Les responsable catholiques espagnols soutiennent de plus en plus ouvertement les partis d'extrèmes doites et franquistes au risque de raviver les plaies de la guerre civile et de la dictature franquiste...
AFP 07.05.07 | L’archevêque espagnol de Pampelune (Navarre, nord), Fernando Sebastian Aguilar, a estimé que des petits partis d’extrême-droite comme la Phalange, "fidèles à la doctrine sociale de l’Eglise", pouvaient être "dignes de considération et d’appui". Dans un discours sur l’Eglise espagnole et la politique, mis en ligne sur le site internet de l’archevêché de Pampelune, le prélat souligne : "Aujourd’hui en Espagne, il y a certains partis politiques qui veulent être fidèles à la doctrine sociale de l’Eglise en sa totalité, comme par exemple, Communion traditionaliste catholique, Alternative espagnole, Groupement catholique d’action politique, Phalange espagnole des Jons". La Phalange des Jons est le mouvement fasciste fondé par José Antonio Primo de Rivera, mentor idéologique de l’ex-dictateur Francisco Franco, qui se décrit aujourd’hui comme un mouvement "défendant le patriotisme espagnol et le syndicalisme révolutionnaire". "Tous ces partis sont peu pris en considération", souligne l’archevêque de Pampelune. Mais, ajoute-t-il, à l’approche des élections municipales et régionales du 27 mai en Espagne, "ils ont une valeur de témoignage qui peut justifier un vote". Ces mouvements, souligne le prélat, "n’ont pas beaucoup de possibilité d’exercer une influence effective sur la vie politique", mais "pourraient arriver à faire partie d’alliances importantes s’ils obtenaient l’appui suffisant des citoyens catholiques". Le responsable religieux fait encore remarquer que "les grands partis qui régissent la vie sociale et politique (espagnole) sont tous aconfessionnels, certains radicalement laïques et clairement laïcistes". L’Eglise catholique "ne peut dire de voter pour tel ou tel" parti mais peut dire "ne votez pas pour qui défend directement des actions clairement immorales (avortement, euthanasie, lois antifamiliales)". Le terme "lois antifamiliales" désigne principalement, dans le bouche du responsable catholique, un texte voté en 2005 par le gouvernement socialiste espagnol qui a légalisé les mariages homosexuels, soulevant les protestations des milieux conservateurs catholiques.
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