Les temp pré-islamiques
- pierremoselle
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Les temp pré-islamiques
Bonjour,
l'idée des temp pré-islamiques est souvent un argument prosélytiste.
On invente une prériode bien noire stoppée par les bienfaits de l'islam et, c'est nouveau, on explique que l'islam a commencé un mouvement vers la modernité.
http://coirault-neuburger.blog.lemonde. ... beratrice/
On lit tout et n'importe quoi sur cette invention des temp pré-islamiques:
- on tuait les bébé filles
- les femmes étaient violentée
- plus de 4 épouses
- culte des idôles
- en veux-tu, en voilà
Et puis l'islam arrive et stoppe net tout cela.
A mon avis, l'islam est née non pas au milieu du désert de la péninsule arabique, mais pas très loin de Damas. Et dans ces régions, vers 650, le tableau n'était pas du tout celui là.
Alors l'islam n'est pas un bienfait civilisationnel, mais seulement l'acceptation d'une situation de fait. L'idée que l'Islam a reduit le nombre d'épouses à 4 dans un objectif d'une seule ne tient pas. Ni l'idée que l'islam a mis des contraintes à l'esclavage en vue de l'interdire ensuite.
L'article que j'ai mis en lien est , à mon avis, intellectuellement malhonnête. Si en plus, on remet en question les temps préislamiques , il ne tient plus.
A+
l'idée des temp pré-islamiques est souvent un argument prosélytiste.
On invente une prériode bien noire stoppée par les bienfaits de l'islam et, c'est nouveau, on explique que l'islam a commencé un mouvement vers la modernité.
http://coirault-neuburger.blog.lemonde. ... beratrice/
On lit tout et n'importe quoi sur cette invention des temp pré-islamiques:
- on tuait les bébé filles
- les femmes étaient violentée
- plus de 4 épouses
- culte des idôles
- en veux-tu, en voilà
Et puis l'islam arrive et stoppe net tout cela.
A mon avis, l'islam est née non pas au milieu du désert de la péninsule arabique, mais pas très loin de Damas. Et dans ces régions, vers 650, le tableau n'était pas du tout celui là.
Alors l'islam n'est pas un bienfait civilisationnel, mais seulement l'acceptation d'une situation de fait. L'idée que l'Islam a reduit le nombre d'épouses à 4 dans un objectif d'une seule ne tient pas. Ni l'idée que l'islam a mis des contraintes à l'esclavage en vue de l'interdire ensuite.
L'article que j'ai mis en lien est , à mon avis, intellectuellement malhonnête. Si en plus, on remet en question les temps préislamiques , il ne tient plus.
A+
-
Innana
- Lieutenant Virtuel

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Re: Les temp pré-islamiques
L'article mis en lien est particulièrement ùmal écrit.
a savoir que c'est du bon français ! Certes !
néanmoins !, Il est souvent incompréhensible.
et de plus , l'auteure a une mauvaise connaissance des temps pré-islamiques .
Du Coran.
de l'Islam en général.
Elle se place uniquement du point de vue philosophique , en tordant le texte comme cela l'arrange.
un peu comme ces gens qui font dire n’importe quoi aux statistiques !
Naïve , ignorante ou malhonnête ?
Au choix !
Sur l'auteure !
Sylvie Coirault-Neuburger, Professeur(e)
Mon but en écrivant mes livres a toujours été de contribuer par une meilleure connaissance des modalités de la croyance, religieuse en particulier, et par une meilleure connaissance des textes et de l'histoire, à ce que tous les hommes puissent se convaincre de l'harmonie possible des religions y compris en se confrontant à leurs bases théologiques et textuelles les plus traditionnelles. L'approche du philosophe est pour cela irremplaçable. Mais sans écraser les différences culturelles et cultuelles sous une raison prétendument immuable et intemporelle.
coirault-neuburger.blog.lemonde.fr
adresse email envoyer un mail à l'auteur
[retour]
Renseignements
Titre(s), Diplôme(s) :
Ancienne élève de l'ENS et de Science Po, licences de Lettres classiques et de philosophie, Maîtrise de philosophie, Doctorat en Sciences du langage de l'Université de Paris V, Professeur de philosophie
Fonction(s) actuelle(s) : Professeur(e)
Pays d'origine : Algérie
Biographie
Je suis professeur depuis presque toujours et je mène une activité politique depuis toujours aussi. Je participe activement à des associations philosophiques et cultuelles. La musique et la peinture ont une grande place dans ma vie.
http://www.editions-harmattan.fr/index. ... ste&no=361
a savoir que c'est du bon français ! Certes !
néanmoins !, Il est souvent incompréhensible.
et de plus , l'auteure a une mauvaise connaissance des temps pré-islamiques .
Du Coran.
de l'Islam en général.
Elle se place uniquement du point de vue philosophique , en tordant le texte comme cela l'arrange.
un peu comme ces gens qui font dire n’importe quoi aux statistiques !
Naïve , ignorante ou malhonnête ?
Au choix !
Sur l'auteure !
Sylvie Coirault-Neuburger, Professeur(e)
Mon but en écrivant mes livres a toujours été de contribuer par une meilleure connaissance des modalités de la croyance, religieuse en particulier, et par une meilleure connaissance des textes et de l'histoire, à ce que tous les hommes puissent se convaincre de l'harmonie possible des religions y compris en se confrontant à leurs bases théologiques et textuelles les plus traditionnelles. L'approche du philosophe est pour cela irremplaçable. Mais sans écraser les différences culturelles et cultuelles sous une raison prétendument immuable et intemporelle.
coirault-neuburger.blog.lemonde.fr
adresse email envoyer un mail à l'auteur
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Titre(s), Diplôme(s) :
Ancienne élève de l'ENS et de Science Po, licences de Lettres classiques et de philosophie, Maîtrise de philosophie, Doctorat en Sciences du langage de l'Université de Paris V, Professeur de philosophie
Fonction(s) actuelle(s) : Professeur(e)
Pays d'origine : Algérie
Biographie
Je suis professeur depuis presque toujours et je mène une activité politique depuis toujours aussi. Je participe activement à des associations philosophiques et cultuelles. La musique et la peinture ont une grande place dans ma vie.
http://www.editions-harmattan.fr/index. ... ste&no=361
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
- omar
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Re: Les temp pré-islamiques
Mais c’est très riche en informations
- Hyunkel
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Re: Les temp pré-islamiques
pour faire des recherches pre islamique, encore faut-il pouvoir faire des recherches archéologiques.
Jai lu sur un autre forum
http://www.bladi.net/forum/threads/t-fo ... ue.256233/
qu'il ny en avait pas eu et vu la gueule de la mecque en 1900, il y a meme peu de chance que celle-ci ait existé au temps de mahomet(saw6)
Jai lu sur un autre forum
http://www.bladi.net/forum/threads/t-fo ... ue.256233/
qu'il ny en avait pas eu et vu la gueule de la mecque en 1900, il y a meme peu de chance que celle-ci ait existé au temps de mahomet(saw6)
"Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l'établir par la force"
Jean-Jacques Rousseau
"Quand on CROIT détenir la vérité, il faut SAVOIR qu'on le CROIT et non pas CROIRE que l'on SAIT."
(André Comte-Sponville)
Jean-Jacques Rousseau
"Quand on CROIT détenir la vérité, il faut SAVOIR qu'on le CROIT et non pas CROIRE que l'on SAIT."
(André Comte-Sponville)
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Innana
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Re: Les temp pré-islamiques
Quelques pistes :
http://cy.revues.org/132
Monothéisme en Arabie du Sud préislamique
Iwona Gajda
A la fin du IVe siècle de l'ère chrétienne, l'Arabie du Sud abandonne les cultes polythéistes et adopte le monothéisme. Dès lors, les inscriptions monothéistes se multiplient. Un certain nombre d'entre elles sont juives ou judaïsantes alors qu'aucune inscription royale n'est explicitement juive. Cet article présente une courte synthèse de nos connaissances sur le monothéisme en Arabie du Sud avant l'islam. L'accent est mis sur la dimension politique et non uniquement religieuse des conflits du VIe siècle qui opposèrent le roi juif Yûsuf aux Ethiopiens chrétiens essayant de conquérir l'Arabie du Sud et leurs alliées, les chrétiens /himyarites. Le caractère de la religion officielle avant les conflits du VIe siècle est discuté en fin de l'article. L'auteur suggère d'y voir un monothéisme judaïsant plutôt que le judaïsme.
______________________________________________________________________________________________
http://www.orient-mediterranee.com/spip.php?article754
Cultures de l’Arabie préislamique et de l’Ethiopie
L’Arabie préislamique ne fut pas seulement le vaste désert parcouru de nomades que l’on imagine souvent. Des civilisations florissantes s’y sont développées au cours de l’Antiquité : sabéenne et himyarite au sud, nabatéenne au nord pour n’en citer que trois. Des royaumes tiraient profit du commerce caravanier des résines aromatiques (myrrhe, encens) mais aussi d’une agriculture irriguée au moyen de systèmes hydrauliques ambitieux. Des villes fortifiées y sont nées, à l’image de Ma’rib, capitale du royaume de Saba’, dont l’oasis était alimentée en eau par le plus grand barrage du monde antique. Ces civilisations nous ont également laissé de nombreux témoignages épigraphiques commémorant les cultes, les réalisations architecturales et les faits majeurs qui ont rythmé la vie de la péninsule Arabique au cours du Ier millénaire avant J. C. et au début de l’ère chrétienne
L’essor de l’archéologie et les milliers d’inscriptions de langues nord- et sud-arabiques aujourd’hui connues offrent un matériau abondant qui permet d’améliorer la connaissance de ces civilisations mais aussi de découvrir le milieu intellectuel, linguistique, religieux, économique et politique dans lequel a émergé l’islam au VIIe siècle de l’ère chrétienne
Les recherches menées dans la composante portent principalement sur :
L’épigraphie : publication et relecture d’inscriptions sud-arabiques (M. Arbach, F. Bron, I. Gajda, Ch. Robin) et nabatéennes (L. Nehmé) ; mise à jour du Dictionnaire sabéen (I. Gajda, Ch. Robin).
L’histoire des royaumes sudarabiques : fouille du site de Hasî et prospections des hauts-plateaux yéménites (Ch. Robin, J. Schiettecatte) ; publication des objets et inscriptions de la vallée du Jawf conservés au musée national de Sanaa (M. Arbach)
L’histoire des oasis d’Arabie Saoudite : fouille du site nabatéen de Madâ’in Sâlih, l’antique Hégra (L. Nehmé), fouille du site de Dûmat al-Jandal, l’antique Adumatu (G. Charloux), prospections dans la région de la Yamama et fouille du site de Kharj (J. Schiettecatte), prospections des sites de graffites rupestres de la région de Najrân (Ch. Robin)
La cartographie du peuplement, des cultes et des langues d’Arabie à la veille de l’islam à l’aide d’un SIG s’appuyant sur plusieurs bases de données : Sites archéologiques du Yémen et d’Arabie Saoudite (J. Schiettecatte, dans le cadre du programme ANR SYRAB) ; Cultes et Inscriptions d’Arabie (Ch. Robin, I. Gajda, L. Nehmé, dans le cadre du programme ANR CORANICA)
L’histoire des hauts plateaux éthiopiens : fouille du site de Wakarida (I. Gajda, F. Dugast)
__________________________________________________________________________________________
Wiki : Extraits :http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabie_pr%C3%A9islamique
Le centre et le Nord
Les routes commerciales terrestres des Nabatéens.
Ces régions sont influencées par la culture araméenne hellénisée. Les pistes commerciales sont établies. Le royaume de Hîra, au nord est, est chrétien nestorien et vassal de l'empire perse sassanide, tandis que celui des Ghassanides, chrétiens monophysites, reste sous l'influence de l'Empire byzantin1.
Les Nabatéens fondent leur royaume, dont la ville de Pétra est la capitale. Trajan concrétise une province romaine au nord de la Nabatène. De 244 à 249, Philippe l'Arabe dirige toute la province. Au sud la Syrie est connue sous le nom de Palmyre, Odenathus (Udhayna) est le premier souverain puis sa femme Zénobie (Zayneb) le remplace. Aurélien prend la région puisque presque la totalité de la population est semi-nomade ou nomade. L'histoire demeure sombre au sujet des autres dynasties Lihyan et Thamud. Des inscriptions relèvent l'existence des deux pays. Le Coran mentionne Thamud. En 384, le traité de paix entre les Sassanides et les Romains arrête les guerres dans la région. Cette paix dure jusqu'en 502. Les Byzantins et les Perses pratiquent les routes de la région, qui demeurent sûres5.
Entre le IVe et le VIe siècle, la région se dégrade. Byzantins et Sassanides se désintéressent de cette partie de l'Arabie désertique et rude. Des oasis y survivent avec suffisamment d'eau pour un peu de culture. Les habitants parlent différents dialectes arabes.
La société
La société se compose des tribus nomades, les bédouins (que les Grecs appelaient Arabes Scénites, ceux qui vivent sous la tente, puis Sarrasins), se déplaçant de point d'eau en point d'eau pour l'élevage de leurs troupeaux : chameaux, chèvres et moutons. Ils se divisent en clans et en sous-tribus. Ils attaquent des caravanes pour du butin et enlever des esclaves. D'autres tribus sont sédentaires cultivent des légumes, graines et des palmeraies. Des tribus (dont certaines sont juives ou chrétiennes) sont composées de négociants, de commerçants et d'artisans installées dans des petites villes où se tiennent des marchés. L’équilibre entre toutes ces tribus est fragile. Ce sont les bédouins, mobiles et armés qui en faisant alliances avec des marchands dominent la société8.
La religion des tribus est le polydémonisme5: on adore « dans le désert des pierres, des météorites, des arbres, des sources1. Chaque objet sacré est entouré d'un haram, ou lieu de culte, objet de tabous religieux1 »
Les clans arabes ont un chef (sayyid ou chaykh), choisi par consensus1. Le fils aîné du chef défunt est en général choisi1. La filiation est exclusivement patriarcale. Il pratique l'endogamie. Le père exerce une autorité absolue sur ses femmes (La polygamie est largement pratiquée9), ses enfants, ses domestiques, ses clients (mawlâ), ses esclaves1. La fille est un bien de famille, cédé contre une compensation matrimoniale (le bien passe du patrimoine du fiancé à celui du père de la fiancée : ce n'est ni une dot ni un douaire1; voir mariage arabe préislamique). Les divorces ou répudiations sont fréquents ; le concubinage avec les esclaves admis, de même que la prostitution1. Enfin, l'endogamie est préférée (mariage avec la cousine1), afin de préserver les biens collectifs de la famille1.
http://cy.revues.org/132
Monothéisme en Arabie du Sud préislamique
Iwona Gajda
A la fin du IVe siècle de l'ère chrétienne, l'Arabie du Sud abandonne les cultes polythéistes et adopte le monothéisme. Dès lors, les inscriptions monothéistes se multiplient. Un certain nombre d'entre elles sont juives ou judaïsantes alors qu'aucune inscription royale n'est explicitement juive. Cet article présente une courte synthèse de nos connaissances sur le monothéisme en Arabie du Sud avant l'islam. L'accent est mis sur la dimension politique et non uniquement religieuse des conflits du VIe siècle qui opposèrent le roi juif Yûsuf aux Ethiopiens chrétiens essayant de conquérir l'Arabie du Sud et leurs alliées, les chrétiens /himyarites. Le caractère de la religion officielle avant les conflits du VIe siècle est discuté en fin de l'article. L'auteur suggère d'y voir un monothéisme judaïsant plutôt que le judaïsme.
______________________________________________________________________________________________
http://www.orient-mediterranee.com/spip.php?article754
Cultures de l’Arabie préislamique et de l’Ethiopie
L’Arabie préislamique ne fut pas seulement le vaste désert parcouru de nomades que l’on imagine souvent. Des civilisations florissantes s’y sont développées au cours de l’Antiquité : sabéenne et himyarite au sud, nabatéenne au nord pour n’en citer que trois. Des royaumes tiraient profit du commerce caravanier des résines aromatiques (myrrhe, encens) mais aussi d’une agriculture irriguée au moyen de systèmes hydrauliques ambitieux. Des villes fortifiées y sont nées, à l’image de Ma’rib, capitale du royaume de Saba’, dont l’oasis était alimentée en eau par le plus grand barrage du monde antique. Ces civilisations nous ont également laissé de nombreux témoignages épigraphiques commémorant les cultes, les réalisations architecturales et les faits majeurs qui ont rythmé la vie de la péninsule Arabique au cours du Ier millénaire avant J. C. et au début de l’ère chrétienne
L’essor de l’archéologie et les milliers d’inscriptions de langues nord- et sud-arabiques aujourd’hui connues offrent un matériau abondant qui permet d’améliorer la connaissance de ces civilisations mais aussi de découvrir le milieu intellectuel, linguistique, religieux, économique et politique dans lequel a émergé l’islam au VIIe siècle de l’ère chrétienne
Les recherches menées dans la composante portent principalement sur :
L’épigraphie : publication et relecture d’inscriptions sud-arabiques (M. Arbach, F. Bron, I. Gajda, Ch. Robin) et nabatéennes (L. Nehmé) ; mise à jour du Dictionnaire sabéen (I. Gajda, Ch. Robin).
L’histoire des royaumes sudarabiques : fouille du site de Hasî et prospections des hauts-plateaux yéménites (Ch. Robin, J. Schiettecatte) ; publication des objets et inscriptions de la vallée du Jawf conservés au musée national de Sanaa (M. Arbach)
L’histoire des oasis d’Arabie Saoudite : fouille du site nabatéen de Madâ’in Sâlih, l’antique Hégra (L. Nehmé), fouille du site de Dûmat al-Jandal, l’antique Adumatu (G. Charloux), prospections dans la région de la Yamama et fouille du site de Kharj (J. Schiettecatte), prospections des sites de graffites rupestres de la région de Najrân (Ch. Robin)
La cartographie du peuplement, des cultes et des langues d’Arabie à la veille de l’islam à l’aide d’un SIG s’appuyant sur plusieurs bases de données : Sites archéologiques du Yémen et d’Arabie Saoudite (J. Schiettecatte, dans le cadre du programme ANR SYRAB) ; Cultes et Inscriptions d’Arabie (Ch. Robin, I. Gajda, L. Nehmé, dans le cadre du programme ANR CORANICA)
L’histoire des hauts plateaux éthiopiens : fouille du site de Wakarida (I. Gajda, F. Dugast)
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Wiki : Extraits :http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabie_pr%C3%A9islamique
Le centre et le Nord
Les routes commerciales terrestres des Nabatéens.
Ces régions sont influencées par la culture araméenne hellénisée. Les pistes commerciales sont établies. Le royaume de Hîra, au nord est, est chrétien nestorien et vassal de l'empire perse sassanide, tandis que celui des Ghassanides, chrétiens monophysites, reste sous l'influence de l'Empire byzantin1.
Les Nabatéens fondent leur royaume, dont la ville de Pétra est la capitale. Trajan concrétise une province romaine au nord de la Nabatène. De 244 à 249, Philippe l'Arabe dirige toute la province. Au sud la Syrie est connue sous le nom de Palmyre, Odenathus (Udhayna) est le premier souverain puis sa femme Zénobie (Zayneb) le remplace. Aurélien prend la région puisque presque la totalité de la population est semi-nomade ou nomade. L'histoire demeure sombre au sujet des autres dynasties Lihyan et Thamud. Des inscriptions relèvent l'existence des deux pays. Le Coran mentionne Thamud. En 384, le traité de paix entre les Sassanides et les Romains arrête les guerres dans la région. Cette paix dure jusqu'en 502. Les Byzantins et les Perses pratiquent les routes de la région, qui demeurent sûres5.
Entre le IVe et le VIe siècle, la région se dégrade. Byzantins et Sassanides se désintéressent de cette partie de l'Arabie désertique et rude. Des oasis y survivent avec suffisamment d'eau pour un peu de culture. Les habitants parlent différents dialectes arabes.
La société
La société se compose des tribus nomades, les bédouins (que les Grecs appelaient Arabes Scénites, ceux qui vivent sous la tente, puis Sarrasins), se déplaçant de point d'eau en point d'eau pour l'élevage de leurs troupeaux : chameaux, chèvres et moutons. Ils se divisent en clans et en sous-tribus. Ils attaquent des caravanes pour du butin et enlever des esclaves. D'autres tribus sont sédentaires cultivent des légumes, graines et des palmeraies. Des tribus (dont certaines sont juives ou chrétiennes) sont composées de négociants, de commerçants et d'artisans installées dans des petites villes où se tiennent des marchés. L’équilibre entre toutes ces tribus est fragile. Ce sont les bédouins, mobiles et armés qui en faisant alliances avec des marchands dominent la société8.
La religion des tribus est le polydémonisme5: on adore « dans le désert des pierres, des météorites, des arbres, des sources1. Chaque objet sacré est entouré d'un haram, ou lieu de culte, objet de tabous religieux1 »
Les clans arabes ont un chef (sayyid ou chaykh), choisi par consensus1. Le fils aîné du chef défunt est en général choisi1. La filiation est exclusivement patriarcale. Il pratique l'endogamie. Le père exerce une autorité absolue sur ses femmes (La polygamie est largement pratiquée9), ses enfants, ses domestiques, ses clients (mawlâ), ses esclaves1. La fille est un bien de famille, cédé contre une compensation matrimoniale (le bien passe du patrimoine du fiancé à celui du père de la fiancée : ce n'est ni une dot ni un douaire1; voir mariage arabe préislamique). Les divorces ou répudiations sont fréquents ; le concubinage avec les esclaves admis, de même que la prostitution1. Enfin, l'endogamie est préférée (mariage avec la cousine1), afin de préserver les biens collectifs de la famille1.
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
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- Twitter : Moselle, 57
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Re: Les temp pré-islamiques
Effectivement, l'absence de fouille permet d'inventer les temps préislamiques à sa guise.
-
Innana
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Re: Les temp pré-islamiques
Et encore !
http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/nabateen/
Le nabatéens : Pétra est aujourd’hui en Jordanie !
Et on reparle des fameuses déesses ! des versets sataniques !
_______________________________________________________________________________________________
Le Yemen
http://www.dossiers-archeologie.com/num ... ticle_4441
Les origines de la civilisation sudarabique, au début du Ier millénaire avant notre ère, sont extrêmement obscures, faute de fouilles archéologiques ayant atteint cette période. On ne sait rien de l'Arabie Heureuse à l'époque de la reine de Saba !
Auteur : Bron (F.)
Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 263 Page : 4-9
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D'Aden à Zafar. Villes d'Arabie du sud préislamique
D'Aden à Zafar. Villes d'Arabie du sud préislamique
’Arabie préislamique ne fut pas seulement le vaste désert parcouru de nomades que l’on imagine souvent. Des civilisations florissantes s’y développèrent au cours de l’Antiquité. De puissants royaumes émergèrent, tirant profit de vastes aires agricoles irriguées et du commerce de la myrrhe et de l’encens. On vit éclore des villes sur les rives du golfe Arabo-Persique, le long de la chaîne du Hijâz, mais aussi et surtout dans le sud, à l’image de Marib, capitale du royaume de Saba’. Ce sont ces villes de l’Arabie méridionale préislamique qui sont traitées dans cet ouvrage. L’essor de l’archéologie en Arabie du Sud ces dernières décennies et les milliers d’inscriptions en langues sudarabiques qui y ont été découvertes offrent désormais un matériau abondant pour l’étude du phénomène urbain. Outre la définition de la ville sudarabique, la vocation de l’ouvrage est d’offrir au lecteur une présentation synthétique de chacun des principaux sites urbains d’Arabie du Sud. Trente-neuf monographies, représentatives de trajectoires urbaines variées, décrivent les vestiges, les fonctions, le territoire, la structure sociale et finalement l’histoire de chacune de ces villes. Elles illustrent les processus qui ont mené à l’urbanisation de la région, les raisons de la croissance du réseau urbain et les causes de la disparition de nombre de ces cités. Ces monographies, groupées par aires géographiques, permettent également de faire un état des lieux du peuplement de chaque région et de cerner l’évolution du réseau urbain en révélant les dynamiques qui caractérisent l’Arabie méridionale. L’ouvrage pourra aussi bien être parcouru linéairement pour qui souhaite aborder l’Arabie du Sud préislamique que servir de précis pour qui désire s’éclairer sur une localité ou une région particulière. Jérémie Schiettecatte, chercheur au CNRS dans l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée », est spécialiste de l’archéologie de l’Arabie préislamique.
http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/nabateen/
Le nabatéens : Pétra est aujourd’hui en Jordanie !
Et on reparle des fameuses déesses ! des versets sataniques !
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Le Yemen
http://www.dossiers-archeologie.com/num ... ticle_4441
Les origines de la civilisation sudarabique, au début du Ier millénaire avant notre ère, sont extrêmement obscures, faute de fouilles archéologiques ayant atteint cette période. On ne sait rien de l'Arabie Heureuse à l'époque de la reine de Saba !
Auteur : Bron (F.)
Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 263 Page : 4-9
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D'Aden à Zafar. Villes d'Arabie du sud préislamique
D'Aden à Zafar. Villes d'Arabie du sud préislamique
’Arabie préislamique ne fut pas seulement le vaste désert parcouru de nomades que l’on imagine souvent. Des civilisations florissantes s’y développèrent au cours de l’Antiquité. De puissants royaumes émergèrent, tirant profit de vastes aires agricoles irriguées et du commerce de la myrrhe et de l’encens. On vit éclore des villes sur les rives du golfe Arabo-Persique, le long de la chaîne du Hijâz, mais aussi et surtout dans le sud, à l’image de Marib, capitale du royaume de Saba’. Ce sont ces villes de l’Arabie méridionale préislamique qui sont traitées dans cet ouvrage. L’essor de l’archéologie en Arabie du Sud ces dernières décennies et les milliers d’inscriptions en langues sudarabiques qui y ont été découvertes offrent désormais un matériau abondant pour l’étude du phénomène urbain. Outre la définition de la ville sudarabique, la vocation de l’ouvrage est d’offrir au lecteur une présentation synthétique de chacun des principaux sites urbains d’Arabie du Sud. Trente-neuf monographies, représentatives de trajectoires urbaines variées, décrivent les vestiges, les fonctions, le territoire, la structure sociale et finalement l’histoire de chacune de ces villes. Elles illustrent les processus qui ont mené à l’urbanisation de la région, les raisons de la croissance du réseau urbain et les causes de la disparition de nombre de ces cités. Ces monographies, groupées par aires géographiques, permettent également de faire un état des lieux du peuplement de chaque région et de cerner l’évolution du réseau urbain en révélant les dynamiques qui caractérisent l’Arabie méridionale. L’ouvrage pourra aussi bien être parcouru linéairement pour qui souhaite aborder l’Arabie du Sud préislamique que servir de précis pour qui désire s’éclairer sur une localité ou une région particulière. Jérémie Schiettecatte, chercheur au CNRS dans l’UMR 8167 « Orient et Méditerranée », est spécialiste de l’archéologie de l’Arabie préislamique.
"La liberté, c'est la liberté de dire que 2 et 2 font 4. Lorsque cela est accordé, le reste suit." George Orwell, 1984
DOM JUAN: Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.
TARTUFFE :Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
DORINE:Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vos sens fait grande impression!
Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte:
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte,
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas
Toujours Molière ! :
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Innana
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Re: Les temp pré-islamiques
Ils ont peur de ce que l'on pourrait trouver : pas grand chose ...ou alors ?
Et ils sont trop avides d'argent !
http://www.courrierinternational.com/ar ... -en-danger
la Mecque a t elle existé ?
Tout au moins telle que décrite dans le Coran ?
http://www.capucins.net/coran-aujourdhui/La-Mecque.html
Une ville inconnue des géographes de l’Antiquité
Avant l’islam, aucun géographe de l’antiquité ne mentionne La Mecque, ni directement, ni indirectement, ni sous le nom de La Mecque, ni sous un nom même vaguement ressemblant. Pour en savoir plus, cliquez ici
Le commerce mecquois
La ville était située dans une vallée stérile. D’après l’histoire califale, elle tirait sa subsistance du commerce international et des pèlerinages.
Le commerce allégué n’est mentionné que dans les documents califaux. S’agissant d’un commerce international, on devrait en parler aussi dans les pays de destination, ce qui n’est jamais le cas. De plus, à cette époque, le commerce à grande distance se faisait par mer. Dans la Rome de Dioclétien, à la fin du troisième siècle, le transport du blé était vingt-cinq fois moins cher par mer que par terre [2]. De La Mecque à la Syrie, sur 1.300 kilomètres de terre, le transport aurait été ruineux. Le commerce terrestre à grande distance était économiquement impraticable depuis des siècles à l’époque de Mahomet.
Les traditions sunnites mentionnent occasionnellement un port de La Mecque, Suayba ou Suaybiyah, mais on n’en trouve aucune trace dans aucun document, pas même sous un nom vaguement ressemblant. De toute façon les traditions parlent le plus souvent d’un commerce caravanier.
Les caravanes n’avaient aucune raison de passer par La Mecque. Elles ne pouvaient s’y ravitailler, car il ne pousse rien dans cette région. Les Mecquois sont d’ailleurs supposés vivre exclusivement d’importation. Ce n’est pas non plus un carrefour de routes caravanières, et en particulier, la route de l’encens, d’ailleurs empruntée pour un commerce purement local, passait à 160 kilomètres de là [3], alors que l’encens est supposé être un des produits dont La Mecque faisait commerce.
Et ils sont trop avides d'argent !
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la Mecque a t elle existé ?
Tout au moins telle que décrite dans le Coran ?
http://www.capucins.net/coran-aujourdhui/La-Mecque.html
Une ville inconnue des géographes de l’Antiquité
Avant l’islam, aucun géographe de l’antiquité ne mentionne La Mecque, ni directement, ni indirectement, ni sous le nom de La Mecque, ni sous un nom même vaguement ressemblant. Pour en savoir plus, cliquez ici
Le commerce mecquois
La ville était située dans une vallée stérile. D’après l’histoire califale, elle tirait sa subsistance du commerce international et des pèlerinages.
Le commerce allégué n’est mentionné que dans les documents califaux. S’agissant d’un commerce international, on devrait en parler aussi dans les pays de destination, ce qui n’est jamais le cas. De plus, à cette époque, le commerce à grande distance se faisait par mer. Dans la Rome de Dioclétien, à la fin du troisième siècle, le transport du blé était vingt-cinq fois moins cher par mer que par terre [2]. De La Mecque à la Syrie, sur 1.300 kilomètres de terre, le transport aurait été ruineux. Le commerce terrestre à grande distance était économiquement impraticable depuis des siècles à l’époque de Mahomet.
Les traditions sunnites mentionnent occasionnellement un port de La Mecque, Suayba ou Suaybiyah, mais on n’en trouve aucune trace dans aucun document, pas même sous un nom vaguement ressemblant. De toute façon les traditions parlent le plus souvent d’un commerce caravanier.
Les caravanes n’avaient aucune raison de passer par La Mecque. Elles ne pouvaient s’y ravitailler, car il ne pousse rien dans cette région. Les Mecquois sont d’ailleurs supposés vivre exclusivement d’importation. Ce n’est pas non plus un carrefour de routes caravanières, et en particulier, la route de l’encens, d’ailleurs empruntée pour un commerce purement local, passait à 160 kilomètres de là [3], alors que l’encens est supposé être un des produits dont La Mecque faisait commerce.
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Re: Les temp pré-islamiques
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Re: Les temp pré-islamiques
Petit aperçu de l'Iran !
Ne pas oublier que certains commentateurs du coran et des Haddiths sont d'origine iranienne.
http://www.teheran.ir/spip.php?article480
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Re: Les temp pré-islamiques
Avec parfois des retours de bâtons inattendus. Il parait que les enfants iraniens apprennent très tôt que les Arabes (pas les Perses !) d'avant l'Islam enterraient leurs petites filles vivantes, et ça alimente leur racisme anti-arabe.pierremoselle a écrit :Bonjour,
l'idée des temp pré-islamiques est souvent un argument prosélytiste.
à+
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
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- omar
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Re: Les temp pré-islamiques
C'était avant l'islam et c'était pas tous les arabes qui faisaient ça sinon ils auraient disparu depuis longtemps.
- yacoub
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Re: Les temp pré-islamiques
Qui a rédigé le Coran ?
Qui a rédigé le Coran ?
David Belhassen·vendredi 15 janvier 2016
.
La lecture du Coran (« el qoran » en arabe, mot qui peut signifier aussi bien « l’appel » que « la lecture ») laisse perplexe. Qui a bien pu « pondre » cette mixture imbuvable qui rassemble dans un fatras épouvantable des passages du Pentateuque, du Livre de Josué, des Psaumes, des Evangiles, des bribes d’hagiographes bibliques, des réminiscences de textes apocryphes, des passages tronqués de littérature talmudique, et enfin des ersatz de traditions « arabes » préislamiques revisitées et réinterprétées ?
Il y a dans le Coran un nombre impressionnant d’hébraïsmes du Coran, mais les erreurs dans la retranscription de noms, de mots et d’expressions bibliques, a découragé toute personne qui aurait pensé que le Coran peut être le fait d’un hébraïsant. Aussi les experts en araméen (« syriaque ») se sont efforcés de mettre en exergue non pas l’hébreu mais le syriaque liturgique des communautés chrétiennes . Ils ont trouvé dans le Coran un vocabulaire étendu et une syntaxe qui sont indubitablement en langue araméenne, au point de conclure qu’il s’agit d’une langue composite, artificielle et spécifique au Coran, que j’appelerai “un hébreu-araméen saugrenu” !
Qui est donc le « responsable » de ce syncrétisme rétrograde qui a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire – comme si elles étaient deux mamelles empoisonnées qui ont allaité la religion musulmane -, et délaissé le meilleur ?
A la fin du VIème-début du VIIème siècle après J-.C., le judaïsme et le christianisme étaient solidement implantés dans la péninsule du Hedjaz. Les rabbins et les prêtres s’affrontaient dans d’interminables joutes théologiques sous les yeux amusés et le regard ébaubi des autochtones arabes polythéistes. Certains de ces arabes polythéistes, plus curieux que d’autres, venaient assister aux enseignements que rabbins et prêtres octroyaient, dans un but incontestable de prosélytisme. Les rabbins cependant, plutôt qu’une conversion pure et dure au judaïsme, privilégiaient une adhésion à ce qu’ils nommaient « la communauté des craignant-Dieu ». Il était exigé de ces « craignant-Dieu », une pratique religieuse allant – selon leur stade de progression dans le judaïsme-, du minimum (comme le respect aux 7 commandements dits « noachides »), jusqu’à un stade très avancé de respect des lois de la Torah juste avant la conversion finale, en passant par le stade intermédiaire de « mityahed », c’est-à-dire de « judaïsant ».
Il se pourrait fort bien que Mahomet se soit trouvé parmi ces « judaïsants » écoutant, avec un sérieux vertigineux, l’enseignement d’un de ces gourous-rabbins. Mais l’éclectisme religieux de l’époque ne le poussa t-il pas aussi à aller écouter les prêches et sermons de prêtres ? Ces deux influences sont en effet patentes dans le Coran. Pourtant, il y a dans le Coran trop de déviations, de dissidences, de contradictions, de divergences, d’anachronismes (pour ne pas dire de bourdes et d’erreurs, voire d’absurdités et de non-sens qui y pullulent, mais qui pourraient tout aussi bien être attribuées à un scribe étourdi ou malentendant) par rapport au Pentateuque ou aux Evangiles.
Or, Mahomet – d’après son propre témoignage dans le Coran – ( mais faut-il le prendre pour argent comptant ou n’est-ce qu’un artifice de propagande ?), était un illettré. Illettré certes, mais doué d’une excellente mémoire. Après ses « cours » chez les rabbins et chez un moine d’une secte chrétienne apparemment dissidente, il allait réciter tout ce qu’il avait perçu à un scribe qui, au fur et à mesure, « couchait à l’écrit » ce que Mohammad lui retransmettait oralement.
Ce qui a poussé beaucoup d’historiens et d’exégètes à développer la thèse, justement à cause de ce syncrétisme judéo-chrétien dissident et déviant, que le « maître à penser » de Mahomet ne pouvait pas être un rabbin orthodoxe ou un prêtre catholique. Il appartenait soit à une secte judaïco-christique, soit à une secte chrétienne judaïsante, soit même à une secte hétérodoxe – voire hérétique -, ex-judaïque ou ex-christique.
Cette thèse semble cohérente de prime abord, mais elle est défaillante. Elle fait fi de certaines considérations que nous verrons plus tard. Car la question demeure de savoir de quelle secte judaïco-christique ou de quelle secte chrétienne judaïsante, ou encore de quelle secte hétérodoxe-hérétique ex-judaïque et ex-christique, s’agit-il ? Et plus concrètement, qui est ce rabbin dissident ou ce prêtre hérétique qui a distillé son enseignement à Mohammad ? Ne faut-il pas plutôt s’attacher à découvrir qui est ce scribe qui a trempé sa plume pour rédiger le Coran, à partir de « comptes-rendus » oraux de Mohammad ?
Avant de s’aventurer à une hypothétique réponse, faisons un bref relevé de ces sectes, dans la péninsule arabique de l’époque, relevant du judaïsme et du christianisme hétérodoxes. Dans le judaïsme : une secte pharisienne messianique ésotérique et dissidente (de « la maison de Shamaï », le fameux sage qui polémiquait avec Hillel l’ancien ?), des débris du courant sadducéen, des rescapés d’un groupe d’esséniens, des excommuniés de la communauté samaritaine, et une faction de proto-qaraïtes descendants peut-être d’anciens zélotes (judéens et iduméens). Dans le christianisme : une secte marcionite, une monophysite, une nestorienne, une gnostique sacralisant un Evangile apocryphe ou non canonique. Dans le judéo-christianisme : une secte judéo-nazoréenne, et enfin un groupe d’ébionites. Il y en avait certainement d’autres appartenant au pourtour judaïque et christique, mais leur « credo », leur théologie, leurs croyances et leurs pratiques religieuses ne différaient sensiblement pas de la douzaine de courants et sectes énumérés plus haut et se rattachant à la sphère judaïque et christique ou judéo-chrétienne.
Procédons par élimination :
- Il est impossible qu’un pharisien, dissident ou pas, ait enseigné Mohammad. Aucun pharisien n’aurait pu ordonner qu’on coupe la main pour le vol d’un pain ! Cela contredit totalement non seulement le Pentateuque qui oblige le voleur à rembourser quatre fois le prix de son vol, mais également l’exégèse pharisienne fondamentale de permettre en toutes choses une réparation pécuniaire.
- Ce maître à penser de Mohammad ne pouvait être un sadducéen. Les sadducéens s’opposaient farouchement à la croyance au monde futur et à la résurrection des morts. Or ces deux points sont centraux dans le Coran.
- Il n’était pas non plus essénien. Le calendrier essénien était fondamentalement solaire et le calendrier coranique est exclusivement lunaire.
- Il était encore moins un samaritain, pour qui non pas Jérusalem, mais le Mont Garizim (surplombant Sichem) était le « Sanctuaire de Yahweh ». Or le Coran a les samaritains en horreur.
- Ni non plus un proto-qaraïte descendant des anciens factieux zélotes. D’un point de vue théologique, ceux-ci rejetaient le Talmud, or le Coran reprend des traditions talmudiques. Et d’un point de vue politique, ils étaient des ultras patriotes, des « endeuillés de Sion ». Or Jérusalem n’est même pas mentionné dans le Coran. Quant au patriotisme hébreu, Mohammad n’en a cure.
En conclusion, le « maître à penser » de Mahomet n’était pas un Hébreu (judéen, samaritain, ou galiléen).
Concernant la sphère christique, l’élimination par impossibilité procède à peu près du même type :
- Un marcionite rejetterait le Pentateuque. Le Coran le vénère.
- Un monophysite voit en Jésus son « unique nature incarnée dans le verbe de Dieu ». Le Coran reconnaît certes en Jésus « le prophète du Jugement dernier », mais Jésus n’est qu’un humain comme les autres prophètes (nonobstant sa naissance virginale).
- Un nestorien se réclame d’une doctrine professant que deux personnes, l’une divine, l’autre humaine, coexistaient en Jésus. Le Coran rejette également cette doctrine.
- Un gnostique aurait fait peu de cas des interdits culinaires de la Torah. Le Coran est très méticuleux sur ce point.
Faut-il alors se pencher sur les deux sectes judéo-chrétiennes : les nazoréens et les ébionites ?
- Un nazoréen aurait été offusqué si un de ses disciples avait dit que Jésus n’avait pas été crucifié et que c’est un autre qui l’a été à sa place. Le Coran l’affirme allégrement.
- Un ébionite aurait enseigné de ne transgresser aucun « yota » de la Torah, de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher car tout le Pentateuque et les commandements de la Torah témoignent de la messianité de « Jésus le Sauveur d’Israël ». Le rédacteur du Coran ajoute et retranche, biffe et modifie les lois de la Torah, sans même sourciller.
Seconde conclusion : Le maître à penser de Mahomet n’était pas un prêtre ou un moine (défroqué ou pas), et non plus un judéo-nazoréen ou ébionite.
Toutefois, cette précédure de sélection par élimination ne nous dit toujours pas qui était le « maître à penser » de Mahomet et encore moins le scribe ou le rédacteur du Coran. Ce n’est que dans la « Sîrah », c’est-à-dire la biographie de Mahomet et le compte-rendu détaillé de ses faits et gestes, que nous pourrions trouver les indices qui manquent et qui seraient susceptibles de nous révéler l’identité de ce « maître à penser » de Mahomet, et par la même occasion, le nom de son scribe et rédacteur du Coran.
Cette compilation de la Sîrah nous parle d’un certain Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, la première épouse de Mahomet. Selon différentes sources et études, ce Waraqa aurait été tout d’abord un « craignant-Dieu », puis un « judaïsant » et ensuite un « christianisant ». Et c’est par l’intermédiaire et l’enseignement de ce « maître à penser » (qui a lui-même mal intégré ce que des juifs et des chrétiens, appartenant à des courants marginaux et hétérodoxes, lui ont enseigné), que le Coran est « descendu du ciel ».
Il y a néanmoins une petite faille dans cette thèse : Waraqa ibn Nawfal serait d’origine qurayshite. Or le Coran (du moins dans ses premiers versets dits « mecquois ») a une haine incandescente des arabes mecquois (tant qu’ils étaient polythéistes). Par exemple (9. 97) : الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهٌِ ce qui signifie : “ les arabes sont les plus endurcis parmi les mécréants et les hérétiques, et les plus enclins à ne pas étudier les préceptes qu’a fait descendre allah sur son envoyé.” (N.B : L’arabe du Coran, tout comme l’hébreu, ne possède pas de lettres majuscules et nous nous sommes efforcés de le retranscrire tel quel).
De plus, le Coran fait par trop usage de mots hébreux et araméens, à la place de termes arabes. Il est également parsemé de graves erreurs d’orthographe et de syntaxe. Ce qui laisse planer des doutes sur l’origine « qurayshite » de Waraqa et a entraîné des historiens à le considérer comme d’origine aramo-syrienne, voire nabatéenne.
La question reste donc en suspens, mais d’un point de vue psychologique, la balance penche plutôt sur une origine mecquoise. Car cette « haine de soi » de Waraqa (et donc de Mahomet) n’est-elle pas un comportement banal, de la même veine et du même syndrome qui atteint tout « converti » et « prosélyte » ? Après sa conversion à l’islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ? (Cela est aussi valable, dans la plupart des cas, pour un converti au judaïsme d’ailleurs).
Dans le cas d’un « nouveau musulman » – plutôt dénué de solide culture française et s’exprimant dans un langage peu châtié -, ne le voyons nous pas se mettre soudain à baragouiner en arabe des “inch allah” ou des “hamdoulilah” avec ses nouveaux « potes » musulmans ? Ou à lancer à tout bout de champ à la face de ses parents « chrétiens mécréants », des expressions en langue arabe coranique du genre “sabilallah”, afin de mieux leur étaler son « intransigeante foi musulmane » ?
Cela n’a-t-il pas été également ce syndrome de haine de soi qu’y a touché Waraqa Ibn Nafl et Mahomet, le disciple qui en fin de compte a éclipsé son « maître »? En effet, à les entendre se gargariser de mots, de tournures de phrases, ou d’expressions hébraïques et araméennes pseudo pieuses et plagiées de la Bible, les Mecquois polythéistes se tapaient le ventre de rire ! Sidérés devant tant de sottises, d’âneries et de négation de soi, ils ont mésestimé la potentialité criminelle des deux lascars Waraqa-Muhammad ! Mal leur en prit ! Ils allaient bientôt se faire non seulement chassés de la Mecque, mais encore persécutés, tués, ou convertis de force à l’hydre musulman !
David Belhassen
Qui a rédigé le Coran ?
David Belhassen·vendredi 15 janvier 2016
.
La lecture du Coran (« el qoran » en arabe, mot qui peut signifier aussi bien « l’appel » que « la lecture ») laisse perplexe. Qui a bien pu « pondre » cette mixture imbuvable qui rassemble dans un fatras épouvantable des passages du Pentateuque, du Livre de Josué, des Psaumes, des Evangiles, des bribes d’hagiographes bibliques, des réminiscences de textes apocryphes, des passages tronqués de littérature talmudique, et enfin des ersatz de traditions « arabes » préislamiques revisitées et réinterprétées ?
Il y a dans le Coran un nombre impressionnant d’hébraïsmes du Coran, mais les erreurs dans la retranscription de noms, de mots et d’expressions bibliques, a découragé toute personne qui aurait pensé que le Coran peut être le fait d’un hébraïsant. Aussi les experts en araméen (« syriaque ») se sont efforcés de mettre en exergue non pas l’hébreu mais le syriaque liturgique des communautés chrétiennes . Ils ont trouvé dans le Coran un vocabulaire étendu et une syntaxe qui sont indubitablement en langue araméenne, au point de conclure qu’il s’agit d’une langue composite, artificielle et spécifique au Coran, que j’appelerai “un hébreu-araméen saugrenu” !
Qui est donc le « responsable » de ce syncrétisme rétrograde qui a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire – comme si elles étaient deux mamelles empoisonnées qui ont allaité la religion musulmane -, et délaissé le meilleur ?
A la fin du VIème-début du VIIème siècle après J-.C., le judaïsme et le christianisme étaient solidement implantés dans la péninsule du Hedjaz. Les rabbins et les prêtres s’affrontaient dans d’interminables joutes théologiques sous les yeux amusés et le regard ébaubi des autochtones arabes polythéistes. Certains de ces arabes polythéistes, plus curieux que d’autres, venaient assister aux enseignements que rabbins et prêtres octroyaient, dans un but incontestable de prosélytisme. Les rabbins cependant, plutôt qu’une conversion pure et dure au judaïsme, privilégiaient une adhésion à ce qu’ils nommaient « la communauté des craignant-Dieu ». Il était exigé de ces « craignant-Dieu », une pratique religieuse allant – selon leur stade de progression dans le judaïsme-, du minimum (comme le respect aux 7 commandements dits « noachides »), jusqu’à un stade très avancé de respect des lois de la Torah juste avant la conversion finale, en passant par le stade intermédiaire de « mityahed », c’est-à-dire de « judaïsant ».
Il se pourrait fort bien que Mahomet se soit trouvé parmi ces « judaïsants » écoutant, avec un sérieux vertigineux, l’enseignement d’un de ces gourous-rabbins. Mais l’éclectisme religieux de l’époque ne le poussa t-il pas aussi à aller écouter les prêches et sermons de prêtres ? Ces deux influences sont en effet patentes dans le Coran. Pourtant, il y a dans le Coran trop de déviations, de dissidences, de contradictions, de divergences, d’anachronismes (pour ne pas dire de bourdes et d’erreurs, voire d’absurdités et de non-sens qui y pullulent, mais qui pourraient tout aussi bien être attribuées à un scribe étourdi ou malentendant) par rapport au Pentateuque ou aux Evangiles.
Or, Mahomet – d’après son propre témoignage dans le Coran – ( mais faut-il le prendre pour argent comptant ou n’est-ce qu’un artifice de propagande ?), était un illettré. Illettré certes, mais doué d’une excellente mémoire. Après ses « cours » chez les rabbins et chez un moine d’une secte chrétienne apparemment dissidente, il allait réciter tout ce qu’il avait perçu à un scribe qui, au fur et à mesure, « couchait à l’écrit » ce que Mohammad lui retransmettait oralement.
Ce qui a poussé beaucoup d’historiens et d’exégètes à développer la thèse, justement à cause de ce syncrétisme judéo-chrétien dissident et déviant, que le « maître à penser » de Mahomet ne pouvait pas être un rabbin orthodoxe ou un prêtre catholique. Il appartenait soit à une secte judaïco-christique, soit à une secte chrétienne judaïsante, soit même à une secte hétérodoxe – voire hérétique -, ex-judaïque ou ex-christique.
Cette thèse semble cohérente de prime abord, mais elle est défaillante. Elle fait fi de certaines considérations que nous verrons plus tard. Car la question demeure de savoir de quelle secte judaïco-christique ou de quelle secte chrétienne judaïsante, ou encore de quelle secte hétérodoxe-hérétique ex-judaïque et ex-christique, s’agit-il ? Et plus concrètement, qui est ce rabbin dissident ou ce prêtre hérétique qui a distillé son enseignement à Mohammad ? Ne faut-il pas plutôt s’attacher à découvrir qui est ce scribe qui a trempé sa plume pour rédiger le Coran, à partir de « comptes-rendus » oraux de Mohammad ?
Avant de s’aventurer à une hypothétique réponse, faisons un bref relevé de ces sectes, dans la péninsule arabique de l’époque, relevant du judaïsme et du christianisme hétérodoxes. Dans le judaïsme : une secte pharisienne messianique ésotérique et dissidente (de « la maison de Shamaï », le fameux sage qui polémiquait avec Hillel l’ancien ?), des débris du courant sadducéen, des rescapés d’un groupe d’esséniens, des excommuniés de la communauté samaritaine, et une faction de proto-qaraïtes descendants peut-être d’anciens zélotes (judéens et iduméens). Dans le christianisme : une secte marcionite, une monophysite, une nestorienne, une gnostique sacralisant un Evangile apocryphe ou non canonique. Dans le judéo-christianisme : une secte judéo-nazoréenne, et enfin un groupe d’ébionites. Il y en avait certainement d’autres appartenant au pourtour judaïque et christique, mais leur « credo », leur théologie, leurs croyances et leurs pratiques religieuses ne différaient sensiblement pas de la douzaine de courants et sectes énumérés plus haut et se rattachant à la sphère judaïque et christique ou judéo-chrétienne.
Procédons par élimination :
- Il est impossible qu’un pharisien, dissident ou pas, ait enseigné Mohammad. Aucun pharisien n’aurait pu ordonner qu’on coupe la main pour le vol d’un pain ! Cela contredit totalement non seulement le Pentateuque qui oblige le voleur à rembourser quatre fois le prix de son vol, mais également l’exégèse pharisienne fondamentale de permettre en toutes choses une réparation pécuniaire.
- Ce maître à penser de Mohammad ne pouvait être un sadducéen. Les sadducéens s’opposaient farouchement à la croyance au monde futur et à la résurrection des morts. Or ces deux points sont centraux dans le Coran.
- Il n’était pas non plus essénien. Le calendrier essénien était fondamentalement solaire et le calendrier coranique est exclusivement lunaire.
- Il était encore moins un samaritain, pour qui non pas Jérusalem, mais le Mont Garizim (surplombant Sichem) était le « Sanctuaire de Yahweh ». Or le Coran a les samaritains en horreur.
- Ni non plus un proto-qaraïte descendant des anciens factieux zélotes. D’un point de vue théologique, ceux-ci rejetaient le Talmud, or le Coran reprend des traditions talmudiques. Et d’un point de vue politique, ils étaient des ultras patriotes, des « endeuillés de Sion ». Or Jérusalem n’est même pas mentionné dans le Coran. Quant au patriotisme hébreu, Mohammad n’en a cure.
En conclusion, le « maître à penser » de Mahomet n’était pas un Hébreu (judéen, samaritain, ou galiléen).
Concernant la sphère christique, l’élimination par impossibilité procède à peu près du même type :
- Un marcionite rejetterait le Pentateuque. Le Coran le vénère.
- Un monophysite voit en Jésus son « unique nature incarnée dans le verbe de Dieu ». Le Coran reconnaît certes en Jésus « le prophète du Jugement dernier », mais Jésus n’est qu’un humain comme les autres prophètes (nonobstant sa naissance virginale).
- Un nestorien se réclame d’une doctrine professant que deux personnes, l’une divine, l’autre humaine, coexistaient en Jésus. Le Coran rejette également cette doctrine.
- Un gnostique aurait fait peu de cas des interdits culinaires de la Torah. Le Coran est très méticuleux sur ce point.
Faut-il alors se pencher sur les deux sectes judéo-chrétiennes : les nazoréens et les ébionites ?
- Un nazoréen aurait été offusqué si un de ses disciples avait dit que Jésus n’avait pas été crucifié et que c’est un autre qui l’a été à sa place. Le Coran l’affirme allégrement.
- Un ébionite aurait enseigné de ne transgresser aucun « yota » de la Torah, de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher car tout le Pentateuque et les commandements de la Torah témoignent de la messianité de « Jésus le Sauveur d’Israël ». Le rédacteur du Coran ajoute et retranche, biffe et modifie les lois de la Torah, sans même sourciller.
Seconde conclusion : Le maître à penser de Mahomet n’était pas un prêtre ou un moine (défroqué ou pas), et non plus un judéo-nazoréen ou ébionite.
Toutefois, cette précédure de sélection par élimination ne nous dit toujours pas qui était le « maître à penser » de Mahomet et encore moins le scribe ou le rédacteur du Coran. Ce n’est que dans la « Sîrah », c’est-à-dire la biographie de Mahomet et le compte-rendu détaillé de ses faits et gestes, que nous pourrions trouver les indices qui manquent et qui seraient susceptibles de nous révéler l’identité de ce « maître à penser » de Mahomet, et par la même occasion, le nom de son scribe et rédacteur du Coran.
Cette compilation de la Sîrah nous parle d’un certain Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, la première épouse de Mahomet. Selon différentes sources et études, ce Waraqa aurait été tout d’abord un « craignant-Dieu », puis un « judaïsant » et ensuite un « christianisant ». Et c’est par l’intermédiaire et l’enseignement de ce « maître à penser » (qui a lui-même mal intégré ce que des juifs et des chrétiens, appartenant à des courants marginaux et hétérodoxes, lui ont enseigné), que le Coran est « descendu du ciel ».
Il y a néanmoins une petite faille dans cette thèse : Waraqa ibn Nawfal serait d’origine qurayshite. Or le Coran (du moins dans ses premiers versets dits « mecquois ») a une haine incandescente des arabes mecquois (tant qu’ils étaient polythéistes). Par exemple (9. 97) : الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهٌِ ce qui signifie : “ les arabes sont les plus endurcis parmi les mécréants et les hérétiques, et les plus enclins à ne pas étudier les préceptes qu’a fait descendre allah sur son envoyé.” (N.B : L’arabe du Coran, tout comme l’hébreu, ne possède pas de lettres majuscules et nous nous sommes efforcés de le retranscrire tel quel).
De plus, le Coran fait par trop usage de mots hébreux et araméens, à la place de termes arabes. Il est également parsemé de graves erreurs d’orthographe et de syntaxe. Ce qui laisse planer des doutes sur l’origine « qurayshite » de Waraqa et a entraîné des historiens à le considérer comme d’origine aramo-syrienne, voire nabatéenne.
La question reste donc en suspens, mais d’un point de vue psychologique, la balance penche plutôt sur une origine mecquoise. Car cette « haine de soi » de Waraqa (et donc de Mahomet) n’est-elle pas un comportement banal, de la même veine et du même syndrome qui atteint tout « converti » et « prosélyte » ? Après sa conversion à l’islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ? (Cela est aussi valable, dans la plupart des cas, pour un converti au judaïsme d’ailleurs).
Dans le cas d’un « nouveau musulman » – plutôt dénué de solide culture française et s’exprimant dans un langage peu châtié -, ne le voyons nous pas se mettre soudain à baragouiner en arabe des “inch allah” ou des “hamdoulilah” avec ses nouveaux « potes » musulmans ? Ou à lancer à tout bout de champ à la face de ses parents « chrétiens mécréants », des expressions en langue arabe coranique du genre “sabilallah”, afin de mieux leur étaler son « intransigeante foi musulmane » ?
Cela n’a-t-il pas été également ce syndrome de haine de soi qu’y a touché Waraqa Ibn Nafl et Mahomet, le disciple qui en fin de compte a éclipsé son « maître »? En effet, à les entendre se gargariser de mots, de tournures de phrases, ou d’expressions hébraïques et araméennes pseudo pieuses et plagiées de la Bible, les Mecquois polythéistes se tapaient le ventre de rire ! Sidérés devant tant de sottises, d’âneries et de négation de soi, ils ont mésestimé la potentialité criminelle des deux lascars Waraqa-Muhammad ! Mal leur en prit ! Ils allaient bientôt se faire non seulement chassés de la Mecque, mais encore persécutés, tués, ou convertis de force à l’hydre musulman !
David Belhassen

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Re: Les temp pré-islamiques
C'aurait été plus correct de donner le lien : http://www.europe-israel.org/2014/11/qu ... elhassen/yacoub a écrit :Qui a rédigé le Coran ?
Qui a rédigé le Coran ?
David Belhassen·vendredi 15 janvier 2016
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
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Re: Les temp pré-islamiques
Normal qu'ils mentent à inventent tout à leur guise.
L'islamisme incarne tout ce qu'on peut trouver de pire.
Il est la négation de la Vérité. On ne parle plus de terrorisme intellectuel mais d'un véritable génocide culturel, intellectuel et profane sans aucune honte l'histoire qui est ainsi littéralement et sauvagement violée.
C'est le monde près-islamique qui est le retour en arrière, qui a tout fait régresser.
Quand c'est apparu, tout s'est arrêté. Ont-ils inventé des mécanismes de plus en plus élaborés, complexes, faits des découvertes après l'arrivée de l'islam? Ont-ils beaucoup exploré ce monde? Si ça avait été le cas ils n'auraient pas fait mieux que l'occident, peut-être même pire...
L'islamisme incarne tout ce qu'on peut trouver de pire.
Il est la négation de la Vérité. On ne parle plus de terrorisme intellectuel mais d'un véritable génocide culturel, intellectuel et profane sans aucune honte l'histoire qui est ainsi littéralement et sauvagement violée.
C'est le monde près-islamique qui est le retour en arrière, qui a tout fait régresser.
Quand c'est apparu, tout s'est arrêté. Ont-ils inventé des mécanismes de plus en plus élaborés, complexes, faits des découvertes après l'arrivée de l'islam? Ont-ils beaucoup exploré ce monde? Si ça avait été le cas ils n'auraient pas fait mieux que l'occident, peut-être même pire...
"Il y a cent mille ans, une grande et puissante civilisation existait... et comme d'autres, elle a connu un évènement qui lui a été fatal. C'était quelque chose qu'ils n'attendaient pas, l'arrivée d'une force obscure et destructrice qui n'avait aucune limite dans sa soif insatiable de possessions et de domination. Ils nommèrent cet ennemi: les Destructeurs.
Tous les mondes qu'ils prenaient portaient la vie et ils ne laissaient derrière que des terres stériles hautement toxiques, vidées de toutes leurs ressources...
Tous les mondes qu'ils prenaient portaient la vie et ils ne laissaient derrière que des terres stériles hautement toxiques, vidées de toutes leurs ressources...
