposer un projet de loi sur la laïcité.

En 2017, la décision du CHU de Québec de décrocher le christ en croix qui orne le hall d’entrée de l’hôpital Saint-Sacrement avait créé la controverse. Le crucifix a depuis retrouvé sa place sur le mur de l’établissement.

Au cabinet du ministre Jean-François Roberge, on s’est limité à dire que la directive de la Commission scolaire n’a pas été envoyée à l’initiative du ministère.



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Re: News Canada

Message non lu par yacoub » sam. 27 avr. 2019 11:24

Pourquoi je quitte Québec solidaire


«Les dirigeants du parti ferment les yeux sur le fait que le voile islamique est non seulement un signe religieux, mais aussi un symbole ostensible d’infériorisation et de soumission des femmes. Et cela, même s’il est porté librement et par choix», écrit l'auteur.
Photo: Getty Images «Les dirigeants du parti ferment les yeux sur le fait que le voile islamique est non seulement un signe religieux, mais aussi un symbole ostensible d’infériorisation et de soumission des femmes. Et cela, même s’il est porté librement et par choix», écrit l'auteur.
Jacques B. Gélinas

Auteur et conférencier
26 avril 2019
Libre opinion

Libre opinion

Québec solidaire a été fondé sur le socle d’une déclaration de principes devant baliser ses orientations et son action. Or, aujourd’hui, le parti a abandonné deux des principes les plus importants énoncés dans ce document : la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cette déclaration de principes adoptée lors du congrès de fondation de QS, en février 2006, stipule ceci : « Notre parti prône la laïcité complète de l’État et des services publics, du système judiciaire et du système d’éducation. » Or voici qu’en mars dernier, les participantes et participants au Conseil national du parti ont renié ce principe en votant massivement (91 %) contre toute interdiction du port de signes religieux par les agentes et agents de l’État dans l’exercice de leurs fonctions.

Québec solidaire se pose donc ainsi en ardent défenseur du port du voile islamique — et du niqab — par les agentes de l’État et même par les élues de l’Assemblée nationale. Lors de la campagne électorale de l’automne dernier, une de ses candidates, Ève Torres, ouvrait la voie en ce sens en arborant de façon inédite le voile islamique.

Les dirigeants du parti ferment les yeux sur le fait que le voile islamique est non seulement un signe religieux, mais aussi un symbole ostensible d’infériorisation et de soumission des femmes. Et cela, même s’il est porté librement et par choix. Notons que ce voile ne vient pas seul ; il s’accompagne de contraintes sévères qui restreignent la liberté et les droits de celles qui le portent, comme l’inégalité en droit successoral. Stupéfiant paradoxe : un parti féministe en principe devient dans la pratique le défenseur de ce symbole de domination des femmes par les hommes.

La déclaration susmentionnée stipule ce qui suit : « Nous soutenons les luttes féministes ici et ailleurs. » Et pourtant, en prenant fait et cause pour le port du voile islamique dans la fonction publique, QS se désolidarise des luttes de millions de femmes ailleurs dans le monde. On ne voit guère les dirigeants de QS se porter à la défense de toutes ces femmes forcées, souvent violemment, de se voiler. Comme s’ils n’avaient point vu la montée fulgurante de l’islam politique partout dans le monde. Un islam intégriste, grassement financé, animé d’un puissant dynamisme et qui a fait du voile son étendard.

Comment expliquer un tel aveuglement ? Force est de reconnaître que le multiculturalisme imposé unilatéralement par Pierre Elliott Trudeau en 1982, avec sa Charte des droits et des libertés, a fait son chemin dans les esprits. À gauche comme à droite. Cette charte porte essentiellement sur les droits individuels, lesquels priment les droits collectifs. Or, au Québec, la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes sont tenues pour des valeurs collectives.

Par un détournement de langage orwellien, Québec solidaire a fait de la religion islamique une race. Les opposants au port de signes religieux dans la fonction publique sont qualifiés de racistes et de xénophobes.

Autre problème qui rend ce parti infréquentable : le déni de démocratie dans son fonctionnement interne. Insensiblement, le Comité de coordination nationale (CCN) s’est imposé dans le parti comme l’organe suprême qui en dicte les orientations. Plus d’un chroniqueur, dont Michel David (Le Devoir, 22 septembre 2018), a comparé le CCN au Politburo, cet obscur comité central qui, dans l’ex-URSS, détenait le pouvoir réel.

Ce déni de démocratie a des racines profondes dans le parti. En octobre 2007, ses deux porte-parole, Françoise David et Amir Khadir, se précipitent, motu proprio, devant la commission Bouchard-Taylor pour y déposer et y défendre un mémoire favorable aux accommodements religieux et à la laïcité ouverte. Une position qu’aucune instance du parti n’avait débattue ni approuvée.

Pour toutes ces raisons, je me vois dans l’obligation de quitter les rangs de Québec solidaire qui, subrepticement, a pris un virage antilaïque, antiféministe et antidémocratique.



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