Elise Elisseievna
Publié : jeu. 1 déc. 2016 16:32
Valérie Boyer, au lieu de renier la croix : expliquez- la
Article publié le 29.11.2016
Valérie Boyer, au lieu de renier la croix : expliquez- la
La députée Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon, retire sa croix... Sous la pression d’une féministe … Pour ma part, il m’apparait parfaitement stupide lorsque l’on se veut féministe et laïque de reprocher à une femme politique de porter une croix.
La chaine de télévision russe « RT » présente ainsi l’affaire (le 28 novembre) : la porte parole de François Fillon apparait sur France 2 avec une croix en pendentif. Une croix qu’elle dit « porter toujours ». Après un tweet cinglant d’une « féministe laïque », qui s’est rendue célèbre notamment en menant bataille non seulement contre l’interdiction des minarets mais contre l’interdiction « partout » du port du voile, Valérie Boyer se présente à BFM TV … sans sa croix.
La députée n’est pas la seule à se laisser impressionner par des personnages que la vue de ce symbole fait fulminer. Le 28 octobre, au Mont du Temple, des évêques allemands invités avec des musulmans ont tous retiré leur croix. La photographie de ce groupe de religieux sans leur croix, sur ce lieu-là, au moment même où l’UNESCO niait le lien entre Jérusalem et les juifs, est pathétique, tragique …
Bien sûr il ne s’agit pas ni de « respect », ni de laïcité, mais de soumission, de reniement. De dénégation de la signification de l’évènement de la crucifixion.
Bien sûr, d’un autre côté, porter ce signe comme un marqueur « identitaire » est un profond contresens. Mais les politiques et les religieux sont là pour expliquer le sens réel de leurs convictions.
Le reproche est stupide parce que la laïcité ne consiste pas à taire ses opinions religieuses. Ni sur l’avortement /IVG, ni sur aucune question morale. Il est tout à fait normal qu’une femme politique affiche ses idées « même religieuses » comme le formule la déclaration de 1789.
Reproche stupide surtout parce que sans l’idée qu’a propagée dans le monde la crucifixion, le féminisme est impensable. Puisque sans le symbole exprimé par la croix, les femmes seraient normalement et légitimement inférieures ...
Le féminisme n’est pas une doctrine occidentale par hasard, ni comme le prétendent des docteurs de la loi d’Arabie, par la faute des « crimes » de l’Eglise envers les femmes s’ajoutant à un complot juif ...
Qu’est ce la croix ?
« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » dit Jésus quelques jours avant de mourir, et après avoir refusé la « tentation » du diable qui lui offrait de régner sur des empires. Jésus, Dieu offre ainsi aux humains la possibilité d’échapper au mal, au péché, en se sacrifiant « lui », « son fils », en souffrant lui-même pour eux, pour « ses amis ».
Avec la Torah, Dieu « explique » aux humains, à ses « enfants », comment vivre selon son vœu. Puis, plus tard, avec Jésus, Dieu enseigne, « montre » qu’il faut – parfois – accepter pour « vivre », pour vaincre la mort, de se sacrifier soi-même. Il subit lui-même cette mort.
Voilà le signe. Le signe des plus « ostentatoire » de ce que la force n’est plus le droit, n’est plus « la vie », et, puisque dieu lui-même fut vulnérable, de ce que chaque personne, même la plus vulnérable, les femmes, les enfants ont une place égale, autant de valeur. Quelle que soit leur race, leur identité.
Sans cette idée, évidemment, le féminisme ne peut être imaginé. Ni la laïcité sans le refus de Jésus du règne « matériel » sur les empires - et même seulement de protéger à n’importe quel prix sa propre vie.
Qui veut la mort de « la croix », sinon les « fous » ivres de sang et de Pouvoir ?
Voilà pourquoi la fureur contre les croix de Valérie Boyer ou des évêques à Jérusalem, et leur plate soumission aux injonctions de ne plus les porter, sont aussi absurdes qu’inquiétantes.
Elise Elisseievna, 29.11.2016
Article publié le 29.11.2016
Valérie Boyer, au lieu de renier la croix : expliquez- la
La députée Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon, retire sa croix... Sous la pression d’une féministe … Pour ma part, il m’apparait parfaitement stupide lorsque l’on se veut féministe et laïque de reprocher à une femme politique de porter une croix.
La chaine de télévision russe « RT » présente ainsi l’affaire (le 28 novembre) : la porte parole de François Fillon apparait sur France 2 avec une croix en pendentif. Une croix qu’elle dit « porter toujours ». Après un tweet cinglant d’une « féministe laïque », qui s’est rendue célèbre notamment en menant bataille non seulement contre l’interdiction des minarets mais contre l’interdiction « partout » du port du voile, Valérie Boyer se présente à BFM TV … sans sa croix.
La députée n’est pas la seule à se laisser impressionner par des personnages que la vue de ce symbole fait fulminer. Le 28 octobre, au Mont du Temple, des évêques allemands invités avec des musulmans ont tous retiré leur croix. La photographie de ce groupe de religieux sans leur croix, sur ce lieu-là, au moment même où l’UNESCO niait le lien entre Jérusalem et les juifs, est pathétique, tragique …
Bien sûr il ne s’agit pas ni de « respect », ni de laïcité, mais de soumission, de reniement. De dénégation de la signification de l’évènement de la crucifixion.
Bien sûr, d’un autre côté, porter ce signe comme un marqueur « identitaire » est un profond contresens. Mais les politiques et les religieux sont là pour expliquer le sens réel de leurs convictions.
Le reproche est stupide parce que la laïcité ne consiste pas à taire ses opinions religieuses. Ni sur l’avortement /IVG, ni sur aucune question morale. Il est tout à fait normal qu’une femme politique affiche ses idées « même religieuses » comme le formule la déclaration de 1789.
Reproche stupide surtout parce que sans l’idée qu’a propagée dans le monde la crucifixion, le féminisme est impensable. Puisque sans le symbole exprimé par la croix, les femmes seraient normalement et légitimement inférieures ...
Le féminisme n’est pas une doctrine occidentale par hasard, ni comme le prétendent des docteurs de la loi d’Arabie, par la faute des « crimes » de l’Eglise envers les femmes s’ajoutant à un complot juif ...
Qu’est ce la croix ?
« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » dit Jésus quelques jours avant de mourir, et après avoir refusé la « tentation » du diable qui lui offrait de régner sur des empires. Jésus, Dieu offre ainsi aux humains la possibilité d’échapper au mal, au péché, en se sacrifiant « lui », « son fils », en souffrant lui-même pour eux, pour « ses amis ».
Avec la Torah, Dieu « explique » aux humains, à ses « enfants », comment vivre selon son vœu. Puis, plus tard, avec Jésus, Dieu enseigne, « montre » qu’il faut – parfois – accepter pour « vivre », pour vaincre la mort, de se sacrifier soi-même. Il subit lui-même cette mort.
Voilà le signe. Le signe des plus « ostentatoire » de ce que la force n’est plus le droit, n’est plus « la vie », et, puisque dieu lui-même fut vulnérable, de ce que chaque personne, même la plus vulnérable, les femmes, les enfants ont une place égale, autant de valeur. Quelle que soit leur race, leur identité.
Sans cette idée, évidemment, le féminisme ne peut être imaginé. Ni la laïcité sans le refus de Jésus du règne « matériel » sur les empires - et même seulement de protéger à n’importe quel prix sa propre vie.
Qui veut la mort de « la croix », sinon les « fous » ivres de sang et de Pouvoir ?
Voilà pourquoi la fureur contre les croix de Valérie Boyer ou des évêques à Jérusalem, et leur plate soumission aux injonctions de ne plus les porter, sont aussi absurdes qu’inquiétantes.
Elise Elisseievna, 29.11.2016

