perdue a écrit :pas facile et en plus j'ai rien compris
Veux-tu des explications particulières par MP ?
perdue a écrit :mais dis moi , le prophète a bien épousé l'ex femme de zayd?
On n'en sais rien, mais une règle dans toutes les sociétés est que toutes les femmes soient à la disposition du mâle dominant : regarde Henri VIII en Angleterre.
et il a bien détesté son oncle nan?
Ça, c'est beaucoup plus suspect dès qu'on creuse un peu.
Quelles sont les sources ? Uniquement la sourate du coran parlant d'un certain Abu Lahab, avec des paroles incompréhensibles. On nous explique après que le pauvre homme attirait les surnoms (Abu Jahal, etc.). On ne sait pas à quoi correspond cette sourate qui peut très bien être une ancienne formule magique destinée à jeter le mauvais œil contre quelqu'un, incluse dans le coran par un scribe distrait.
Un autre exemple montre comment les disputes politiques de l'empire arabe éclairaient l'histoire de la famille de Mahomet. On apprend beaucoup de mal d'un autre parent de Mahomet, Abu Sufyan. Or, il faut savoir que celui-ci était le père de Muawiya, fondateur de la dynastie omeyyade.
Les Abbassides, pour prendre et consolider leur pouvoir, dénigreront leurs prédécesseurs en mettant en doute leur piété, et surtout leur légitimité.
Puisque la noblesse de la famille se mesurait avec le moment de la conversion de l'ancêtre, il était commode que des histoires circulent pour dire qu'Abbas était un converti de la première heure et qu'Abu Sufyan était parmi les derniers.
botchan a écrit :Le sociologue Gustave Le Bon ... voyait dans bon nombre de ces interdictions la volonté de se démarquer du christianisme
Cela reprend ce que j'ai dit et me paraît incontestable. Ensuite, les historiens aujourd'hui estiment plus vraisemblables que ces interdictions aient été exprimées en un temps où l'empire arabe se mettaient en place aux milieu de populations encore massivement chrétiennes ou mazdéistes et où les musulmans mettaient au point leurs dogmes.
C’est ce qui expliquerait par exemple aussi l’interdiction des images (prisées par les chrétiens),
L'interdiction des images reprend l'interdit juif, qui n'était plus respectée depuis que le judaïsme s'était imprégné de culture grecque.
Le débat était aussi présent dans le christianisme, et notamment dans le christianisme orthodoxe qui prise les icônes. Ce n'est certainement pas un hasard si, au moment où l'empire musulman se mettait en place, l'empire byzantin était en proie à la Querelle Iconoclaste.
ou celle des cloches, qui sont considérées par Mahomet comme l’instrument de Satan... Mais pourquoi la musique dans son ensemble ...
C'est le mécanisme que j'essaie de décrire. L'usage est établi pour se distinguer des tenants des autres religions. Comme les légistes musulmans, à une certaine époque, ont condamné le jugement personnel, cette opinion a été mise dans la bouche du Prophète pour lui donner de l'autorité.
Les générations suivantes s'interrogent sur cet usage. Elles ont oublié le contexte ou celui-ci a changé : il est ramené d'une région lointaine, ou le nombre de dhimmi a fortement diminué. Mais comme l'usage est censé remonter au Prophète, il est déclaré toujours valide, et faute de cible précise est appliquée à la société dans son ensemble.
La proscription de la poésie peut s’expliquer par le fait que plusieurs poètes se sont moqués de Mahomet,
La proscription n'est que partielle. Puisque Mahomet est parfois qualifié lui-même de poète par des ennemis dans le Coran, une théorie veut que les poètes en question soient en fait des orateurs et des agitateurs politiques.
mais pourquoi les chiens
Interdit juif partagé par les Sémites[/quote]
le jeu d’échecs
Mahomet n'a pas pu prononcer une telle interdiction contre un jeu inconnu à son époque. Lorsque les Arabes conquerront la Perse, ils découvriront ce jeu venu d'Inde, l'amélioreront et le diffuseront jusqu'en Europe. Des manuscrits arabes détaillent des déroulements de partis.
Ceux qui croyaient aux hadith disaient que c'était grâce à ses dons prophétique que Mahomet pouvait parler de choses que ses contemporains ne connaissaient pas.
le tatouage
Signification religieuse encore, étendue à la vie quotidienne : pratique magique de certaines tribus africaines certainement.