Après Israël, le Hamas annonce la trève
Publié : dim. 18 janv. 2009 16:24
Cessez-le-feu du côté israélien, trève du côté du Hamas: le conflit à Gaza connaît une pause, fragile et temporaire, depuis le début de la journée ce dimanche. Pendant ce temps-là, à Charm-el-Cheikh, les diplomates s'activent.
Un haut dirigeant du Hamas basé à Damas a annoncé, dans une allocution diffusée par la télévision syrienne, ce dimanche, un cessez-le-feu à Gaza et demandé à Israël de retirer ses forces du territoire palestinien d'ici une semaine. Moussa Abou Marzouk est le numéro deux du bureau politique du mouvement islamique.
L'annonce du Hamas répond, quelques heures après, à l'entrée en vigueur du cessez-le-feu déclaré unilatéralement par Israël après 22 jours d'offensive dans la bande de Gaza - offensive qui a fait au moins 1300 morts chez les Palestiniens et provoqué des destructions considérables.
Les autorités israéliennes ont réagi aux déclarations de Moussa Abou Marzouk, qui a aussi affirmé que les islamistes qui contrôlent Gaza étaient ouverts à la négociation au moment où l'Egypte, notamment, poursuit une médiation entre le Hamas et Israël, en assurant que la trêve serait respectée si l'Etat hébreu n'était pas attaqué.
Les déclarations de Moussa Abou Marzouk confirment celles, faites peu auparavant par un porte-parole d'un autre groupe palestinien gazaoui, le Jihad islamique, sur "un cessez-le-feu des factions palestiniennes pour une semaine", afin de permettre l'ouverture des points de passage et l'entrée d'aides humanitaires dans le territoire palestinien soumis au blocus israélien, et garantissant que "durant cette période, la résistance est prête à répondre à tous les efforts égyptiens, turcs, syriens et arabes, qui permettent un accord pour le retrait total des forces israéliennes et l'ouverture totale des points de passage".
Roquettes et riposte
Des affrontements sporadiques entre des combattants palestiniens et l'armée israélienne ont pourtant suivi dimanche l'entrée en vigueur du cessez-le feu unilatéral israélien à Gaza.
Sept roquettes ont été tirées contre le sud d'Israël, entraînant une riposte de l'aviation israélienne - le Hamas avait dit dans un premier temps ne pas vouloir respecter le cessez-le-feu tant que des soldats israéliens resteraient dans la bande de Gaza. Après une nuit entièrement calme, Tsahal a lancé un raid aérien dans la matinée dans le nord de la bande de Gaza, blessant cinq personnes. Les tirs de roquettes contre la ville de Sdérot n'ont pas fait de victimes.
A Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, une enfant de huit ans a été tuée par des tirs israéliens. Dans le sud, près de Khan Younès, un jeune homme aurait été abattu par l'armée israélienne.
A Jérusalem, Ehoud Olmert a qualifié de "fragile" le cessez-le-feu. La veille, le ministre de la Défense Ehud Barak avait averti qu'Israël, dont les troupes restent dans l'immédiat positionnées dans la bande de Gaza, reprendrait l'offensive et même l'intensifierait "si nécessaire".
De son côté, Benyamin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures et membre du cabinet de sécurité a prévu dimanche qu'"il y aura sans doute quelques incidents isolés". "Cela prendra deux ou trois jours avant que cela s'arrête complètement, pour que le Hamas comprenne que nous sommes dans un nouveau scénario", s'est-il expliqué.
lexpress.fr
Un haut dirigeant du Hamas basé à Damas a annoncé, dans une allocution diffusée par la télévision syrienne, ce dimanche, un cessez-le-feu à Gaza et demandé à Israël de retirer ses forces du territoire palestinien d'ici une semaine. Moussa Abou Marzouk est le numéro deux du bureau politique du mouvement islamique.
L'annonce du Hamas répond, quelques heures après, à l'entrée en vigueur du cessez-le-feu déclaré unilatéralement par Israël après 22 jours d'offensive dans la bande de Gaza - offensive qui a fait au moins 1300 morts chez les Palestiniens et provoqué des destructions considérables.
Les autorités israéliennes ont réagi aux déclarations de Moussa Abou Marzouk, qui a aussi affirmé que les islamistes qui contrôlent Gaza étaient ouverts à la négociation au moment où l'Egypte, notamment, poursuit une médiation entre le Hamas et Israël, en assurant que la trêve serait respectée si l'Etat hébreu n'était pas attaqué.
Les déclarations de Moussa Abou Marzouk confirment celles, faites peu auparavant par un porte-parole d'un autre groupe palestinien gazaoui, le Jihad islamique, sur "un cessez-le-feu des factions palestiniennes pour une semaine", afin de permettre l'ouverture des points de passage et l'entrée d'aides humanitaires dans le territoire palestinien soumis au blocus israélien, et garantissant que "durant cette période, la résistance est prête à répondre à tous les efforts égyptiens, turcs, syriens et arabes, qui permettent un accord pour le retrait total des forces israéliennes et l'ouverture totale des points de passage".
Roquettes et riposte
Des affrontements sporadiques entre des combattants palestiniens et l'armée israélienne ont pourtant suivi dimanche l'entrée en vigueur du cessez-le feu unilatéral israélien à Gaza.
Sept roquettes ont été tirées contre le sud d'Israël, entraînant une riposte de l'aviation israélienne - le Hamas avait dit dans un premier temps ne pas vouloir respecter le cessez-le-feu tant que des soldats israéliens resteraient dans la bande de Gaza. Après une nuit entièrement calme, Tsahal a lancé un raid aérien dans la matinée dans le nord de la bande de Gaza, blessant cinq personnes. Les tirs de roquettes contre la ville de Sdérot n'ont pas fait de victimes.
A Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, une enfant de huit ans a été tuée par des tirs israéliens. Dans le sud, près de Khan Younès, un jeune homme aurait été abattu par l'armée israélienne.
A Jérusalem, Ehoud Olmert a qualifié de "fragile" le cessez-le-feu. La veille, le ministre de la Défense Ehud Barak avait averti qu'Israël, dont les troupes restent dans l'immédiat positionnées dans la bande de Gaza, reprendrait l'offensive et même l'intensifierait "si nécessaire".
De son côté, Benyamin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures et membre du cabinet de sécurité a prévu dimanche qu'"il y aura sans doute quelques incidents isolés". "Cela prendra deux ou trois jours avant que cela s'arrête complètement, pour que le Hamas comprenne que nous sommes dans un nouveau scénario", s'est-il expliqué.
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