Aux Pays-Bas, un élu d’extrême droite se convertit à l’islam

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lkm
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Si le roi de la pop se convertit à l'Islam

Message non lu par lkm »

Michael Jackson, le roi de la pop, est «sur le point» de se convertir à l'Islam, annonçait CBS News la semaine passée. Si cela est vrai, cette conversion s'inscrit dans un usage afro-américain récurrent et d'importance.

Les premières rumeurs de la conversion de Michael Jackson apparurent en novembre 2003, un mois après son arrestation sur des accusations de pédophilie. Saeed Shabazz, un journaliste de The Final Call, la publication de Nation of Islam, indiqua que Jackson avait rejoint l'organisation. Il ajouta que le dirigeant de NoI, Louis Farrakhan, «[discernait] une grande spiritualité en Michael». Mais Nation of Islam nia cette liaison et le sujet disparut rapidement.

Il ne refit surface qu'en juin 2005, après l'acquittement de Jackson des accusations de pédophilie portées contre lui. En octobre, il s'installa au Bahreïn, dans un palais du prince héritier Salman ibn Hamed Khalifa. L'avocat de Jackson fit savoir qu'il «vivait de manière permanente» dans le petit État insulaire du Golfe persique comptant juste 363 000 Bahreïnis et la moitié autant de résidents étrangers.

En novembre, on apprit que Jackson allait faire don d'«une énorme somme d'argent» pour faire bâtir une mosquée à proximité de sa nouvelle résidence. Le journal Khaleej Times expliqua que la mosquée «serait destinée à l'étude des principes et des enseignements de l'Islam de même qu'à l'étude de la langue anglaise, ce pourquoi des enseignants de haut-vol se rendraient sur place depuis les États-Unis sous sa supervision personnelle».

En janvier, une société commerciale du Bahreïn, AAJ Holdings, annonça qu'elle avait loué les services de Jackson au titre de consultant en divertissements. En outre, Jackson fut photographié alors qu'il quittait un centre d'achats bahreïni portant un voile noir, des gants noirs et une robe noire (une abbaya). En d'autres termes, il s'habilla comme une femme islamiste pour éviter la publicité.
Image
Compte tenu des excentricités notoires de Michael Jackson, il est malaisé de comprendre à quoi rime son aventure au Bahreïn, mais s'il se convertit réellement à l'Islam, il suivra ainsi une voie bien tracée, depuis la fin des années 1940, par des Afro-Américains se tournant vers une forme ou une autre d'Islam en situation précaire. Leurs rangs comportent des personnalités de premier plan:

Malcolm X: le dirigeant de Nation of Islam se convertit en 1948 alors qu'il purgeait une peine de prison.
Tawana Brawley: la célèbre mauvaise plaisante se convertit à l'Islam après que son affirmation selon laquelle elle aurait été violée par un groupe d'hommes blancs se fut révélé une supercherie.
Benjamin Chavis: le directeur de la National Association for the Advancement of Colored People (Association nationale pour la promotion des gens de couleur) se convertit après le scandale qui entraîna son éviction.
John Allen Muhammad: le tireur embusqué du Beltway se convertit après un divorce pénible.
Henry Tillman: le boxeur poids lourd médaillé d'or olympique se convertit alors qu'il séjournait en prison sur l'accusation de meurtre.
Mike Tyson: le champion de boxe poids lourd se convertit pendant une peine de prison pour viol.
James Ujaama: le célèbre activiste qui avait combattu la drogue et la prostitution se convertit à l'Islam alors qu'il affrontait des problèmes de carrière; plus tard, il plaida coupable de conspiration au bénéfice des talibans.
De même, O.J. Simpson, le footballeur vedette accusé d'avoir assassiné sa femme, se souvient d'avoir «lu le Coran alors [qu'il était] incarcéré», mais il n'alla apparemment pas jusqu'à se convertir.

Louis Farrakhan s'est attiré une grande attention publique en soutenant avec ostentation des noirs américains bien connus alors qu'ils se trouvaient en difficulté, comme il le fit pour Michael Jackson après son arrestation en 2003. Voici d'autres exemples:

Marion Barry, maire de Washington, condamné pour consommation de drogues illégales.
Alcee Hastings, un juge fédéral mis en accusation en Floride.
Gus Savage, un membre du Congrès américain de l'Illinois accusé de harcèlement sexuel.
George Stallings, un prêtre catholique accusé de pédophilie.
Et, en 2004, durant le procès retentissant de Lionel Tate, alors le plus jeune Américain condamné à une peine de prison à vie incompressible (pour le meurtre d'une petite fille perpétré alors qu'il était âgé de douze ans), quelque «20 hommes noirs tirés à quatre épingles et portant nœud papillon» (selon le Palm Beach Post) furent dépêchés au tribunal par Nation of Islam. Leurs chefs «s'entretinrent avec les avocats de l'adolescent et offrirent des conseils en matière de sécurité».

Ces exemples et d'autres encore font de l'Islam – tant sous sa forme normative que dans la version de NoI – une source majeure de réconfort pour les Afro-Américains dans le besoin. Cela permet de mieux comprendre pourquoi l'Amérique abrite de loin la plus importante population de Musulmans convertis du monde occidental (environ 750 000 adhérents). Toute personnalité publique noire qui adopte l'Islam ou accepte le soutien de Nation of Islam ajoute à l'élan d'incitation des noirs à se convertir, un phénomène qui se fait jour également dans d'autres pays occidentaux.

Et c'est ainsi que les actes d'une célébrité fantasque dans le lointain Bahreïn peuvent avoir des incidences notables.

http://fr.danielpipes.org/article/3440
Disciple-du-Christ
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Message non lu par Disciple-du-Christ »

Salut Karim

Je penses que les afro-américains vivant dans les guettos sont encore loin d'accepter l'islam. Les grands rappeurs américains sont chrétien et même qu'ils dénigrent le coran dans leur chanson, je cite: "je m'assoies sur le trône et je lis le saint coran". Le trône dont ils parlent désigne la cuvette des WC, en gros le coran c'est un livre à chiotte ! En général, les afro-américains écoutent ces chansons.


Pour michaël Jackson, s'il se convertit à l'islam, il aura encore une plus mauvais image. Déjà, que sa côte n'est pas bien élevé...
Alice
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Message non lu par Alice »

Même si c'était vrai, c'est encore une preuve que le prosélythisme islamique ne ramasse que les déchets des autres confréries (Jackson est de souche "Témoin de Jéhovah" non ?), franchement ya pas de quoi être fier. De toute façon, dès 1991 Mickael ne valait plus rien sur le plan musical. D'autres sectes (celle de la famille Berg, les scientologues) ramassent des pipoles encore à peu près potables selon les goûts.

Alice
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rawbrol
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Message non lu par rawbrol »

Clair qu'entre Tom Cruse et un gars qu'à plus de nez, y a pas photo :lol:

m'enfin...les gouts et les couleurs....
dany
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L'islamisme est la maladie de l'islam, mais les germes sont

Message non lu par dany »

http://www.liberation.fr/transversales/ ... 211.FR.php


Rencontre
L'islamisme est la maladie de l'islam, mais les germes sont dans le texte
Abdelwahab Meddeb, écrivain et universitaire, revient sur le discours du pape qui a déchaîné la violence, expliquant que s'il y a eu dans l'histoire des interprétations très différentes du Coran, l'intégrisme aujourd'hui remet la guerre sainte sur le devant de la scène.
Par Christophe BOLTANSKI, Marc SEMO
QUOTIDIEN : Samedi 23 septembre 2006 - 06:00
avec
Avez-vous été surpris par l'ampleur de la protestation suscitée les propos du pape sur islam et violence ?Oui et non. Non, je ne comprends pas pourquoi ils ont suscité une telle réaction et, en même temps, on a l'impression que l'on est désormais face à un schème dramaturgique bien établi qui correspond parfaitement à ce que recherchent les médias, avec du spectaculaire et de l'histoire dans le spectaculaire. Ce qui s'est passé dans ce cas précis est très grave. On est en face d'un discours académique plutôt fondé sur le raisonnement qui participe, certes, d'une apologétique où l'on dit que le christianisme est meilleur que l'islam. C'est une adresse aux chrétiens, notamment sur le problème du retrait de Dieu dans un monde de raison. Dans ce texte, le pape avance aussi l'idée que le Dieu des musulmans et des chrétiens est le même, même si l'approche que l'on a de ce Dieu n'est pas la même. Ce qui concerne l'islam était simplement introductif pour montrer que le Dieu chrétien et le christianisme n'ont aucun lien avec la violence, à la différence de l'islam. C'est au Moyen Age, peu avant les croisades, que se forgea en Occident cette représentation de la religion d'un Prophète guerrier. Signe de l'imposture dans une vision chrétienne qui oubliait d'ailleurs la tradition de violence dans la Bible, même si celle-ci vient plus des rois que des prophètes.
Dans ce texte, n'y a-t-il pas une identification entre l'Europe et le catholicisme ?
Il y a en lui l'idée que le christianisme, et le Dieu chrétien, est grec, et donc que ce n'est pas un hasard si le christianisme a crû en Occident et en Europe. D'où sa crainte d'une déshellinisation avec l'ouverture du christianisme à d'autres cultures, africaines, latino-américaines ou océaniennes. Le pape laisse la porte ouverte tout en recommandant que cette adaptation n'occulte pas le lien avec l'hellénisme et l'Europe. Le même pape, quand il n'était que cardinal, s'était déclaré contre l'entrée de la Turquie en Europe, pour préserver les fondements judéo-chrétiens et helléniques de sa culture. Je pense, en revanche, que Bagdad et Cordoue ont participé tout autant que Jérusalem, Rome et Athènes, à la formation de l'Europe. Ce lien de l'islam avec l'hellénisme connaît son point de synthèse dans le personnage le plus connu en Occident, le philosophe arabe du XIIe siècle, Averroès. Face à l'exclusivisme judéo-chrétien, il y a une sorte d'islamo-judéo-christianisme et il ne faut pas oublier que les références en dernière instance de l'Europe sont les principes des Lumières avec le dépassement sinon la pulvérisation de la référence religieuse.
Mais le choix par le pape d'une citation d'un empereur byzantin et homme d'épée n'est-il pas paradoxal pour illustrer cette question du rapport entre la foi et la violence ?
Le message évangélique a constitué véritablement une rupture par rapport aux écritures antérieures en privilégiant l'amour sur la loi. L'aspect persuasif l'emporte sur l'aspect coercitif. C'était une révolution. Les musulmans actuels correspondent à la parabole biblique et coranique de ceux qui ont des yeux et qui ne voient pas, de ceux qui ont des oreilles et n'entendent pas et il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. L'un des pays musulmans censé être le défenseur de l'islam de la manière la plus forte, l'Arabie Saoudite, a sur son drapeau la profession de foi islamique, avec des lettres tellement allongées qu'elles deviennent des lances agressives, et en dessous le glaive. Pour construire un monde en commun dans le respect de la diversité, il faut un dialogue, qui ne doit pas être de complaisance. La question de la violence de l'islam est une vraie question.
La violence dans l'islam est-elle une réalité ?
Les musulmans doivent admettre que c'est un fait, dans le texte comme dans l'histoire telle qu'ils la représentent eux-mêmes, en un mode qui appartient plus à l'hagiographie qu'à la chronique. Nous avons à faire à un Prophète qui a été violent, qui a tué et qui a appelé à tuer. La guerre avec les Mecquois fut une guerre de conversion. Il y a eu aussi la guerre avec les juifs et le massacre des juifs à Médine, décidé par le Prophète. Il y avait un jeu d'alliances, une opération politique qui se continue par le militaire.
Que dit précisément le Coran ?
Il est ambivalent. Il y a le verset 256 de la deuxième sourate qui dit «point de contrainte en religion». Mais aussi les versets 5 et surtout 29 de la sourate 9, «le verset de l'épée», où il est commandé de combattre tous ceux qui ne croient pas à «la religion vraie». L'impératif qâtilû, que l'on traduit par «combattez», utilise une forme verbale dont la racine qatala veut dire «tuer». Le verset 5 est explicitement contre les païens et les idolâtres, aménageant, en revanche, une reconnaissance aux scripturaires, aux gens de l'écriture. Le verset 29, lui, englobe dans ce combat les scripturaires désignant nommément les juifs et les chrétiens. C'est le verset fétiche de ceux qui ont établi la théorie de la guerre contre les judéo-croisés. L'islamisme est, certes, la maladie de l'islam, mais les germes sont dans le texte lui-même.
D'où des interprétations opposées ?
L'interprétation traditionnelle reconnaît cette contradiction et n'a jamais dit que «le verset de l'épée» abolit «le verset de la tolérance», comme le font les intégristes aujourd'hui. Pour eux, «le verset de l'épée» annule plus de 100 versets de toute autre teneur, appelant par exemple à discuter de «la meilleure manière», c'est-à-dire argument contre argument et dans le respect de l'autre avec ceux avec qui on n'est pas d'accord, Il est dit aussi dans un verset (XVI, 125) très aimé par les libéraux de l'islam : en dernière instance, vous ne savez pas où est la religion vraie. Dieu seul le sait. Mais les intégristes balayent les versets de ce type. La théorie de l'abrogeant et de l'abrogé dans l'islam est très complexe. Eux optent pour l'idée la plus simple : le principe chronologique. Le verset mecquois sur la tolérance émane d'un Prophète de pure spiritualité, qui n'est pas encore dans l'exercice du pouvoir politico-militaire. Il est donc abrogé par celui qui vient après, fait à Médine. Mais le raisonnement peut être renversé comme pour le fameux théologien, Mohammed Mahmoud Taha, le Soudanais, Il dit : l'éternel du Coran, c'est ce qui nous vient de La Mecque, parce qu'il est pur de toute contingence politique. En outre, la guerre sainte avait une codification extrêmement précise qui n'a rien à voir avec la manière avec laquelle le jihad est invoqué aujourd'hui. Il est question du respect profond des vieillards, des enfants, des femmes, de ne jamais, dans l'attaque contre des ennemis chrétiens, toucher à des moines qui sont des gens de paix. Il y a même un rapport écologique, un appel à faire attention aux arbres, aux récoltes.
Qu'est-ce qui a changé ensuite ?
A partir du XIXe siècle, on a essayé d'aborder l'islam dans une visée de modernisation. Au Caire, l'Egyptien Mohammed Abdou estimait que le temps de la référence au jihad était révolu, bien que les pays musulmans étaient déjà colonisés ou en voie de colonisation. Il aurait pu évoquer le jihad comme défense comme beaucoup le font aujourd'hui, par exemple à propos des Palestiniens, pour les distinguer des gens d'Al-Qaeda. Mohammed Abdou partait d'un point de vue assez simple, formulé de façon très minoritaire par certains penseurs cairotes dès le XVIIIe siècle : chaque fois que, dans la question de la loi, la raison prime sur la tradition, il faut suivre la raison. C'est pour rompre avec l'esprit de Mohammed Abdou que dans l'atmosphère des années 20, Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans, a remis en avant le jihad comme arme de combat contre ce qu'on pourrait appeler la déculturation des sociétés islamiques par l'occidentalisation. Avec Sayed Qotb, qui est le grand théoricien arabe de l'intégrisme militant actif et violent, le jihad devient l'instrument de la réislamisation puisque les sociétés musulmanes sont considérées elles-mêmes comme des sociétés devenues impies.
La critique dans l'islam n'est-elle pas bloquée par le fait que le Coran est un texte immuable ?
Dans la doctrine maximaliste, le Coran, c'est la parole même de Dieu dans sa lettre. Ce qui est pure folie. Là aussi, c'est un immense débat qui a eu lieu pendant les quatre premiers siècles de l'islam pour décider si c'est un Coran créé ou incréé. Opter de nouveau pour la thèse du Coran créé appartient au combat démocratique. Ces débats ont été, depuis, occultés et il faut les ressortir. C'est ce qu'essayent de faire un peu mes chroniques, sortir les saillies qui ont pu être pensées dans la tradition islamique.
Un Coran créé, c'est un Coran forcément traduit en langage humain, donc imparfait ?
C'est une interprétation. Il est dit dans le Coran, dans un verset célèbre (verset XIV, 39) : ce que vous avez entre les mains n'est pas le livre mais seulement une copie, parce que la mère du livre, c'est-à-dire l'archétype ­ là encore le Coran se fait platonicien ­, reste dans les cieux. Certes, on ne doute pas qu'il s'agisse d'une parole révélée, mais elle est interprétée dans un langage humain. Même les plus littéralistes étaient très nuancés : le passage par l'art du calligraphe, le passage par l'encre, par le papier, obligent nécessairement de tenir compte de la médiation humaine. Trop de musulmans aujourd'hui figent tout. En poussant jusqu'à l'absurde, il vaudrait mieux ne pas connaître l'arabe pour croire dans ce Coran parole de Dieu. Mais, en terme mythique, cette idée que le Coran serait la parole même de Dieu est très belle. Un peintre de Herat au XIVe siècle montre le Prophète recevant pour la première fois l'Ange qui lui dit : «Lis au nom de Dieu.» «Je ne sais pas lire», répond-il. Ce peintre montre la fondation coranique dans une scène iconographiquement très proche de l'Annonciation. La réception du Verbe par Marie engendrera le corps et la réception du Verbe par Mohammed engendrera le Livre. D'une certaine manière, le Livre est donc une forme d'incarnation. Mais les musulmans actuels n'admettent pas cette image.
Pour eux, c'est l'Ange qui donne le Livre ?
Oui. Il est donné et appartient à l'incréé. Il a été toujours là dans sa lettre et en toute éternité. Je voulais que cette miniature fût l'illustration de la couverture des Contre-Prêches . Elle figure seulement dans le rabat, parce que la bibliothèque de l'université d'Edimbourg a refusé de donner les droits pour la couverture, craignant de susciter l'ire de certains musulmans. Je trouve insensé que des Européens dans une institution européenne censurent dans le sens de l'obscurantisme islamique.
Il est de plus en plus risqué de parler de l'islam ?
Moins que jamais il faut se taire. Il faut contrer ces gens-là de toutes nos forces. A mes yeux, l'islamisme est un fascisme. Certes, Bush a, lui aussi, utilisé ce terme, mais cela ne veut pas dire qu'il est faux. L'Europe peut, enfin, en tant qu'acteur historique, être en cohérence avec les principes qu'elle a créés.
Vous vous définissez comme un Voltaire et vous rappelez volontiers que Zadig veut dire le véridique, en arabe.
Absolument. Le premier calife s'appelle d'ailleurs Abou Bakr Zadig (je reprends à dessein la transcription voltairienne). Il y a vingt ans, jamais je n'aurais imaginé que le monde vivrait une telle régression.
Vous prenez même dans Contre-Prêches la défense de sa pièce, le Fanatisme ou Mahomet le Prophète, qui est pourtant très violent.
Ma chance est de m'inscrire dans une généalogie à la fois arabe, islamique, maghrébine, tunisienne, européenne, française. Je pense que nous vivons à une époque où nous n'avons pas le droit de dire que nous ne sommes pas au courant. Voltaire a, dans l'une de ses lettres, une remarque fabuleuse : «Nous parlons de l'islam mais ça reste entre nous.» A l'époque comme aujourd'hui, parler de l'islam est aussi un détour pour parler de nous-mêmes. C'est exactement l'enjeu de la pièce de Voltaire qui évoque en fait Ravaillac, l'assassin d'Henri IV, personnage fourvoyé par le message fanatique. Nous pouvons mener une étude apaisée de ce que c'est que ce Mahomet de Voltaire au lieu d'essayer de l'interdire, comme l'avaient fait les frères Ramadan, à partir de Genève. Ce Mahomet de fiction ne correspond pas au personnage historique. Et je crois que Voltaire le savait. La vocation première de cette pièce est la dénonciation du fanatisme quel qu'il soit. Il y a ce vers : «Le glaive et l'Alcoran dans mes sanglantes mains imposeraient silence au reste des humains.» C'est le programme de l'intégrisme «ben-ladenien».


Abdelwahab Meddeb se dit prêt à jouer le rôle d'un Voltaire arabe. Né en 1946 à Tunis, il enseigne la littérature comparée à l'université Paris-X-Nanterre. Ecrivain et poète, il revisite inlassablement l'islam, ressuscite la richesse de ses premiers débats et met ses dogmes à l'épreuve pour mieux combattre le simplisme de ses trop nombreux séides. Contre-Prêches, son dernier ouvrage (Le Seuil) inspiré de ses chroniques dominicales sur France Culture, voyage à travers un Orient compliqué et son double, l'Occident, se veut une réponse à tous les fanatismes.





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Dernière modification par dany le sam. 23 sept. 2006 13:33, modifié 1 fois.
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Message non lu par jacqueline »

juste un lien super interessant sur le sujet, chipé à Goul sur le forum aime :

http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_ ... 060918.mp3
Avekha
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Message non lu par Avekha »

Un Voltaire arabe pour etre a la hauteur de Voltaire vazi de plus Voltaire et Arabe ca le fait vraiment pas :roll:
« Allah est grand ! ». Ce cri du moueddin ressemble à une immense plainte.
Cinq fois par jour, est-ce la Terre qui gémit vers son créateur indifférent ?
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Alkali
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Message non lu par Alkali »

il y a bon nombre de grands intellectuels arabes et d'autres de culture musulmane...

Cependant, il faudra encore du temps pour que cela aboutisse aux réformes nécessaires...

Sous l'inquisition, il y avait aussi de grands penseurs en europe... mais les bûchers de torquemada étaient là pour les empêcher de s'exprimer librement... ainsi il a fallu plusieurs siècles pour les réformes enfin se fassent...

Espèront que cela aille plus vite chez les musulmans... après tout nous sommes à l'air de la communication instantanée...
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Message non lu par Avekha »

Alkali a écrit :il y a bon nombre de grands intellectuels arabes et d'autres de culture musulmane...

Cependant, il faudra encore du temps pour que cela aboutisse aux réformes nécessaires...

Sous l'inquisition, il y avait aussi de grands penseurs en europe... mais les bûchers de torquemada étaient là pour les empêcher de s'exprimer librement... ainsi il a fallu plusieurs siècles pour les réformes enfin se fassent...

Espèront que cela aille plus vite chez les musulmans... après tout nous sommes à l'air de la communication instantanée...
Salut Alkali :wink:

Chez les musulmans ou les Arabes? Ou les deux?
« Allah est grand ! ». Ce cri du moueddin ressemble à une immense plainte.
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Message non lu par Alkali »

chez les deux bien sûr... :D

je n'aime pas les barbus islamistes... mais j'ai de tres bons amis musulmans... des érudits même.. et je pense qu'ils devraient s'exprimer plus souvent en publique....
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Message non lu par Ahioud »

Alkali a écrit : Espèront que cela aille plus vite chez les musulmans... après tout nous sommes à l'air de la communication instantanée...
au fait, l'ere de la communication instantanee peut etre a la fois a la faveur et a l'inconvenient. tout depend de celui qui a assez de l'argent pour financer la propagande. et en ce moment c'est les etats arabes petroliers..
"Le fanatisme est certainement mille fois plus funeste; car l'atheisme n'inspire point de passion sanguinaire, mais le fanatisme en inspire." Voltaire
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Scientist From Czech Republic Converts To Islam !!!

Message non lu par adorerdieu »

adorerdieu
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yacoub
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Re : L'islamisme est la maladie de l'islam, mais les germes

Message non lu par yacoub »

Vouloir différencier islam et islamisme, mission impossible des idiots utiles du 21e siècle

mardi 13 mai 2008, par Radu Stoenescu
http://www.ripostelaique.com/Vouloir-di ... am-et.html



POINTS DE VUE
Vouloir différencier islam et islamisme, mission impossible des idiots utiles du 21e siècle

mardi 13 mai 2008, par Radu Stoenescu

« Les idiots utiles ». C’est peut-être apocryphe, mais il semblerait que ce soit Lénine qui le premier ait appelé ainsi les apologistes et les défenseurs aveugles de l’Union soviétique qui vivaient dans les démocraties occidentales. Dans la présentation de son livre, La tentation obscurantiste, Caroline Fourest reprend l’expression, pour désigner les partisans aveugles de l’islamisme, qu’elle prend soin de toujours distinguer de l’islam. (1)

Dans cet article, je m’emploierais à démontrer que les « idiots utiles de l’islamisme », ce sont plutôt ceux qui croient qu’il existe une différence entre l’islam et l’islamisme, à l’instar de Mme Fourest. Car l’analogie de Mlle Fourest avec les « idiots utiles » du marxisme-léninisme est complètement fausse : peu de gens soutiennent l’islamisme en Occident, alors que le nombre de personnes qui jadis ont défendu, avec plus ou moins bonne foi, le stalinisme, était autrement plus grand. Il n’y a pas « d’idiots utiles » qui défendent l’islamisme, au contraire, le consensus est à peu près général : l’islamisme, c’est mal. Par contre, l’islam, c’est bien.

C’est ce second consensus que le premier veut refaire, en stigmatisant tous ceux qui diraient le contraire, comme Riposte Laïque aujourd’hui, Redeker hier, et Voltaire jadis. L’islamisme n’a pas d’idiots utiles, c’est l’islam qui en a : ce sont ceux qui croient que l’islamisme est une maladie de l’islam.

J’emprunte à bon escient cette expression, qui donne le titre à d’un des ouvrage les plus lus d’Abdewahab Meddeb. Celui-ci explicite ce qu’il entend par là : « Je n’entends pas décréter qu’il faille distinguer entre un bon et un mauvais islam, qu’il faille honorer un et dénoncer l’autre. Je n’insinue pas non plus que l’intégrisme est une déformation de l’islam.

Chacun sait qu’en islam il n’y a pas d’institution qui légitime le magistère ; mais dans la tradition, l’accès à la lettre était bien gardé : il fallait obéir à des conditions particulières pour avoir à la faire parler ou à parler en son nom. Cependant, l’accès sauvage à la lettre n’a pas été empêché ; et ce n’est pas une particularité de notre temps. Il est arrivé maintes fois que l’histoire ait à enregistrer les désastres que cet accès provoque ; seulement, avec les effets de la démographie et de la démocratisation, les semi-lettrés ont proliféré et les candidats qui s’autorisent à toucher à la lettre sont devenus bien plus nombreux ; et le nombre renforce leur férocité.

La lettre coranique, soumise à une lecture littérale, peut résonner dans l’espace balisé par le projet intégriste : elle peut obéir à qui tient la faire parler dans l’étroitesse de ses contours ; pour qu’elle y échappe, il convient qu’elle soit investie par le désir de l’interprète. Au lieu de distinguer le bon islam du mauvais, il vaut mieux que l’islam retrouve le débat et la discussion, qu’il redécouvre la pluralité des opinions, qu’il aménage une place au désaccord et à la différence, qu’il accepte que le voisin ait la liberté de penser autrement, que le débat intellectuel retrouve ses droits et qu’il s’adapte aux conditions qu’offre la polyphonie ; que des brèches se multiplient ; que l’unanimité cesse ; que la substance stable de l’Un s’éparpille en une gerbe d’insaisissables atomes. Pour ce qui concerne les raisons externes, autant dire qu’elles ne sont pas l’enclencheur de la maladie qui ronge le corps de l’islam. Nul doute cependant qu’elles en soient le catalyseur. A cause d’elles, la maladie redouble d’intensité. » (2)
La libéralisation et l’alphabétisation : causes du fanatisme !

J’avoue que j’ai dû relire deux fois ce passage hallucinant dans lequel M. Meddeb expose la thèse qu’il développe sur deux cents pages, farcies de tant de citations, de dates et de noms, que l’on a l’impression de lire un pédant qui tartine sa culture. Il y a un « style Meddeb », fait de raccourcis poétisants, entrelaçant des extraits habilement mis en perspective, qui laissent le goût amer de l’éclectisme et de l’amateurisme, quand ce n’est pas celui de la mauvaise foi.

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A traduire en langage honnête et direct ses circonvolutions linguistiques, qu’écrit M. Meddeb ? Il dit que l’islamisme n’est pas une déformation de l’islam, qu’il apparaît à cause de la libéralisation de l’accès aux textes originaux, au Coran et aux hadiths (3). Il écrit que c’est la démocratisation qui est à l’origine de ce retour aux sources qu’est le radicalisme salafiste, que c’est l’alphabétisation de ces masses qui autrefois n’avaient pas de possibilités de lire directement les enseignements du « beau modèle » Mahomet qui fait qu’elles sont fanatisées ! Que regrette profondément le laïque et athée Meddeb ? Il déplore que le texte sacré n’est plus sacré, que tout le monde y a accès, et non plus seulement la caste de lettrés ! Il verse des larmes sur l’influence néfaste de la démocratie et de l’alphabétisation sur les masses musulmanes !

Car, nous dit-il, « la lettre coranique », entendez le Coran, « soumise à une lecture littérale », entendez au mode de lecture que le Coran lui-même dit qu’on doit lui appliquer, « peut résonner dans l’espace balisé par le projet intégriste » ! Quelle belle formule poétique ! M. Meddeb est trop épris de belles paroles pour dire crûment : les intégristes sont fidèles au Coran. Non, non, cela c’est digne d’un Redeker ! C’est beaucoup plus mignon de dire que « la lettre coranique peut résonner dans l’espace balisé par le projet intégriste ».

Il continue sur sa lancée lyrique : « elle (la lettre coranique) peut obéir à qui tient à la faire parler dans l’étroitesse de ses contours ». Pour ne pas dire prosaïquement : les intégristes s’inspirent du Coran pour commettre leurs méfaits, et pour renverser la cause et les effets : ce ne sont plus les musulmans qui sont soumis au Coran, mais le texte sacré qui serait leur esclave soumis. Pour conclure que d’une certaine manière, c’est le Coran qu’il faudrait sauver, par l’intervention des belles âmes : « pour qu’elle (la lettre coranique) y échappe, il convient qu’elle soit investie par le désir de l’interprète. » Voilà le véritable l’appel que lance l’athée Meddeb : sauvez le Coran sacré des intégristes ! Rendez-le à nouveau inaccessible ! (4)

A traduire Meddeb en langage clair, ce qu’il affirme d’une façon incontestable, c’est qu’entre sources textuelles musulmanes et l’intégrisme, il n’y pas de solution de continuité. Seul « le désir de l’interprète » peut sauver le Coran de ce qu’en font les intégristes, ou plutôt, en remettant la vérité sur ses pieds, pourrait sauver les intégristes de ce qu’en fait le Coran. Ceci est un deuxième aveu extraordinaire, car c’est proclamer, ni plus, ni moins, que la lecture rationnelle, pacifique, et humaniste des textes fondateurs de l’islam ne peut procéder que d’un désir autre, extérieur au désir que le texte même appelle, engendre et nourrit.
L’Occident et la modernité : boucs émissaires du docteur Meddeb

M. Meddeb enfonce le clou en concluant que « Pour ce qui concerne les raisons externes, autant dire qu’elles ne sont pas l’enclencheur de la maladie qui ronge le corps de l’islam. » Mais alors quel est cet « enclencheur », quel est le virus à l’origine du développement de la maladie ? M. Meddeb ne mettra pas de mots dessus, parce que, dans son style ampoulé, il nous l’a déjà dit : c’est le corpus de textes sacrés musulmans, auxquels les masses ont à présent un libre accès. Si l’islam, c’est la pratique qui découle de leur lecture directe, démocratisée, alors, selon les mots mêmes de M. Meddeb, les intégristes ne peuvent pas être de mauvais musulmans. S’il faut faire intervenir un « désir autre », pour que les hommes en contact avec les textes musulmans ne soient pas intégristes, alors ce n’est pas l’islam qui est malade, mais il a de tout temps été une maladie, dont les manifestations pathologiques ont été soignées par l’administration constante de « désirs autres » que ceux que le texte coranique encense. Seul le fait de croire au caractère pathogène des sources islamiques peut justifier que M. Meddeb puisse déplorer en tout premier lieu la libéralisation et la démocratisation de l’accès à ces textes.

Qu’il me soit permis de faire remarquer au passage que tout ceux qui appellent de leur vœux une Réforme de l’islam, calquée sur la Réforme luthérienne, font preuve non seulement d’une méconnaissance totale des textes musulmans, mais aussi d’une ignorance complète du geste luthérien : Luther libéralise justement l’accès au texte sacré chrétien, il arrache la Bible des mains des prêtres et de leur langue latine, pour la rendre aux masses et à leurs langues vernaculaires. Le christianisme ne s’est pas réformé par l’intervention d’un « désir autre », mais par un approfondissement de ses propres textes. Le geste luthérien en islam, c’est-à-dire le retour radical aux textes, a déjà été accompli, c’est… le wahhabisme !

M. Meddeb ne part pas en quête du germe pathogène, dans son livre il se concentre sur les « catalyseurs » de la maladie. Il se veut un des ces médecins pour lesquels la maladie dépend avant tout du milieu, non pas d’un microbe. Les écrits de l’islam sont presque hors de cause dans la manifestation de la maladie, ce qui la fait redoubler d’intensité, « c’est, en chaîne, la non-reconnaissance de l’islam par l’Occident comme représentant une altérité intérieure ; c’est la façon de le cantonner dans le statut de l’exclu ; c’est la manière avec laquelle l’Occidental renie ses propres principes dès que l’intérêt le réclame ; c’est enfin la façon qu’a l’Occidental (et de nos jours, sous la forme de l’Américain) d’exercer dans l’impunité son hégémonie selon la politique dite des deux poids deux mesures. » (5) Dans le paradigme étiologique de M. Meddeb, le virus est innocenté, ce sont seulement les conditions de manifestation de sa virulence qui l’intéressent. Les musulmans n’ont pas la fièvre fanatique parce qu’ils ont attrapé un microbe, mais parce qu’ils ont froid ! Et de cette froideur, c’est l’Occidental qui est coupable. Nous ne les avons pas suffisamment réchauffés de notre amour.
M. Meddeb et l’intégrisme : même combat

M. Meddeb a le mérite de donner une expression exacte au vœu pieux qui caractérise les idiots utiles de l’islam : sauver l’islam de… l’islam, d’une manière volontariste et extérieure, avec un désir d’interprétation étranger ! Arracher le Coran et les hadiths des mains de ceux qui s’en revendiquent sans contorsions cérébrales. Enfermer à nouveau ces textes dans un halo sacré, dans de l’indicible et de l’innommable, les « resacraliser » dans un sens littéral – « sacré » voulant dire étymologiquement « mis de côté pour un usage particulier ». Mettre hors de cause le microbe responsable de la maladie, et blâmer le reste du monde pour l’éruption de la fièvre jihadiste.

Voilà pourquoi ces habiles intellectuels qui s’évertuent à distinguer l’islamisme de l’islam sont des idiots utiles : ils empêchent que l’on dénonce la virulence de l’islam lui-même, en tant que celui-ci découle de la lecture et l’application des textes fondateurs. Comme leurs prédécesseurs philo-soviétiques, qui voulaient sauver la face du marxisme-léninisme malgré les crimes de l’URSS, les philo-islamiques travaillent dur pour sauver l’honneur de Mahomet, en dépit de toutes les évidences qui montrent la continuité entre son modèle et la doctrine jihadiste. Avec sa conception étiologique, M. Meddeb finit par reprendre à son compte toutes les revendications jihadistes, en les poétisant. Tout d’abord, il fait preuve d’un essentialisme ahurissant : parler de l’Occidental, et lui attribuer une sorte de volonté maligne d’humilier le musulman, c’est parler en termes plus softs du Mécréant, du Kaffir. La vision de M. Meddeb des conditions historiques présentes reprend la division binaire « eux et nous », porteuse de tant de conséquences néfastes. C’est d’un simplisme criminogène que de fantasmer l’existence d’un Occidental opposé au Musulman, c’est faire fi de toute la complexité de l’Occident réel, qui ne se pense pas du tout comme un seul bloc.

L’Occidental, pas plus que l’Américain, n’existe pas ! Si une chose est propre à l’Occident, et qu’il a apprise à la suite de toutes les catastrophes du vingtième siècle, c’est justement que les individus n’ont pas d’essence politique, religieuse, ou raciale ! C’est la mort de cet identitarisme que déplorent tous les mouvements fascisants occidentaux. En France plus particulièrement, même le beau mot de « patriote » a pris une nuance péjorative ! Parler de l’Occidental, c’est rappeler du Royaume des morts le même spectre que s’efforcent vainement d’invoquer les lepénistes, avec l’idée anti-française de « Français de souche ».

Parler d’humiliation historique, accuser l’Occidental de cantonner « le musulman dans le statut d’exclu », c’est faire un autre pas aux côtés des islamofascistes. Comment ne pas se rappeler l’utilisation faite par Hitler du statut d’humiliée de l’Allemagne, comment ne pas se rappeler le « Debout les damnés de la terre » qui a engendré d’autres massacres et d’autres damnations ? Plus encore, comment oublier qu’en islam, il faut se croire agressé pour se considérer en droit de répliquer violemment, et de partir en jihad ?
L’Empire Ottoman : modèle de tolérance et de paix !

M. Meddeb est plus qu’un « idiot utile » de l’islam, il va plus loin et pratique la désinformation éhontée. Il nous ressert la même vision mythifiée et partiale du passé de la civilisation arabo-musulmane que les jihadistes nostalgiques du Califat. Dès le début, il s’en prend d’une manière très gauchiste à « l’américanisation du monde » comme si cela voulait dire quelque chose, pour dénoncer ensuite la politique impérialiste américaine, « fondée sur la guerre » pour lui opposer la politique impériale, « qui a le souci de maintenir la paix ».

Et quel est le contre-exemple d’Empire juste, qu’il oppose à l’Amérique d’aujourd’hui ? L’Andalousie du douzième siècle ? Non, trop galvaudé. M. Meddeb innove : « L’empire ottoman sous de grands souverains comme Mehmet Fâtih (1451-1481), ou Suleimân Kânuni (1520-1566). (…) C’est dans cet esprit que les Ottomans ont maîtrisé le conflit des minorités et des nationalités dont la mosaïque a depuis toujours couvert les contrées du Moyen Orient ! » (6) On croit rêver, Mehmet le Conquérant, celui qui a pris Constantinople en 1453 et massacré ses habitats au point que « le sang coulait sur la terre comme s’il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux » ; (7) Soliman le Magnifique, qui a conquis la Hongrie, pris Belgrade et assiégé Vienne par deux fois, érigés en exemples à donner aux Américains ! Des modèles de « politique impériale qui a le souci de maintenir la paix », et qui ne se fonde pas sur la guerre ? Non, décidemment, il faut n’avoir aucune honte pour écrire cela.

Mais on n’a encore rien vu ! M. Meddeb s’enfonce tortueusement mais sûrement dans l’immonde, en justifiant presque la haine des musulmans envers les juifs. Il parle d’un « antijudaïsme traditionnel » qui se serait mué en un affreux « antisémitisme moderne ». ( Et c’est encore la faute à la modernité, donc aux Américains, si certains musulmans sont passés de leur bon vieux antijudaïsme, puisque traditionnel, à l’antisémitisme. « Un monde sépare les deux manières d’exprimer l’hostilité contre les juifs. » écrit doctement notre poète, comme si l’hostilité en soi ne serait pas condamnable, et comme s’il n’y avait jamais eu dans la civilisation musulmane le statut humiliant de dhimmi !
La cause de l’intégrisme, c’est l’islamophobie !

Le pire est encore à venir. S’apprêtant à conclure son analyse confuse, M. Meddeb écrit enfin une phrase claire : « Je vois comme une nécessité thérapeutique pour l’Occidental de conduire un travail sur lui-même qui le débarrasserait de l’islamophobie consciente ou inconsciente dont il est l’héritier depuis qu’il subit l’influence de l’image caricaturale, polémique, dénigrante et malveillante construite par le Moyen Age. » (9)

Nous voilà en plein dans les thèses des Indigènes de la République, qui voudraient « rééduquer les blancs », (10) forcément crypto-racistes, corrompus par une « islamophobie consciente et inconsciente » ! M. Meddeb n’est pas un thérapeute conséquent : il change d’étiologie comme ça l’arrange. Il n’a pas trouvé le microbe qui déclenche la maladie de l’islam, ce sont juste les circonstances historiques qui causent sa fièvre, par contre, il a trouvé un virus corrupteur de l’Occidental, et ce virus, c’est l’islamophobie. Le Musulman n’est pas victime d’une doctrine moyenâgeuse prêchée avec fanatisme, mauvaise foi et violence par toute une foule de bigots cupides, incultes et stipendiés par l’Arabie Saoudite, un Etat ouvertement moyenâgeux ! Non, non, c’est l’Occidental qui est rongé par une islamophobie atavique dérivée d’une image caricaturale bâtie au Moyen Age ! Comme si l’on avait besoin de se souvenir du Moyen Age pour craindre l’islam d’aujourd’hui !

L’islamophobie n’est pas un virus, ce n’est que l’anticorps généré naturellement par le virus de l’islam, que les idiots utiles ne veulent ni identifier, ni analyser. M. Meddeb essentialise et diabolise de la manière la plus impudente les occidentaux : tout son discours tend à dire que ce sont eux qui sont malades, et que c’est à cause d’eux, et de l’américanisation du monde, que le bel islam a été souillé et corrompu.
Haïr Israël, une « intolérance raisonnable » !

L’apothéose du diagnostic posé par notre thérapeute autoproclamé, qui ne recule devant aucun ridicule et appelle saint Augustin son « compatriote » (11), c’est l’utilisation qu’il fait de Voltaire pour en appeler en sous-main à la fin de l’Etat d’Israël ! « Voltaire, par hypothèse, avait constaté qu’une des rares « intolérances raisonnables » qu’il pouvait imaginer serait celle qu’il y aurait lieu d’exercer sur les gens d’Israël si leur prenait l’idée de vouloir reconstituer leur Etat sur les terres que leur attribue la Bible car cela aboutirait à un immense désordre : la concrétisation d’un tel projet devrait s’affronter à la « plus que millénaire usurpation mahométane ». (suit l’extrait de Voltaire du Traité sur la tolérance). Mais il est vrai que Voltaire écrivait à une époque où le rapport de forces ne réduisait pas l’islam à l’impuissance. » (12)

C’est sur cette phrase sibylline que M. Meddeb conclut sa dénonciation de la politique américano-israëlienne-occidentale comme humiliation par excellence de l’islam. Elle veut dire en toute logique, que si l’on veut que la fièvre intégriste retombe, Israël doit être rayé de la carte, pour réparer « la blessure profonde » infligée à l’islam par sa création, il y a exactement soixante ans. Il nous suggère que même l’apôtre de la tolérance, Voltaire, aurait cautionné l’intolérance envers l’entité politique israélienne. Quelle manœuvre rhétorique extraordinaire ! Comme si on pouvait raisonnablement imaginer que Voltaire, s’il avait vécu aujourd’hui, aurait voulu voir disparaître la seule démocratie du Moyen Orient, au profit de la théocratie du Parti de Dieu (Hezbollah) ou du Hamas ! Comme si le souci de Voltaire, tel qu’il l’exprime dans le Traité sur la tolérance, n’était pas que tous les hommes renoncent à toutes leurs prétentions politico-mythiques, du type de celles des Arabes sur les territoires occupés aujourd’hui par Israël, ou celles carrément délirantes sur l’Espagne !
La maladie de l’islam, c’est son irresponsabilité infantile

Les conclusions de l’analyse de M. Meddeb ne seraient en rien reniées par tous les illuminés dont il prétend comprendre la fièvre fanatique. Tous ceux qu’il dénonce comme ayant corrompu le texte coranique avec leurs libres interprétations crient bien fort que les remèdes à leur furie sont ceux-là mêmes qu’il propose : la disparition d’Israël, la repentance infinie des occidentaux pour leur islamophobie consciente et inconsciente, la reconnaissance de l’islam, et le rétablissement du Califat, c’est-à-dire d’un empire islamique comme celui de Soliman le Magnifique.

M. Meddeb reste idéologiquement aussi intégriste que ceux dont il condamne les dérives : il partage avec eux l’impossibilité de remettre en question le caractère sacré, c’est-à-dire « à part » des textes religieux musulmans. Il croit encore à un partage essentialiste « eux-nous ». Il diabolise autant l’Amérique et Israël que le Hezbollah. Il se refuse à comprendre que l’Occidental n’existe pas, qu’il n’y a pas de sujet actif de cette humiliation dont les musulmans seraient victimes, et que par conséquent il n’y a personne à qui demander d’une manière presque enfantine de l’amour et de la reconnaissance. Il ne remarque pas que le faire, c’est persévérer dans une attitude psychologique de mineur.

L’Occident n’a pas vocation à être le père honni de cet enfant-là, qui s’en sent abandonné, et l’accuse en même temps d’être paternaliste ! La politique ne peut se baser sur la reconnaissance des identités, la recrudescence de ce type de demandes est le symptôme d’une dérive dangereuse du politique vers le religieux. L’Etat n’est pas un père qui devrait passer son temps à reconnaître ses enfants. Cela, c’est le rôle de… l’Eglise. Quand on commence à demander à l’Etat de se comporter en père, et non plus en représentant de la volonté des citoyens frères, alors on sème les germes d’une dictature paternaliste.

Les « idiots utiles » de l’islam, à crier sans cesse à l’islamophobie et à la discrimination dès que l’on critique l’islam et ses textes sacrés, comme l’a fait d’une manière ignoble M. Meddeb lors de la publication de l’article de Robert Redeker (13), rendent chaque jour de plus en plus évident le fait qu’ils drapent dans un semblant de rationalité un parti pris religieux. Ils fournissent un service inestimable à tous les fanatiques qui ne s’embarrassent pas de tant de précautions oratoires, et qui continuent tranquillement à endoctriner les jihadistes de demain, couverts par le feu de ces marchands de mauvaise conscience pour occidentaux timorés.

Les « musulmans modérés », les laïques philo-islamiques et les islamistes sont absolument d’accord de fait que le Coran est sacré et que les musulmans sont des victimes, c’est pourquoi les débats dans lesquels on les met en scène tournent toujours à l’avantage des islamistes. (14) Accepter cette sacralité et cette posture de victime, c’est se plier déjà aux désirs de ceux qui s’en revendiquent le plus directement et sans vergogne, et qui instrumentalisent la culpabilisation des occidentaux pour faire avancer leur agenda politico-religieux. Dans ces conditions de discussion, ils auront toujours le dessus, quelle que soit par ailleurs notre sympathie pour leurs contradicteurs plus éclairés, car ils seront toujours plus cohérents que ceux qui font dans la demi-mesure. C’est pourquoi un Tariq Ramadan glousse de satisfaction lorsqu’il débat avec le pauvre Meddeb. Il sait que celui-ci l’aide objectivement à cacher le pot aux roses, et à faire avancer sa cause.

Les « idiots utiles » de l’islam sont extrêmement nuisibles à la laïcité, parce qu’ils font spontanément et passionnément un travail de défense de ce qu’il y a plus inacceptable dans la posture islamiste. Ils sont les promoteurs « d’un islamisme à visage humain », qu’ils interposent sans cesse entre le visage inhumain de l’islam majoritaire et les yeux inquiets des occidentaux. Ce sont, de fait, des désinformateurs, dont l’islam réel se sert pour avancer masqué. Se délivrer de leur discours est la première tâche de ceux qui veulent prendre à bras le corps les problèmes de l’intégrisme aujourd’hui.

Radu Stoenescu

(1) http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_fourest.htm

(2) Abedwahab Meddeb, La maladie de l’islam, Editions du Seuil, 2002, p. 12-3.

(3) A lire, dans leur ensemble, pour tout ceux qui n’ont pas peur de développer « la maladie » : www.islam-documents.org

(4) M. Meddeb ne fait que reprendre, sans l’avouer, la position d’Averroès, qui dit explicitement que 1. C’est l’élite, dûment adoubée, qui a le droit de disserter des textes sacrés sans pour autant avoir le droit de divulguer sa production car, comme c’est dit dans le Coran : « Allah seul en connaît l’interprétation et les personnes versées dans la science… » 2 – Les tenants de la dialectique et du débat contradictoire n’ont pas ce droit ni le droit de divulguer leurs œuvres au commun des mortels. 3 – Au commun des mortels, on sert le texte et rien que le texte sacré et s’il en demande le sens, on s’arrête après la demi-phrase du Coran « Allah seul en connaît l’interprétation. ». Averroès, Discours décisif. Traduction inédite de Marc Geoffroy, Introduction d’Alain de Libera.

(5) (p.13)

(6) (p.15)

(7) Selon le témoignage du vénitien Nicolo Barbaro. http://fr.wikipedia.org/wiki/Chute_de_Constantinople

( (p.129)

(9) (p.204)

(10)
http://fr.youtube.com/watch ?v=fkXXe6_qw0s

(11) (p.190)

(12) (p. 213)

(13)
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... islam_news

(14) Voir par exemple celui qui a opposé M. Meddeb à Tariq Ramadan le 30 janvier 2008.
http://www.dailymotion.com/relevance/se ... 5_politics
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Georges
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Re : L'islamisme est la maladie de l'islam, mais les germes

Message non lu par Georges »

Islamophobie
«Nous avons eu un Rabelais musulman»
L'écrivain Abdelwahab Meddeb * ne craint pas la dérision. Même s'il constate qu'elle s'exerce souvent aujourd'hui sur fond de xénophobie



Le Nouvel Observateur. - Peut-on rire de tout, y compris de l'islam ?
Abdelwahab Meddeb. - Franchement, la question ne se pose même pas. La liberté de parole intégrale est l'un des principaux acquis des Lumières. Un principe que j'ai adopté en faisant le choix de l'Europe et de sa culture. Il est certes limité par la loi. Toute personne qui s'estime insultée peut saisir les tribunaux. Cette liberté de parole devient inacceptable lorsqu'elle participe d'une construction idéologique qui appelle au meurtre. J'aime l'islam, même si je trouve certaines de ses manifestations regrettables, mais j'accepte que d'autres puissent ne pas l'aimer. Prenez un amoureux des chiens. J'admets qu'il puisse devenir islamophobe. L'islam exècre cet animal et le considère comme impur malgré les relations qu'il entretient avec l'homme depuis plus de 70 000 ans.
N. O. - Mais où s'arrête la critique voltairienne de la religion et où commence l'islamophobie ?
A. Meddeb. - L'islamophobie est profondément inscrite dans la conscience européenne depuis le XIe siècle. La représentation lubrique et belliqueuse du prophète Mahomet était déjà utilisée comme instrument de propagande par les catholiques avant la première croisade. On la retrouve aujourd'hui. Cela ne m'a pas empêché de soutenir la parution des caricatures danoises dans «Charlie Hebdo» et de témoigner en faveur du journal lors du procès intenté contre lui. Je trouvais ces dessins peu créatifs, et même l'un d'eux raciste, mais je ne voyais pas de raison de ne pas les publier. Pourquoi recourir à l'interdiction ? Nous disposons d'autres moyens comme l'analyse et le savoir pour les critiquer. Certains pays comme l'Arabie Saoudite veulent aujourd'hui interdire toute critique des religions et invoquent, pour ce faire, le respect de l'autre, la tolérance, le multiculturalisme. Avec cet objectif en vue, le royaume saoudien vient ainsi d'organiser à Madrid une conférence sur le dialogue interconfessionnel. S'il parvenait à ses fins, cela signifierait la perte d'un des principaux acquis des Lumières.


N. O. - Les musulmans sont nombreux à se sentir stigmatisés depuis les attentats du 11-Septembre 2001...
A. Meddeb. - Je comprends très bien qu'il y ait eu ce type de réaction en Occident après le 11-Septembre, compte tenu de la manière dont cet événement a été perçu par le monde arabo-islamique. Tout mon travail consiste à expliquer pourquoi les musulmans doivent fustiger le crime du 11-Septembre commis au nom d'Allah. Il y a un islam possible totalement antithétique à celui qui a produit ce terrible attentat.
N. O. - Mais une certaine critique essentialiste de l'islam ne confine- t-elle pas au racisme ?
A. Meddeb. - Certains penseurs occidentaux assènent l'existence d'une incompatibilité entre le christianisme et l'islam. Je m'y refuse. J'affirme au contraire qu'il n'y a pas de fatalité à ce que l'islam soit soumis intégralement à l'islamisme. Le Coran, comme tout texte, peut prêter à des interprétations différentes. Estimer que la violence appartient par essence à l'islam est totalement faux. On la retrouve tout autant dans la Bible.
N. O. - L'islam est-il fermé à l'humour ?
A. Meddeb. - Nous avons eu notre Rabelais, Jahiz, un auteur du IXe siècle, probablement un des plus grands prosateurs de langue arabe, qui savait combiner le sérieux et le rire. Puis un livre paru au Xe siècle à Bagdad qui fait l'éloge de la crapulerie et de la débauche, sur le ton de l'humour et de la dérision. On croirait lire le marquis de Sade. Durant mon enfance à Tunis, je me souviens des joutes oratoires entre quartiers. Il s'agissait d'imiter la rhétorique des prêches du vendredi en débitant les pires insanités au nom de Dieu. Enfin je vous renvoie aux «Mille et Une Nuits», où les pleurs côtoient le rire. Mais de nombreux musulmans aujourd'hui ne savent même pas que l'islam a produit un tel ouvrage.


* Dernier ouvrage paru : « Sortir de la malédiction», Seuil (2008).




Christophe Boltanski
Le Nouvel Observateur
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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