Reconquesta

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Slimane
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Reconquesta

Message non lu par Slimane »

voilà j'ai trouvez cette petit conversation imaginaire avec Rabah Kebir, un islamiste de retour en Algérie, sur le site http://www.tamazgha.fr
Que j'ai trouvé trés bien Fait...


Insi a fait fort cette fois-ci. Il a réussi à arracher un entretien à Rabah Kébir, un des fondateurs du Fis, qui a revendiqué, depuis son doux exil en Occident, plusieurs attentats islamistes, visant surtout les intellectuels francophones et berbérophones. Actuellement, amnistié, il vit en Algérie où il tente de reconstituer son Fis.

citation a écrit :Insi : Bonjour, monsieur Kébir.

Kébir : Monsieur Kabir.

Insi : Comme "Allah akbar" ?

Kébir : Voilà ! Allah akbar et Rabah Kabir.

Insi : Comment allez-vous ?

Kébir : Khir men-ek !

Insi : C’est beau le retour chez soi, après tant d’années d’exil ! N’est-ce pas ?

Kébir : Oui. Surtout lorsque ce sont les autorités qui t’accueillent à l’arrivée. Tu sais, c’est tout de même étrange.

Insi : Qu’est-ce qui est étrange ?

Kébir : Les Islamistes ont perdu la guerre mais leurs idées ont triomphé.

Insi : Comment ça ?

Kébir : Ben, on assiste actuellement à la ré-islamisation de l’Algérie. Le pouvoir a bien fait son travail. Tout le pays, elhemdu llah, est voilé et "embarbu". Même la citadelle kabyle est en train de céder.

Insi : Vous croyez ?

Kébir : Regarde le nombre de mosquées qui poussent dans cette région, nos Moudjahiddines qui terrorisent les lions des djebels, nos trabendistes qui se constituent en cartels, nos prostituées qui détrônent la femme kabyle, nos vendeurs de hachiche qui supplantent les poètes kabyles... et j’en passe et des meilleurs.

Insi : La Kabylie est le bastion des démocrates.

Kébir : Tu parles ! Les démocrates kabyles prennent leurs cauchemars pour des rêves. Ils rêvent encore d’une Algérie hourra démoqratiya (ndlr : "libre et démocratique"). Du coup, ils attendent la démocratisation du peuple algérien. Comme dirait Docteur Saïdi : "On est allé conquérir Oran, on a perdu Tizi Ouzou".

Insi : Vous pensez vraiment que la Kabylie vous suivra ?

Kébir : Les Kabyles suivront ceux qui s’occuperont de leur misère.

Insi : Comment ça ?

Kébir : T’as rien compris, mon petit. Ecoutes-moi bien. Le pouvoir crée de la misère ! D’acord ?

Insi : Oui.

Kébir : Nous, les islamistes, venons nous occuper de votre misère ! C’est simple, non ?

Insi : Vu comme ça, vous avez tout à fait raison.

Kébir : Barak llahu fik !

Insi : Pensez-vous que les dirigeants et les intellectuels kabyles sont démissionnaires ?

Kébir : Comme dirait Dda Lmulud : "Illa walbâadh, illa ulac-it "

Insi : Vous parlez le kabyle ?

Kébir : Juste quelques citations. Je veux dire les citations rentables politiquement.

Insi : Revenons aux dirigeants et aux intellectuels kabyles.

Kébir : Les dirigeants et les intellectuels kabyles roulent indirectement pour nous. C’est pour cette raison qu’on les laisse faire.

Insi : Comment ça ?

Kébir : Ils ont fait accepter l’Islam et la langue arabe aux Kabyles, ce que nous n’avons pas réussi à faire depuis 14 siècles... C’est tout de même énorme ! Aït Ahmed est allé jusqu’à contester le concept de "peuple berbère". N’est-ce pas ?

Insi : Quand ça ?

Kébir : En 2001, en pleine crise kabyle, lorsque le parlement européen avait parlé des droits du peuple berbère, Aït Ahmed et son parti avaient violemment rejeté ce concept de "peuple berbère". C’était, d’ailleurs, pareil pendant la révolution ; n’étaient-ce pas les Kabyles qui avaient liquidé les berbéristes ?

Insi : Pensez-vous que les dirigeants et les intellectuels kabyles ont honte de leur kabylité ?

Kébir : Je dirai même plus : Ils culpabilisent.

Insi : Pourquoi à votre avis ?

Kébir : Les dirigeants et les intellectuels kabyles adoptent vis-à-vis des Arabes maghrébins et des Islamistes la posture des intellectuels et des politiques français. Ils parlent comme eux. Ils se la jouent même tolérants... Des Kabyles tolérants ! Laisse-moi rire.

Insi : Vous pensez qu’ils ne le sont pas ?

Kébir : Un Kabyle tolérant ?! Ca n’a aucun sens.

Insi : Pourquoi ?

Kébir : On tolère quand on est puissant !

Insi : Comment ça ?

Kébir : Moi, je crois que ce sont plutôt les Arabes et les Musulmans qui sont tolérants vis-àvis des Kabyles.

Insi : Expliquez-vous ?


Kébir : Car on a des armes, mais on vous laisse vivre quand même.

Insi : Merci.

Kébir : Y a pas de quoi. Ecoute un peu mon petit. Les Kabyles sont complètement à côté de la plaque. Ils regardent l’Algérie comme le font les Occidentaux. Ils sont complètement déconnectés de la réalité. Ils traitent Boutef comme le font les Français avec Chirac. Ils parlent de laïcité comme le font les Français dans leurs débats internes... Ils vivent comme ça... dans les nuages, dans les livres, dans les chansons à textes, dans le fantasme... D’ailleurs, Docteur Saïdi avait bien raison lorsqu’il avait dit : "Je me suis trompé de société".

Insi : Attention, mais certains Kabyles commencent à penser à l’indépendance !

Kébir : Foutaise. Les Kabyles se plaisent bien dans la situation dans laquelle ils végètent : ça les arrange. Ils appartiennent à un pays riche. Ils veulent profiter des richesses de ce pays, puis lorsque quelque chose les dérange, ils se démarquent en disant : "Nous sommes Kabyles", "Nous n’avons rien à voir avec les Musulmans et les Arabes"... A mon avis, ils ne savent pas ce qu’ils veulent.

Insi : Ah, bon ?

Kébir : De plus, comme ils manquent de courage, ils se la jouent pacifiques.

Insi : Alors, ils ne vous dérangent pas ?

Kébir : Qui ?

Insi : Les dirigeants et les intellectuels kabyles ?

Kébir : Non. Je t’ai dit. Les dirigeants et les intellectuels kabyles se comportent exactement comme les dirigeants et les intellectuels français. Ils se croient en France. Ils se croient en démocratie. Dès qu’un Kabyle parle, un autre Kabyle le neutralise. Ils aiment bien les joutes verbales, les trouvailles philosophiques, les tournures littéraires... pendant que nous recrutons sur leur terrain.

Insi : Attention, vous n’êtes pas seuls sur le terrain. Il y a aussi les évangélistes. De sacrés clients ceux-là ?

Kébir : Savez-vous ce qu’encourt un Musulman qui quitte l’Islam, non ?

Insi : Vous cherchez à provoquer une guerre civile en Kabylie ou quoi ?

Kébir : Mieux que ça : Une guerre sainte, mon petit.

Insi : Ca va être la fin de votre règne dans cette région je crois.

Kébir : Ca va être plutôt la fin des Kabyles dans cette région.

Insi : Comment ça ?

Kébir : Ca sera la solution finale.

Insi : Mais les Nations Unies ne vous laisseront pas faire...

Kébir : Les Nations Unies ne vont tout de même pas compromettre leurs relations avec un milliard de Musulmans au profit d’une poignée de Kabyles.

Insi : Moi, à mon avis, on assiste, actuellement, au dernier sursaut de la bête islamiste, avant que les Kabyles ne recouvrent leur Liberté.

Kébir, aveuglé par la haine, sortit de sa poche un sabre et sauta sur Insi en lui disant :
- Tu oses traiter l’Islam de bête... attends un peu bâtard, fils de pute, traître, mécréant, taghout, ennemi des croyants, kafir, iblis, laïc de mes deux....

Insi s’échappa de justesse à la fureur de notre khuya Rabah.

Entretien imaginé par
INSI
"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison!"
(Michel Colucci, dit Coluche / 1944-1986)
"Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut de l'obscurité."
(Arthur Schopenhauer / 1788-18
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