Analyse comparative des crises de 1929 et de 2008

Actualités dans le monde, Débats politiques et économiques intérieurs et internationaux - Opposition - Partis politiques - Leaders politique - Pouvoirs économiques.
Avatar de l’utilisateur
Sandra
Sergent Virtuel
Sergent Virtuel
Messages : 370
Inscription : sam. 4 févr. 2006 08:00
Contact :
Status : Hors-ligne

Analyse comparative des crises de 1929 et de 2008

Message non lu par Sandra »

A l’issue de la crise de 1929, des dispositions furent prises pour sécuriser l’économie. C’est pourquoi les manifestations de la crise de 2008 ne sont pas toutes les mêmes.

Un système global d’assurances fut mis en place. Les particuliers, les entreprises et les banques doivent s’assurer. Les sociétés d’assurance doivent elles-mêmes se prémunir auprès d’assurances d’assurances, comme Fannie Mae et Freddie Mac, par exemple. A un échelon supérieur, des fonds d’états et des fonds fédéraux participent à la garantie de la solvabilité. Enfin, les réserves nationales et internationales chaperonnent l’ensemble.
Avant 1929, les activités financières et celles de dépôts étaient réalisées par les mêmes établissements. Les difficultés apparues dans les finances affectèrent rapidement le secteur des dépôts. Une plus grande spécialisation des banques prévient maintenant d’une contagion immédiate.

La crise de 1929 se déroula selon les étapes suivent :
1- Les entreprises surévaluent les prévisions de la consommation, investissent trop et deviennent insolvables. La crise est financière.
2- Les difficultés se généralisent rapidement à tous les domaines bancaires à cause de la mixité entre finances et dépôts.
3- Le krach boursier est soudain. La récession s’est substituée à la croissance. La dépression s’instaure durablement.

La crise de 2008 se déroule autrement :
1- Des crédits à haut facteur de risque sont contractés d’une façon beaucoup trop répandue. Il s’agit là aussi d’un surinvestissement aboutissant à l’insolvabilité. La crise est financière.
Mais, les verrous font barrage à la propagation de la crise dont l’ampleur s’accroît donc isolément, tout du moins dans les premiers temps. Les déposants ordinaires ne ressentent pas d’effet concernant leurs comptes. Le système global d’assurances limites les faillites en reportant les dettes jusqu’à l’échelon le plus élevé.
2- Un lent passage de la première étape à la troisième s’effectue.
3- Aucun vrai krach ne s’est produit mais une longue érosion boursière se poursuit. La croissance a faibli, s’est annulée et a laissé place à la récession. Le processus dépressif se trouvant enclenché, tous les domaines économiques sont affectés et la dépression s’instaure.
Image
Une conception n'a à être tenue pour exacte que parce qu'elle l'est.
Avatar de l’utilisateur
Sandra
Sergent Virtuel
Sergent Virtuel
Messages : 370
Inscription : sam. 4 févr. 2006 08:00
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Analyse comparative des crises de 1929 et de 2008

Message non lu par Sandra »

Je rappelle tout d’abord que les activités financières, d’une part, et celles de dépôts, d’autre part, sont deux domaines d’activités distincts. Les gouvernants actuels ont, de plus, pris la responsabilité de garantir les avoirs des déposants.
Les marchés boursiers suivent une tendance baissière soutenue mais restent relativement découplés du commerce marchand. Le taux de la récession est ce qui importe vraiment.

La situation est certes injuste puisque les citoyens lambda subissent les conséquences des actes d’une élite financière mais un désir immédiat et précipité de justice serait bien loin d’être constructif.
Lorsque les spéculateurs génèrent des plus-values, ils endossent ces revenus et en disposent pour leurs consommations propres. Ils viennent de générer de conséquentes moins-values sans assurer la solvabilité des pertes financières. Néanmoins, sanctionner les agents financiers de manière impulsive ne serait pas raisonnable : se comporter en faveur d’une vision à long terme reste le plus important.

Les dirigeants s’efforcent de stabiliser les activités financières, de résorber les créances, de juguler la récession et d’optimiser les conditions de relance. Un plan international va être mis en œuvre.
Il est souhaitable que se développe une résurgence progressiste mais la refondation structurelle de l’économie doit s’effectuer à moyennes et longues échéances : conserver ses habitudes du quotidien et notamment de consommation s’avère la meilleure attitude.
Image
Une conception n'a à être tenue pour exacte que parce qu'elle l'est.
Avatar de l’utilisateur
Sandra
Sergent Virtuel
Sergent Virtuel
Messages : 370
Inscription : sam. 4 févr. 2006 08:00
Contact :
Status : Hors-ligne

Re: Analyse comparative des crises de 1929 et de 2008

Message non lu par Sandra »

La dépression économique continue de se développer, la récession aux USA notamment s’étant officiellement portée à 6.7% au premier trimestre de 2009 et le nombre de chômeurs y ayant progressé conséquemment. La succession des plans gouvernementaux n’a pas enrayé le cercle vicieux dépressif ( → diminution de la consommation c’est à dire diminution des ventes → diminution des bénéfices → diminution des salaires, des investissements et des offres d’emploi → augmentation du chômage et de l’endettement → diminution du pouvoir d’achat → diminution de la consommation → ) et la sévérité de la crise s’amplifie toujours.

La plupart des entreprises cotées en bourse ont effectué ou projettent d’effectuer d’importantes restructurations impliquant des licenciements : leurs cotations boursières remontent ; elles participent à l’augmentation du chômage. Ainsi, la valeur des indices boursiers évolue à la hausse tandis que la récession s’intensifie. L’on observe donc un découplage entre la bourse et l’activité économique : la hausse provoquée par ces restructurations, par l’abaissement des taux et par l’injection de capitaux publics empêche les indices de traduire l’accentuation de la dépression économique.
Image
Une conception n'a à être tenue pour exacte que parce qu'elle l'est.
Répondre