Merci pour ta courtoisie, ça me surprend agréablement

Je retire mes insultes et te présente mes excuses.
1 -
D'une manière générale, le mot "kâfir" peut prendre les sens suivants :
a- Se montrer ingrat envers Dieu (je développerais ce point en 1.a),
b- Cacher la Fitrâ, la graine de la foi, sur laquelle naît tout humain (je développerais ce point en 1.b),
c- Refuser et combattre la religion (je développerais ce point en 1.c)
d- Refuser de croire par insouciance, par ignorance (je développerais ce point en 1.b)
1.a : le fait de ne pas remercier Dieu pour les bienfaits dont il nous comble relève de l'ingratitude (kufr, comme dans le verset : : "la'in chakartoum la azidanakum wa la'in kafartum ina 'adabi lachadid", où le kufr est opposé au chukr -remercier Dieu-). Iblis se range dans cette catégorie
1.b : selon l'Islam, tout être humain nait sur la Fitra, religion naturelle. Il sait ce en quoi il doit croire, tout comme il sait qu'il doit fuir lorsqu'il y a danger, etc. Par la suite, il devient chrétien, juif, ou polythéiste, selon l'éducation qu'il reçoit de ses parents. Quelqu'un qui refuse sciemment d'adhérer à la Fitra est kâfir. Il s'agit de nier une chose sue, comme Iblis par exemple
1.c : Les kâfirun, par exemple, dont il est question dans la sourate IX sont ceux qui combattent contre le Prophète et les croyants de manière physique -a- (yuqatilun rassul allah wa al-mu'minin), comme l'explique Ibn Hajar. Iblis est de cette catégorie aussi. D'autres kâfirun combattent l'Islam de manière intellectuelle -b-, et ils sont conviés au débat par l'Islam (wa latujadilu ma'a ahl al-Kitab bil lati hiya ahsan, etc.)
1.d : ce sont les kâfirun qui ne nient pas une chose sue, mais une chose crue ; par ignorance, par insouciance, etc.
La majeure partie des gens se rangent dans la catégorie d, d'autres à la fois dans la catégorie d et c, d'autres dans la catégorie a.
Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas aussi simple que tu le crois. Il y a des kâfirun qui nient des choses sues (certains adversaires du Prophète, Iblis,..) ; d'autres se montrent ingrats envers Dieu, mais croient en Lui quand même (Iblis,...), certains nient des choses crues...
2-
Parles-tu arabe ? Dans ce cas, peux-tu me dire ce que veut dire "amn" dont dérive "amana" ?
Dieu est qualifié de mu'min dans le Coran, le sais-tu ?
Pour le yakîn, il renforce la foi, la protège,
"comme la pellicule protège le noyau de datte" pour reprendre la comparaison d'Ibn Taymiyya, comme un emballage protège une friandise. La foi devient inébranlable, car basée sur des preuves (dala'il), à la suite d'une vision, d'une apparition divine, etc. Mais en aucun cas la foi ne disparaît.
Foi et certitude ne sont qu'une même chose pour le croyant. C'est par rapport à l'incroyant que la foi devient subjective.
3-
D'un point de vue, il a raison : on ne peut pas prouver l'existence de Dieu, mais on peut prouver qu'Il a communiqué avec des prophètes qu'Il s'est choisi, ce qui revient à prouver indirectement Son existence. C'est pour ça que le Coran parle de la ayâ (signe, miracle) que Moïse montre à Pharaon.
Mais il n'est pas question de preuves au sens propre du terme. Une preuve ne l'est réellement que sur la base d'acquis que possède le croyant. Comme ces acquis manquent aux incroyants, ils peuvent les nier en toute bonne foi apparente.
Par exemple, pour les astronomes, les traînées rouges qu'on observe dans l'Univers sont des preuves que le Big Bang s'est réellement produit. Un néophyte objectera que ça ne prouve rien, parce qu'il ne sait pas de quoi sont composées ces traînées rouges, par exemple. S'il étudiait l'astronomie, il le saurait et serait convaincu.
A la différence que la foi ne s'étudie pas : c'est un don de Dieu. C'est Lui qui nous la donne et qui peut la reprendre comme et quand Il veut. Un verset coranique dit : "aladîna amanu thuma kafaru thuma amanu thuma kafaru thuma izdada kufran" ; '"Ceux qui ont cru, puis ont mécru, puis ont cru de nouveau, ensuite ont mécru de nouveau, et ont laissé croître leur mécréance" (4:137)