Sultan Mourad
Publié : mar. 14 févr. 2012 22:02
Bonsoir,
Je suppose qu'on connait le poème de Victor Hugo (à toutes fins utiles : http://www.readbookonline.net/read/17161/45114/). Extrait, même pas le pire :
Il fit un tel carnage avec son cimeterre
Que son cheval semblait au monde une panthere;
Sous lui Smyrne et Tunis, qui regretta ses beys,
Furent comme des corps qui pendent aux gibets;
Il fut sublime; il prit, melant la force aux ruses,
Le Caucase aux Kirghis et le Liban aux Druses;
Il fit, apres l'assaut, pendre les magistrats
D'Ephese, et rouer vifs les pretres de Patras;
Grace a Mourad, suivi des victoires rampantes,
Le vautour essuyait son bec fauve aux charpentes
Du temple de Thesee encor pleines de clous;
Grace a lui, l'on voyait dans Athenes des loups,
Et la ronce couvrait de sa verte tunique
Tous ces vieux pans de murs ecroules, Salonique,
Corinthe, Argos, Varna, Tyr, Didymothicos,
Ou l'on n'entendait plus parler que les echos;
Mourad fut saint; il fit etrangler ses huit freres;
Comme les deux derniers, petits, cherchaient leurs meres
Et s'enfuyaient, avant de les faire mourir
Tout autour de la chambre il les laissa courir;
Dans la préface de la Légende des siècles, Hugo note : "... la barbarie mahométane ressort de Cantemir, à travers l'enthousiasme de l'historiographe turc, telle qu'elle est exposée dans Zim-Zizimi et Sultan Mourad..." (au passage, il vont encore essayer d'islamiser le père Hugo avec ça...). Petit problème, Cantemir est un historien (entre autres prestations) moldave, chrétien, qui a combattu les Turcs. Pas toujours rigoureux comme historien, Hugo...
Est-ce qu'il y a quelque part une recension plus précise de ce qui est historique dans le poème ? (il s'agit de Mourad II puisque c'est celui qui a échangé des amabilités avec Vlad Tepes dit Dracula).
à+
Je suppose qu'on connait le poème de Victor Hugo (à toutes fins utiles : http://www.readbookonline.net/read/17161/45114/). Extrait, même pas le pire :
Il fit un tel carnage avec son cimeterre
Que son cheval semblait au monde une panthere;
Sous lui Smyrne et Tunis, qui regretta ses beys,
Furent comme des corps qui pendent aux gibets;
Il fut sublime; il prit, melant la force aux ruses,
Le Caucase aux Kirghis et le Liban aux Druses;
Il fit, apres l'assaut, pendre les magistrats
D'Ephese, et rouer vifs les pretres de Patras;
Grace a Mourad, suivi des victoires rampantes,
Le vautour essuyait son bec fauve aux charpentes
Du temple de Thesee encor pleines de clous;
Grace a lui, l'on voyait dans Athenes des loups,
Et la ronce couvrait de sa verte tunique
Tous ces vieux pans de murs ecroules, Salonique,
Corinthe, Argos, Varna, Tyr, Didymothicos,
Ou l'on n'entendait plus parler que les echos;
Mourad fut saint; il fit etrangler ses huit freres;
Comme les deux derniers, petits, cherchaient leurs meres
Et s'enfuyaient, avant de les faire mourir
Tout autour de la chambre il les laissa courir;
Dans la préface de la Légende des siècles, Hugo note : "... la barbarie mahométane ressort de Cantemir, à travers l'enthousiasme de l'historiographe turc, telle qu'elle est exposée dans Zim-Zizimi et Sultan Mourad..." (au passage, il vont encore essayer d'islamiser le père Hugo avec ça...). Petit problème, Cantemir est un historien (entre autres prestations) moldave, chrétien, qui a combattu les Turcs. Pas toujours rigoureux comme historien, Hugo...
Est-ce qu'il y a quelque part une recension plus précise de ce qui est historique dans le poème ? (il s'agit de Mourad II puisque c'est celui qui a échangé des amabilités avec Vlad Tepes dit Dracula).
à+