Hello les islamlamiens,
Je vous fait partager le lien d'un artile portant sur le plus grand rapporteur de hadith sahih de l'islam ortodoxe, Abou horeira/abu hureira
Evidement l'article n'est pas tendre avec ce dernier, comme a chaque fois qu'il s'agit d'analyser a la loupe les compagnons du prophete de 'islam
http://mlouizi.unblog.fr/category/il-etait-une-fois/
analyse d'abou horeira
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Re: analyse d'abou horeira
- Sept mots-clés méconnus pour mieux comprendre l'islam
Testez vos connaissancesUn petit lexique sort en librairie. Il
clarifie tous ces termes qui inondent les médias. Et en révéle
d’autres.
Par Andrés Allemand
Mis à jour à 13h02
«Petit lexique pour comprendre l’islam et l’islamisme.» Tout
simplement. C’est sous ce titre que paraît cette semaine un précieux
ouvrage publié par l’éditeur Erick Bonnier, sous la direction de
l’universitaire genevois Hasni Abidi, chercheur au Global Studies
Institute. Djihad, fatwa, talibans, wahhabisme, mais aussi Daech ou
encore Boko Haram... «Au-delà des controverses et des polémiques», le
politologue entend clarifier les mots de l’islam. Parce que «les
amalgames et les déformations (...) ne font qu’amplifier
l’incompréhension, les clichés et le repli.» En voici sept, de ces
mots, très largement méconnus, qui illustrent pourtant la grande
complexité de cette religion.
1. Choura
La «consultation» des croyants est une obligation faite au Prophète
directement par Dieu, selon le Coran. De nos jours, cela a permis «de
justifier l’instauration de régimes parlementaires de type occidental,
tout en mettant en oeuvre la notion coranique».
2. Dhimmi
Le «citoyen non musulman d’un Etat musulman» a le même statut
juridique qu’un «hôte protégé». Il s’applique surtout au «peuple du
livre» (juifs et chrétiens), mais inclut aussi parfois zoroastriens et
sabéens. Les dhimmis sont soumis à des impôts spécifiques. «En
échange, leur liberté de mouvement ainsi que la protection de leur
vie, de leur corps et de leurs biens sont assurées. De même, une
pratique restreinte de leur religion leur est garantie.» Mais pas
question de «construire des lieux de culte» ni de «faire du
prosélytisme» ou d’organiser «des manifestations religieuses
ostentatoires».
3. Djihad (le vrai)
Ce mot, tout le monde pense le connaître! Devenu synonyme de «guerre
sainte» dans les médias, il a pourtant une toute autre signification.
Il s’agit d’un «effort» tendu vers un objectif louable. Dans sa forme
dite «majeure», il s’agit d’un «combat constant de l’homme contre ses
passions, effort spirituel dont l’importance primait, à l’origine, sur
l’effort guerrier». Dans sa forme dite «mineure», il désigne
effectivement une «guerre légale», donc respectant des règles de
droit. Ce qui est finalement assez limitatif. De nos jours, les
groupes dits «djihadistes» accusent «leurs adversaires musulmans
d’hérésie», car la loi islamique autorisela lutte armée dans le cas où
«un dirigeant musulman renonce à sa foi».
4. Ijtihad
Ce mot désigne en arabe «l’effort le plus intense (physique ou mental)
que l’on place dans une activité». Mais il se réfère généralement à
«l’exercice intellectuel entrepris par les oulémas ou muftis» pour
comprendre les véritables implications de ce qui est écrit dans le
Coran. C’est un «devoir religieux dont le fruit doit constituer le
reflet de l’esprit et de la lettre des sources coraniques». Quitte à
«se distancer des maîtres du passé». Bref, pas question de piquer au
hasard des versets et de les appliquer littéralement, il faut au
contraire faire un effort d’interprétation pour bien saisir dans quel
esprit ils ont été écrits. «De nos jours, ceux qui souhaitent réformer
le droit musulman» se sont emparés de ce concept.
5. Soufisme
Nos médias parlent rarement de ce mouvement mystique. Il s’est
pourtant implanté très tôt dans «tout le monde musulman». Influencés
par «l’ascétisme chrétien» et «le monachisme bouddhiste», les soufis
«estiment pouvoir accéder personnellement à la révélation de Dieu,
d’où l’effort d’aller outre les paroles divines contenues dans le
Coran». Du coup, «en relativisant le rôle du Prophète, leur mouvement
a fait l’objet de persécutions». Récemment, on a vu des djihadistes
détruire des mausolées soufis, «accusés d’hérésie».
6. Takfir
Construit sur la même racine que kafir (mécréant), ce terme «se réfère
à l’acte d’excommunier un individu ou un groupe d’individus de
religion musulmane en raison de leur mécréance en Dieu.» De nos jours,
les groupes radicaux, dénommés takfiristes, font un grand usage du
takfir, accusant de mécréance tous ceux qui ne partagent pas leurs
opinions. Ainsi, «le groupe Etat islamique (Daech) et Boko Haram
déclarent unilatéralement qui sont les apostats à éliminer afin de
renforcer leur pouvoir à travers la terreur.»
7. Taqiya
Ce terme dérive d’un verbe signifiant «prévenir, se prémunir». Il se
réfère à «une dissimulation de la foi par précaution», que ce soit «en
cas de persécution ou pour éviter un préjudice». La sourate 3.28 du
Coran dit: «Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des
infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la
religion de Dieu, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger
d’eux.» Historiquement, la dissimulation a été systématisée par les
chiites minoritaires, «accusés de toujours dissimuler leurs vraies
croyances». Même si ce Petit lexique ne le dit pas, cette méfiance est
souvent exprimée, de nos jours, face aux diplomates iraniens.
