Tunisie et liberté d'expression

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yacoub
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Re: Tunisie et liberté d'expression

Message non lu par yacoub » lun. 12 juin 2017 14:44

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Tunisie : un mois de prison pour avoir mangé en public lors du ramadan

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© Fethi Belaid, AFP | Aucune loi n'interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie.

Quatre Tunisiens ont été condamnés à un mois de prison pour avoir commis "un acte provocateur" durant le mois de ramadan, selon le parquet de Bizerte. Leur faute : avoir déjeuné et fumé dans un parc de la ville en pleine période de jeûne.

Quatre Tunisiens ont été condamnés, jeudi 1er juin, à un mois de prison pour "outrage public à la pudeur" après avoir mangé dans un jardin public en plein ramadan, mois sacré de jeûne musulman, a indiqué à l'AFP le parquet de Bizerte (nord).

Cette condamnation intervient alors qu'un collectif d'ONG a appelé les autorités à "respecter leur devoir constitutionnel de garantir la liberté de conscience" et qu'un appel à manifester le 11 juin a été lancé sur les réseaux sociaux pour défendre les non-jeûneurs et réclamer le respect des libertés individuelles.

La Constitution tunisienne garantit "la liberté de croyance et de conscience"

Aucune loi n'interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie mais le débat sur cette question revient chaque année. La Constitution tunisienne garantit "la liberté de croyance et de conscience" mais l'État est aussi décrit comme "gardien de la religion".

Les quatre hommes "ont choisi un jardin public pour manger et fumer, un acte provocateur durant le mois de ramadan (...). De ce fait, le tribunal cantonal de Bizerte les a condamnés à un mois de prison", a déclaré à l'AFP Chokri Lahmar, le porte-parole du parquet.

"Ils sont en état de liberté et s'ils n'interjettent pas appel dans un délai de dix jours, leur peine sera appliquée", a précisé M. Lahmar.

"Leur acte est provocateur et porte atteinte à la morale"

Le procureur général du tribunal de première instance de Bizerte, Mongi Boularès, a de son côté dit à l'AFP que les quatre hommes avaient provoqué la colère d'habitants de la ville en mangeant et en fumant dans ce jardin, ce qui a nécessité selon lui l'intervention des forces de l'ordre.

"Leur acte est provocateur et porte atteinte à la morale", a estimé M. Boularès.

"S'ils ont choisi de ne pas jeûner, ils n'avaient qu'à manger dans un autre endroit à l'abri des regards et ne pas tenter de semer la haine entre les gens", a renchéri M. Lahmar.

En Tunisie, la plupart des cafés et restaurants ferment la journée pendant le ramadan. Ceux qui restent ouverts le font discrètement, certains établissements tapissant leurs vitres de journaux pour éviter que leurs clients ne soient vus de l'extérieur.

Un prédicateur très médiatique a suscité une polémique ces derniers jours en se rendant dans des cafés ouverts pendant la journée pour filmer les clients et jeter l'opprobre sur eux.

En 2015, quatre policiers avaient été limogés pour "abus de pouvoir" après être intervenus dans des cafés ouverts avant la rupture du jeûne.

Avec AFP




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yacoub
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Re: Tunisie et liberté d'expression

Message non lu par yacoub » ven. 13 juil. 2018 15:48

QU'EST-CE-QU'ON N'A PAS ENCORE VU DANS CE PAYS ? HONTE À CE PÈRE ET HONTE À CETTE JUSTICE
Une jeune fille de 19 ans Nouhe Bchiny a été interné par la force à l'hôpital psychiatrique Razi et devinez la raison , vous n'allez pas le croire !
Parcequ'elle était athée et son père un salafiste qui a porté plainte contre elle l'accusait d'être mentalement instable avec des idées suicidaires. Le procureur n'a trouvé de génie que d'ordonner son internement avec les fous.
Voici ce que cette jeune fille a écrit : « Dans notre pays, l’irréligiosité et l’athéisme sont des maladies psychiques. Le camping et le travail associatif sont des symptômes suicidaires. Le tatouage, les cheveux rouges et le « Side-Shave » sont synonyme de satanisme.
Hier je me suis retrouvé enchaînée et amenée à l’hôpital psychiatrique Razi contre ma volonté, parce mon père a porté plainte contre moi, sous prétexte que je suis mentalement instable et que j’ai des idées suicidaires.
Suite à l’ordre émis par le procureur de la République, j’ai été appréhendée et ce jeudi marque ma deuxième journée au service des maladies mentales et neurologiques intraitables, Omrane B à l’hôpital Razi », a écrit Nouhe. ‘Tu n’as pas le droit de garder tes affaires personnelles et même mon téléphone portable, j’ai du le dissimuler dans mon soutien. Il y a des gens enchaînés, une situation catastrophique!’ (source Webdo.tn)

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